dimanche 22 août 2021

Manifestations contre le passe sanitaire : une réussite qui ne se dément pas…

 

Un mépris et des méthodes autoritaires qui ne passent plus

Les manifestations d’hier ont réuni un nombre important de manifestants, mais inférieur à ceux de la semaine précédente… selon le gouvernement. Elles présentent toujours un caractère très hétérogène exprimant des revendications très différentes (même si le refus du passe sanitaire fait l'unanimité), pour certaines aux antipodes des intérêts et de la conscience du monde du travail.

         Mais, après ces manifestations, nous ne pouvons que répéter ce que Lutte ouvrière écrivait en début de semaine dans l’Éditorial de nos bulletins d’entreprise : « Une grande partie de ceux qui ont à nouveau manifesté samedi dernier ont voulu montrer que ce mépris et ces méthodes autoritaires ne passaient plus ! Il faut continuer à s’opposer à la loi sanitaire du gouvernement en refusant de tomber dans le piège de la division entre vaccinés et non vaccinés. Mais sans tomber dans un autre piège qui consisterait à dénoncer Macron sans s’attaquer à la classe sociale qu’il représente, celle des capitalistes, qui durant la pandémie ne se préoccupe que de ses profits. C’est pour pouvoir continuer de lui verser des centaines de milliards d’aides de toute sorte que le gouvernement actuel, comme ses prédécesseurs, sacrifie les hôpitaux, les Ehpad, l’éducation…

Les travailleurs ne pourront pas préserver leurs droits et leurs conditions de vie sans s’attaquer à la domination sur l’économie de la classe capitaliste, totalement irresponsable et parasite. Les travailleurs font tourner cette société, ils sont les mieux à même de la diriger dans l’intérêt du plus grand nombre. En se battant pour leurs intérêts, les travailleurs défendent aussi l’intérêt général et l’avenir de la société. »

Hôpitaux et passe sanitaire : quand l’État veut trouver de l’argent, il le trouve… pour des contrôles

Et combien d’autres dépenses de ce type à travers le pays ?

Hôpital d'Hautepierre à Strasbourg

Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS) ont passé un contrat avec une société de surveillance privée pour le contrôle du pass sanitaire. Coût de l’opération : 90 000 euros par mois.

En mai dernier, l’Agence régionale de santé alertait les HUS  sur leur endettement, et exigeait des mesures d’économie…

Preuve que les budgets sont avant tout des choix politiques.

 

Les chats, la députée, Montigny-lès-Cormeilles, Argenteuil, quand une opération de lobbying félin réussit

 

Miaou jaune ! Une aide qui, au moins, n’ira pas au patronat

Heureux !

Lu ce matin sur le site de la Gazette du Val d’Oise : « Une aide de 150 000 € qui arrive à point nommé ! Grâce au plan France Relance, l’école du Chat Libre du Parisis va recevoir une subvention de l’État. »

Cette « école » est située à Montigny-lès-Cormeilles, relève donc de la circonscription de la députée Cécile Rilhac, notre ex-collègue à Argenteuil, qui, toujours aux ordres de Blanquer, est, je le reconnais, notre chat, pardon, bête noire.

         Pour revenir à l’annonce susmentionnée, en la lisant, je me suis dit, voilà au moins une école qui bénéficiera de l’action de l’élue en question. Au moins une, car, 150 000 euros, ce n’est pas rien !

         Mais après plus ample lecture, j’ai découvert qu’il ne s’agissait pas d’une école publique, mais d’une association qui s’occupe des… chats, de leurs soins, de leur stérilisation, et de leur adoption ! La subvention doit permettre une opération de rénovation du pavillon occupé par l’association.

         Comme chacun sait, nous aimons les chats, et nous serons bon joueur. Pour une fois qu’une opération de lobbying, menée par eux et réussie, on ne peut que s’incliner.

         Et comme, à ce que l’on sache, les félins ne votent pas… DM

PS. 150 000 euros ! Quand on sait ce qui a manqué à L’Atelier des Courlis qui a dû mettre la clé sous la porte après 40 ans d’une activité si utile à Argenteuil…

Bonnes lectures de l’été 2021 (54 et dernier), Les enfants de l’Arbat, d’Anatoli Rybakov, Livre de poche

 Chaque jour depuis début juillet, je vous ai proposé une référence de mes bonnes lectures d’un an, depuis les grands vacances 2020, et celles que je découvrirai lors de mes lectures du présent été. J’ai épuisé mon stock de ces bonnes lectures. La rubrique reviendra avec mes prochaines bonnes lectures. La présente brève est donc la dernière du genre. DM

L’horreur du stalinisme


 

Anatoli Rybakov avait grandi dans le quartier de l'Arbat, avant d'être condamné en 1930 à trois d'exil puis à treize ans de bannissement de Moscou

« Exil et bannissement. Les Enfants de l'Arbat racontent le destin de jeunes moscovites du quartier de l'Arbat dans les années 30: dominé par la figure sinistre de Staline, c'est le premier roman russe contemporain à prendre à bras-le-corps la tragédie du stalinisme, en mettant en scène le dictateur lui-même, à travers de longs monologues. » (Babelio)

         Ce livre est resté longtemps dans un de mes tas de mes livres à lire. Une lecture très tardive, et donc un grand regret.