mercredi 22 janvier 2020

Macron. Loin des manifestants. Agenda de lutte


Mais tout près du capital

Macron est venu lundi 20 janvier à Dunkerque comme le porte-parole de l’entreprise pharmaceutique AstraZeneca qui dit vouloir investir dans de nouvelles lignes de production 200 millions d’euros en cinq ans et embaucher une centaine de personnes.
      Il a expliqué d’où vient toute une partie de cet argent en vantant les mesures gouvernementales de baisse de la fiscalité et de subventions diverses au patronat. AstraZeneca en a été, dès son implantation en 1993 dans la zone d’entreprise défiscalisée, un bénéficiaire avide puisqu’à l’époque chacun des emplois créés lui rapportait 607 000 euros par an en baisse d’impôt, selon un rapport officiel.
      Pendant que Macron faisait le job de président des patrons dans une usine transformée en bunker, plusieurs centaines de manifestants syndicalistes, gilets jaunes et avocats manifestaient contre sa politique. Ils furent toute la matinée tenus loin de l’usine par des policiers en grand nombre qui les repoussèrent à plusieurs reprises et les contrôlèrent.
     Même les journalistes présents à la cérémonie ne purent poser des questions à Macron. Rien ne devait gâcher cette rencontre avec les grands patrons qu’il sert.


Mobilisation, le 23 et le 24, pour se retrouver tous ensemble

Pour la retraite, une retraite !

Une retraite aux flambeaux est organisée ce jeudi soir 23 janvier, à l’appel de l’assemblée générale des grévistes d’Argenteuil et de plusieurs sections syndicales. Il s’agit de se retrouver dans le cadre du mouvement contre la réforme Macron, et également, ce sera sans aucun doute l’occasion d’alimenter les caisses de grève.
Le rendez-vous est fixé à 18 heures parking du complexe Jean Vilar.

Vendredi, 11 heures place de la République !

 Argenteuil : Un car par de la Ville, RDV à 9H30 à l’union Locale d’Argenteuil, inscription Jean-Pierre 06 45 55 03 77 – attention !! changement lieu départ car pour cause de marché : Espace Mandela 82 Boulevard du Général Leclerc

Argenteuil-Bezons, la députée LERM veut trinquer alors qu’elle s’apprête à nous faire trinquer


Suite à la réception du message internet suivant :

Mesdames les candidates,

Messieurs les candidats, 

Mme Fiona Lazaar, Députée du Val d’Oise Argenteuil-Bezons, a le plaisir de vous convier à la Cérémonie des vœux qu’elle tiendra le jeudi 23 janvier prochain, à 19h, Espace Mandela, 3e étage, 82 boulevard du Général Leclerc à Argenteuil.

Elle fait le souhait de vous y accueillir et avoir ainsi l’occasion d’échanger avec vous lors de ce moment qu’elle souhaite convivial. 

Pour la bonne organisation, nous vous remercions de confirmer votre présence à l’aide sur lien suivant : https://lazaar.typeform.com/to/MTcEqH

Veuillez recevoir, Mesdames, Messieurs, nos salutations respectueuses.

 

J’ai envoyé la réponse qui suit :

 

Madame,

J’ai pris bonne note que vous m’invitiez à votre rencontre de vœux de jeudi prochain.

Vous ne m’y verrez pas, d’abord parce que je serai à cette heure en train de participer à la retraite aux flambeaux destinée à éclairer sur le sombre avenir que votre mentor, avec votre soutien, prépare au monde du travail.

Bien évidemment si vous décidiez, comme quelques-uns de vos consœurs et confrères s’apprêtent peut-être à le faire, à voter contre le projet de réforme de destruction du régime de retraite actuel, je n’hésiterai pas à prendre un verre avec vous pour fêter la bonne nouvelle.

Avec mes salutations,

                                     D. MARIETTE

Pédophilie dans l’Église catholique : un absent au confessionnal


C’est l’Église qui a couvert de tels agissements

  

L'ex-prêtre Bernard Preynat est jugé à Lyon pour avoir abusé sexuellement de nombreux scouts, âgés de 7 à 15 ans au moment des faits, entre 1971 et 1991. Le procureur a requis 8 ans de prison ferme. Pour avoir détruit des dizaines de vies, c’est pas cher payé. Mais même s’il est condamné, il manque de toute façon un coupable sur le banc des accusés, l’Église catholique, qui a couvert de tels agissements, comme elle en couvre bien d’autres, pas toujours passibles de la justice, comme le respect de l’ordre social, c’est-à-dire la soumission à cette société d’exploitation.

Brésil : quand un ministre plagie le nazi Goebbels


En « guerre culturelle » contre les « forces progressistes »



Le secrétaire d’État à la Culture du Brésil, Roberto Alvim, a dû présenter sa démission après le scandale provoqué par son dernier discours qui paraphrasait tout bonnement un certain Goebbels, le chef de la propagande nazi sous Hitler. Il y a deux mois, lors de sa nomination dans le gouvernement du très réactionnaire Bolsonaro, il avait juré de mener « une guerre culturelle » contre les « forces progressistes ». En voilà un qui aura tenu avec un zèle outrancier ses promesses.

Argenteuil. Bilan Georges Mothron et Philippe Doucet : et les associations, et les personnels ? Chronique des élections municipales à Argenteuil


Extrait du bulletin Lutte ouvrière des Territoriaux et de l’ex-Agglo de cette semaine

Je travaille, ils se vantent de notre travail

         Les principales écuries s’agitent depuis des semaines à l’occasion des prochaines élections municipales. Cette agitation est totalement déconnectée pour l’instant des préoccupations de la population.
         En attentant, dans leurs tracts, le maire actuel et son prédécesseur vantent des réalisations municipales toutes, selon eux, plus extraordinaires les unes que les autres.
         Cela se fait sur le ton « moi je j’ai réalisé… ». Il ne s’agit pas d’entrer dans les détails. Mais en tout cas, sans notre énergie, notre travail, et souvent notre initiative, il n’y aurait pas grand-chose dont ils pourraient se vanter.

L'excellent "Soupe en Seine" est sorti par exemple du chapeau de Georges Mothron ? Non, pour l'essentiel, de l'engagement des agents territoriaux, des bénévoles...

mardi 21 janvier 2020

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 20 janvier 2020


Non, le gouvernement n’en a pas fini avec la contestation !

Aujourd'hui, alors que la plupart des grévistes de la SNCF et de la RATP sont allés jusqu’au bout de leurs possibilités avec 30, 40 ou 50 jours sans salaire, des milliers de femmes et d’hommes continuent la grève. Et la nouvelle journée de grèves et de manifestations de vendredi 24 janvier fera sans doute encore le plein.
Ceux qui se battent depuis un mois et demi ne sont pas près de se taire. Tant qu’ils en auront les forces, ils s’opposeront et dénonceront la politique anti ouvrière de Macron. Et c’est un encouragement pour tous les travailleurs, car les jusqu’au-boutistes ne sont pas du côté des grévistes et des manifestants. Ils sont du côté de ce gouvernement qui va ajouter des retraités pauvres aux retraités pauvres.
Tout ce week-end, ministres, députés et journalistes à la solde de Macron et de Philippe ont brodé sur le prétendu tournant radical et violent pris par le mouvement, parce que les actions et les comités d’accueil se multiplient pour conspuer Macron et les élus de la majorité. Mais les images de manifestants battus à terre ou matraqués montrent clairement de quel côté se situe la violence.
Oui, le jusqu’au-boutisme est du côté du gouvernement et de ce grand patronat rapace, capable de tout pour faire les poches des travailleurs. Il est du côté de ces grands actionnaires qui enchaînent les plans de licenciements et imposent des salaires indignes pour ajouter des zéros à leurs millions ou leurs milliards de profits.
Pendant que nous nous battons pour ne pas perdre 200, 300 ou 400 euros sur nos retraites, Carlos Ghosn réclame, en guise de bons et loyaux services rendus à Renault, une retraite chapeau annuelle de 770 000 euros – ce que bien peu de travailleurs gagnent en une vie. Et, cerise sur le gâteau, il revendique en plus l’attribution de 15 millions en actions !
 Macron a accueilli au château de Versailles les porte-paroles des vrais maîtres de la société : quelque 200 PDG de grands groupes internationaux. Entre le repas et la visite des appartements de la Reine, il a sans doute promis à ces seigneurs des temps modernes de nouvelles réductions d’impôts. Il les a assurés de tout son soutien pour qu’ils disposent de travailleurs exploitables et corvéables à merci.
C’est cette politique au service de ces prédateurs qui alimente l’exaspération des classes populaires.
Le mouvement des gilets jaunes avait déjà montré que la colère était profonde dans le monde ouvrier des petites entreprises, chez les femmes précaires, les artisans et les retraités. La mobilisation de ces dernières semaines en donne la mesure dans des couches encore plus larges puisqu’elle a touché les transports mais aussi l’Éducation nationale, la Culture, la Justice et les hôpitaux.
Nul doute que la colère couve aussi dans l’écrasante majorité de la classe ouvrière qui n’a pas encore bougé. Elle s’est accumulée pendant des années d’attaques ininterrompues venues des gouvernements successifs comme du grand patronat. Salaires, emplois, conditions de travail, droits des travailleurs, accès aux services publics, tout y est passé. Alors, cette colère éclatera inévitablement.
Où que l’on travaille, dans le privé ou le public, dans l’industrie ou les services, nous n’aurons pas d’autre choix que de nous battre, car la bourgeoisie ne s’arrêtera pas là.
En pleine mobilisation sur les retraites, le grand patronat a annoncé de nouvelles vagues de licenciements. C’est le cas par exemple à Auchan. Sans même attendre la fin de la grève la direction de la SNCF a annoncé un plan d’économies d’un milliard. Autrement dit, le hold-up va continuer et, pour ne plus le subir, il faudra emprunter la voie de la lutte collective. 
Aujourd'hui, la contestation se prolonge, ce qui exaspère au plus haut point Macron, Philippe et leur monde bourgeois. Ces Messieurs ont l’habitude de commander et de se faire obéir, et ils découvrent que les travailleurs peuvent rendre les coups. Eh bien, il va falloir qu’ils s’habituent !
Les cheminots et les agents de la RATP ont fait la démonstration qu’il était possible de faire sauter la chape de plomb de la résignation. Ils ont prouvé que, malgré les tentatives patronales de divisions et toutes les pressions qui poussent les travailleurs à se taire, ils sont capables de relever la tête et de s’unir dans la lutte pour se faire respecter.
C’est une leçon qui fera son chemin dans la conscience des millions de travailleurs qui, chaque jour, sont poussés un peu plus à bout.

Mobilisation, le 23 et le 24 janvier, pour se retrouver tous ensemble


Pour la retraite, une retraite !

Une retraite aux flambeaux est organisée ce jeudi soir 23 janvier, à l’appel de l’assemblée générale des grévistes d’Argenteuil et de plusieurs sections syndicales. Il s’agit de se retrouver dans le cadre du mouvement contre la réforme Macron, et également, ce sera sans aucun doute l’occasion d’alimenter les caisses de grève.
Le rendez-vous est fixé à 18 heures parking du complexe Jean Vilar.



Vendredi, 11 heures place de la République !


Argenteuil : Un car par de la Ville, RDV à 9H30 à l’union Locale d’Argenteuil, inscription Jean-Pierre 06 45 55 03 77 – attention !! changement lieu départ car pour cause de marché : Espace Mandela 82 Boulevard du Général Leclerc

Macron, La Mouche, l’exfiltration et le téléportage


La mouche du coche… patronal



Chacun connaît l’aventure qu’a connue Emmanuel Macron sortant « incognito » au théâtre. Il allait voir ce soir-là une pièce intitulée « La mouche ». Une militante associative d’Argenteuil m’a transmis l’information, culturelle certes, mais incontestablement amusante dans le contexte…
« La pièce et le film « La mouche » sont inspirés de l’œuvre de George Langelaan. (écrivain journaliste franco-journaliste 1908-1972). Le sujet : un savant fou qui vit avec sa mère ! rêve de se téléporter (invitation par Macron au défilé du 14 juillet du mec qui a réussi à se téléporter au-dessus de Paris.). Or une mouche s’introduit dans le moteur de l’engin et le transforme en insecte monstrueux et destructeur. Le film date de 1986, le réalisateur est David Cronenberg. Voilà quelques informations… »
         Il n’y aurait pas un sens caché dans tout cela ? Une soirée tranquille qui se transforme ? Le « caractère monstrueux et destructeur » de la réforme ? La fuite. Par téléportage ?
         Une soirée subliminale en somme… DM