dimanche 4 septembre 2022

Argenteuil transport en Autobus, la galère. Usagers et conducteurs ont les mêmes intérêts

Il faut que le monde du travail impose l’arrêt des attaques sur les salaires et les conditions de travail

La municipalité a diffusé un communiqué pour dénoncer les manquements de la société Keolis pour le transport des voyageurs en bus sur Argenteuil et la région. C’est un grand nombre de tours qui n’ont pas été assurés de façon récurrente. Cela est particulièrement problématique en ces temps de reprise des cours des élèves.

         La municipalité exprime qu’elle n’est pas contente.

         Mais que fait-elle pour dénoncer les conditions de travail et de salaire des conducteurs qui se sont dégradées au moment du passage Transdev-Kéolis mais qui, quelles que soient les compagnies, font surtout fuir un métier très difficile avec ces conditions déplorables de surcroît ?

         Dans ce communiqué, la municipalité évoque discrètement IDFM, Ile de France Mobilités, mais se tait sur qui la dirige : leurs amis LR de la présidence de la Région Ile de France.

         Le maire n’a jamais manqué de marquer sa proximité avec Madame Pécresse. Voilà pourtant l’occasion de concrétiser leurs liens politiques en mettant avec elle les points sur les « i » et en lui disant qu’une solution immédiate doit être trouvée.

         Elle vient mercredi pour l’inauguration de la Maison Claude Monet ? Voilà l’occasion rêvée pour le faire, et s’il pouvait être accompagné d’usagers des transports en commun en colère, cela serait encore mieux ! DM (Voir la brève suivante)

 

Transports en commun : Les conducteurs en ont ras-le- bol. Les conducteurs et les usagers ont les mêmes intérêts

Les conducteurs d’Idelis en mouvement à Pau

 
 


Les conducteurs d’Idelis, le service de transport collectif de la ville de Pau, ont choisi le jeudi de la rentrée pour exprimer leur colère contre les attaques de leur direction. Avec la suppression de la pause de 20 mn dans la journée, le travail est plus épuisant et plus dangereux. Les travailleurs grévistes dénoncent également l’inégalité qui s’est créée entre les anciens et les nouveaux embauchés dont le salaire est 3 à 400 euros inférieurs avec deux semaines de congés en moins pour le même travail. Pour eux ce n’est pas étonnant qu’à ces conditions ça ne se bouscule pas au portillon pour se faire embaucher alors qu’il y aurait pourtant besoin de monde pour se répartir le travail !

         Ils étaient nombreux ce jeudi matin sur le piquet de grève devant le dépôt de bus, l’ambiance était chaleureuse et les discussions animées. Ils ne comptent pas en rester à cette seule journée pour faire reculer leur direction.