dimanche 20 octobre 2019

Argenteuil cité Joliot-Curie, misère de la banlieue


Queue à la poste, queue devant le distributeur

C’était très difficile de retirer de l’argent au distributeur automatique à Joliot-Curie ce matin.
         Argent difficilement gagné, et en plus, difficulté à le retirer !

La municipalité peut garder pour elle ses grandes déclarations sur la sécurité et la propreté

Avec les travaux de la rue Yves Farge, le nombre de places de parkings a été considérablement réduit dans ce secteur de la cité. Alors, imaginez, le samedi jour de marché, c’est encore plus duraille pour se garer.
         Pourtant, cela n’inquiète pas plus que cela ni la municipalité, ni l’élu de quartier (s’il y en a un !), ni la police municipale ou nationale. Depuis des mois, des épaves stagnent sur le parking du début de la rue Rouquès.
Les autorités attendent quoi ? Que cela débouche sur des incidents avec des enfants, ou autre ?


A Argenteuil, pour la municipalité, il y a fête et fête !

Fin septembre, la municipalité annulait la fête de quartier d’Orgemont-Volembert, pour des raisons soi—disant météorologiques. Comme si elle n’avait pas pu la déplacer dans le groupe scolaire Joliot-Curie et le gymnase attenant...
         Aujourd’hui, elle prévoit une autre festivité… dans ce gymnase et dans le groupe scolaire susmentionné !
         Mais un mercredi après-midi (sans les parents ?), et le 11 décembre, en guise de fête de noël !
         En attendant la réaction des parents et des habitants, les bénévoles des associations sollicitées sont très en colère.

samedi 19 octobre 2019

SNCF : Cheminots en colère


Une dégradation incessante de la sécutité



Une collision à un passage à niveau dans les Ardennes entre un TER et un camion a fait plusieurs blessés le 16 octobre.
Le conducteur du train, seul cheminot présent à bord, s'est retrouvé du fait de la collision incapable d'engager les procédures de sécurité d'urgence afin de faire stopper la circulation aux abords de l'accident tandis que les 70 passagers du train restaient livrés à eux-mêmes après le choc.
Face au silence de la direction de la SNCF, le ras-le-bol face à la dégradation incessante de la sécurité, lié au manque de personnel tant à bord des trains que dans les gares a provoqué la réaction collective des cheminots. En refusant d'assurer la circulation des trains dans ces conditions, c'est la sécurité de tous, cheminots comme usagers qu'ils protègent.

Emmaüs : chasse aux sans-papiers


Contre Macron, Castaner et ses préfets, aux côtés des sans-papier



Le responsable de la communauté Emmaüs de Rodez dénonce le raidissement de la police et de la justice à l'égard de ses « compagnons » sans-papiers. Le mois dernier un Arménien de sa communauté a été arrêté et expulsé. Ces derniers jours c'est un Algérien qui a été placé en centre de rétention en instance d'expulsion, alors qu'il aurait pu faire une demande de régularisation dans quelques mois, après avoir travaillé 3 ans avec Emmaüs.
Dans certains départements, les responsables de l'hébergement d'urgence se plaignent des consignes données par les préfectures pour que les demandeurs d'asile appelant le 115 soient systématiquement laissés à la rue.
Macron est devenu président en prétendant être un rempart contre l'extrême-droite. Au pouvoir il agit comme elle.

Chicago : grèves dans les écoles


Des revendications semblables aux nôtres



Depuis le 17 octobre, près de 30 000 enseignants et autres employés sont en grève dans le district scolaire de Chicago aux Etats-Unis : 300 000 élèves n'ont plus cours.
Leur syndicat réclame des augmentations de salaire de 15 % au cours des 3 prochaines années. Les grévistes veulent aussi la réduction des inégalités entre les établissements scolaires situées dans les zones les plus aisées du district et les zones pauvres de la ville. Ils réclament le recrutement d'infirmières scolaires, de bibliothécaires, d'assistantes sociales, de psychologues..., et la réduction du nombre d'enfants par classe. Bref, ils veulent que les autorités financent bien plus les écoles publiques.
Dans la ligne de ce qu'on fait les enseignants grévistes d'autres États américains en 2016 et ce qu'ils ont fait eux-mêmes lors d'une précédente grève en 2012, les enseignants de Chicago ont commencé leur mouvement par une grande manifestation. Vive cette grève militante.

Urgences pédiatriques en danger en Ile de France dans la grande couronne


A l’ARS de trouver la solution au problème qu’elle a créé



Le Parisien-95 a tiré hier la sonnette d’alarme sur la situation des urgences pédiatriques. 24 hôpitaux d’Ile de France, dont quatre dans le Val D’Oise, risquent de connaître une situation de blocage à partir du 4 novembre. L’hôpital d’Argenteuil fait partie de ceux-là. Et cela, par manque d’internes, ces étudiants en médecine en fin de formation, qui jouent un rôle essentiel dans les services.
         Cette situation serait la conséquence de mauvais choix de l’Agence Régionale de Santé qui a entraîné la diminution du nombre d’internes choisissant la pédiatrie, et donné le choix à ces derniers de rejoindre les hôpitaux de leur choix. L’attraction des grands hôpitaux parisiens aurait fait le reste.
         Ces mauvaises décisions de l’ARS sont bien dans la continuité de sa politique générale dont l’objectif n’est pas de répondre aux besoins de santé publique sur le terrain.
         En tout cas, il lui reste à trouver la solution pour éviter le blocage.
         Les zones de la grande couronne concernées sont aussi celles de la forte poussée démographique. Et puis, on ne peut pas laisser les enfants sans soin, et leurs parents dans l’inquiétude.

Argenteuil, élections municipales, les notables entrent en lice. Chronique de la campagne des élections municipales de mars 2020 à Argenteuil (20)


Leur autosatisfaction si loin des problèmes de la population

L’ancien maire et le maire actuel se marquent à la culotte. Ce dernier vient de se déclarer à nouveau candidat quelques jours après que son prédécesseur l’ait fait. En outre, dans la foulée, il vient d’inaugurer sa permanence, dans la même rue et à 200 mètres de celle de son rival…
         Enfin, drôle de permanence s’il en fut. A première vue (!), on se demande si « Mothron Une vision » ne serait pas une nouvelle enseigne d’opticien. Apparemment, ce n’est pas le cas.



         En tout cas, quand il déclare : « Durant ces années, nous avons posé les premiers jalons de la renaissance. Une nouvelle dynamique est en marche », même avec de bonnes lunettes, nous n’avons rien vu. Mais à 200 mètres de la basilique, il n’y a que la foi municipale qui sauve.
         En près de six ans, la situation globale de la population travailleuse d’Argenteuil a continué à reculer. Ce n’est certes pas sur l’essentiel du fait de Georges Mothron. Mais il y a tout de même ajouté sa touche personnelle. Le blog « lo argenteuil » tenu scrupuleusement chaque jour depuis près de six ans permet d’en donner la preuve. DM 

Demain, sur le blog, « quand à propos de Cap Héloïse, Philippe Doucet se réinvente un passé et change de chemise… »

vendredi 18 octobre 2019

Éditorial de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2672


Guerre en Syrie : un chaos dont l’impérialisme est responsable

16 Octobre 2019



En annonçant dès le 7 octobre le retrait des forces spéciales américaines présentes dans le nord de la Syrie, Trump a donné le feu vert à Erdogan pour lancer l’armée turque contre les Kurdes syriens. Le cynisme avec lequel les dirigeants américains ont ainsi abandonné ceux sur qui ils s’étaient appuyés pour reconquérir les territoires contrôlés par Daech choque légitimement partout dans le monde.
Mais, si le cynisme des grandes puissances est sans limite, il n’est pas nouveau. Si les peuples du Moyen-Orient, de la Syrie à l’Afghanistan en passant par l’Irak et l’Iran, subissent les guerres et les destructions depuis quarante ans, la responsabilité en incombe directement aux puissances impérialistes. Les États-Unis, gendarme du monde, sont à la manœuvre aujourd’hui, mais ils ont été suivis, ou précédés selon les épisodes, par la France et la Grande-Bretagne, les premières à avoir dépecé cette région stratégique, riche en pétrole, en y traçant des frontières arbitraires, coupant notamment les populations kurdes en quatre morceaux. Cette politique criminelle n’a fait que se poursuivre et s’approfondir.
Dès 1979, la CIA a financé et équipé les milices islamiques qui combattaient la présence soviétique en Afghanistan. Ce soutien a permis à un certain Oussama Ben Laden de faire ses classes et de tisser un réseau solide, avant de se retourner contre ses maîtres en fondant al-Qaïda. Le djihadisme, dont l’éradication sert aujourd’hui à justifier interventions militaires et lois sécuritaires au nom de la « lutte contre le terrorisme », est un produit direct des manœuvres impérialistes.
En 2011, le démocrate Obama a retiré les troupes américaines de l’Irak, que le républicain Bush junior avait envahi en 2003 sous prétexte des attentats du 11-Septembre, dont les Irakiens n’étaient en rien responsables. L’armée et les services spéciaux américains ne laissaient pas alors « un Irak souverain, stable et autonome », comme le prétendait Obama. Ils laissaient un peuple meurtri et un pays détruit par la guerre civile, découpé par leurs soins en zones confessionnelles sur lesquelles prospéraient des milices islamistes de diverses obédiences. Parmi elles, il y avait al-Qaïda en Irak et son leader al-Baghdadi, futur fondateur de Daech.
Quand, en 2011, le Printemps arabe toucha la Syrie, l’intervention des grandes puissances ne visa pas, quoi qu’elles en disent, à appuyer les aspirations sociales et démocratiques de la population face à la dictature de Bachar al-Assad. Après une période d’observation prudente, elles voulurent profiter de la situation pour tenter de remplacer le régime d’Assad par un autre, plus docile à leurs intérêts. Elles agirent pour remplacer la contestation sociale par une guerre civile et confessionnelle. Elles le firent directement et par l’intermédiaire d’alliés régionaux en rivalité entre eux, l’Arabie saoudite et la Turquie, mais aussi le Qatar, l’Égypte et l’Iran, pourtant ostracisé par les États-Unis. Ces interventions des puissances régionales, tour à tour encouragées et modérées par les États-Unis, transformèrent la Syrie en champ de bataille entre milices concurrentes. Cela juge sans appel les discours des dirigeants occidentaux sur la démocratie, les droits des peuples, des femmes ou des minorités opprimées.
Quand l’une de ces milices, Daech, née en Irak, réussit à s’imposer sur un vaste territoire en proclamant l’État islamique au Levant et en Irak, les grandes puissances durent changer leur fusil d’épaule. D’un côté, elles remirent le dictateur Assad dans le jeu. De l’autre, elles formèrent une coalition pour combattre Daech. Les États-Unis et leurs alliés s’appuyèrent sur les milices kurdes syriennes, encadrées par leurs conseillers militaires et appuyées par leurs avions. Au prix de lourdes pertes, les milices kurdes du YPG et les Forces démocratiques syriennes (FDS) reconquirent, ville par ville, le territoire occupé par Daech.
Comme ceux du Kurdistan irakien, les nationalistes kurdes de Syrie espéraient profiter de cette alliance pour conserver durablement le petit espace d’autonomie conquis au nord du pays à la faveur de la guerre civile. L’espoir aura été de courte durée. Si l’on ignore quels marchandages ont eu lieu entre Trump et Erdogan, quels sont les calculs américains, ces derniers ont sacrifié les Kurdes pour satisfaire leur allié turc, hostile à un Kurdistan autonome à ses frontières et prêt à une aventure militaire pour redorer son blason. En même temps, les États-Unis redeviennent, à travers la Turquie, un acteur de la guerre civile syrienne, quitte même à la relancer.
Cette trahison montre encore une fois que l’ordre mondial imposé par les grandes puissances ne laisse aucune place à l’autodétermination des peuples. Qu’il s’agisse des Kurdes, des Palestiniens ou d’autres, elles n’agissent qu’en fonction de leurs propres intérêts et de ceux de leurs sociétés, pétrolières ou autres.
La domination de l’impérialisme ne mène qu’au chaos et à la guerre permanente, comme le montrent les exemples de la Syrie, de l’Irak et du Moyen-Orient dans son ensemble ; avec le risque de plonger le monde dans une guerre généralisée.



Algérie : révolte contre le système politique et aspirations sociales
Tel sera le sujet du Cercle Léon Trotsky
Ce soir vendredi 18 octobre, à 20 h 30 à Paris
Grande salle de la Mutualité,
24, rue St-Victor, Paris 5ème, M° Maubert-Mutualité
entrée : 3 euros

Pompiers, services publics, obsession antimusulmane du RN, voile... Nathalie ARTHAUD sur LCI mardi 15.10 au débat du « Grand soir » face à un représentant de LREM et à un autre du RN