mercredi 18 août 2021

Biden, Macron, Afghanistan, les pyromanes, inhumains et cyniques

 

Ah bas les murs et les frontières

 

En 2012, l'armée des EU disposait de près de 4300 avions de transport !

À la détresse d’une partie de la population afghane après l’installation d’un nouveau pouvoir des Talibans, Macron a donné sa réponse : protéger l’Europe "des flux migratoires irréguliers importants" générés par la nouvelle situation en Afghanistan.

         Certes la responsabilité directe de la situation relève des dirigeants des États-Unis, mais la politique impérialiste des grandes puissances relève toujours d’une décision collective avec les chasses gardées des uns et des autres et les interventions militaires qui leur sont liées.

         L’État français a une responsabilité directe dans la situation actuelle où il est intervenu militairement dans un passé récent, de 2001 à 2012 en particulier, y engageant jusqu’à 4000 soldats.

         Macron mêle l’inhumanité au cynisme.

         Que des milliers et des milliers d’Afghanes et d’Afghans fuient dans les circonstances actuelles leur pays en nombre toujours plus grand, et rencontrent des difficultés encore plus importantes pour parvenir à des cieux plus cléments importe peu à Macron et à ses semblables. À droite toute ! Les élections sont dans huit mois. Dominique MARIETTE

 

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Nos prochains rendez-vous :

Le 11, lors du Forum des associations, nous nous retrouverons sur les stands. (Toujours pas d’information officielle)

Le samedi 18 septembre, rassemblement pour la défense de l’espace Jean Vilar et contre le projet Cap Héloïse

Le jeudi 23 septembre, à 20 heures, grande salle de l’espace Nelson Mandela, une réunion publique-débat de Lutte ouvrière : crise de la société et perspectives pour le « camp des travailleurs »

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Afghanistan : dévasté par l’impérialisme. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de début juillet dernier

 Afghanistan : dévasté par l’impérialisme

07 Juillet 2021

Les troupes américaines et de l’Otan ont évacué, le 2 juillet, la base aérienne de Bagram située à 50 km de la capitale Kaboul, une étape vers le retrait définitif prévu pour septembre. Vingt ans après le début de la guerre déclenchée contre l’Afghanistan par les États-Unis et la coalition des pays membres de l’Otan, dont la France, le pays est dans une situation catastrophique.

Dans cette guerre déclenchée après les attentats de septembre 2001 contre les talibans, accusés de protéger Ben Laden, les dirigeants américains disaient vouloir apporter aux Afghans la paix et la liberté. Mais il n’en fut rien. Pour les classes populaires afghanes, la situation ne fit qu’empirer au fil de ces années. Les bandes armées se multiplièrent à la faveur de ce qui devint un bourbier pour l’armée américaine.

Aujourd’hui, les attentats se succèdent, commis par les talibans, les milices d’al-Qaida ou de l’État islamique, ou une des nombreuses bandes armées qui, dans le chaos, essaient d’établir leur loi. Le 8 mai dernier, les attentats à la bombe perpétrés devant une école pour filles de Kaboul avaient fait au moins cinquante morts et une centaine de blessés, dont beaucoup d’étudiantes. Début juin, une bombe éclatait dans un bus faisant 11 morts dont trois enfants dans la région de Badghis au nord-ouest du pays.

Durant la même semaine, quatre autres minibus de passagers ont été attaqués dans les quartiers chiites de Kaboul, faisant une douzaine de morts au total. Deux de ces attaques ont été revendiquées par le groupe djihadiste État islamique, dont les combattants – toujours présents selon l’ONU dans l’est et dans le nord du pays – visent spécifiquement la minorité chiite hazara. Et ce ne sont que quelques exemples.

Les Afghans qui ont de la famille ou la moindre ouverture à l’étranger cherchent à s’exiler. Les autres sont pris au piège de cette violence quotidienne qu’aggravent la misère et l’épidémie de Covid. Nombre d’Afghans en meurent chez eux ou dans la rue, refoulés par les hôpitaux publics, sans services de réanimation ni stocks d’oxygène. L’ONU estime que 18,4 millions des 38 millions d’Afghans, presque la moitié, ont besoin d’aide humanitaire.

Les talibans s’imposent tous les jours davantage face à l’armée afghane. Ils contrôleraient aujourd’hui les deux tiers du territoire, et manœuvrent pour encercler Kaboul. Les dirigeants américains, qui veulent éviter l’extension de l’instabilité afghane à toute la région, se satisferaient de leur retour au pouvoir. C’est ce que montrent les discussions engagées avec ceux qui furent leurs ennemis après avoir été leurs amis dans les années 1990.

Pas plus aujourd’hui qu’il y a vingt ans, les dirigeants impérialistes ne se soucient des exactions des différentes bandes armées que la population subit, de la misère dans laquelle elle s’enfonce, de l’instauration probable d’une dictature moyenâgeuse en Afghanistan.

                                         Aline RETESSE (Lutte ouvrière n°2762)

Argenteuil, un exercice du Raid, vraiment pourquoi ici ?

 

On ne peut pas prévenir la population plus tôt et vraiment !



 

Cet après-midi, un exercice du Raid doit avoir lieu dans le centre-ville. Ce n’est pas l’exercice en lui-même qui est contestable, ce groupe d’intervention n’est pas le plus discutable des corps de police. Il peut être bien utile en cas de nécessité d’intervention face à un forcené par exemple.

         Ce que l’on peut discuter, c’est le choix d’Argenteuil, une commune populaire que les médias ont déjà une fâcheuse tendance à montrer du doigt, ce qui contribue à créer une réputation qui ne correspond pas à la réalité.

         Ce que l’on peut surtout dénoncer, c’est l’improvisation de l’information. Combien d’habitants du Centre-ville auront été mis au courant par le tweet de la Ville, posté en début d’après-midi hier mardi.

         Comme si un tel exercice ne pouvait pas être prévu et annoncé à l’avance, en mobilisant de véritables moyens d’information.

         On craint que bien des habitants confondent la fiction avec la réalité, l’exercice et une véritable intervention. DM

Argenteuil, passe sanitaire, une manifestation de mécontentement qui mérite la solidarité de tous les travailleurs

 

Bravo ! Pas question de mettre les travailleurs au passe !

Un rassemblement a mobilisé une partie des soignants de la clinique d’Orgemont, rue d’Orgemont à Argenteuil. Il s’agissait pour eux de dénoncer le passe sanitaire et tout ce qu’il signifie.

Comme nous l’écrivions hier dans l’éditorial commun à tous les bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de la semaine : « … les soignants des hôpitaux de tout le pays se sont retrouvés à devoir lutter contre l’épidémie sans moyens, sans masques, sans surblouses... Et le gouvernement ose aujourd’hui menacer ceux qui ne seraient pas vaccinés de les suspendre, voire de les licencier !... » et aussi : « …Une grande partie de ceux qui ont à nouveau manifesté samedi dernier ont voulu montrer que ce mépris et ces méthodes autoritaires ne passaient plus ! Il faut continuer à s’opposer à la loi sanitaire du gouvernement en refusant de tomber dans le piège de la division entre vaccinés et non vaccinés. Mais sans tomber dans un autre piège qui consisterait à dénoncer Macron sans s’attaquer à la classe sociale qu’il représente, celle des capitalistes, qui durant la pandémie ne se préoccupe que de ses profits. »

         Que ces soignants d’Argenteuil partagent tout ou partie de cela, nous sommes solidaires dans tous les cas de leur initiative.DM

Bonnes lectures de l’été 2021 (51), Dans la mer il y a des crocodiles, d’Enaiatollah Akbari et de Fabio Geda, chez Liana Lévi, 173 pages

Chaque jour jusque fin août, je vous propose une référence de mes bonnes lectures d’un an, depuis les grands vacances 2020, et celles que je découvrirai lors de mes lectures du présent été. Bonnes lectures donc, et à demain. (Le conseil d’aujourd’hui relève d’une lecture personnelle qui date de quelques années. Mais les évènements d’Afghanistan et la politique de Macron m’ont donné envie de rappeler cette ancienne mais très bonne lecture) DM

 

Migrer, une fantaisie ? Tant que le monde sera ce qu’il est…

 


Enaiat a dix ans lorsque sa mère l’oblige à fuir leur petit village en Afghanistan. Elle l’abandonne de l’autre côté de la frontière, au Pakistan, Il s’agir de le protéger car Enaiat appartient une ethnie persécutée par une autre, celle des Pachtounes, et par les Talibans. Pour lui débute alors un périple de cinq années jusqu’en Italie en passant par l’Iran, la Turquie et la Grèce. Cinq années pour connaître enfin le début d’une vie sans la crainte de mourir.

Un livre profondément émouvant, à lire et à faire partager.

mardi 17 août 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 16 août 2021

 Contester la loi sanitaire du gouvernement et la dictature des capitalistes sur la société

16/08/2021

L’épidémie a pris des dimensions dramatiques en Martinique et Guadeloupe. Contrairement à ce que prétendent Macron, Castex et Véran, le ministre de la Santé, l’insuffisance du taux de vaccination de la population n’est pas seule en cause.

Depuis des années, à la suite de ses prédécesseurs, le gouvernement a refusé de fournir les moyens nécessaires au fonctionnement correct des hôpitaux. Aujourd’hui, Macron cherche à se défausser de sa propre responsabilité sur les Antillais qui refuseraient de se faire vacciner. Ces déclarations ont alimenté à juste titre un sentiment de colère au sein de la population.

Oui, le vaccin est un progrès scientifique. Mais il ne remplace pas des soignants, toute une organisation au service de la santé publique, ne serait-ce que pour promouvoir la vaccination quand celle-ci se heurte à une méfiance.

Cette méfiance, c’est le pouvoir lui-même qui l’a suscitée aux Antilles avec une attitude bien souvent digne de l’époque coloniale. Le scandale du chlordécone en est l’une des illustrations les plus récentes. Pendant des années, l’État a autorisé les planteurs antillais à utiliser ce pesticide ultra-dangereux alors même qu’il était interdit aux États-Unis et en métropole. Ce poison a contaminé 90 % de la population, occasionnant de multiples cancers et d’autres maladies. Sa dangerosité a été cachée par les autorités qui ont menti en toute connaissance de cause. Encore récemment, en février 2019, Macron lui-même y est allé de sa déclaration pour nier le caractère cancérigène de ce produit. La population des Antilles a vraiment toutes les raisons de se défier du gouvernement qui prétend se soucier de la santé publique alors qu’il a mille fois fait la démonstration inverse.

Au fond, c’est la même méfiance et la même colère, alimentées par les mêmes mensonges d’État, qui s’expriment depuis plusieurs semaines dans les rues de très nombreuses villes de France. Comme à Pointe-à-Pitre et à Fort-de-France, les soignants des hôpitaux de tout le pays se sont retrouvés à devoir lutter contre l’épidémie sans moyens, sans masques, sans surblouses... Et le gouvernement ose aujourd’hui menacer ceux qui ne seraient pas vaccinés de les suspendre, voire de les licencier ! Au-delà des seuls soignants, de nombreux travailleurs vont être soumis aux mêmes menaces, car bien des patrons vont voir une opportunité pour accentuer leur pression, exercer un chantage, sinon licencier plus facilement. La généralisation du passe sanitaire, contrôles et amendes à l’appui, va être source d’énormes complications pour une partie de la population, en particulier pour les travailleurs. Bien des familles s’inquiètent pour la rentrée scolaire, le gouvernement se contentant comme à son habitude de déclarations, de menaces d’exclusion des élèves non vaccinés, sans se préoccuper des moyens à mettre en place.

Une grande partie de ceux qui ont à nouveau manifesté samedi dernier ont voulu montrer que ce mépris et ces méthodes autoritaires ne passaient plus ! Il faut continuer à s’opposer à la loi sanitaire du gouvernement en refusant de tomber dans le piège de la division entre vaccinés et non vaccinés. Mais sans tomber dans un autre piège qui consisterait à dénoncer Macron sans s’attaquer à la classe sociale qu’il représente, celle des capitalistes, qui durant la pandémie ne se préoccupe que de ses profits. C’est pour pouvoir continuer de lui verser des centaines de milliards d’aide de toute sorte que le gouvernement actuel, comme ses prédécesseurs, sacrifie les hôpitaux, les Ehpad, l’éducation…

À la faveur de la crise sanitaire, le grand patronat a redoublé les coups contre les travailleurs, contre les emplois et les salaires. Sans parler de ceux qui tirent un profit direct de l’épidémie, comme les grands groupes pharmaceutiques qui ont osé augmenter les prix de leurs vaccins. Et le résultat est là : les géants du CAC 40 ont dégagé près de 57 milliards d'euros de profits au premier semestre. Un record !

Les travailleurs ne pourront pas préserver leurs droits et leurs conditions de vie sans s’attaquer à la domination sur l’économie de la classe capitaliste, totalement irresponsable et parasite. Les travailleurs font tourner cette société, ils sont les mieux à même de la diriger dans l’intérêt du plus grand nombre. En se battant pour leurs intérêts, les travailleurs défendent aussi l’intérêt général et l’avenir de la société.

 

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Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM