dimanche 14 août 2022

Argenteuil, l’hôpital Victor Dupouy, une urgence de recrutements révélatrice d’une situation dramatique

 

Pour la régler à l’échelle du pays, le manque d’une volonté politique

 


 

L’hôpital d’Argenteuil propose en urgence une soixantaine d’offres d’emplois. Elles concernent selon la Gazette du Val d’Oise différents postes : infirmiers, aides-soignants, manipulateurs radio, kinés, diététiciens, préparateurs en pharmacie, sages-femmes, cadres de santé, brancardiers, techniciens de laboratoire... Bref, tous ces emplois qui font fonctionner l’Hôpital.

         Cette liste à la Prévert donne une idée des dégâts subis par l’hôpital public, à Argenteuil comme partout. Suppressions de postes pendant des années, départs de soignants, usure, autant de raisons qui expliquent cette situation dramatique.

         Le gouvernement fait mine depuis le début de l’épidémie d’avoir pris conscience de l’ampleur de la débâcle. Depuis trois ans, il avait le pouvoir de prendre des mesures d’urgence, concernant en particulier le recrutement de futurs soignants en nombre et d’assurer leur formation. Il y a des candidats, avec ou sans papiers, qui ne demanderaient que cela.

         Depuis, l’urgence n’a fait que prendre un caractère plus catastrophique. Quant aux décisions gouvernementales… DM

Bonnes lectures de l’été (13) : Là où chantent les écrevisses de Délia Owens. Chaque jour un livre parmi mes bonnes lectures de cette année 2021-2022

Là où chantent les écrevisses, Délia Owens, grands romans, points

 


 

Dans ce magnifique roman, il n’y a rien à redire ni à jeter. Un roman qui est une belle histoire avec une jolie intrigue, mais pas seulement. Un roman, élément rare, qui porte sur l’unité de la vie, celle des espèces vivantes, des animaux, des crabes et des oiseaux, et de l’homo erectus que nous sommes…

         Nous sommes dans une zone particulièrement riche pour la vie, animale et humaine, les marais, entre mer et terre, entre eau, faune et flore, d’exubérance de vie. C’est un roman biologique. Vous ajoutez à cela une intrigue digne d’un roman policier, et une réflexion sur la marginalité. Nous sommes en Caroline du Nord aux États-Unis. Mais cela pourrait être du monde entier.

         Les passages d’observation des modes de vie des espèces rencontrées ne pèsent pas, bien au contraire. Elles s’insèrent dans les observations que le lecteur peut conclure des aventures des héros du roman, dans une chaîne du vivant sans rupture de continuité, même si l’homo sapiens sapiens en est le maître prédateur.

         Ce livre a déjà eu des millions de lecteurs à travers le monde. Voilà un livre qui nous unit nous tous les planétaires avec la nature. Soyez un maillon supplémentaire de cette immense chaîne de lecture.

 

samedi 13 août 2022

Aux côtés de Salman Rushdie, un tweet de Nathalie ARTHAUD

 


Sécheresse : une catastrophe annoncée

Sécheresse : une catastrophe annoncée

10 Août 2022

La sécheresse qui se prolonge a des conséquences de plus en plus graves : incendies, pénuries d’eau potable, restrictions et promesse d’une nouvelle flambée de prix agricoles à la rentrée.

Les récoltes de blé ou de maïs, comme la production laitière, diminueront, et le bétail risque de manquer de fourrage pour l’hiver.

Face à ces menaces, le gouvernement a constitué une cellule de crise. Des décisions dans l’urgence seront peut-être prises, mais on peut parier qu’elles seront dérisoires, et plus contraignantes pour les travailleurs ou les petits agriculteurs que pour les grands industriels ou les gros céréaliers.

Des solutions techniques sont proposées par les spécialistes pour limiter la catastrophe : moderniser la distribution de l’eau en réduisant les 20 % qui se perdent dans les circuits, développer le recyclage, stocker l’eau en profondeur pour limiter l’évaporation. Il serait aussi nécessaire de modifier les pratiques agricoles pour limiter l’irrigation ou l’arrosage intensif.

Au-delà des problèmes techniques, cela pose le problème de l’organisation capitaliste de l’économie. La terre a soif, mais les capitaux investis dans sa culture sont encore plus assoiffés de profit, et c’est en définitive ce qui compte le plus dans les décisions.

D’après les experts, la sécheresse actuelle sur l’ouest de l’Europe, qui dure en fait depuis quatre ans, est la plus grave dans la région depuis 250 ans au moins. Dans l’Ouest américain, et surtout dans bien des pays pauvres, la situation est encore pire. Cela fait trente ans que les climatologues ont annoncé cette aggravation des sécheresses comme une des conséquences à venir du réchauffement climatique. Rien n’a été fait depuis pour en prévenir les conséquences, sinon des discours.

Ni le réchauffement climatique ni ces catastrophes ne sont une fatalité. Ils rendent urgente une réorganisation radicale de l’économie à l’échelle du monde pour gérer rationnellement les ressources de la planète, y compris l’utilisation de l’eau, et préserver les conditions de vie des générations futures. Autant de choses dont une économie gouvernée par les lois du marché est incapable et qui exigeraient qu’elle soit mise sous le contrôle des travailleurs.

    
                      
                           Serge FAUVEAU (Lutte ouvrière n°2828)

 


 

Les prochaines permanences prévues.

-tous les vendredis de l’été, de 17 h.15 à 18 h.15 carrefour Babou ;

-dimanche 21 août, de 10h.15 à 10h.55 devant Intermarché du centre

Et au marché Héloïse, de 11 h. à midi ;

-lundi 22 août, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets.

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° 225 :

                   Notre hebdomadaire en vente :

           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord ;            

         -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC)

 

Samedi 17 septembre, pour la défense de l’espace Jean Vilar,

Déambulation en direction de la Maison de Claude Monet

Départ : 15 heures