mardi 19 novembre 2019

PDG de la RATP : 50 000 euros annuels de plus


Mais madame, trouvez-vous normal l’état de nos salaires ?

 
Le 5 décembre, à la RATP, comme ailleurs

La nouvelle PDG de la RATP, qui gagnait jusqu’à présent 300 000 euros par an, a bénéficié d’une augmentation de 50 000 euros annuels. Pour se justifier, elle a déclaré : « Trouvez-vous normal que le président de la RATP gagne moins que le patron de Keolis », une filiale de la SNCF ?
     Mais gagner 15 fois plus qu’un conducteur de bus, qu’un ouvrier de dépôt du métro, qui, eux, font tourner la boutique dans des conditions de plus en plus dures, elle trouve ça normal !

Argenteuil, défense de Jean Vilar, synthèse de la situation après le « sondage » commandité par la municipalité


 
Le recto d’un tract à paraître de Lutte ouvrière-Argenteuil

LUTTE OUVRIERE-ARGENTEUIL          le 18.11.19.

SALLE DES FËTES JEAN VILAR, PROJET CAP HELOISE

LA DÉMOCRATIE LOCALE… À CONQUÉRIR… COMME LE RESTE

Un résultat en revanche sans appel
A l’approche des élections, le maire d’Argenteuil a mis le « silencieux » sur son projet Cap Héloïse, engagé par son prédécesseur, mais elle a cru dans le même temps, qu’un sondage commandité par elle sur la question à un institut de sondage, lui donnerait un résultat favorable.
         Mal lui en a pris. Le résultat est, contre son projet, sans appel pour elle.

         Malgré le caractère étonnant de l’enquête, 54% des sondés sont pour la rénovation de la salle des fêtes Jean Vilar, salle publique, communale, à la disposition en particulier des associations locales. 41% choisissent une autre option.
         Alors, le maire d’Argenteuil s’est rabattu sur un autre pourcentage du sondage qui aurait donné 65% des sondés favorables au projet calamiteux Cap Héloïse. Sauf que, lorsque l’on y regarde de plus près, en mettant en rapport d’autres réponses, on constate que la plus grande part de ces 65% correspondent à des habitants affirmant connaître seulement le nom Cap Héloïse mais reconnaissant être incapables de dire de quoi il s’agit, ou, pour la plus grande part, à des sondés affirmant tout simplement n’avoir jamais entendu parlé ni du nom, ni de son contenu !
         Dans tous les cas, le maintien majoritairement exprimé d’un espace Jean Vilar rénové est totalement contradictoire avec la réalisation du projet Héloïse, ce dernier étant prévu à occuper le terrain du premier.
         On ne sait pas comment les édiles de la Ville vont se sortir de la difficulté dans laquelle ils se sont mis, en catimini, en ne demandant l’avis surtout pas aux habitants d’Argenteuil.
         Ils sont dans la mélasse. À eux de s’en sortir. En tout cas, plus que jamais, le combat pour la défense du complexe Jean Vilar continue.

Argenteuil, élections municipales de mars 2020, une liste Lutte ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs




Le verso d’un tract à paraître de Lutte ouvrière-Argenteuil

 A Argenteuil, en mars 2020, une liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs »

Lutte ouvrière présentera une liste aux prochaines élections municipales à Argenteuil. Son intitulé, « Lutte ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs » résume notre objectif dans ces élections.
         A Argenteuil, comme à l’échelle du pays, les classes populaires n’ont pas cessé de subir l’offensive des possédants qui se traduit par le recul des revenus, les licenciements, les difficultés à se loger, et une chute des services nécessaires à la population, manifeste à Argenteuil.
         Ce n’est certes pas à l’échelle d’une commune que se réglera cette situation profondément néfaste. Mais les élections municipales seront l’occasion de l’affirmer, d’en débattre, et d’indiquer la voie pour la remontée de la condition du monde du travail qui conditionne celle de l’ensemble de la société. Bref, il s’agit de « Faire entendre le camp des travailleurs ».
         Le mouvement des Gilets jaunes, puis les réactions récentes à la RATP et à la SNCF, ont montré que la colère grandissait dans le pays. Tout laisse à penser, avec l’annonce du 5 décembre, qu’elle va s’amplifier, dans les entreprises et les quartiers, à l’échelle locale comme à l’échelle du pays.
         Des élus de Lutte ouvrière -et a fortiori une municipalité ouvrière- auraient à cœur d’aider à l’information, à la prise de conscience, à la mobilisation du monde du travail, à son organisation et à son unité contre tous ceux qui tentent de la diviser.
         La liste Lutte ouvrière sera composée de 55 travailleuses et travailleurs, actifs, retraités, sans emploi. Elle sera conduite par Dominique MARIETTE, 67 ans, militant de Lutte ouvrière, militant syndical et associatif, enseignant à la retraite.

lundi 18 novembre 2019

Retraites : hésitations gouvernementales. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Retraites : hésitations gouvernementales

13 Novembre 2019

Redoutant une mobilisation massive à partir du 5 décembre, le gouvernement et ses porte-parole multiplient les paroles doucereuses pour tenter de désamorcer la colère populaire. En même temps, pour satisfaire leur électorat avide de fermeté contre les travailleurs, ils répètent qu’ils ont une totale détermination à réformer jusqu’au bout.



Gouverner, c’est mentir aux travailleurs et pratiquer le double langage. En inventant la clause du grand-père, qui prétend réserver la réforme aux seuls nouveaux embauchés, et en promettant de reporter aux calendes grecques la mise en œuvre de leur réforme des retraites, Macron et Philippe montrent qu’ils craignent le mouvement qui se prépare pour le 5 décembre. Comme l’exprimait un éditorialiste du journal Les Échos, « ils s’activent pour éteindre tous les départs de feu » et font tout « pour éviter que les luttes convergent ».
Après avoir réprimé à coups de canons à eau une manifestation des pompiers en colère, le gouvernement a délégué Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, pour les rassurer en affirmant qu’ils conserveront leur spécificité. À la veille de la journée de mobilisation dans les hôpitaux, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a promis une nouvelle enveloppe de plusieurs milliards pour verser des primes au personnel. Jean-Louis Touraine, médecin et député LREM, l’a appuyée : « Si cela n’est pas fait, le risque est que cela puisse dégénérer. »
Mais le naturel revient au galop et les pompiers de circonstance sont aussi des pyromanes. La porte-parole du gouvernement répète que celui-ci ira jusqu’au bout de la réforme. Interviewé le 7 novembre par le journal Le Parisien, Delevoye a affirmé qu’il ne tergiversera pas avec les objectifs et que ceux qui sont favorisés par le système actuel devraient accepter des efforts. Il refuse, claironne-t-il, d’actionner la clause du grand-père pour les régimes spéciaux de la RATP ou de la SNCF. Il tente de dresser les travailleurs du privé contre ceux des transports publics, qu’il présente, après tant d’autres, comme des privilégiés. Mais Delevoye s’est aussitôt fait recadrer par Philippe, qui répète que rien n’est tranché.
Cette valse-hésitation des macronistes ne résulte pas seulement des petits calculs que font les uns et les autres pour séduire telle ou telle fraction plus ou moins réactionnaire de l’électorat. Elle résulte des contradictions profondes de ce gouvernement, qui doit démolir coûte que coûte les droits des travailleurs pour livrer à la grande bourgeoisie les capitaux jusque-là consacrés aux hôpitaux, aux écoles ou aux transports publics, tout en évitant de provoquer une révolte sociale. L’art est difficile et les dirigeants politiques bourgeois s’y discréditent les uns après les autres, quand ils accèdent au pouvoir.
Puisque Macron et sa bande sont dans l’embarras, c’est le moment pour les travailleurs de montrer leur force et d’utiliser leur poids vital dans l’économie pour défendre leurs intérêts.

                                            Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2676)

Salaires des grands patrons : alertez les smicards


Pas socialement utiles mais très cher payés.



Les rémunérations des patrons du CAC 40 (les 40 sociétés cotées en bourse) ont augmenté en moyenne de 12 % en un an, soit 5,8 millions d'euros par tête. Aucun travailleur n’a connu une telle valorisation. Résultat : ces grands patrons touchent en moyenne 277 fois le smic !
         Et que font de vraiment utile, ces patrons ? Le premier, président de Dassault, fabrique des armes, le second est dans le luxe et le troisième est Carlos Ghosn, arrêté pour malversation financière. Il y a aussi le PDG de Technip qui a réussi 1,7 milliard de pertes, ce qui ne l'empêche pas de palper 11,7 millions d'euro annuel.
On parle toujours du coût du travail, il serait temps de parler du coût de ces patrons et des actionnaires. Pas utiles mais très cher payés.

Ségolène Royal : sa boussole, ni le Nord, ni le Sud, mais direction sa pomme !


Il y a un troisième pôle : le pôle fric



Ségolène Royal, nommée « ambassadrice des Pôles » par Macron en juin 2017, n'aurait jamais siégé, en deux ans, au conseil de l'Arctique, comme elle devrait le faire vu sa fonction. D'après une enquête de France info, elle aurait essentiellement profité des trois collaborateurs payés par le Quai d'Orsay et des 100 000 euros annuels de frais de mission pour assurer sa propre promotion politique et, dans ce cadre, celle de son livre.
Si les fuites semblent venir des rangs du gouvernement, qui voudrait éviter sa candidature pour la prochaine présidentielle, cela n’empêche que la désinvolture de l’ex-ministre, ex-candidate du PS à la présidence de la République, est choquante.
Quand ces gens dit de pouvoir sont mis sur la touche à la suite d’un rejet électoral, ils récupèrent rapidement des fonctions pour se recaser. Et ce sont les mêmes qui prennent des mesures contre les classes populaires tout en leur prêchant la plus grande rigueur.

Argenteuil, Cap Héloïse, sondage, municipalité et désinformation municipale (suite)


Ils votent pour sans savoir pour quoi ils votent !?!

Rappel :

1.  54% des sondés veulent conserver la salle des fêtes Jean Vilar rénovée, contre 41 % qui préfèrent la construction d’une salle plus grande :

2.  66% des sondés reconnaissent ou ne pas savoir ce que contient le projet « Cap Héloïse » (24%) dont ils ont seulement entendu parler, ou n’en même avoir jamais entendu parler (42%) ;

Poursuivons :

La question suivante leur demandait ensuite à tous ce qu’ils en pensaient. Même aux 66% précédents qui ne le connaissaient donc pas ! Il faut dire qu’entre les deux questions, en quatre phrases, on a fait à ces 66% une sorte de cours accéléré, en une minute, au téléphone, ce qu’Opinionway appelle une « mise à niveau ». A l’issue de celle-ci, on leur demande, nous répétons, à tous, donc à ces 66 %, leur avis sur « Cap Héloïse » !!!
         Et là, miracle de la Saint tunique locale, les 42% répondent à 77% qu’ils sont favorables à ce projet.



         Quant à ceux qui au moins le connaissent, on ne sera jamais les pourcentages favorables pour chacune des deux fractions : ceux qui connaissent réellement le projet (34%) et ceux qui ne le connaissaient que de nom (24%).
        Le seul résultat correct, c’est-à-dire cohérent, aurait été de recueillir uniquement l’avis de ceux qui connaissaient réellement le projet en question, c’est-à-dire 34% des sondés.
          Mais la population d’Argenteuil repassera pour ne serait-ce que connaître cet élément essentiel.
       Quant au maire d’Argenteuil, en attendant, il n’a pas attendu de véritablement comprendre le compte-rendu du sondage, d’en mesurer toutes les incohérences, pour proclamer à tout va qu’il avait obtenu un résultat inespéré de 65 %... on se demande simplement de quoi.
         Mais s’il s’en contente…
         Fort de tout cela qui, nous, nous conforte, plus que jamais, le combat continue, pour la défense de notre salle des fêtes communale Jean Vilar, et contre le projet Cap Héloïse. DM

Urgences de Pontoise : une correspondance d’un de nos camarades obligé d’accompagner aux Urgence un proche très malade


Un jour comme les autres aux Urgences.

 
Dans le couloir des Urgences de Pontoise

Nous connaissons tous les grèves dans les différents services de santé des hôpitaux. Que ce soit chez les pompiers, les urgentistes, ou d’autres services hospitaliers, partout c’est la colère (légitime) et malgré tout ils font leur boulot.
Nous avons tous besoin, à un moment ou un autre, d’aller aux Urgences. Souvent par nos propres moyens. Sur place on ne peut que constater que c’est la galère pour tous. Médecins, infirmières, aides-soignants, patients, accompagnants.
L’inscription aux Urgences est rapide. Après une petite attente de quelques minutes, une infirmière nous appelle pour un premier bilan et l’évaluation du degré d’urgence est faite en quelques minutes. Il nous faut ensuite, attendre pendant de très longues heures, dans une salle d’attente bondée, tout juste chauffée.
Au bout de 10-12 heures, une infirmière débordée nous dirige alors vers un box, tout juste libéré, elle nous branche à un appareil de mesure, et nous demande d’attendre le médecin, en précisant bien, que l’attente risque d’être longue… très longue. Là encore, il faut s’armer de patience car, selon le degré d’urgence l’attente peut être de plusieurs heures !
Certains patients, malgré la douleur, partent, découragés sans avoir vu le médecin.
« Hôpital de misère, patients en danger, personnel en colère SOS ! », « Personnel en souffrance » « Urgence en grève » « état d’urgence, la grève est arrivée », ce sont les slogans qui tapissent les murs des urgences.
Le manque de moyens est criant, il est devenu totalement intolérable. Les Urgences sont aux bords de l’asphyxie, il y a vraiment de quoi se mettre en colère. Il faut mettre les moyens là où il y a des besoins et surtout pas dans les poches des capitalistes.
En revanche, le 15 ou le 112 sont très accessibles. Les pompiers interviennent rapidement et prennent en charge efficacement les victimes de malaise ou d’accident, comme cela s’est fait pour la proche que j’accompagnais. Le problème vient des Urgences. Une fois aux urgences, si l’on n’a pas un problème vital, il faut patienter de très longues heures comme je l’ai dit. Th. P.