Couvre-feu
: double peine pour la population. Un article de notre hebdomadaire Lutte
ouvrière de cette semaine
Achetez
Lutte ouvrière (1,2 euro).
Lors
de nos permanences :
-ce vendredi de 17 heures 15 à 17 heures 45 carrefour Babou ;
- ce samedi : de 10 heures à 10 heures
30 au marché des Côteaux ; puis de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;
- dimanche, de 11 heures à midi au marché Héloïse ;
-mercredi 27.01, de 11h. à 11 h.20 au marché
des Champioux.
Chez
les marchands de presse :
-au Val d’Argenteuil-nord,
bureau de tabac de la « dalle » ;
-librairie « Le presse
papier », avenue Gabriel Péri.
Couvre-feu
: double peine pour la population
20 Janvier 2021
Le gouvernement ne déroge pas à
la règle qu’il applique depuis le début de la crise sanitaire : il n’a octroyé
aucun moyen supplémentaire aux hôpitaux, il n’impose rien à l’industrie
pharmaceutique pour qu’elle accélère la fabrication de vaccins.
En revanche, le nouveau
couvre-feu imposé à 18 h dans tout le pays depuis le 16 janvier, comme bien des
mesures annoncées précédemment, aboutit à compliquer encore un peu plus la vie
des travailleurs et des classes populaires.
Sans qu’il soit prouvé que
l’extension du couvre-feu sera efficace pour lutter contre l’épidémie, le
gouvernement a décidé de l’imposer pendant deux semaines minimum. Mais il n’a
pas envisagé de mesures pour réduire la promiscuité dans les transports, dans
les entreprises ou dans les écoles. Il ne s’agit pas, par exemple, de faire que
les travailleurs quittent le travail un peu plus tôt, une heure voire deux
heures avant, ne serait-ce que pour étaler les retours, ou tout simplement pour
alléger la journée de travail rendue pénible par le port du masque. À ce sujet,
le gouvernement a tout de suite rassuré le patronat. Les travailleurs dont
c’est l’horaire devront continuer de travailler au-delà de 18 h et c’est alors
seulement qu’ils auront le droit de rentrer directement chez eux.
Le gouvernement ne veut rien
imposer aux patrons, qui doivent continuer à faire du profit, et tant pis si la
vie est plus pénible pour les salariés. Les supermarchés, les services publics,
doivent fermer leurs portes à 18 h, à charge pour les parents, s’ils
travaillent, de prendre leurs dispositions et de faire appel par exemple aux
grands-parents, avec les risques sanitaires qui en découlent.
Conséquence immédiate du
couvre-feu : les embouteillages se multiplient dans les grandes villes,
parce que ceux des salariés qui le peuvent aménagent leur temps de travail en
fonction des trajets et se précipitent pour rentrer avant 18 h. À l’entassement
dans les transports et au temps perdu dans les bouchons s’ajoute la crainte,
pour certains, d’être verbalisés en cas de contrôle par un policier zélé.
De la même manière, les salariés
doivent revoir toute leur organisation, que ce soit pour les courses ou pour
les enfants, et se débrouiller comme ils peuvent. Pendant ce temps, les patrons
de la grande distribution sont rassurés, car les dérogations pour ouvrir le
dimanche se multiplient. Ce qui n’empêchera pas de voir les files d’attente
dans les magasins s’allonger avant le couvre-feu et les courses devenir un vrai
casse-tête.
Le résultat de ces mesures est de
renvoyer sur la population la responsabilité de la circulation du virus.
Dimanche 17 janvier, le gouvernement a pu se montrer fier du nombre de
contraventions dressées par la police la veille. Mais cette traque des
« mauvais citoyens » ne réussit pas à cacher l’incapacité du
gouvernement, réduit à courir d’un expédient à un autre face à l’urgence
sanitaire.
Aline URBAIN (Lutte ouvrière
n°2738)
Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes
paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois
pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur
« articles plus anciens). DM