La
rentrée de Macron : contre le monde du travail
25 Août 2022
Malgré la suffisance du président
et de ses ministres, leur imprévoyance est évidente. Rien n’était prévu contre
les incendies, rien pour prévenir les pénuries d’eau, rien pour la rentrée
scolaire, rien pour les services d’urgences, etc. Le gouvernement ne fait
preuve de professionnalisme que dans le seul domaine de la guerre sociale.
L’attaque est en effet prévue et
préparée. Obligation de travail pour les titulaires du RSA, réduction des
indemnités de chômage et relèvement des critères pour y avoir droit, recul de
l’âge de la retraite sont au programme. Il n’est certes pas difficile de faire
approuver ces projets par le patronat, grand, moyen et petit. Il n’y trouve en
effet que des avantages, depuis la pression générale sur les salaires jusqu’à
la fourniture de main-d’œuvre gratuite. Mais Macron voudrait bien aussi faire
passer ces mesures auprès de la masse des exploités qui, pourtant, ont tout à y
perdre.
Aussi aux arguments pseudo-économiques
et aux calculs invérifiables s’ajoutent les reportages sur les patrons qui ne
trouvent pas de salariés, les campagnes sur la nécessité de travailler plus,
plus longtemps et, pourquoi pas, pour moins cher, les flots de larmes
patriotiques sur la compétitivité des entreprises françaises.
C’est une campagne politique
visant à tenter de diviser les exploités entre les embauchés et les précaires,
les permanents et les saisonniers, ceux qui ont un contrat et ceux qui en
cherchent un, les jeunes et les vieux. Le pouvoir veut aussi opposer entre
elles toutes les catégories, multipliées à l’infini, de ceux qui ont droit, ou
non, à telle ou telle aide. Si les aumônes n’ont jamais réellement sorti qui
que ce soit du besoin, elles constituent en revanche le terrain rêvé de la
zizanie, et c’est aussi pour cela qu’elles existent.
Aucun travailleur n’a en effet
exactement la même situation que son voisin de palier, sa collègue de travail
célibataire ou mère de famille nombreuse, son oncle handicapé, son cousin de
Bretagne ou sa tante restée au Mali. Mais tous ont en commun de faire partie de
la grande classe des producteurs, de ceux qui font tout fonctionner et qui sont
aussi indispensables qu’ils sont interchangeables et que leur situation est, en
fait, précaire.
Masquer ce fait, faire
disparaître l’unité de la classe travailleuse, fait partie du travail que la
classe possédante attend de Macron.
Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2821)
Les prochaines permanences prévues.
-ce soir vendredi 26 août, de 17 h.15 à 18 h.15
carrefour Babou ;
-demain samedi 27 août, de 11 h. à midi, centre
commercial de la cité Joliot-Curie ;
Et de 11 h. à midi, marché de la Colonie.
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Samedi 17 septembre, pour la défense de l’espace Jean
Vilar,
Déambulation en direction de la Maison de Claude Monet