mercredi 13 février 2019

Moins d’embauches, plus de profits et de précarité


Une image du capitalisme à l’offensive



Le nombre des emplois créés a beaucoup diminué cette année. Il était de 328 000 en 2017, mais de 106 100 seulement en 2018, soit trois fois moins. Ce serait dû à un recul de la croissance économique.
Le chômage, lui, ne diminue pas. Quant à la précarité, elle éclate, car 90 % des postes créés sont en intérim ou en CDD. Et même la ministre du Travail de Macron avoue qu'« un tiers des CDD ne sont que d'une journée ».
S'il n'y a pas assez de travail pour tout le monde, il faut le répartir entre tous et sans perte de salaire. Et ce n'est pas l'argent qui manque pour cela quand, recul de la croissance ou pas, les profits des entreprises, et d'abord ceux des plus grandes, battent des records.

Un « gilet jaune » habitant Argenteuil a été grièvement blessé samedi. Contre les violences policières, un rassemblement de protestation est appelé ce mercredi 13 févier à 18 heures. Le rendez-vous de départ a été modifié. Il aura lieu finalement sur le parvis de la gare d’Argenteuil-centre Comme de bien entendu, je m’y rendrai et j’appelle tous nos proches d’Argenteuil et des environs qui le peuvent à faire de même.
D. MARIETTE

PSA Hérimoncourt : une mobilisation réussie


Tous venus crier leur indignation



Lundi après-midi, environ 400 personnes se sont retrouvées devant le site « historique » de PSA à Hérimoncourt.
Des travailleurs, des habitants, des anciens de l’usine, des gilets jaunes, des militants syndicaux, tous venus crier leur indignation et leur colère à l’annonce du transfert des activités vers le site de Vesoul et de la disparition des emplois à Hérimoncourt.
Le cortège a traversé la ville pour se rendre à la mairie aux cris de « Le CICE de PSA, c’est fait pour quoi ? C’est fait pour ça ! », ou encore « Du pognon, il y en a dans les caisses de PSA ! ».
Et à quelques jours de l’annonce par PSA des bénéfices du groupe, qui s’annoncent encore plus faramineux que les années précédentes, c’est bien la révolte contre ces actionnaires parasites qui n’hésitent pas à bouleverser la vie de centaines de familles pour augmenter leurs dividendes qui s’est exprimée.

Actes antisémites : le poison et les empoisonneurs


Si l’on y prend garde, un danger mortel

 
Une boutique saccagée lors de la nuit dite de "cristal" des 8 et 9 novembre 1938

Le ministère de l'Intérieur annonce une hausse des actes antisémites en France : + 74 % entre 2017 et 2018. Ces jours derniers, la presse a fait état, dans différents endroits, de graffitis anti-juifs tagués sur des boutiques ou des murs. Si pour le moment, on peut espérer que ces exactions restent malgré tout le fait d’individus, ou de groupes marginaux, on aurait tort de ne pas s’en inquiéter. L’antisémitisme, comme toute forme de racisme et de xénophobie a été utilisé par des régimes dictatoriaux pour asseoir leur pouvoir. Depuis les pogroms de la Russie tsariste, jusqu’aux abominations des massacres à grande échelle des Nazis en Allemagne dont on peut encore côtoyer des victimes et des témoins.
Les gouvernements savent utiliser, voire fabriquer, des boucs émissaires pour détourner la colère des véritables responsables de la crise et de la misère et maintenir en place, de la façon la plus barbare qui soit, le capitalisme.

Argenteuil, La belle au bois dormant… introuvable


Les mystères d’Argenteuil (dans la série)



Nous avons été interrogés par un habitant qui voulait réserver le spectacle « La belle au bois dormant » du 23 février prochain à 11 heures au Figuier blanc. Mais s’étant rendu à cette salle de spectacle, impossible de réserver, tout comme par internet, malgré le site du spectacle en question et l’indication de « réservation » mentionnée.
         Qu’est-ce à-dire ? La belle se serait-elle perdue dans le bois ? Ou s’agirait-il d’un évènement privé dont les habitants n’auraient au moins pas le droit d’être informé ?
S’il est possible de louer le Figuier blanc pour organiser un évènement privé, qu’on le dise à tous afin que les habitants ou les associations intéressés prennent leurs dispositions et effectuent leurs demandes…
Ce serait la moindre des choses de les en tenir informés, et que l’égalité de traitement qui s’impose soit une réalité pour tous.

Argenteuil, défense de jean Vilar et de L’île Héloïse, enquête publique (1)


Toutes et tous à vos plumes ! (1)




L’enquête publique dont nous évoquons l’ouverture à propos du projet « Cap Héloïse » municipalité-Fiminco aura lieu du jeudi 28 février au samedi 30 mars. Les jours de consultation prévus en mairie sont peu nombreux. Nous y reviendrons. Le dossier qui doit figurer sur le site de la préfecture du Val d’Oise n’a pas été encore mis en ligne. Nous y reviendrons également.
         En attendant, pour aiguiser vos plumes, vous pouvez toujours consulter l’ « avis environnemental » du préfet de région publié début 201...
http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/avis_ae_-_pole_heloise___argenteuil_30_novembre_2017.pdf
… Et lire l’analyse que nous en avons faite à la suite de la publication de cet avis, à partir du 19 février 2018, ce, que nous avons poursuivi les 20, 21 février et les jours suivants…  Taper sur le moteur de recherche : « Argenteuil, contre le « projet Héloïse », l’Etat donne des pistes »

(A suivre)

mardi 12 février 2019

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 11 février 2019


Comédie franco-italienne : un avant-goût de la campagne des Européennes

Rien ne va plus entre les gouvernements français et italien ! Parce que le vice-Premier ministre italien a rencontré des gilets jaunes en France, Macron a décidé de rappeler son ambassadeur à Rome, chose inédite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.


Cette montée de testostérone s’inscrit dans une longue série de provocations verbales entre les deux gouvernements. Macron a parlé du gouvernement italien comme de « la lèpre nationaliste ». En réponse, Salvini, le sulfureux leader de la Ligue du Nord, a désigné Macron comme « un très mauvais président qui gouverne contre les Français »… Alors, comme l’a dit Griveaux, le gouvernement a voulu « sonner la fin de la récréation » !
C’est peut-être la fin de la récréation, mais ce n’est pas la fin de la comédie. Car à l’approche des Européennes, chacun des protagonistes a intérêt à la faire durer. Macron veut se faire reconnaître comme le champion de l’idée européenne, du libéralisme et d’un prétendu humanisme ouvert sur le monde. À l’opposé, Salvini et derrière lui Le Pen ont pris pour fonds de commerce le souverainisme et la lutte contre l’immigration. Ils se servent mutuellement de faire-valoir.
Tous deux partagent la même stratégie : remplacer le clivage gauche-droite par celui opposant les anti et les pro-Européens.
Pendant près d’un siècle, le PS et le PCF qui prétendaient représenter les intérêts des travailleurs ont fait croire que la lutte de classe s’exprimait électoralement dans l’opposition gauche-droite. Ils ont imposé l’idée que, quand on appartenait au monde du travail, il fallait éliminer la droite et toujours voter à gauche.
C’est ainsi que les classes populaires ont contribué à élire des Mitterrand-Hollande des années durant, pour finalement se rendre compte que rien de fondamental ne différenciait leur politique de celle des Chirac-Sarkozy. Eh bien, sous couvert d’opposition irréductible sur l’Europe ou l’immigration, les Macron et Le Pen voudraient enfermer les travailleurs dans le même type de piège !
Les uns sont partisans de l’Europe, les autres se disent souverainistes, mais ils sont, les uns comme les autres, des partis bourgeois. Ils sont les défenseurs de la propriété privée capitaliste et de l’exploitation. Ils raisonnent du point de vue des affaires de la bourgeoisie et, au pouvoir, ils défendent toujours la prospérité de cette minorité richissime contre les intérêts élémentaires des travailleurs et de la population.
Les gouvernements nationalistes qui font l’admiration de Le Pen, que ce soit le gouvernement italien ou celui d’Orban en Hongrie, mènent une politique antiouvrière qui n’a rien à envier à celle de Macron.
Dernièrement, Orban a autorisé les patrons à cumuler jusqu’à 400 heures supplémentaires par salarié avec la possibilité de les payer jusqu’à trois ans plus tard ! Quant à l’attelage Salvini-Di Maio, il s’emploie à flexibiliser le marché du travail et déroule le tapis rouge au grand patronat, exactement comme Macron.
Même en matière d’immigration, l’opposition entre ces deux camps n’est que de façade. Salvini s’est distingué dans l’ignominie en interdisant aux bateaux de secours aux migrants d’accoster en Italie. Macron n’a pas manqué de lui faire la leçon. Mais lui, qui se pose en humaniste, n’accepte les migrants qu’au compte-gouttes et ferme totalement ses frontières aux migrants économiques !
Macron a refusé tout geste de solidarité pour aider l’Italie à accueillir les 750 000 personnes qui y sont arrivées ces dernières années. Pire, il a rétabli la frontière à Vintimille, contraignant les migrants qui ont déjà risqué leur vie en traversant la Méditerranée à la risquer de nouveau en franchissant les Alpes à pieds.  Autant dire que sa politique est aussi criminelle que celle de Salvini.
La comédie jouée par Macron avec le gouvernement italien est une répétition de celle qu’il jouera aux Européennes avec Le Pen. Ils ramèneront tous les problèmes à l’Europe et à l’immigration pour masquer la responsabilité de la bourgeoisie dans la crise actuelle.
Le monde du travail est écrasé par le grand capital. Le droit à vivre dignement, travailler, se nourrir et se loger correctement ne peut être imposé qu’en s’attaquant à la classe capitaliste et à son pouvoir. Ce sont ces objectifs et ces perspectives que défendra la liste « Contre le grand capital, le camp des travailleurs », présentée par Lutte ouvrière et conduite par Nathalie Arthaud.

Migrants : du Togo, venu mourir dans les Hautes-Alpes enneigées


À bas les frontières !



                                                               Photo @ Dauphiné-libéré

Dans la nuit de mercredi 6 à jeudi 7 février, un homme de 28 ans venant du Togo a été retrouvé inconscient au pied du col de l’Échelle dans les Hautes Alpes. Il est décédé peu après à l’hôpital.
Parti à pied d’Italie avec une dizaine d’autres migrants, il se serait totalement épuisé dans la montée nocturne de ce col. Ses compagnons l’auraient alors déposé sur le bord de la route avant d’appeler les secours. Le procureur de Gap a ouvert une enquête préliminaire pour "homicide involontaire" et "non-assistance à personne en danger".
Les responsables sont pourtant connus : ils se trouvent dans les ministères des États qui, par pure démagogie, condamnent ainsi à mort des femmes et des hommes qui ne veulent que pouvoir vivre et pourchassent ceux qui veulent leur venir en aide.

Valls, Argenteuil, Evry, Barcelone… les déplacements d’un commis voyageur de la bourgeoisie


Petit rappel à propos d’un politiciens local bien connu


De1997 à 2017 : le temps passe, les loups restent

Le Valls, Argenteuillais de naguère, cet ex-Premier ministre socialiste de Hollande dont l’ex-député local, Philippe Doucet, fut un temps le porte-parole dévoué, Valls vise maintenant la mairie de Barcelone, a défilé dimanche à Madrid avec la droite et l'extrême droite contre le gouvernement espagnol dirigé par le parti socialiste.
Valls rappelle à sa façon que les étiquettes de « gauche », du « centre » ou de « droite » sont interchangeables, selon les époques et les intérêts des uns et des autres.
Pour de tels politiciens, l'important est de servir leur ambition, et du même coup la bourgeoisie, donc sans rien céder aux travailleurs.
C’est vrai en France, en Espagne, comme dans tous les pays.




Un « gilet jaune » habitant Argenteuil a été grièvement blessé samedi. Contre les violences policières, un rassemblement de protestation est appelé ce mercredi 13 févier à 18 heures devant la mairie d’Argenteuil. Comme de bien entendu, je m’y rendrai et j’appelle tous nos proches à faire de même.      D. MARIETTE