mardi 16 août 2022

Argenteuil, l’atelier de Kambach et de Nadine détruit dans un incendie

                                                                                   


Nous sommes nombreux à être atterrés par l’incendie qui a détruit l’atelier de Kambach et de Nadine en cette fin d’après-midi de samedi dernier boulevard Jean Allemane.

         Deux artistes que nous apprécions beaucoup. Kambach prêt à toutes les aventures artistiques, Nadine si ingénieuse.

         Et tant de travail et de créativité disparus.

         D’abord, toute notre amitié. Et le souhait qu’ils poursuivent leur œuvre avec détermination. Contre l’inculture, c’est la culture qui l’emportera.

         Sur ce chemin, nous serons nombreux à Argenteuil comme ailleurs à les soutenir. Dominique MARIETTE

Argenteuil, environnement, comme si l’actualité n’en faisait pas une priorité

 

Une bonne idée quelque peu gâchée

 

Espace Jean Vilar

Nous avons indiqué ces jours derniers ce que nous pensions d’un parcours nécessaire du Forum des associations d’Argenteuil, mêlant volonté éducative et recherche des futurs loisirs, de telle façon qu’aucune association ne soit défavorisée le samedi 10 septembre prochain. La bonne idée du Village de l’environnement devait être présente aux yeux des visiteurs dès l’entrée du Parc. Et c’est ce qui avait même été initialement prévu. Mais finalement, cela ne se fera pas, et ce Village sera relégué sur la D311 banalisée ce jour-là.

         On comprend que certains au sein de la municipalité ne veuillent pas que l’avenir de l’espace Jean Vilar soit discuté dès l’entrée du Forum et discuté par la masse des visiteurs. Mais tout de même, quel désaveu à l’encontre d’une initiative qui, cette fois, aurait fait honneur à la municipalité et à son initiateur. DM  

Bonnes lectures de l’été (15) : Atelier 62, de Martine Sonnet, Le temps qu’il fait

 

 

Une belle découverte, L’auteure est une historienne qui part à la recherche des traces de son père, de ces gens qui ne font pas la « grande histoire » mais qui en sont les profondeurs et sans lesquels la première ne serait rien. Un parcours de vie qui mène un jeune homme de sa Normandie à Paris et à l’embauche chez Renaul-Ile Seguin, dans ces années 1950 d’essor économique. Un expulsé de son bourg de naissance par l’évolution des métiers. Bref, un immigré de l’intérieur. Chez Renault.

Le voilà embauché aux Forges. Martine Sonnet évoque le travail dans ce secteur, la dureté du métier, l’usure qu’il entraîne avec ses conséquences sur l’espérance de vie. On ne vit en général pas vieux quand on a été forgeron. Dans ce livre, il n’y a pas seulement un regard sur l’usine et la condition ouvrière industrielle, mais il l’est également sur l’évolution du mode de vie de ces années-là, la famille, l’installation dans un habitat collectif en plein développement, les loisirs qui demeurent pour le père un pont entre ce lieu rural d’où il vient et sa nouvelle vie urbaine. Surtout, un regard très affectueux de la fille sur son père, même s’il demeure très pudique. En tout cas, une vision très intelligente et très fine, qui ne s’embarque pas dans de longs discours, et qui marque d’autant.