vendredi 20 novembre 2020

Argenteuil. Quartiers populaires– Val d’Argenteuil-Nord. Avant de parler « atouts », et si l’on discutait « problèmes » pour commencer à les résoudre

 

Un quartier de travailleurs actifs et retraités

Selon nos contacts, depuis quelques jours, c’est plus calme dans le quartier. Mais pendant deux semaines, comme chacun sait, pour les habitants, cela a été très difficile.

         En temps normal, ce n’est déjà pas simple. En temps de confinement, cela se complique encore davantage.

 


Marronnier

Cela tombe bien, nous voulions en parler. Le numéro de novembre du périodique municipal Ma Ville qui est actuellement distribué porte en particulier sur les quartiers d’Argenteuil. La municipalité veut « réinventer la vie de quartier ». Quant au premier adjoint en charge du sujet, il déclare : « Notre ambition : valoriser les atouts de chaque quartier ». Tiens, c'est nouveau ?

         Oui, cela tombe bien car nous voulions évoquer le quartier du « Val-Nord » qui, à part l’édito de Georges Mothron qui évoque les incidents de ces dernières semaines, a la portion congrue dans ce numéro de Ma ville, car la réhabilitation de la Plaine évoquée ne concerne vraiment qu’à la marge les habitants du Val-nord.

Un quartier ouvrier sans les réseaux qui font les solidarités

Le quartier a un gigantesque déficit de services utiles à la population. Au-delà du service, c’est là où naissent aussi les rencontres et les solidarités.

         Pas de bureau de poste. Il est fermé depuis longtemps. Avec la fermeture de la BNP, il n’y avait jusqu’à peu de temps, pas de possibilité de tirer de l’argent à un guichet automatique (pour 20 ooo habitants !). Heureusement, depuis quinze jours, la Banque postale en a réinstallé un.



         Darmanin avait fait des effets de manches pour la réouverture du poste de police. Il a certes rouvert, mais avec des horaires d’ouverture très limités, et lorsque des soucis surgissent et que l’on a besoin des policiers ailleurs, ce poste ferme.


         L’offre commerciale est réduite au minimum alors qu’elle n’a pas seulement un rôle commercial mais un rôle social.

Quelques commerces.

         La surface commerciale moyenne bien tenue qui s’est réinstallée (jusqu’à quand ?) n’offre pas tous les produits s’adressant à toutes les clientèles. Elle ne peut donc pas être un lieu de chalandise et de rencontre de tous. Cela n’aide pas aux contacts entre tous les habitants.

Heureusement qu’il y a au moins le centre de santé municipal Lézine.

         Le Val-Nord ne ressemble plus à ce qu’il fut hier. Les réseaux de la solidarité ouvrière ont périclité. La population s’est appauvrie.

Nos années 1970, le "Pub d'argent". Exit.

         L’École fait ce qu’elle peut.

         Pour que le quartier se redresse, des moyens donc, du travail pour tous, une politique en direction de la jeunesse, la résurgence du mouvement ouvrier… DM

Bonnes lectures du Confinement 2. Vingtième jour. Shim Chong, fille vendue, de Hwang Sok-Yong, chez l’éditeur Zulma

 

 

« Nous sommes à la fin du XIXème siècle. En ces temps de disette et de corruption, la traite des enfants est un commerce qui alimente un immense trafic mafieux dans toute l'Asie du sud-est. Shim Chong n'échappe pas à la règle: vendue adolescente, elle va connaître tous les aléas d'un négoce sexuel florissant, des rives du fleuve Jaune aux ports de Shanghai, Taiwan puis Singapour, de la prostitution la plus sordide à la haute courtisanerie des geishas. »

« Le parcours initiatique de la jeune Shim Chong s'inscrit de façon magistrale dans une impressionnante saga de la prostitution et des métiers de la séduction à une période charnière où l'Asie, sur fond de guerre de l'opium et de trafic d'armes, s'ouvre aux impérialismes occidentaux ». Babelio

         Certes c’est tout cela, dans une tranche d’histoire et un espace particulier. Mais c’est bien plus. Ce qui fait la qualité du roman au-delà des qualités d’écriture de l’auteure, c’est la dignité qui transparaît dans l’héroïne, celle d’une femme que les aléas effroyable de sa vie ne vont pas briser. DM

         À Argenteuil, la librairie Le Presse-papier n’échappe pas au confinement (le point presse en revanche continue de fonctionner). En revanche, l’achat de « livres à emporter » est possible.

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395

jeudi 19 novembre 2020

États-Unis : URGENCE MUMIA ABU-JAMAL : épidémie COVID à la prison de MAHANOY en Pennsylvanie

 

URGENCE MUMIA : épidémie COVID à la prison de MAHANOY

 

Mumia Abu-Jamal a appelé hier soir sa porte-parole (Johanna Fernandez) et son épouse Wadya pour les informer que l’épidémie avait franchi la porte de la prison. Vingt gardiens ayant été testés positifs, l’administration a déclenché une opération de dépistage des 2.400 prisonniers. Evidemment, comme en témoigne Mumia, l’inquiétude est grande. Et bien que la prison soit bouclée avec l’extérieur depuis plusieurs jours, les repas sont servis en cellule par les gardiens et la promiscuité entre prisonniers (cellules et douches) sont facteurs de contagion.

Cette situation très préoccupante a amené les soutiens américains à Mumia à déclencher une campagne d’intervention auprès des autorités pour exiger, comme d’autres Etats américains en ont décidé, la libération immédiate de tous les prisonniers âgés et malades car leur maintien en détention les expose à la mort. Mumia, en raison notamment de ses lésions hépatites, est un de ces prisonniers vulnérables.

 

Nous vous invitons à intervenir par courriel auprès des autorités de Pennsylvanie

pour manifester votre soutien à cette campagne

en envoyant le message ci-dessous 

 

(avec copie au Collectif français LIBERONS MUMIA : contact@mumiabujamal.com)

 

We express our concern at the COVID 19 epidemic, whose contagion has passed through the door of Mahanoy prison. We demand the immediate release of Mumia Abu-Jamal and all elderly and sick prisoners as their detention exposes them to death. We require that they should benefit from compassionate relief as it already happened in several American states including Pennsylvania. Thank you!

 

Nous exprimons notre inquiétude face à l’épidémie COVID 19 dont la contagion a franchi la porte de la prison de Mahanoy. Nous demandons la libération immédiate de Mumia Abu-Jamal et de tous les prisonniers âgés et malades car leur maintien en détention les expose à la mort. Nous exigeons qu'ils bénéficient d'un geste humanitaire comme cela s'est déjà produit dans plusieurs Etats américains, y compris en Pennsylvanie. Merci.

 

Tom Wolf

GOUVERNEUR DE PENNSYLVANIE

Mail : brunelle.michael@gmail.com
Twitter : https://twitter.com/GovernorTomWolf
Facebook : 
https://www.facebook.com/governorwolf/
Instagram : 
https://www.instagram.com/governortomwolf/

 

John Wetzel

SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUX AFFAIRES PÉNITENTIAIRES DE PENNSYLVANIE

Mail : jowetzel@state.pa.us
Twitter : https://twitter.com/johnewetzel?lang=en
Facebook : https://www.facebook.com/john.edward.961

 

Larry Krasner

PROCUREUR DE PHILADELPHIE

Mail : justice@phila.gov

 

      

 COLLECTIF FRANÇAIS "LIBÉRONS MUMIA !"

rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

www.mumiabujamal.com

Police : les violences seront cachées. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 Police : les violences seront cachées

18 Novembre 2020

La nouvelle loi, dite de « sécurité globale », discutée en ce moment à l’Assemblée nationale contient dans son article 24 une disposition menaçant d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende ceux qui diffuseraient des images de policiers ou de gendarmes en intervention.

 


Bien que la députée macroniste corapporteure de la loi prétende qu’« il n’est en aucun cas question d’empêcher les journalistes de travailler, ou de porter atteinte au droit d’information des citoyens », c’est évidemment une tentative d’intimidation de ceux qui dénoncent les brutalités policières, vidéos à l’appui.

L’article 24 prend prétexte d’éventuelles atteintes à l’« intégrité physique ou psychique » des policiers pour punir la diffusion de telles vidéos. On comprend bien qu’un policier violent, croyant que son uniforme le met à l’abri de toute poursuite et pourtant pris sur le fait, car filmé par un téléphone portable, doit être au minimum déstabilisé psychiquement. C’est donc lui qui sera protégé par la loi et non sa victime, ce que dénoncent des syndicats de journalistes, la Ligue des droits de l’Homme, jusqu’au haut-commissariat aux Droits de l’homme de l’ONU, etc.

Ces dernières années, la police a été irritée que des débordements de ses membres ne restent pas confinés dans les enquêtes de la Police des polices. Des vidéos circulant sur Internet rompent de plus en plus ce huis clos où on lave, parfois avec complaisance, son linge bleu en famille.

Avec une loi de ce type, il n’est pas certain que la population aurait pu savoir que des CRS avaient frappé de nombreuses fois des gilets jaunes réfugiés dans un fast-food pour échapper à une charge ; ou bien que la mort du livreur Cédric Chouviat n’était pas accidentelle, mais provoquée par une strangulation policière ; ou bien encore que le garde du corps présidentiel Benalla fêtait le 1er Mai en rudoyant manifestants et passants.

Cette loi fait partie de l’opération de séduction entamée par Macron et son ministre de l’Intérieur Darmanin en direction des policiers. Il est symbolique qu’un de ses deux co­rapporteurs soit le député LREM Fauvergue, commissaire de police à la retraite et ancien chef du Raid.

La loi prévoit d’augmenter les pouvoirs des polices municipales, de faire appel aux sociétés privées de sécurité pour des tâches de surveillance, ainsi que de généraliser l’usage de caméras portées par des drones pour contrôler l’espace public, notamment lors des manifestations.

Parallèlement, un Livre blanc sur la sécurité, rédigé par des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, plaide pour le triplement des crédits affectés aux missions sécurité de l’État d’ici 2030.

Le gouvernement déploie tous les moyens pour se faire bien voir de sa police et pour s’attirer les bonnes grâces de ceux qui, dans l’électorat, ne voient la solution des dysfonctionnements de la société qu’au travers du prisme sécuritaire. Il faut dire que, sur ce créneau, il y a de la concurrence du côté de la droite et de l’extrême droite, et même d’une partie de la gauche.

Quant à savoir si un peu plus de matraque résoudra les problèmes sociaux qui s’aggravent avec la crise, le simple fait de recourir à une trente-deuxième loi sur la délinquance en trente ans devrait faire douter de l’utilité de ce type de mesure.

                                                     Lucien DÉTROIT (Lutte ouvrière n°2729

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de page sur « articles plus anciens). DM

Intermittents de l’Évènementiel, une situation critique pour deux millions de travailleurs

 

De l’évènementiel ou de tous secteurs, tous des travailleurs !

 


Pour information, un témoignage d’une habitante d’Argenteuil que nous diffusons bien volontiers. Comme les travailleurs des entreprises, des services, quels que soient leurs statuts, ce sont des travailleurs. C'est le monde du travail. DM

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TRAVAILLEURS DE « L’ÉVENEMENTIEL »,

UNE GALÈRE QUI NE PEUT PLUS DURER !

Témoignage :

« Nous sommes Maitre d’hôtel et Chef de Cuisine en Extras Évènementiel, depuis 20 et 16 ans.

Nous avons subi beaucoup de perte d’activité, suite à toutes les crises que nous traversons depuis des mois.

À ce jour, la Crise Sanitaire liée à la Covid 19 achève nos professions, les Extras Évènementiel et toutes les sociétés qui nous emploient en contrat CDDU toute l’année selon l’activité qui est discontinue : pour toutes sortes d’évènements : pour l’État, les évènements sportifs, salons, conférences, pro ou privés…

Nous sommes des professionnels qui aimons leur métier, qui participent à l’économie de notre pays, nous payons nos impôts, nos taxes, comme tout travailleur étant en CDI.

Nous avons perdu notre ancien statut d’intermittents de la restauration en 2014, passant au Régime Général qui est inadapté à notre profession.

Avec la crise sanitaire actuelle, nous avons perdu tous nos droits ARE (« rechargeables » comme tous les travailleurs en discontinu), acquis par notre travail, sans pouvoir les recharger, malgré une reprise légère, de la fin août à septembre.

Pas de droit au chômage partiel, au RSA.

Pour certains voilà les conséquences : ne plus pouvoir payer son loyer ou son crédit, ne plus pouvoir nourrir sa famille, perdre son domicile… retour pour certains chez leurs parents, avec leurs enfants…

Notre profession de l’évènementiel est en train de mourir depuis 9 mois : étant interdite de travailler, sans aucune aide d’urgence de l’État qui reste sourd à nos appels et actions nationales avec notre collectif : OPRE.

Nous demandons à l’État une année blanche (avec retour aux droits d’avant confinement, et en tenant compte de l’annulation de beaucoup d’évènements en lien avec les manifestations des Gilets jaunes et en rapport avec les retraites), comme nos collègues intermittents du spectacle, et un retour au statut « Intermittents de la restauration ». 

OPRE : Organisation Professionnelle de la Restauration Évènementielle

LEBANC Andy : 06.85.68.50.64

CARBAJO Alexis : 06.59.52.69.40

action.opre@gmail.com