jeudi 6 juin 2019

Soudan : les militaires tirent sur les manifestants, au moins déjà 30 morts


Mais la population mobilisée n’a pas dit son dernier mot



Depuis la fin du mois de mai, l’armée soudanaise a commencé à réprimer les manifestations à Khartoum, la capitale du pays. Lundi 3 juin, elle a investi le lieu d’un sit-in géant, occupé depuis le 6 avril dernier devant le Quartier général de l’armée, ouvrant le feu sur les manifestants. Le bilan connu est déjà lourd avec au moins 30 morts, mais il pourrait être encore beaucoup plus élevé.
Par ses manifestations massives, la population soudanaise avait obligé l’armée à écarter du pouvoir l’ex-dictateur Omar Al-Bachir aux commandes depuis plus de 30 ans. Mais les généraux comptent bien rester à la tête du pays. Après avoir tenté de mettre fin aux manifestations en jouant la comédie d’une pseudo-transition démocratique, les militaires utilisent la répression brutale.
Mais des appels à de nouvelles manifestations se multiplient.

Gilets jaunes et police : 24 éborgnés, 5 mains arrachées, 293 blessés à la tête…


Circulez, y’a rien à voir


Situation de violence des Gilets jaunes ?


Une « marche des mutilés » a eu lieu à Paris, le 2 juin. Elle a rappelé que, depuis le début du mouvement des gilets jaunes, la police a fait au moins 2 448 blessés, dont 293 à la tête, 24 éborgnés, 5 mains arrachées, etc.
Six mois après, aucun coupable de ces violences n’a été condamné. Et on comprend pourquoi car, ce même week-end, le secrétaire d’État à l’Intérieur a dit n’avoir « aucun regret ». Et d’ajouter que « ce n’est pas parce qu’une main a été arrachée, qu’un œil a été éborgné, que la violence (policière) est illégale ».
Le bla-bla sur le droit de manifester, c’est pour les discours. Pour le reste, les autorités couvrent ceux qui cognent et tirent pour défendre un ordre injuste.

Argenteuil- sports, halle Roger Ouvrard, un défaut de construction très certainement


Halle des sports ou piscine ?

 
Des appareils, pas des rames...

Pour la troisième fois en quelques mois, les séances d’activité sportive ont dû être annulées avant-hier en soirée à la Halle des sports Roger Ouvrard. En cause, le fort orage qui a éclaté en fin d’après-midi, mais surtout l’inondation qui s’en est suivie.
         La troisième fois en seulement quelques mois, ce n’est pas de la malchance, cela relève davantage d’un défaut de conception des installations.
         Pour un équipement récent qui a été livré il y a peu. Pour les sportifs et les parents des jeunes, c’est trop.
         Quant à la collectivité, on rappelle que la Ville a dû, suite déjà à une inondation, racheter du matériel. Pour 50 000 euros ?

Argenteuil, urbanisme, « charte des espaces publics »


Cela s’appelle de la fausse concertation



J’ai découvert par hasard l’invitation ci-dessous. En tout cas, dans cette initiative, il y aura bien au moins un heureux, le cabinet d’urbanisme sollicité. On peut imaginer que ce n’est pas à titre bénévole.
         En tout cas, cela ne s’apparenterait pas à une énième usine à gaz. « Reconnectez les quartiers entre eux » ! On a besoin d’une énième étude pour connaître le problème et identifier les voies (certes pas simples à parcourir) pour y remédier.
         A ce propos, un ouvrage toujours d’actualité sur le sujet, « Argenteuil, une géographie », une petite réflexion totalement bénévole de votre serviteur. En vente à la librairie Le Presse-papier, et au service des archives municipales si je ne me trompe !

PS. Quant à la concertation, on pense à la salle Jean Vilar et à L’île Héloïse, où une concertation, même minimale, n’a jamais eu lieu.

Fête de Lutte ouvrière à Presles dans le Val d’Oise les 8,9 et 10 juin prochains. Voir le programme complet


L’entrée

20 euros l’entrée pour les trois jours, la carte d’entrée achetée sur place.L’entrée de la fête est gratuite pour les enfants de moins de 14 ans accompagnés.

Un car gratuit part d’Argenteuil le matin et revient le soir. Le nombre de places est limité. Il faut vite s’inscrire maintenant. Il reste encore quelques places.
Il à l’avantage d’arriver juste à l’entrée de la fête et de repartir non loin de celle-ci
Au départ (pour les inscrits) : trois lieux : Joliot-mairie-Val Sud


Le programme complet vient de paraître. Et c’est copieux : 32 pages !

Vous pouvez le consulter dès maintenant sur internet en allant sur :


Vous y trouverez le pdf dédié en page d’accueil


 


mercredi 5 juin 2019

Macron Whirlpool-Amiens : sa mascarade se conclut par la fermeture


Ne jamais compter sur le bla-bla-bla de politiciens en quête de publicité



Le tribunal d'Amiens a placé l'ex-usine Whirlpool en redressement judiciaire.
Macron était venu juste avant le second tour de l'élection présidentielle promettre qu'il n'y aurait pas de licenciement.
           Il y a un an, un petit industriel local, Nicolas Decayeux, patron du Medef du département, réembauchait sur le site 162 ex-salariés de Whirlpool.
Un an plus tard, le rideau tombe sur cette farce et la nouvelle est tombée juste après les élections européennes, comme pour Alsthom-Belfort.
Et c'est l'État, au travers de son préfet, qui a signifié la fin de la partie. L’État a décidé de ne plus soutenir Decayeux et de s'orienter vers la recherche de reclassement des salariés.
C’est la mobilisation des salariés qui avaient braqués les projecteurs sur eux lors de la campagne présidentielle.
Pour lutter contre les licenciements, les travailleurs ne peuvent compter sur le bla-bla-bla de politiciens en recherche de publicité.
C’est tous ensemble que les travailleurs, par leurs luttes collectives, pourront faire reculer le patronat et contester le pouvoir qu’il a de licencier à son gré en jetant les travailleurs au chômage.

Violences et sexisme : Non à la violence contre les femmes !


Des crimes et des violences sexistes, à l’image de la société



Jeudi 30 mai, à Lille, à l’appel de la Maison des femmes, de plusieurs associations féministes, dont le Planning familial, un rassemblement s’est tenu, place de la République.
Alors que 31 femmes ont été tuées depuis le début de l’année et trois jours après l’enlèvement et le meurtre d’une femme à Lille par son ex-mari, une centaine de personnes se sont mobilisées pour dire non aux violences exercées à l’encontre des femmes.
Pourtant Macron et son gouvernement avaient déclaré la lutte contre les violences faites aux femmes « grande cause 2018 ». Mais la réalité, ce sont les réductions des budgets des associations qui accompagnent les femmes victimes de violences conjugales. C’est aussi la réduction du nombre d’hébergements susceptibles d’aider les femmes battues à trouver un refuge.
Rien de surprenant d’un gouvernement qui est à la botte du grand patronat qui fabrique la misère touchant majoritairement les femmes. Elles sont principalement concernées par le chômage, la précarité, le temps partiel imposé, les bas salaires et les petites retraites e souvent la seule chargée de famille.
Il y a toutes les raisons de protester contre les crimes et violences sexistes, produits de la société capitaliste fondée sur les injustices et les inégalités !

Ce soir au Figuier blanc, à 20 heures 30, « Working Woman », un évènement initié par Femmes solidaires en collaboration avec la Maison des femmes d’Argenteuil



Argenteuil-Éducation, deux députées confrontées à l’expression de la réalité


Un tel décalage entre les proclamations et la réalité




 
Michel Campagnac, conseiller municipal LO de Bezons, CGT-Éducation

La réunion tenue sur la loi Blanquer lundi soir à l’espace Nelson Mandela était très instructive sur l’écart entre la réalité de l’Éducation nationale et le discours complètement décalé des deux députées LERM présentes. Ce décalage a été mis en valeur par les intervenants, en particulier par ceux qui vivent cette réalité de l’intérieur dans les établissements, ou encore par le représentant de la FCPE-95 présent.

C’est l’intervention de ce dernier que nous publions ci-dessous

« Bonjour, je me présente, Philippe Renou, 4 enfants, parent d’élève de la fcpe.
Je suis élu fcpe sur Eaubonne, au lycée, qui s’est mobilisé depuis l’annonce de la chute des moyens pour l’an prochain dans ce lycée. J’en parle maintenant, et j’y reviendrai plus tard, mais lors de la mobilisation des enseignants et des parents de ce lycée, en avril nous sommes allé devant le lycée Buisson un lundi matin, car il y avait le directeur académique, la rectrice, un sous-ministre (celui qui veut refaire le service militaire) et vous Mme Rilhac. Et j’en parle car parmi les professeurs qui manifestaient, il y avait une de vos amies, qui a essayé de vous contacter, à qui vous avez répondu « attends je te rappelle »… 2 mois plus tard, on attend toujours. Oh, vous n’êtes pas la seule, une autre enseignante de notre lycée a contacté la député d’Eaubonne, Mme Moutchou, elles étaient à l’école ensemble quand elles étaient enfants. Cette députée aussi a promis de nous aider. D’elle aussi on est sans nouvelles depuis…
Je suis aussi élu à la fcpe du Val d’Oise. Comme vous l’avez été Mme Rilhac. Vous ne l’avez pas été longtemps, il y a beaucoup de boulot à faire à la fcpe95, et quand vous êtes partie, d’autres bénévoles, ne cherchant ni honneur ni gloire, ont fait le boulot, avec persévérance, pour aider les familles à s’y retrouver dans le maquis administratif de l’éducation nationale. A s’y retrouver dans les réformes.
Car parlons-en des réformes dans l’école. Sans arrêt des réformes. Tous les ans une réforme, pour ceci, pour cela, dans un sens, dans un sens contradictoire. Marre des réformes, les parents sont largués, les profs sont fatigués. Marre des réformes, jusque-là !
Car ces réformes ont en réalité toujours le même objectif : économiser sur l’éducation nationale, comme cela se fait sur les autres services publics. Tous les ministres ont la même feuille de route : économiser des milliards d’euros, pour que cet argent soit utilisé ailleurs, essentiellement à « aider les entreprises », les pauvres…
En général, les gouvernements cherchent à habiller ces économies en les présentant sous un jour flatteur. Et ce qui est terrible dans cette loi Blanquer, ce sont les enrobages qui ont été volés dans les revendications de la fcpe, mais complètement détournées de leurs objectifs.
La scolarisation des tout-petits est un combat de toujours de la fcpe. Et vous vous servez de cet argument non pas pour étendre la scolarisation aux moins de 3 ans comme nous le réclamons dans les quartiers populaires, mais vous rendez simplement obligatoire ce qui existait déjà largement (la scolarité à partir de 3 ans) avec comme principale conséquence de financer l’école privée encore plus !
Sur la réforme du lycée général, cela fait aussi longtemps que la fcpe se bat contre le « bachotage » intensif de fin de terminale. Alors vous introduisez une toute petite dose de contrôle continu, vous créez du bachotage permanent pendant les 2 années de première et de terminale (les « E3C »), et vous faites croire que c’est mieux. Surtout, la fcpe se bat depuis longtemps pour que les élèves puissent mieux choisir les enseignements. Alors vous inventez les spécialités, séduisantes sur le papier, mais comme « et en même temps » vous supprimez des milliers de postes dans le second degré, le choix des spécialités sera plus lié aux contraintes budgétaires des lycées qu’aux compétences et appétences des élèves. Et auront comme réelle et unique conséquence de remplir toutes les classes à 35 voire plus. C’est ignoble, excusez mon vocabulaire, de détourner les revendications des parents d’élèves pour faire passer vos mesures.
En ce moment même, parce que les conseils de classe de seconde sont en train de se dérouler, mon téléphone est rempli de messages de parents inquiets, furieux, désespérés par ce qui se passe concrètement à propos de ces choix de spécialités. Dans certains lycées (par exemple herblay, sarcelles…) cela tourne à la farce tragique, la circulaire de début d’année organisant le choix des spécialités est foulée aux pieds, des élèves sont convoqués dans le bureau du proviseur pour changer de spécialités, d’autres sont massivement orientés dans des filières qui ne leurs correspondent pas. C’est une honte.
En lycée pro par contre, pas besoin d’habillage pour supprimer des heures : la culture générale est sabrée, sans complexe. Vous comptez sur le fait que ces élèves et surtout leurs parents ne suivent pas de près le fonctionnement de l’éducation nationale. Mais la culture n’est pas réservée aux élites bourgeoises ! Les jeunes des quartiers populaires aussi ont droit aux matières générales. Evidemment, avec 25% de chômeurs chez ces jeunes, le patronat ne voit pas pourquoi dépenser pour leur éducation. Et votre gouvernement exécute.
Alors voilà la situation réelle, pas celle de vos fiches, ou des éléments de langage que l’on vous apprend à manier. Une situation désastreuse, une jeunesse dégoûtée, et un avenir bien sombre. Car c’est toute la société qui payera le prix de vos restrictions budgétaires.
Sur le terrain, la fcpe continuera d’aider les familles à s’y retrouver, à les conseiller, à les accompagner. C’est dur, mais nous, on n’abandonnera pas. »

Quelque peu dubitatives... (Photos Daniel Hommeau)