mardi 31 décembre 2019
Régimes spéciaux ? Une attaque générale qui appelle une riposte générale
Contre l’attaque générale contre les retraites, l’objectif : le
retrait !
Quand il a lancé son attaque sur
les retraites, le gouvernement disait ne viser que les régimes spéciaux et
vouloir établir un système unique, qu’il disait plus juste.
Mais, au fil des semaines et alors que le
refus de sa réforme des retraites ne faiblit pas, on constate que le
gouvernement a cédé en partie sur certains régimes.
Cela a d’abord été celui des policiers,
puis des gendarmes, des militaires, des pompiers, des contrôleurs aériens, des
hôtesses et stewards, des pilotes, bientôt sans doute des marins, des routiers
et d’autres…
Sans la grève des cheminots et à la RATP,
le pouvoir n’aurait pas cédé sur ça. Elle a montré à tous qu’on peut lui
riposter, qu’il est possible de le faire céder.
Mais il reste le fond de sa réforme :
sa volonté d’amputer ce que touchent les salariés retraités. Et pas seulement
avec « l’âge pivot » porté à 64 ans, mais avec ce système à points où
il suffira de baisser, voire de geler la valeur du point, pour réduire les
retraites de toutes et de tous.
Cela, c’est une attaque générale contre
tous les travailleurs, jeunes ou moins jeunes, du privé comme du secteur
public, avec ou sans « régime spécial ». Et c’est sur cela qu’il faut
faire céder le gouvernement.
Alors, dès le 9 janvier, pour bien
commencer l’année et pour préparer un avenir digne de ce nom, il faut être le
plus nombreux possible à faire grève et à manifester, partout, pour le retrait
de la réforme Macron-Philippe !
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5 décembre et ses suites,
retraites
Livret A : vers un taux de 0,50 % ?
Toujours moins pour les très petites économies
Le taux du livret A, déjà d’à
peine 0,75 %, pourrait bientôt baisser à 0,50 %, soit nettement en dessous de
la hausse des prix. Ce n’est pas encore officiellement décidé, mais c’est déjà
dans les tuyaux pour le 1er février.
Bien sûr, certains se débrouillent
nettement mieux. Les détenteurs d’actions des plus grandes entreprises, celles
du CAC 40, ont vu leur valeur grimper de 25 % en moyenne cette année.
Eux n’ont pas besoin d’économiser quelques
sous sur leur salaire pour les mettre sur un livret A : c’est sur
l’exploitation de millions de salariés et de petites gens que ces parasites
prospèrent.
Libellés :
épargne
Argenteuil : vieux projets urbains et promesses électorales
Le hic, c’est que sœur Anne et frère Georges ne voient rien venir
La municipalité sortante d’Argenteuil
fait sa « com » à l’approche des prochaines élections de mars
prochain. C’est de bonne guerre. Le hic, c’est qu’au-delà de décisions très
contestables ces six dernières années sur lesquelles nous reviendrons, elle n’a
pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Alors, il
y a les projets ! Pour demain, pour après-demain, pour jamais, mais cela,
il ne faut surtout pas laisser entendre cela.
Après
avoir mis de côté le temps de la campagne le projet Cap Héloïse qui n’est, le
moins que l’on puisse dire, pas porteur, la municipalité tente d’attirer l’œil du
chaland sur d’autres espérances. C’est ce qui apparaît cette semaine dans un
article de La Gazette du Val d’Oise, à propos du projet de restructuration du
secteur Henri Barbusse-place du 11 novembre-berges de la Seine, présenté lors d'une réunion qui s'est tenue dernièrement dans le quartier.
Certes,
la municipalité a des ambitions, elle les a même depuis une quinzaine d’années :
une berge avec une promenade, avec une piscine peut-être… On rêve…
Bien évidemment, les habitants du
quartier sont plus que sceptiques. Et ce que rapportent La Gazette de ce que
pensent certains d’entre eux exprime, à n'en pas douter, l’avis de tout un
quartier : « On parlait déjà de tout ça il y a dix ans, mais rien
n’a bougé. Tout ce que vous annoncez, c’est pour dans cinq à dix ans. Que
faites vous en attendant, contre la dégradation de la voirie, les problèmes
d’éclairage ? Vous nous faîtes rêver avec vos projets, mais que va -t-il se
passer après les élections de mars 2020 ? ».
Il va se passer ce qui s’est
passé après les élections de 2008, après celles de 2014… Mais la municipalité l’affirme,
cette fois, ce n’est pas du chiqué… Les travaux vont commencer en 2020 ! Qu'on se le dise ! DM
lundi 30 décembre 2019
Opéra de Paris : danseuses, musiciens, techniciens : tous des travailleurs solidaires
N’est pas joueur de flûte de Hamelin qui
veut
Le
caractère « universel » de la réforme du gouvernement a du plomb dans
l’aile. Il tente -à la marge- en faisant quelques concessions catégorielles,
d’arrêter ici ou là la mobilisation.
En tout cas, cela ne semble pas prendre
à l’Opéra de Paris. Si l’on en croit la presse, « Les danseurs de l'Opéra de Paris ont opposé une fin de non-recevoir au
gouvernement malgré la concession qu'il souhaitait accorder à ce corps de
métier. L'exécutif a en effet proposé aux danseurs de Opéra de Paris, en grève
contre le projet de réforme des retraites, que le nouveau texte entre en
vigueur seulement pour les danseurs recrutés à partir de 2022…
…«La réforme entrera en vigueur pour les danseurs
recrutés après le 1er janvier 2022, tandis que les règles actuelles seront
maintenues pour les danseurs recrutés avant cette date», écrivent le ministre
de la Culture Franck Riester et le secrétaire d’État chargé des retraites
Laurent Pietraszewski dans un courrier du 23 décembre adressé au directeur
général de l'Opéra de Paris Stéphane Lissner, révélé par Les Echos.
Dans un texte publié le lendemain et partagé sur
Facebook par plusieurs danseurs de l'Opéra, ces derniers ont rejeté le geste du
gouvernement. «Il nous est proposé d'échapper personnellement aux mesures, pour
ne les voir appliquées qu'aux prochaines générations. Mais nous ne sommes qu'un
petit maillon dans une chaîne vieille de 350 ans. Cette chaîne doit se
prolonger loin dans le futur: nous ne pouvons pas être la génération qui aura
sacrifié les suivantes», disent-ils. Les danseurs de l'Opéra de Paris (Garnier
et Bastille) partent actuellement à la retraite à 42 ans compte tenu de la
«pénibilité» de leur métier, des risques de blessure et du fait que la majorité
des danseurs peut difficilement continuer à danser les grands ballets au-delà
de cet âge avec le même niveau d'excellence. »
Et ce qui est vrai pour les
travailleurs de l’Opéra, même dans d’autres conditions et pour d’autres
raisons, l’est tout autant pour tous les travailleurs. Le retrait du projet
Macron s’impose.
En attendant, n’est pas joueur de flûte
qui veut. C’est ce que cette petite leçon administrée à l’Opéra de Paris
démontre. DM
Libellés :
5 décembre et ses suites
APL, un recul de calendrier à mettre au bénéfice de l’action des grévistes
Macron, Philippe, pas à l’aise
La mise
en place des nouvelles attaques du gouvernement contre les APL viennent de
connaître un nouveau report. Elles devaient entrer en application au premier
janvier. Elles sont reportées au 1er avril prochain.
Les serviteurs de la bourgeoisie s’en
indignent : «Le manque à gagner pour
l'Etat ? Au moins 250 millions d'euros, qui s'ajoutent au milliard d'euros déjà
perdus l'an dernier du fait des trois reports précédents. Sous couvert de
problèmes techniques, la réforme est renvoyée à des jours meilleurs, au 1er
avril… dix jours après les élections municipales. »
Leur application dans la période
actuelle aurait bien davantage mis de l’huile sur le feu. C’est cela qui a
inquiété le gouvernement.
A l’inverse, ce gain si l’on peut dire,
même limité, pour les locataires concernés est incontestablement à mettre à
l’actif de la grève ! DM
Libellés :
5 décembre et ses suites,
logement
CDD multi-remplacement : toujours plus flexible
Toujours plus de flexibilité
Le gouvernement a signé
mi-décembre un décret définissant les onze secteurs d’activité dans lesquels le
CDD « multi-remplacement » pourra être expérimenté jusqu’à fin 2022.
Dans le commerce, l’agro-alimentaire, le nettoyage ou le transport routier, ce
contrat permettra au patronat d’employer un salarié à durée déterminée, sans
avoir à préciser sur quel poste. Ainsi, un employé de restauration collective
pourrait être plongeur une semaine, une autre semaine chauffeur-livreur ou
serveur au gré des absences des embauchés.
L’objectif
avancé par le gouvernement serait de lutter contre le nombre de contrats
courts. En réalité, c’est un cadeau de plus pour le patronat pour augmenter
encore la flexibilité des travailleurs.
En
prétendant lutter contre la précarité, le gouvernement va au contraire
l’aggraver !
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condition ouvrière
Pinault : un tableau incontestable : un pognon de dingue
« Voler en grand et restituer en
petit, c'est la philanthropie » (Paul Lafargue). Cela vaut également pour les
fondations culturelles.
Le milliardaire F. Pinault
ouvrira son musée d’art contemporain à la Bourse du Commerce à Paris en juin
2020.
Bonne
fille, la municipalité de Paris a racheté l’édifice que Pinault loue et qu’il a
restauré pour la modique somme de 150 millions d’euros.
Il
fallait cela pour cet « écrin » où Pinault compte exposer sa
collection personnelle riche de… 5 000 pièces !
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