jeudi 14 novembre 2019

Logement : la crise perpétuelle


Pas un problème de manque de données, mais de manque de logements



L'Ipsos va conduire une enquête sur la situation du logement en France auprès de 70 000 foyers, avec pour objectif affiché d'aider le gouvernement à avoir des données récentes et fiables.
De telles enquêtes ont lieu régulièrement, sans que rien ne change à la crise du logement telle que la vivent tous les jours des millions de familles populaires.
Les associations de locataires, de même que la fondation Abbé Pierre, rappellent à longueur d'année l'ampleur des problèmes, qui va des loyers exorbitants à l'insalubrité, d'appartements surpeuplés aux expulsions. Appliquer la loi, qui autorise la réquisition des logements vides et prétend garantir un « droit au logement opposable », ce serait un minimum.
Le problème n'est pas le manque de données, c'est le manque de logements accessibles aux plus démunis, et surtout des salaires qui permettent d'avoir un bon logement.

Violences policières ? Circulez, il n’y a rien à voir


Des chiffres d’une justice de classe



Un an après le début du mouvement des gilets jaunes, le ministère de la Justice publie des chiffres éloquents sur la répression contre ce mouvement. 10 000 ont été placés en garde à vue mais seulement 5 300 ont fait l'objet de poursuites judiciaires. La justice admet donc que 4 700 n'avaient rien fait. Au final, 3 100 ont été condamnés dont 400 à la prison ferme.
En même temps, seulement 212 enquêtes ont été lancées contre des violences policières, dont 146 classées sans suite. Sur les 66 restantes, seuls deux policiers sont sur la sellette. Pas de chance, ils ont été filmés.
Cette justice à géométrie variable est une justice de classe.

Femmes : À travail égal, salaire toujours pas égal


Nous, elles n’attendront pas l’an 2168

 
L'affiche date de quand ?

Selon les calculs d’un collectif féministe, depuis le 5 novembre à 16 h 47, les femmes salariées travaillent à l’œil pour leur patron, car les femmes n’ont toujours pas un salaire égal à celui des hommes. En moyenne, les salaires des femmes sont inférieurs de près de 19 %, et pour certaines, du fait des temps partiels imposés, c’est 26 %. Et les lois successives sur l’égalité salariale n’y ont rien changé.
Certains pensent qu’il faudrait attendre 2168 pour que cela change. Les travailleuses n’auront pas autant de patience !

Argenteuil, Val d’Oise, les listes « Lutte ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs » Exprimer la situation du monde du travail, ses revendications, être à ses côtés lors de tous ses combats légitimes


Des problèmes locaux à l’image des problèmes généraux du monde du travail



Le quotidien Le Parisien-95 d’hier a consacré un article aux listes Lutte ouvrière qui seront présentes dans un certain nombre de communes du Val d’Oise et qui seront toutes intitulées « Lutte ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs ».
         Quelles que soient les approximations d’un tel article, il vaut toujours mieux que l’on parle de soi plutôt que le contraire. A nous ensuite de préciser nos véritables idées si nécessaire. C’est le cas ici.
         Il ne s’agit pas pour nous lors de ces élections de « Mobiliser la population sur des problèmes locaux ». Il s’agit d’abord de nous adresser au monde du travail sur la base de ses difficultés qui n’ont fait que s’accroître ces dernières décennies, et encore davantage ces dernières années. Les « problèmes locaux » qui nous intéressent, ce sont d’abord et avant tout, les difficultés à obtenir un emploi, la diminution des revenus réels (salaires, indemnités, pensions de retraite) qui devraient permettre de vivre, l’aggravation des conditions du travail, le recul net des services, publics ou autres, utiles et nécessaires à la population. C’est en dénonçant cette situation que nous ferons campagne.
         Ces problèmes ont une déclinaison locale certes, que nous devrons mettre en valeur. Mais ils sont à l’image des problèmes généraux du monde du travail du pays.
Cette élection nous permettra de regrouper ceux qui partagent avec nous ce constat, et qui pourront ainsi l’exprimer lors de ce scrutin.
         Face à cette dénonciation des « problèmes du monde du travail », tous les programmes électoraux, tous plus prometteurs et plus alléchants les uns que les autres, pèsent bien peu. Une municipalité, sauf à la marge, ne peut guère contrecarrer par son action le recul actuel de la condition des classes populaires, la dégradation de la vie collective, et « l’allure » de la ville. Ce sont les intérêts capitalistes relayés par l’État et son gouvernement qui mènent la danse, y compris à l’encontre des municipalités, aussi de bonne volonté soient-elles.
         En revanche, le rôle d’élus de Lutte ouvrière consisterait avant tout à informer les travailleurs de la commune, à essayer de les mobiliser sur la base de leurs problèmes qui ne sont pas différents de ceux des travailleurs des autres communes. Il serait de les regrouper autour de la conscience de leurs intérêts communs. Il serait d’être à leur côté dans chaque lutte visant à améliorer leur condition d’emploi, de revenu, de conditions de travail, de logement, d’accès à tous ces services nécessaires. En cela, ils ne feraient que poursuivre ce qu'ils tentent de faire au quotidien depuis toujours. DM

mercredi 13 novembre 2019

Retraites : la clause « petits enfants dans la misère »


Travailleurs de toutes les générations, mobilisation !


Le gouvernement voudrait introduire la clause dite « du grand-père » dans les retraites qu’il est en train de massacrer, afin de tenter d'éviter les réactions des travailleurs.
Il s’agirait de s'en prendre aux générations futures. Pour sauver (en partie) les grands-pères, on sacrifierait les petits enfants.
En réalité, le gouvernement n’attendra pas la prochaine génération : dès maintenant, il s'en prendra aux prochains retraités. Alors, grands-mères, grands-pères, mères, pères et petits-enfants doivent se retrouver ensemble pour faire capoter ces attaques.

Étudiant immolé : un drame de la montée de la pauvreté


La précarité financière d’un nombre croissant d’étudiants



         Un étudiant de 22 ans s’est immolé par le feu à Lyon pour protester contre la précarité financière dans laquelle lui et beaucoup d’étudiants doivent se débattre.
« Comment survivre avec 450 euros par mois, si on a une bourse ? », écrit-il. Il dénonce tous les gouvernements de droite, de gauche et Macron qui laissent sans ressource les étudiants pauvres, qui ont du mal à trouver logements et petits boulots, ce qui conduit même certains à se prostituer.
Une société qui abandonne sa jeunesse ne mérite pas d’exister. Il est urgent de s’en débarrasser.

Un rassemblement de solidarité et d'indignation hier au soir devant le Crous de Paris


Bill Gates : le cri du cœur d’un capitaliste


Les envolées philanthropiques, c’est bon pour la galerie

 
Philanthrope, mais pas trop !

Depuis 20 ans, le milliardaire Bill Gates multiplie les efforts pour gommer son image de riche parmi les riches. Se présentant comme philanthrope, il avait annonçé qu'il lèguera l'essentiel de sa fortune à sa fondation qui organise la vaccination d'enfants dans les pays pauvres. Il avait incité les autres milliardaires à en faire autant. Il avait même déclaré regretter de ne pas payer assez d'impôts, critiquant implicitement les baisses d'impôts successives dont a bénéficié la bourgeoisie américaine depuis 40 ans.
Or des dirigeants du Parti démocrate américain en campagne électorale agitent à présent l'idée d'instaurer un impôt sur les grandes fortunes. Ce qui, si cela se faisait un jour, ne ferait que freiner un peu la progression de leurs magots. Réagissant dans la presse pour s'inquiéter de ces velléités, Bill Gates s'est fait ces derniers jours le porte-parole des milliardaires qui veulent garder le contrôle de la totalité de leur fortune.
Le mécénat c'était donc pour la galerie.

Élections municipales 2020 à Argenteuil. Chronique (25)


Une liste « Lutte ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs », c’est clair et net


Les élections municipales approchent. À Argenteuil, les listes se multiplient. Comme certains camps se déchirent, elles se divisent comme une cellule qui en donne deux par scissiparité (j’ai retenu cette notion du collège). Ainsi, les Macroniens locaux viennent de se couper en deux, la tête de liste putative locale dénonçant l’arrivée d’une « parachutée » d’Asnières…
         Nous avons recensé pour l’instant une dizaine de listes, mais ce n’est sans doute pas fini. Et pourquoi cela poserait-il un problème ? Que chacun dise ce qu’il a à dire, et les électeurs décideront.
         En revanche, ce qu’il y a de notable, c’est la grande discrétion d’un certain nombre d’animateurs de listes pour annoncer leur couleur et leurs liens éventuels avec tel ou tel parti.
         Les militants de Lutte ouvrière ne souffrent pas de ce bobo. Leur liste s’intitulera sans surprise « Lutte ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs ». Si elle s’adressera aux électeurs du monde du travail de la localité, ce n’est pas seulement comme travailleurs d’Argenteuil, mais comme fraction de la grande classe des travailleurs à l’échelle du pays qui compte des dizaines de millions d’éléments, qu’ils soient inscrits sur les listes électorales, qu’ils n’y soient pas, ou qu’ils en soient privés scandaleusement car étrangers à l’Union Européenne.
         Comme nous l’écrivions dans notre communiqué annonçant notre liste : « … A Argenteuil, comme à l’échelle du pays, les classes populaires n’ont pas cessé de subir l’offensive des possédants qui se traduit par le recul des revenus, les licenciements, les difficultés à se loger, et une chute des services publics utiles et nécessaires à la population, particulièrement manifeste à Argenteuil.
         Ce n’est certes pas à l’échelle d’une commune que se réglera cette situation profondément néfaste. Mais les élections municipales seront l’occasion de l’affirmer, d’en débattre, et d’indiquer la voie pour la remontée de la condition du monde du travail qui conditionne celle de l’ensemble de la société. Bref, il s’agit de « Faire entendre le camp des travailleurs » … »

         Et pour cela, un parti fier de son existence est plus que jamais nécessaire. Le parti ouvrier, communiste et révolutionnaires.