mercredi 1 mai 2019
SNCF : accident de Brétigny : la justice va juger un lampiste
Derrière le lampiste, la responsabilité de la SNCF et des
gouvernements successifs
Les associations de victimes de
l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge dénoncent le fait qu’un seul
cheminot soit envoyé devant les tribunaux pour sa responsabilité dans le
déraillement du train en juillet 2013 qui avait tué 7 personnes et blessé une trentaine.
C'est, disent-elles, un bouc-émissaire.
Et
pourtant la presse avait signalé à quel point le manque de personnel
d’entretien était criant, comme en témoigne un mail d’un directeur de
l’infrastructure réclamant d’urgence 200 agents supplémentaires pour
« limiter la casse sur cette région ».
Ce qui
est en cause c’est la politique d’économies faites sur le personnel d’entretien
et donc sur la sécurité, bref la politique de la SNCF et des gouvernements
successifs.
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Essence : prix à la pompe : ça flambe
Et pendant ce temps-là les pétroliers font
des affaires
Le prix des carburants flambe à
nouveau. Par exemple, le sans plomb 95 vient d’atteindre son plus haut niveau à
la pompe depuis 6 ans : 1,58 euro ! Dans la station la moins chère
d’Argenteuil, en haut de l’avenue de Stalingrad, les prix augmentent tous les
jours, et le SP 95 est en passe d’atteindre les 1,55 euro !
Cette
fois ci ce serait, nous explique-t-on, la faute… à personne : les
pétroliers jurent que le prix du brut ne bouge pas, le gouvernement dit que les
taxes n’ont pas bougé…Il reste que ceux qui paient le prix fort sont, entre
autres, les salariés, ceux qui n’ont d’autre choix que de prendre leur voiture
pour aller travailler tandis que les trusts pétroliers affichent des profits
arrogants.
En
novembre l’annonce de l’augmentation du prix du gasoil avait déclenché le
mouvement des gilets jaunes. Tout cela, et pas seulement les carburants,
alimente la colère. Et les ministres feignent de s’en étonner !
Argenteuil : commerce, quartier d’Orgemont-Joliot-Curie
La disparition des salons de coiffure
La municipalité d’Argenteuil
s’intéresse paraît-il au commerce. Elle a même édité une jolie brochure à cet
effet. Mais nous savons ce qu’il en est dans la réalité. Si la situation n’est
pas fameuse dans le centre, on peut aisément imaginer ce qu’il en est dans les
quartiers périphériques où il n’est vraiment pas bon d’être vieux et sans
voiture quand les commerce de quartier disparaissent les uns après les autres.
Les
habitants d’Orgemont-Joliot-Curie sont dans ce cas, malgré l’existence d’un
centre commercial. Mais celui-ci propriété naguère d’AB-Habitat a été vendu
lors du premier mandat du maire actuel qui présidait aussi l’Office HLM à ce
moment-là.
Samedi
dernier, lors de notre activité militante du samedi matin, nous avons été
interpolés par une ancienne, habitant le quartier, qui nous a manifesté son
émoi devant la disparition des deux salons de coiffure qui pendant des années
ont coexisté dans la galerie marchande. Aujourd’hui il ne reste plus qu’un
barbier-coiffeur dont la clientèle est essentiellement masculine.
Que
font dorénavant les habitants de quartier qui veulent se faire une mise en plis
ou une permanente lors de ce moment socialement tout particulier qui était la
visite chez le coiffeur ?
Prendre
le bus pour aller dans le centre ?
Le
recul voire la disparition du commerce de proximité sont catastrophiques. Ils
sont un aspect du recul social général dont les plus fragiles -parmi lesquels
les anciens- sont les premières victimes.
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commerce,
Nouvelles d'Argenteuil
mardi 30 avril 2019
Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 29 avril
Macron,
président des riches un jour, président des riches toujours !
La conférence de presse de
Macron, jeudi dernier, n’a sans doute convaincu que… ses ministres et députés.
Les gilets jaunes et le gros du monde du travail n’attendaient pas grand-chose
de son grand débat. Et il n’en est rien ressorti, sinon que Macron poursuivrait
sa politique. Il n’est pas question d’augmenter le Smic. Il promet que la
retraite minimum passera à 1 000 euros, une somme qui ne permet pas de vivre
dignement. Et s’il a promis d’indexer de nouveau les retraites de moins de 2
000 euros sur la hausse des prix, et encore seulement en 2020, on le doit à la
mobilisation des gilets jaunes.
Il a annoncé qu’il ne fermerait
plus d’écoles ni d’hôpitaux ? Mais depuis qu’il est président, une
quinzaine de maternités ont fermé. À force de coupes, les urgences sont
saturées, les hôpitaux craquent, et la situation dans les Ehpad est
catastrophique. Et Macron a expliqué qu’il continuerait de baisser les dépenses
publiques.
Il a promis une baisse de l’impôt
sur le revenu ? Mais si le manque à gagner n’est pas pris dans les
coffres-forts des capitalistes, il le sera dans les poches des classes
populaires. Macron maintient la suppression de l’impôt sur la fortune et il
s’est de nouveau engagé à réduire la taxation des bénéfices des sociétés.
Il dit ne pas reporter l’âge
légal de la retraite ? En disant qu’il faudra travailler plus, il prépare
une offensive sur ce terrain. Au prétexte de l’augmentation de l’espérance de
vie – qui d’ailleurs ne progresse plus –, il veut allonger la durée de
cotisation sous peine de décote. Autrement dit, partir à 62 ans serait toujours
possible, mais… avec une pension encore diminuée ! Dans la pratique,
beaucoup, usés par un travail pénible ou poussés vers la sortie par leur
patron, partiront avec une pension indigne.
Enfin, Macron a promis le plein
emploi d’ici à 2025 ? Hollande avait déjà promis d’« inverser la
courbe du chômage ». On sait ce qu’il en a été : il y a aujourd'hui
5,6 millions de personnes inscrites à Pôle emploi.
Les travailleurs qui perdent leur
emploi en retrouvent parfois un, mais le plus souvent avec un salaire réduit et
des conditions de travail dégradées. Par exemple, 576 salariés du papetier
Arjowiggins ont été licenciés le 17 avril. « Où qu’on aille,
expliquait l’un d’eux, on va perdre au minimum 200 euros, quand ce n’est pas
plus ». Sans compter l’obligation de faire plus de route, voire de
déménager. Quant aux emplois de la « nouvelle économie », ils sont le
plus souvent dignes du XIXe siècle. Comme ces livreurs de repas à vélo, qui ne
bénéficient d’aucune garantie de salaire, ni d’horaire, ni de couverture
maladie ou accident. Ou encore ces autoentrepreneurs, qui ramassent des
trottinettes électriques et les rechargent, chez eux, la nuit, pour cinq euros
l’unité !
En réalité, la feuille de route
de Macron et, derrière lui, de la classe capitaliste qui commande, c’est de
poursuivre la dégradation de la condition ouvrière.
C’est cette dégradation qui
alimente l’enrichissement de la grande bourgeoisie. Si quelques privilégiés
peuvent débourser, rubis sur l’ongle, un milliard d’euros pour Notre-Dame,
s’ils font un chèque de 200 millions comme nous en faisons un de 20 euros, c’est
qu’ils ont gagné cet argent sur le travail de leurs salariés.
Macron maintient son cap. Aux
travailleurs d’affirmer le leur ! Dans quelques semaines, le 26 mai,
auront lieu les élections européennes. Lutte ouvrière y présente une liste,
conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier, pour défendre les
intérêts des travailleurs contre ceux du grand capital. Une liste composée
d’ouvriers, d’employés et de techniciens, de cheminots, de personnels des
hôpitaux et de l’éducation, de femmes et d’hommes dont le travail fait
fonctionner la société.
Cette liste milite pour la hausse
du pouvoir d’achat, par l’augmentation des salaires, des pensions et des
allocations et leur indexation sur la hausse des prix.
Contre le chômage, elle milite
pour l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous,
sans perte de salaire.
Contre le parasitisme capitaliste
et pour faire la lumière sur les circuits de l’argent, elle réclame le contrôle
sur les comptes des entreprises et sur les grandes fortunes privées.
Voter Lutte ouvrière, c’est
affirmer ces objectifs. Cela ne suffira bien sûr pas pour changer le rapport
des forces. Mais cela permettra de faire entendre le camp des travailleurs et
de préparer les luttes de demain.
Argenteuil élections européennes : payante la « démocratie »
Manque d’intérêt municipal ?
A
l’occasion de ces élections européennes, rien de tel. Pas de délibération en
conseil municipal. En conséquence, les listes en présence qui veulent organiser
une telle réunion électorale dans l’espace Jean Vilar doivent donc payer la
réservation de la salle.
Nous
ne connaissons pas si les habitants de la Ville sont nombreux à figurer sur
l’ensemble des listes qui se présentent. Il y en a au moins un sur la liste
Lutte ouvrière. Moi-même qui organiserai une réunion-débat le jeudi 16 mai
prochain, à la salle Pierre Dux, une salle qui nous sera facturée.
Raison
de plus pour verser à la souscription électorale que nous avons mise sur
pied :
Tout
don supérieur à 150 € doit être versé par chèque ou par carte bancaire.
Les
dons effectués par chèque ou par carte bancaire ouvrent droit, pour les
donateurs, à réduction d’impôt sur le revenu.
Celle-ci est égale à 66 % du montant du don dans la limite de 20 % du revenu
imposable (article 200 du CGI). Ainsi un don de 300 euros donnera droit à une
réduction d'impôts de 200 euros, à condition que l'impôt sur le revenu dépasse
cette somme.
Chèque libellé à l'ordre de : AFE
Nathalie ARTHAUD LO Europe 2019
Bref, je suis prêt à recevoir vos
dons, petits ou plus importants
Morts au travail, victimes du capitalisme
7500 victimes chaque jour qui passe
À l'occasion de la Journée
mondiale sur la sécurité au travail, le 28 avril, on apprend que chaque jour
dans le monde 7 500 personnes meurent à cause de leur travail. Selon
l'Organisation internationale du travail (OIT), près de trois millions
d'humains périssent ainsi d'accidents et de maladies professionnelles.
Cette
hécatombe est dans l'ordre du capitalisme. Car, pour faire leurs profits, les
exploiteurs écrasent la santé et la vie des exploités.
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