mercredi 17 août 2022

Grande-Bretagne : les travailleurs se mobilisent

 

La seule voie partout

 


Samedi 13 août, les cheminots de la quasi-totalité des chemins de fer britanniques ont fait grève à l'appel des syndicats. Depuis des semaines, des milliers de travailleurs des transports mais aussi des télécoms, d'Amazon ou même des pubs ont successivement arrêté le travail, pour réclamer des hausses de salaires. Avec une hausse des prix officielle à 10 %, la situation devient intenable.

Des augmentations de salaires avec indexation sur le coût de la vie, c'est ce qu'il nous faut à tous des deux côtés de la Manche.

Argenteuil, dédicaces des lieux, lesquels pour certains peuvent être oubliés, d’autres jamais !

 

Les Justes, à quand ce beau nom pour une école ?

Les Justes d'Orgemont à Argenteuil

Normalement, le nouveau groupe scolaire du Centre doit ouvrir à la fin du mois. S’il ouvre, en espérant que la course de fin de chantier n’ait pas créé de futurs problèmes.

         Mon présent propos est autre. La municipalité a dédié cet établissement scolaire «Les Augustins », certes une communauté d’Église qui fut présente naguère dans le bourg d’Argenteuil. Mais quel intérêt une telle dédicace peut-elle avoir pour les habitants d’aujourd’hui et surtout pour les enfants d’Argenteuil ? Alors que le nom d’un lieu a l’intérêt d’enraciner, même très sommairement, la mémoire d’une personnalité ou d’un groupe dont le souvenir vivant peut être utile, et à même d’interpeller l’enfant curieux.

         À quand par exemple une école dénommée des « Justes » ? Il y en eut à Argenteuil qui protégèrent des enfants juifs, acceptant les risques que la politique de Pétain et des nazis leur faisaient encourir pour cela.

         À quand également une école ou un édifice important qui porterait le nom de Liliane Lelaidier-Marton ? En l’occurrence, une femme ordinaire qui fut une combattante de la mémoire de l’horreur, et qui fut une femme de fraternité pendant trois décennies pour nous tous. DM

Éducation, AED : des contrats au rabais

 

Oui, vraiment, pas de quoi se vanter

 


 

Les 60 000 AED, les surveillants des collèges et lycées, pourront dorénavant signer un CDI après six ans d'ancienneté. Auparavant, leur contrat n'était pas renouvelé au-delà de la sixième année. Depuis deux ans, ils s'étaient mobilisés régulièrement pour dénoncer cette précarité, ainsi que les bas salaires et des conditions de travail toujours plus alourdies.

Pap Ndiaye, le ministre de l'Éducation, appelle cela « sécuriser le travail et l'engagement » des AED. Or ceux-ci n'ont toujours pas obtenu de garantie de réemploi et, en plus, avec une paie au Smic pour 42 heures de travail par semaine, ce genre de contrat permet à peine de vivre.

Vraiment pas de quoi se vanter !