dimanche 3 novembre 2019
SNCF : la colère des cheminots de Châtillon n’est pas retombée
Colère et détermination
Depuis lundi 21 octobre
au technicentre de Châtillon, les 170 cheminots de Service court, chargés
de la maintenance rapide des rames, ont « déposé la caisse »,
autrement dit ont cessé le travail. Ils ont rapidement été rejoints par les 80
jockeys, chargés du déplacement des rames sur le site.
Dès la
présentation début octobre des nouveaux roulements concoctés par la
direction, cela a été le tollé. Réduction de 144 à 132 repos, augmentation de
50 % du nombre de nuits, réduction du temps de repos en week-end, des
jours de service de 9 heures, des changements d’horaires 48 heures à l’avance.
Après
s'être heurtée à la détermination et à l'unité des grévistes, jeudi 24, la
direction renonçait à imposer les nouveaux roulements et à ne
prendre aucune sanction disciplinaire. Mais les cheminots n’ont aucune
raison de payer pour un conflit dont la direction est entièrement responsable.
Les grévistes exigent avant de reprendre le travail qu’il n’y ait aucune
retenue financière et le versement d’une prime de 3 000 euros.
Jusqu’à présent, la direction
préfère couler les trains et perdre des dizaines de millions d’euros plutôt que
de céder. Le combat continue.
Libellés :
lutte des travailleurs de la région,
SNCF
Macron, Lubrizol, coup de com !
Tout va très bien, madame la marquise !
Macron a
fait une visite surprise à Rouen pour expliquer à la population de la ville
qu’il n’y avait rien à craindre suite à l’incendie de Lubrizol. Et du même
coup il s’est auto-félicité en rendant hommage aux services de l’Etat qui,
selon lui, auraient géré impeccablement cette catastrophe. Bref, les
inquiétudes de la population sur les émanations respirées ne seraient qu’un leurre.
Selon lui, la population de la région rouennaise devrait faire toute
confiance à l’État, donc à son grand chef.
Son coup
de com’ est loin d’avoir marché et il a pu s‘en rendre compte quand il a été
interpellé par des manifestants à la sortie de la mairie.
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Macronneries,
pollution industrielle
Argenteuil municipalité : il y aurait-il quartier et quartier pour elle ?
Moyens et sollicitude, les mêmes pour tous
Des habitants du quartier
d’Orgemont tentent depuis plusieurs années de faire revivre le marché de la
Colonie. Leur action n’est pas simple, d’autant plus que le marché a subi deux
incendies à quelques mois d’intervalle. Quand des habitants s’activent dans le
bon sens, cela ne peut qu’être positif pour tous.
L’objet
de cette brève est toute autre. Le voilà.
On
ne peut que constater que la municipalité d’Argenteuil bichonne leur tentative,
et c’est tant mieux. Nous avons pu le constater une nouvelle fois hier matin.
Des
tentes municipales avaient été prêtées. Mais apparemment, en l’occurrence, plus
question qu’elles s’envolent, alors que la météo n’était pas bonne, et le vent
au rendez-vous des prévisions. Rappelons, que c’est la raison qui avait été
avancée pour annuler (1) la fête concernant tout un quartier, celui d’Orgemont,
fin septembre dernier, et qui devait avoir lieu dans le parc de la cité
Joliot-Curie. Les services de la municipalité avaient justifié l’annulation
deux jours avant qu’elle se tienne, en arguant que les toiles de tente ne
pouvaient pas résister à des vents de 30 ou 40 km/heure.
C’est
super que le marché de la Colonie et ses associations bénéficient de la
bienveillance de la municipalité. Seulement, tous les quartiers et leurs
habitants doivent simplement sur ce plan être logés à la même enseigne. DM
(1. À ce jour, les associations n’ont toujours pas eu confirmation de la
tenue en décembre de cette fête dont le report avait été annoncé)
Élections municipales : étendre l’influence et les réseaux du « camp des travailleurs ». Comment Jules Guesde, Paul Lafargue, et le Parti Ouvrier posait le problème en 1882
Jules Guesde, L’Égalité, 30 avril 1882
Victoire !
Le Parti ouvrier sort des
dernières élections municipales complémentaires considérablement grandi et
fortifié.
Non pas que le succès ait partout couronné nos efforts.
Non pas que le succès ait partout couronné nos efforts.
À l’exception de Roanne, où la
liste collectiviste révolutionnaire a passé tout entière ; de Bessèges où l’un des condamnés de la
dernière grève, le
citoyen Jourdan, a été jeté comme une bombe dans le conseil municipal
bourgeois, et d’Alais [Alès (Gard)] où le programme du Havre, vaillamment
arboré par le citoyen Lalauze, est sorti triomphant de terre avec plus de 1 500 voix
contre 900 ; partout, aussi bien à Rennes qu’à Roubaix,
à Narbonne comme à Angers, nos candidats sont restés sur le carreau.
Mais pour ne pas voir autant de
triomphes dans ces défaites matérielles – comme les appellent les bourgeois –
il faudrait ne pas tenir compte du genre de résultats que cherche le socialisme
révolutionnaire dans sa participation au scrutin communal.
Si nous voyions – si nous avions
jamais pu voir – dans les municipalités des instruments de réforme ou de
transformation sociale, il est certain que l’écart considérable entre les voix
ouvrières et les voix bourgeoises devrait être inscrit à notre passif. Mais le
Parti ouvrier n’est jamais tombé dans une pareille erreur.
Il sait que la solution de la
question sociale, qui est tout entière dans la suppression du salariat, dans la
propriété et la production sociales substituées à la propriété et à la
production capitalistes, n’est pas du ressort des communes – surtout des
communes aujourd’hui administrées par le pouvoir central, ou l’État, qui leur
mesure non seulement la liberté mais l’existence.
Et il ne considère, il ne peut
considérer la lutte politique engagée sur le terrain municipal, comme la lutte
engagée sur le terrain de la grève, que comme un moyen de recruter des soldats,
de constituer, de discipliner et d’aguerrir l’armée de la Révolution.
Dans ces conditions, du moment –
qu’on me passe l’expression – où le mât de cocagne municipal est convaincu de
ne mener à rien, peu importe que l’on décroche ou non une timbale
nécessairement vide.
La seule chose dont nous ayons à
nous occuper, c’est de l’esprit qui anime les combattants.
Est-ce bien l’expropriation de la
bourgeoisie qu’ils poursuivent ? Est-ce sur le prolétariat organisé en parti
de classe qu’ils comptent pour
accomplir cette œuvre de
salut – non seulement ouvrier, mais humain ? Est-ce
un cri de guerre – de
guerre sociale – qui a été poussé en allant aux urnes ? Alors
tout est bien.
Ainsi comprise et pratiquée,
l’action électorale municipale est le commencement de la fin. Quel que soit le
résultat numérique, elle porte ses fruits en elle-même. Nous avons passé la
revue de notre armée ; et viennent les événements,
le bataillon sacré qui s’est affirmé à coups de bulletins nous garantit la
possession des grands centres ouvriers, Roubaix, Reims, Roanne, etc., qui
auront à constituer la dictature révolutionnaire du prolétariat.
C’est dans ce sens – et avec
cette conviction – que nous saluons les vaillantes minorités ouvrières qui dans
plus de cinquante villes ont répondu présent à l’appel du Parti.
Grâce à elles, notre front de
bataille vient d’être largement étendu. Le drapeau a été planté autour duquel
se rallieront nécessairement, au fur et à mesure des déceptions qui les
attendent, les travailleurs hésitants ou trompés par la phraséologie radicale.
Dans l’enclos municipal stérilisé
à l’avance, il ne s’agit pas de vaincre, je le répète, la victoire devant
laisser les prolétaires aussi prolétaires que devant. Il s’agit en groupant les
hommes, et en affirmant la classe, son but expropriateur et son moyen
révolutionnaire, de préparer la victoire, c’est-à-dire l’avènement au pouvoir
du quatrième état ou prolétariat.
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élections municipales
samedi 2 novembre 2019
Projet de fusion PSA - Fiat Chrysler : le Monopoly continue
Les seuls qui sont en doublon, ce sont les actionnaires
Les deux groupes ont annoncé
officiellement qu’un projet de fusion était en discussion. Ce
jeu de Monopoly pour capitalistes s’accompagne en général de plans de
suppressions d'emplois car les patrons y voient une occasion de faire des
économies d’échelle. « Il y aura des postes en doublon »,
entend-on déjà dire. Au ministère des Finances, on se déclare préoccupé par la
défense de l’emploi... Les travailleurs de
Ford, de Conforama, de General Electric à
Belfort ont pu vérifier ce que valaient ces promesses de
politiciens !
Il n’y a rien
qui justifie qu’on prive des travailleurs de leur
gagne-pain, en France, comme en Italie ou ailleurs. Les seuls
qui sont de trop, ce sont les actionnaires de PSA et de Fiat Chrysler qui
font doublon et s’enrichissent en parasite sur le dos des
travailleurs !
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automobile,
Monopoly capitaliste
BNP Paribas : supprimer les emplois pour augmenter leurs profits
Leur logique et la nôtre
BNP Paribas, première banque
française, a annoncé des résultats en hausse au troisième trimestre et, pour
l’année 2019, elle table sur 1,9 milliard d’euros de bénéfice. Mais elle a
annoncé en même temps près de 1 000 suppressions de postes.
La
logique capitaliste est toujours la même : détruire les emplois pour augmenter
les profits. C’est une logique inverse qu’il faudra imposer dans l’intérêt de
la collectivité : prendre sur les profits pour maintenir les emplois !
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