vendredi 25 mai 2018
Argenteuil, Val d’Oise Habitat, loin de Borloo et de Macron, un quartier laissé en plan
Une cité à l’abandon
Le
quartier Charcot au Val-Sud est laissé à l’abandon. Il est la propriété de Val
d’Oise Habitat, office HLM lui-même lié au conseil départemental du Val d’Oise.
La photo ci-dessous résume bien la
situation.
Les habitants, les familles et leurs
enfants, ont besoin de vivre simplement dans des conditions normales.
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"banlieue",
Nouvelles d'Argenteuil
Mai 68 : modeste itinéraire personnel d’un jeune de 16 ans (6)
Mai 68, un stage en accéléré
Mai-juin
68 fut pour moi comme pour tous les participants une véritable leçon.
L’acteur Jacques Weber déclarait à l’occasion de sa
présence à la fête de Lutte ouvrière le week-end dernier, qu’en Mai 68, il
s’affirmait « marxiste-léniniste » sans savoir de quoi il s’agissait.
Pour ma part, j’avais quelques mois d’avance sur lui, le communisme et le
trotskysme avaient commencé pour moi à poser leur jalon.
En tout cas, les évènements que je
vécus alors me montrèrent à jamais la puissance du monde du travail et de la
grève. Une puissance capable de changer le monde.
Je n’étais pas complètement fixé vers
quelle organisation j’allais me diriger, mais c’était vers une organisation
communiste trotskyste que je le ferais. Voix
ouvrière avait déjà mes préférences, mais cela ne m’empêcha pas fin mai, à
Versailles, un soir, de faire du porte-à-porte pour proposer Informations ouvrière, le journal de
l’OCI de Pierre Lambert.
Je tentai également, un dimanche, de
vendre le journal Voix ouvrière en
mai-juin 1968 sur le marché Héloïse (Déjà !). Mais si ce journal se
vendait bien au Quartier latin, il n’en allait pas de même à Argenteuil marqué
alors par la puissance du PCF. Je fis choux blanc. Il faudrait longtemps pour
que Lutte ouvrière commence à construire une présence dans cette ville
ouvrière.
(A suivre, du côté
de Flins)
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parcours personnel
Notre-Dame-des-Landes : violences policières
Halte aux violences policières !
Mardi
22 mai à Notre-Dame-des-Landes, un jeune homme de 21 ans s'est fait arracher la
main droite par une grenade. Cela s'est produit lors d'une nouvelle opération
d'évacuation de la ZAD, menée avec la même débauche de moyens répressifs que la
précédente, car l'Etat ne veut pas laisser le moindre mètre carré entre les
mains de ceux qu'il nomme des squatters.
Les autorités rejettent comme d'habitude toute
responsabilité dans cette mutilation, accusant le militant « zadiste » de
s'être saisi de la grenade pour la renvoyer vers les policiers - scénario que
nient les opposants à l'évacuation.
Mais c'est bien l'intervention des gardiens de
l'ordre qui est la cause de ce drame, qui n'a rien d'un simple « accident ».
Stop à la violence policière !
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répression policière
jeudi 24 mai 2018
Grève des cheminots : la solidité de la grève. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître
Le
gouvernement se heurte à la solidité de la grève
23 Mai 2018
Après le succès de la journée «
sans cheminots » du 14 mai, le nombre de grévistes a retrouvé les 18 et 19 mai
un niveau comparable aux épisodes précédents. Le 18 mai, le taux de grévistes
était, à l’échelle du pays, de 24,7 % à l’exécution, selon les chiffres de la
direction. Ce jour-là, les conducteurs étaient toujours majoritairement en
grève et les contrôleurs l’étaient à 44,5 %.
Si la fraction la plus déterminée
des grévistes cumule aujourd’hui plus de vingt jours de grève, une autre partie
ne se mobilise pas chaque jour du calendrier, se réservant pour des « temps
forts » ou des journées qui désorganisent le plus la préparation des trains
dans des ateliers.
Mais dans de nombreux secteurs,
il est bien difficile de trouver un cheminot qui n’a pas été gréviste à un
moment ou un autre. Surtout, nulle part, il n’y a de renoncement : le mouvement
tient bon.
Ainsi mardi 15 mai, aux ateliers
de Châtillon, journée hors du calendrier, 120 cheminots se sont retrouvés en
heure d’information syndicale pour discuter du succès de la veille, de la
journée sans cheminots et de l’avenir de la lutte.
Le succès
du « Vot’action »
Un autre élément montrant la
vitalité du mouvement a été le « Vot’action », référendum « pour ou contre
le pacte ferroviaire », organisé par les syndicats. Dans de nombreux
secteurs, il a été l’occasion pour des militants syndicaux et des grévistes de
tourner à nouveau dans les ateliers, achevant de convaincre de la nocivité du
pacte ferroviaire. Le résultat ne faisait aucun doute : ainsi à la gare de
Paris-Montparnasse, de nombreux cheminots venant parfois de loin demandaient : «
Je voudrais voter non, où est-ce que c’est ? »
À Châtillon, 250 cheminots sont
venus voter le même jour, à 95 % pour le non. Des files d’attente se formaient.
À Rennes, par exemple, seuls les hauts cadres ont suivi les directives de la
direction et n’ont pas voté.
Mercredi 23 mai, la CGT indiquait
que près de 62 % des cheminots avaient pris part au référendum. 94,97 % avaient
voté non. Tout cela renforce la conviction qu’il y a unanimité chez les
cheminots pour s’opposer à cette démolition programmée de leur quotidien.
Surtout, loin de se substituer à la grève, le référendum est apparu à beaucoup
d’entre eux comme un moyen de la renforcer, d’en prouver une nouvelle fois la
légitimité.
C’est en effet, la grève et elle
seule qui a pu faire reculer le gouvernement. C’est la grève, l’arme de classe
par excellence des travailleurs, qui peut faire mal au patronat quand elle
bloque les trains de marchandises, entraîne l’absence ou le retard des salariés
et désorganise la production. C’est la grève qui rend visible et concrète au
quotidien la lutte des cheminots auprès des autres travailleurs.
Le 22 mai, les travailleurs de la
Fonction publique étaient appelés à la grève. Les directions syndicales
cheminotes ont appelé à manifester, mais pas à cesser le travail et ainsi à
faire une entorse au calendrier prévu. Pour autant, de nombreux cheminots ont
tenu à participer aux manifestations et à faire grève pour l’occasion afin
d’affirmer, non en paroles, mais dans la rue, la nécessité d’une lutte commune
de tous les travailleurs.
Le
gouvernement cherche l’appui de syndicats
Le mouvement, sans être explosif,
reste donc solide et déterminé, et le gouvernement reste, près de deux mois
après, incapable de le juguler.
La stratégie initiale de Macron
d’écraser les cheminots tout en refusant de composer avec ses interlocuteurs
syndicaux a manifestement échoué. Et il semble bien qu’il recherche aujourd’hui
l’appui de certains syndicats pour mettre fin à cette grève.
Ainsi, selon le journal
économique Les Échos, il y aurait pour la SNCF un « plan de sortie de
crise du gouvernement » avec « des concessions aux syndicats ». Au
nombre de celles-ci, il y aurait la reprise partielle de la dette et « un
relèvement des investissements ».
De telles mesures intéresseraient
peut-être les capitalistes qui vont investir dans le secteur, mais en aucun cas
les cheminots. En revanche les 700 millions d’euros annoncés d’un plan
d’économies qui est déjà de 2,3 milliards pèseraient évidemment sur eux avec
l’introduction de la polyvalence, de nouveaux efforts de productivité et la fin
du recrutement au statut.
Le gouvernement espère peut-être
amadouer certaines directions syndicales avec de prétendues concessions et en
adoptant une posture plus conciliante à leur égard. Mais les cheminots veulent
le retrait du pacte ferroviaire, le maintien de leur emploi et de leur salaire.
Le gouvernement cherche la « sortie de crise », c’est bien que la grève des
cheminots pose problème à son maître : le patronat. Alors, il faut tenir et
renforcer partout la mobilisation.
Christian BERNAC (Lutte ouvrière
n°2599)
Il faut
une contre-offensive du monde du travail
Samedi
prochain 26 mai, Lutte ouvrière manifestera mais avec ses propres mots d’ordre
et son propre cortège.
Tous en
manifestation samedi !
A Paris,
Départ à 14 heures 30 Paris
Gare de l’Est
Tous ceux
à Argenteuil
Qui
veulent manifester avec Lutte ouvrière
Sur les
bases que nous affirmons ci-dessus
Rendez-vous
13 heures
15
« Café
des 2 gares »
Gare
d’Argenteuil - sortie Orgemont
Libellés :
agenda militant,
grève des cheminots 2018
Argenteuil, salle des fêtes communale Jean Vilar, toujours debout. Confirmation de ce que nous disions.
Un silence dérisoire, mais comme par « principe »
Ce que nous avons annoncé depuis
des semaines est aujourd’hui confirmé officiellement, au moins aux associations
locales. La « suspension » de la salle Jean Vilar est bien
« suspendue ». Au mieux, pour la municipalité, sa fermeture se fera
en… juin 2019.
Pourtant,
il y a dix jours encore, si l’on en croit les déclarations de l’hebdomadaire L’Echo régional, le premier adjoint de
la municipalité d’Argenteuil faisait mine de le contester :
« …le comité Jean-Vilar
avance maintenant l’hypothèse que la « suspension » de l’utilisation de la
salle Jean-Vilar aurait été repoussée d’un an… Une info qui fait sursauter
Xavier Péricat. « Non, ce n’est pas ce qui est prévu. L’arrêt de
l’utilisation reste prévu pour cet été, même si après, l’avancement du projet
dépend de nombreux recours qui ont été exercés », insiste le premier
adjoint." »
Pourtant
depuis des semaines avant cette déclaration, l’adjoint savait que ce qu’il
affirmait ne correspondait pas à ce que la municipalité avait décidé.
Nous
dirons simplement que cette attitude tente de prendre les gens pour des
imbéciles.
Nous
n’avons pas d’espion ni au sein de la municipalité ni à celui du cabinet du
maire. Il suffisait simplement d’écouter ce qui se disait partout du côté des
associations, des personnels, et depuis peu, du côté de l’Education nationale
concernée au premier chef par cette affaire.
Ce
refus de dire de la part de la municipalité est surtout dérisoire. Mais
l’éducation politique de ces édiles est de considérer qu’une fois élus, la
Ville leur appartient en quelque sorte, le monopole de l’information compris.
Une
municipalité ouvrière, à l’image de la société pour laquelle nous militons,
aurait sur ce plan, une attitude aux antipodes.
Non
seulement, pour agir et survivre, elle stimulerait l’engagement de tous, et
sans limite, mais pour cela, sur le plan de l’information, elle aurait à cœur
de diffuser les informations concernant l’ensemble de la vie communale, de la
vie collective.
Argenteuil, défense de jean Vilar, notre salle toujours debout en 2019, l’année où le projet « Héloïse » devait être achevé !
La salle des fêtes Jean Vilar toujours debout
En mars 2016, le maire
d’Argenteuil, sortant le projet concocté par son prédécesseur annonçait que le
projet « culturel et de loisirs » dit « Héloïse » serait
terminé en 2019.
S’il
voit le jour à l’avenir - et ce n’est pas du tout certain- il ne le sera pas en
2019, mais des années plus tard. Et nous le répétons, rien n’est moins sûr
qu’il soit mené à son terme.
Certes,
cette situation n’est pas due à la seule mobilisation de militants et
d’opposants. Au-delà des gigantesques contraintes pour le réaliser, il doit
faire face au peu d’entrain au sein de la municipalité, au regard peu
bienveillant apparemment d’autres autorités étatiques, et sans doute à un
certain questionnement de la part du promoteur privé à la manœuvre. Enfin la
découverte de la salle provisoire de substitution à Jean Vilar et son
inadéquation à la remplacer est aujourd’hui pour la municipalité une difficulté
supplémentaire.
Mais
ce blocage est dû aussi, et peut-être surtout à la prise de conscience d’une
fraction des habitants (et le refus de la majorité des Argenteuillais). Cette
prise de conscience s’est cristallisée en septembre-octobre dernier lorsque
nous avons pu obtenir au terme de cette courte période plus de 5000 signatures
de personnes s’opposant à ce projet et réclamant la rénovation de la salle Jean
Vilar.
De
son côté, la municipalité avait annoncé la fermeture de Jean Vilar pour juin
2017. Elle l’a successivement reporté pour octobre 2017, février 2018, juin
2018, et maintenant pour juin 2019 !
C’est
avec satisfaction que nous prenons acte de cette situation.
La
municipalité doit se rendre dorénavant à l’évidence. L’Île Héloïse et
les Argenteuillais méritent autre chose que ce projet fumeux. Ils veulent le
maintien d’une salle des fêtes publique rénovée ou reconstruite. Ils veulent
une « Île » Héloïse que l’on ne dénature pas davantage. Ils veulent que
l’on décide avec eux et surtout pas contre leur volonté. Dominique MARIETTE
Parcoursup : la sélection et ses dégâts
Il faut des moyens suffisants pour
l’Education
Étudiants
en manfestation le 1er février
Les premiers résultats du nouveau
système d'affectation des lycéens après le bac sont tombés. La moitié des
élèves - 400 000 - sont « en attente », c'est-à-dire qu'ils doivent attendre
qu'une place soit libérée par les lycéens qui ont été acceptés dans plusieurs
formations.
Selon le
ministère, tout le monde finirait par trouver une place. Mais quand, et surtout
comment, puisque le gouvernement n'a annoncé que la création de 20 000 places
dans l'enseignement supérieur, alors qu'il y aura à la rentrée 40 000 étudiants
de plus que l'année dernière ?
En
réalité, ce nouveau système conforte la sélection à l'entrée à l'université,
sans offrir le nombre de places suffisantes pour tous. Pour que chacun puisse
suivre la formation de son choix, il faut des moyens suffisants, comme le
réclament les étudiants mobilisés depuis plusieurs semaines.
Un
article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître
Parcoursup
: selection-sociale.gouv.fr
Mardi 22 mai, les plus de 800 000
lycéens ayant déposé leurs vœux de poursuite d’études ont commencé à recevoir
des réponses sur leur portable grâce à Parcoursup, le procédé informatique mis
en place par l’administration.
Les commentateurs les plus
optimistes, dont le ministre, annoncent que la moitié de ces jeunes gens
devaient avoir une proposition d’inscription le soir même. Le syndicat étudiant
Unef, sans doute plus réaliste, prévoit que des dizaines voire des centaines de
milliers de candidats aux études supérieures resteront sans inscription à la
fin du processus, en septembre. De plus, parmi ceux qui auront accès au
supérieur, combien seront conduits à faire des études par défaut, n’ayant pas
pu accéder au cursus qui les tentait ?
Depuis 2013, le nombre de jeunes
désireux de poursuivre des études après le bac est en augmentation constante.
Les ministres de l’Éducation successifs, et derrière eux les gouvernements et
l’État, n’ont rien fait pour dégager les moyens humains et matériels propres à
accueillir ces jeunes. Ce n’est pas par imprévoyance, l’existence de ce groupe
de jeunes est évidemment connue depuis… 18 ou 20 ans. C’est seulement que les
gouvernements, celui d’aujourd’hui après tous les autres, ne veulent pas
consacrer d’argent supplémentaire à l’éducation. Alors, puisque l’État n’a pas
la volonté de proposer des études à tous ceux qui le veulent, il trie les
candidats et les sélectionne.
À toute critique de la sélection
organisée par Parcoursup, le ministre de l’Éducation et la secrétaire d’État
aux Universités répondent qu’auparavant la sélection était parfois organisée
par tirage au sort. Avec Macron et Blanquer, elle se fera désormais selon un
classement.
Dans chaque filière de chaque
université, les enseignants ont dû classer les dossiers des postulants, en
vertu de critères qu’ils ont été libres d’inventer. Il y a les notes, bien sûr,
mais que valent les notes si l’on ne connaît pas le lycée, voire l’enseignant
qui les a données ? Les appréciations des professeurs du secondaire, la lettre
de motivation du candidat, ses activités hors de l’école, tout peut entrer en
jeu. Certains enseignants ont refusé d’opérer cette sélection, d’autres ont
essayé de la mettre en place le moins mal possible.
Mais, dans une société
d’inégalité, la richesse joue évidemment son rôle dans la sélection. La culture
générale, la motivation et l’aisance dans l’expression sont des fées qui se
penchent plus facilement sur les berceaux des beaux quartiers que sur ceux des
cités HLM.
Au-delà de cette hypocrisie
sociale bien habituelle, les étudiants et les enseignants mobilisés contre
Parcoursup demandent que l’État consacre des moyens suffisants pour accueillir
tous les jeunes qui veulent étudier. C’est en effet le minimum qu’une société
doit à sa jeunesse. Mais c’est un minimum que le capitalisme n’a jamais été
capable de fournir, au détriment bien entendu de la jeunesse des classes
populaires.
Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°1599
Libellés :
étudiants,
université
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