samedi 27 août 2022

Bonnes lectures de l’été (26) : À peine Libéré de Georges Pellacanos. Chaque jour d’août un livre parmi mes bonnes lectures de cette année 2021-2022

À peine Libéré, Georges Pellacanos, Le Livre de Poche

 

 

Autant vous le dire, c’est un très bon livre. Un polar si l’on veut, mais surtout une intrigue très intéressante, avec prisonnier en préventive et la découverte du Livre, si du Livre. Heureusement qu’il peut y avoir des bibliothécaires y compris dans les prisons. Il sort. Nous voilà entre Washington et Baltimore, et lui trouve un travail mais retrouve aussi des vieilles relations pas très claires. Oui, quand on est à peine libéré les risques sont là. Bon, lisez, un polar sur le Livre, à lire donc pour un grand moment de lecture. Plus que du beau sentiment, la présence d’humanité. On en a besoin par les temps qui courent.

 

vendredi 26 août 2022

La rentrée de Macron : contre le monde du travail. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

La rentrée de Macron : contre le monde du travail

25 Août 2022

Malgré la suffisance du président et de ses ministres, leur imprévoyance est évidente. Rien n’était prévu contre les incendies, rien pour prévenir les pénuries d’eau, rien pour la rentrée scolaire, rien pour les services d’urgences, etc. Le gouvernement ne fait preuve de professionnalisme que dans le seul domaine de la guerre sociale.

L’attaque est en effet prévue et préparée. Obligation de travail pour les titulaires du RSA, réduction des indemnités de chômage et relèvement des critères pour y avoir droit, recul de l’âge de la retraite sont au programme. Il n’est certes pas difficile de faire approuver ces projets par le patronat, grand, moyen et petit. Il n’y trouve en effet que des avantages, depuis la pression générale sur les salaires jusqu’à la fourniture de main-d’œuvre gratuite. Mais Macron voudrait bien aussi faire passer ces mesures auprès de la masse des exploités qui, pourtant, ont tout à y perdre.

Aussi aux arguments pseudo-économiques et aux calculs invérifiables s’ajoutent les reportages sur les patrons qui ne trouvent pas de salariés, les campagnes sur la nécessité de travailler plus, plus longtemps et, pourquoi pas, pour moins cher, les flots de larmes patriotiques sur la compétitivité des entreprises françaises.

C’est une campagne politique visant à tenter de diviser les exploités entre les embauchés et les précaires, les permanents et les saisonniers, ceux qui ont un contrat et ceux qui en cherchent un, les jeunes et les vieux. Le pouvoir veut aussi opposer entre elles toutes les catégories, multipliées à l’infini, de ceux qui ont droit, ou non, à telle ou telle aide. Si les aumônes n’ont jamais réellement sorti qui que ce soit du besoin, elles constituent en revanche le terrain rêvé de la zizanie, et c’est aussi pour cela qu’elles existent.

Aucun travailleur n’a en effet exactement la même situation que son voisin de palier, sa collègue de travail célibataire ou mère de famille nombreuse, son oncle handicapé, son cousin de Bretagne ou sa tante restée au Mali. Mais tous ont en commun de faire partie de la grande classe des producteurs, de ceux qui font tout fonctionner et qui sont aussi indispensables qu’ils sont interchangeables et que leur situation est, en fait, précaire.

Masquer ce fait, faire disparaître l’unité de la classe travailleuse, fait partie du travail que la classe possédante attend de Macron.

                                                   Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2821)

 

Les prochaines permanences prévues.

-ce soir vendredi 26 août, de 17 h.15 à 18 h.15 carrefour Babou ;

-demain samedi 27 août, de 11 h. à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

Et de 11 h. à midi, marché de la Colonie.

 

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° 225 :

                   Notre hebdomadaire en vente :

           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord ;            

         -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC)

 

Samedi 17 septembre, pour la défense de l’espace Jean Vilar,

Déambulation en direction de la Maison de Claude Monet

Hausse des dividendes, perspectives pour les travailleurs. Nathalie Arthaud débattait sur BFMTV hier (extraits)

Argenteuil, commerce, dépôts sauvages et réponse sauvage malencontreuse

 

Un manque flagrant de discernement

 

C'est à qui ces cartons ? Maigret mène l'enquête

Un commerçant très utile aux habitants d’Argenteuil a eu la mauvaise surprise de recevoir une demande d’explication du service de la propreté de la Ville dans la perspective d’une amende. Des fins limiers municipaux ont retrouvé dans un dépôt d’ordures intempestif sur la voie publique un carton provenant du magasin en question.

         Ce commerçant livre les écoles et manipule des cartons par centaines. Il est même disposé à en donner à qui en a besoin…

         En revanche, pour que l’on nettoie devant sa devanture, c’est une autre paire de manches.

         On imagine la tête des gérants des chaînes de la grande distribution de burgers existant sur la Ville recevant ce genre de menace sur la base de tous leurs emballages que l’on peut retrouver sur la Ville…

         C’est une chose que la Ville parte en chasse contre les dépôts sauvages d’ordures. C’en est une autre qu’elle manque ainsi de discernement… DM