vendredi 8 février 2019

Alstom, Siemens, Commission européenne, en tout cas des manœuvres loin des intérêts des travailleurs


« Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! » (K. Marx)



Le refus de la Commission européenne d’accepter la fusion entre Alstom et Siemens a provoqué une série de réactions. En Allemagne comme en France, gouvernements, politiciens de droite comme de gauche ont dénoncé une décision favorable au géant chinois, concurrent sur la construction de trains à grande vitesse. D’autres, ont applaudi cette décision comme allant dans le sens de la sauvegarde de ce qu’ils appellent « un fleuron de l’industrie française ».
Quelle que soit l’option choisie, en France, en Allemagne, en Europe, au Canada ou même en Chine, les intérêts des travailleurs compteront pour du beurre. Leurs emplois, leurs salaires, leurs conditions de travail, ne peuvent être garantis que par leurs seules forces… et elles seront énormes lorsqu’ils en useront.

Handicap : AESH en grève avant-hier


Le gouvernement handicapé du porte-monnaie



Mercredi 6 février, les Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap étaient en grève pour protester contre leurs conditions de travail.
Le nombre d’accompagnants est notoirement insuffisant pour les 340 000 élèves handicapés scolarisés. Les contrats des AESH sont précaires, les formations sur le handicap des élèves qu’ils accompagnent insuffisantes. Quant à leurs salaires, c’est une misère : 700 euros en moyenne !
Au bout du compte, les élèves handicapés pâtissent de cette situation.
Alors que les élèves handicapés devraient bénéficier d’efforts particuliers pour leur permettre de suivre une bonne scolarité, les moyens que le gouvernement met à la disposition des enseignants sont misérables.
         Voilà pourtant un secteur où nos impôts et toutes les taxes pourraient s’investir utilement !


A Limoges

Cour des comptes : leur fonction, trouver comment dépouiller les travailleurs pour servir la soupe aux riches.


Les larbins des capitalistes nous font la morale



Comme chaque année le rapport de la Cour des comptes prétend dénoncer des aberrations dans les dépenses publiques. On s’attendrait à y trouver épinglés les dizaines de milliards du CICE déversés à fonds perdus aux entreprises, les milliards que coutent la fin de l’ISF… mais non. Les « sages » comme ils aiment à s’appeler, dénoncent les salaires d’EDF qui seraient trop élevés, ou des services d’urgence d’hôpitaux qu’ils conseillent -sans honte- de fermer purement et simplement.
Une belle brochette de « sages » larbins des capitalistes dont la fonction est de trouver comment dépouiller les travailleurs pour servir la soupe aux riches.
Au fait ils nous coûtent combien pour faire ce sale boulot ?

Dassault, le PDG, Argenteuil, la délocalisation, et Georges Mothron


Georges Mothron, ses choix anciens, pas celui du camp des travailleurs !



Depuis l’annonce le 17 janvier dernier du départ programmé pour 2021 de l’entreprise Dassault présente sur Argenteuil depuis le début des années 1950, Georges Mothon ne décolère pas. Et il a trouvé dans cette affaire, un bouc-émissaire : la CGT du site d’Argenteuil. Ainsi, il a osé indiqué lors du conseil municipal de mardi dernier que cette délocalisation de l’entreprise s’était faite « à l’instigation » de ce syndicat.
         Au cours du débat qui a suivi, il a bien fallu qu’il calme son ire à l’égard de ce dernier, en retirant toute mention à l’encontre de la CGT, pour faire voter une motion demandant que les dirigeants de chez Dassault reviennent sur leur décision.
         Depuis des années, les effectifs de l’entreprise ont fondu sur Argenteuil, la direction ayant en particulier muté un certain nombre de travailleurs à Seclin dans le Nord ou à Mérignac en Gironde. A cette occasion, nous n’avons jamais entendu la municipalité marquer sa solidarité avec les travailleurs inquiétés et bousculés.
         Alors quand il s’agit de leur vie et de celle de leurs familles, que reprocher à des travailleurs qui tentent de sauver leur peau.
         Quant aux décisions de délocalisation, le maire d’Argenteuil sait très bien que les actionnaires et leur PDG n’ont pas besoin des organisations syndicales pour savoir ce qu’ils ont affaire. C’est eux qui dictent leur loi, et eux seuls.


Le pied de nez du PDG au maire


Le lendemain même de l’interpellation de Macron par le maire d’Argenteuil à propos du départ prévu de l’entreprise Dassault, la direction de ce groupe a publié un communiqué qui est un pied de nez à l’encontre de Georges Mothron qui, selon ce dernier, avait rencontré le PDG de cette entreprise à différentes reprises.
« Saint-Cloud, le 5 février 2019 - Pour l’implantation d’Argenteuil, nous avons écarté une modernisation du site au profit d’une nouvelle usine, pour des raisons d’efficacité industrielle. Faute de terrains disponibles dans la commune d’Argenteuil compatibles avec nos programmes, nous avons décidé de lancer le projet de construction d’une usine neuve à proximité immédiate, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise, dans le département du Val-d’Oise. »



Leur pratique, celle du secret


Durant son intervention liminaire lors du conseil municipal, Georges Mothron a exprimé les multiples efforts et autres propositions qu’il avait fait aux dirigeants de chez Dassault pour qu’ils restent à Argenteuil : entre autres choses, plusieurs offres de terrain, sans qu’il nous dise à quelles conditions celles-ci étaient faites.
         Toutes ces choses se sont faites en catimini, loin de la population d’Argenteuil.
         C’est certes la loi du genre de ces édiles qui pratiquent systématiquement le secret. Mais, en tout cas, ce n’est pas la meilleure manière de lui faire partager ses inquiétudes, et éventuellement de la mobilise. C’en est même aux antipodes.

jeudi 7 février 2019

Nathalie ARTHAUD au « Grand soir » d’LCI mardi soir : Extraits du débat (10 mn

Manifestation du 5 février à Paris : Interview de Nathalie Arthaud

General Electric (Belfort) : une amende ridicule pour un multirécédiviste


Les amendes ? Une égratignure de leurs profits



Dans une lettre au personnel de General Electric, Corinne De Bilbao, PDG de GE France annonce que malgré « tous les efforts de l’entreprise », la création de 1000 emplois nets promis ne sera pas tenue.
Ses efforts ne l’ont pas épuisée puisque, selon ses propres comptes, il n’y aurait que… 25 emplois créés et avec le plan à venir ce sera au contraire des centaines de suppression d’emplois.
La PDG annonce que GE paiera les 50 millions d’euros d’amende, il ne manquerait plus que cela qu’elle ne la paye ! Mais 50 millions, c’est une goutte d’eau pour un groupe comme General Electric.
Rien qu’au 4ème trimestre de 2018, elle a réalisé un bénéfice de 666 millions de dollars, et encore, c’est après avoir payé une amende de 1, 5 milliard de dollars à l’Etat américain pour avoir spéculé sur les subprimes en 2008.
Décidément, GE est multirécidiviste. Mais ce n’est à une amende qu’il faut condamner GE. Juste à lui interdire de supprimer de nouveaux emplois et à embaucher les 1000 promis. Ce n’est ni le travail ni les intérimaires en attente de CDI qui manquent.

Argenteuil, défense de Jean Vilar, un recours sur la longue route pour l’abandon total du projet.


Pour information. Brève du Comité Jean Vilar dont je suis un des membres fondateurs. DM

« Le comité Jean Vilar défend le patrimoine et le cadre de vie des Argenteuillais au tribunal administratif

Nous avions déposé un recours contre la modification du PLU spécialement destinée au projet "Cap Héloïse". Nous avons pu présenter nos arguments en audience publique ce 5 février, au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise.
Lors d’une réunion publique le 19 février, nous rendrons compte de nos démarches aux Argenteuillais·es et travaillerons ensemble à imaginer ce nouveau projet.
Ce matin, nous avons rappelé au Tribunal notre exigence d'une évaluation de l'impact environnemental de cette transformation de la zone, évaluation qui n’a pas été réalisée. L’avis de l’Autorité environnementale, fin 2017, sur le dossier du promoteur Fiminco, démontrait au demeurant l’absurdité, au plan environnemental, de ce projet en zone inondable.
Cette modification du PLU contredit, nous l'avons rappelé, les orientations d’aménagement fixées par la commune, ainsi que la carte annexée au schéma régional de développement (SDRIF). Pourquoi cet espace, vert et de loisirs, en bord de Seine, un paysage certes endommagé mais à reconquérir, devrait-il accueillir un multiplexe, tour aveugle à près de 45 mètres de haut, et 156 logements entassés à 30 mètres de haut au-dessus de parkings aériens ?
Le recours du groupe Casino contre cette même modification du PLU était examiné simultanément ; ses arguments rejoignaient en partie les nôtres. Son avocat n'était pas présent : nous avons donc un peu plaidé pour lui :-)
Le "rapporteur public" avait, avant notre intervention, préconisé le rejet du recours Casino sur le fond, et le rejet du nôtre pour un point de forme : nous avions joint à notre recours la délibération du Territoire telle qu'elle a été présentée à son Conseil, donc sans les signatures apposées après le vote. Archi-ZUT car nous aurions pu détecter plus tôt que c'était un problème, et le résoudre. Il semble y avoir eu un courrier recommandé non vu, au cœur des vacances… Nous avons en tout cas dit notre disponibilité à régulariser ce point si le Tribunal nous en laissait la possibilité.
La décision a comme toujours été "mise en délibéré" c'est-à-dire qu'elle devrait nous parvenir dans 2 à 3 semaines. À la lecture de cette décision, restera à examiner avec les pros du droit :-) si cette "irrecevabilité" pourrait être "régularisée" en appel.
Notre autre recours, contre la promesse de vente du terrain, est toujours en cours d'instruction.
Merci à toutes et tous ceux qui avaient pu venir, spécialement à Alima Boumediene-Thiery ! Et à ceux qui voulaient, n'ont pas pu mais nous ont encouragés !
(Frédéric Lefebvre-Naré sur la base du communiqué de presse envoyé. Daniel Chollet, de La Gazette / L'Écho régional, était présent). »