mardi 1 décembre 2020

Argenteuil, travailleurs ! L’occasion, vendredi, de commencer à nous retrouver !

 

L’occasion d’affirmer que les combats sont devant nous. Une étape pour leur préparation.



L’Union Départementale CGT du Val d’Oise appelle à une « retraite aux flambeaux » vendredi 4 décembre prochain. A Argenteuil. Lieu symbolique de rassemblement : l’hôpital d’Argenteuil Victor Dupouy. 18 heures. Lutte ouvrière se joint à cet appel.

 

 

L’Union Départementale CGT du Val d’Oise appelle à une « retraite aux flambeaux » vendredi soir dans le centre d’Argenteuil, avec un rendez-vous dans un lieu symbolique, l’hôpital Victor Dupouy. La CGT évoque les emplois, les salaires, la santé qu’ils nous « volent ».

         Les voleurs de vie, c’est la classe bourgeoise, avec ses gigantesques fortunes, résultat de l’exploitation du monde du travail.

         La crise, présente depuis des décennies, s’accélère aujourd’hui. Nos exploiteurs redoublent d’activité pour voir leurs profits maintenus, en dégradant les conditions de travail, en érodant les revenus, en licenciant, en accroissant le nombre de chômeurs, et en entraînant un peu plus le recul des relations sociales.

         Pour résister, les combats sont devant nous. Nous aussi, nous allons avoir besoin, vite, de développer notre activité.

         Toutes les occasions où nous pouvons discuter pour préparer les combats qui nous attendent sont bonnes à prendre. Justement, cette initiative de vendredi est de celles-là. Bien évidemment, Lutte ouvrière sera présent vendredi et appelle tous ses proches d'être au rendez-vous. DM

Éhpad : celui-ci de Bezons comme d’autres ailleurs, des conditions indignes

 

« Arc en ciel « ! ? Plutôt « noir comme la nuit » !

 




Nous nous sommes retrouvés à plusieurs dizaines devant l’Ehpad « Arc en ciel ». Cet Ehpad est passé depuis vingt ans de main en main. Korian, le trust de l’hébergement des anciens s’est débarrassé de cet Ehpad jugé à n’en pas douter non rentable pour ce méga-groupe de 50 000 salariés.

         Aujourd’hui, cet Ehpad est en déshérence. La société qui l’a repris ne peut espérer faire du gras dans cette affaire qu’à condition de réduire la masse salariale, donc les effectifs, en dégradant les services et la vie des pensionnaires. Un exemple nous a été donné par une ex-salariée. Plus question que ces derniers commencent la journée par un petit déjeuner pris collectivement. En portant des plateaux dans les chambres, cela permet de gagner du temps, et participe à la chute des effectifs, passés de 10 à 7 pour 60 pensionnaires. Il y avait deux employés d’entretien, il n’y en a plus qu’un… Et tout est à l’avenant.

         Malgré le fait que le rassemblement a eu lieu en début d’après-midi, plusieurs parents des anciens hébergés à « Arc en ciel » étaient présents. Ils ont écrit à l’ARS, qui n’en a que faire…

         Une nouvelle fois, pour ce rassemblement notable mais limité, de plusieurs dizaines de personnes, la présence de deux voitures de police faisait vraiment exagéré. À moins que la police se soit attendue à une rébellion des pensionnaires de l’Éhpad. Mais finalement, cela finira peut-être par arriver ! DM

Argenteuil : pas de fatalité à la régression des relations dans une ville populaire telle Argenteuil

 

Contre les séparateurs, la volonté d’affirmer notre classe

 

Notre combat pour recréer les liens et la conscience de classe

Naguère, à Argenteuil, il y avait bien des lieux et des occasions où tous les habitants, quelque que soient leurs origines, leurs quartiers, la profession de leurs parents, pouvaient se retrouver, se mélanger, se connaître, se rapprocher…

         Sur ce plan, l’École jouait un rôle essentiel. Chaque été, plusieurs milliers d’enfants et d’adolescents de la Ville se retrouvaient pour un séjour de vacances dans les nombreuses « colonies » municipales. Les fêtes permettaient de se retrouver, celle dans « L’île » de la fin de l’année scolaire, et d’autres. Il y avait une semaine commerciale… À partir de 1971, la salle des fêtes Jean Vilar fut un lieu important de soirs de spectacles et de multiples autres initiatives locales. Dès sa fondation le PCF développa son réseau d’organisation aux quatre coins de la commune. Du « Prolétaire » à « La Renaissance », il avait un hebdomadaire non seulement informant mais reliant les habitants, aidant à faire progresser la conscience d’appartenir à un même monde, la classe ouvrière.

         Aujourd’hui, l’École est marquée par la fracture entre l’École publique et les Écoles privées qui connaissent une dynamique certaine. Les colonies ont été liquidées. Les instants festifs ne sont plus que l’ombre de ceux passés, même si les efforts faits dans le sens d’un nouvel essor ne sont pas à négliger. Certes, la salle des fêtes Jean Vilar, et c’est pour cela que nous luttons avec acharnement pour sa pérennité, est toujours debout. Quant au PCF, sa politique l’a mené à son effondrement local.

         Oui, il nous faut reconstruire, et avoir dans nos projets, tout ce qui peut aider à recréer ces liens essentiels. Ce sont ceux d’une classe sociale, qui au-delà de la singularité de chacun, a besoin de la conscience collective d’elle-même. C’est cette classe qui porte la force potentielle pour renverser le capitalisme. DM