samedi 17 mars 2018

Lutte ouvrière, Presles, 19, 20, et 21 mai 2018, LA FETE !


Réservez, cartes et bons !

 Le 16.3.18.

Bonjour,

La fête de Lutte ouvrière à Presles approche. Elle aura lieu les 19, 20 et 21 mai prochains lors du week-end de la Pentecôte. L’anniversaire de Mai 68 y occupera une place importante. Pour le reste, vous retrouverez la fête que vous connaissez, chaleureuse, culturelle, et fraternelle.
         Sur place, le billet d’entrée pour les trois jours coûtera 20 euros. Du 9 avril au 13 mai, son prix sera de 15 euros, mais si vous l’achetez jusqu’au 8 avril inclus, il vous en coûtera seulement 12 euros ! Par ailleurs des bons de réduction sont également en vente. Un bon acheté maintenant coûte 4 euros et permettra d’acheter pour 5 euros sur place. Une réduction de 20 % ! C’est merveilleux !
         Donc, vous pouvez me passer les commandes. Si vous payez en chèques, ceux- ci sont à libellés à l’ordre de « Lutte ouvrière la fête ».
         Voilà, je vous ai tout dit, j’attends vos réponses, et,
                   Salut et fraternité,
                                                         Dominique



vendredi 16 mars 2018

22 mars, 22 v’là la SNCF, tour de chauffe avant la vraie grève nécessaire ?


22 mars, en grève et dans la rue!



Le 22 mars, la mobilisation devrait être importante à la SNCF. L’annonce du plan ferroviaire de Macron-Philippe, combinée au déferlement quotidien de calomnies sur les cheminots, a convaincu bon nombre de cheminots de la gravité de l’attaque.
Pour ceux qui auraient encore un doute, Pepy, le président de la SNCF, a enfoncé le clou: les cheminots « évolueront sur un marché de lemploi qui se constituera demain avec larrivée de nouvelles entreprises ferroviaires, où s’arracheront les compétences. […] La garantie de l’emploi sera la compétence.» En clair, cette réforme prépare linsécurité, la concurrence généralisée entre les cheminots pour garder leur emploi.
Au contraire, ils doivent faire front pour garantir l’emploi et le salaire de tous les travailleurs du rail. Ils doivent se mobiliser aujourd’hui pour ne pas être licenciables et jetables demain!

Argenteuil, Projet Héloïse, retournement de veste et d’opinion ?


Un tournant très opportun



En mars 2016, lorsque Georges Mothron annonça à la surprise de tous le « projet Fiminco-Héloïse », il déclara qu’il ne faisait que reprendre le projet de son prédécesseur que celui-ci avait tenu secret à la population et à la quasi-totalité des élus de sa majorité. Philippe Doucet ne contesta pas son successeur. Pendant deux ans, ce projet put apparaître comme leur projet commun.
         Ainsi, lors de la dernière présentation du projet à l’occasion du conseil municipal du 19 décembre dernier, Philippe Doucet eut l’occasion de poser des questions, et en particulier à propos de l’avenir de la salle des fêtes Jean Vilar, sur son « remplacement » et sur la structure provisoire. Rien ne sortit de ses lèvres. L’ancien maire resta muet comme une carpe selon la formule consacrée.
         Le groupe « Tous fiers d’être argenteuillais » qu’il anime le suivit, à l’exception de deux de ses membres qui s’opposèrent dès le début au « projet Héloïse ». Frédéric Lefebvre-Naré finit par quitter ce groupe et Marie-José Cayzac qui y demeure, fondèrent avec moi-même et quelques autres le Comité Jean Vilar. Pour les autres conseillers d’opposition, ce fut « motus et bouche cousue », au moins au niveau de leur expression publique.
Sur la question du « projet Héloïse », le groupe d’opposition municipale vient aujourd’hui de sortir de son hibernation en tant que groupe. Dans son dernier tract, la question est enfin abordée, certes indirectement, deux ans pratiquement jour pour jour après le déclenchement de l’affaire. Il y consacre un recto, et semblent opérer, à défaut pour l'instant d'un virage à 360 degrés vis-à-vis de leur position initiale, pour le moins une inflexion majeure (1), dans le sens du vent, celui de l’opposition d’une énorme majorité d’Argenteuillais à ce projet.
         Tout cela méritait d’être dit ou rappelé. Les prochaines élections municipales approchent. L’heure des retournements de veste et d’opinions va pouvoir commencer. Chacun en tirera l’appréciation qui lui convient. Par ailleurs, si cela aide à l’abandon de ce « projet Héloïse » calamiteux, et à la rénovation de la salle des fêtes Jean Vilar, nous n’y voyons vraiment aucun inconvénient. 

« Le projet autour de Jean Vilar-île Héloïse est intégralement piloté par les promoteurs privés. Et pourtant ce sont les Argenteuillais qui règlent la facture ! » (Tous fiers d’être argenteuillais, tract distribué le 15.3.18)

Argenteuil, propreté, rêve et réalité


Raconte-moi la Ville réelle…

 
Education, effectifs, matériel
Selon le Parisien-95, la municipalité se vante d’une hausse de la propreté de la Ville. La preuve, selon elle, le tonnage de déchets des dépôts sauvage ramassés par les services municipaux et Azur serait passé de 1762 tonnes en 2015 à 1685 tonnes en 2016 et à 1397 tonnes en 2017. Si l’on compare les trois nombres, il y a incontestablement une baisse… qui ne prouve rien.
         Notre expérience de Joliot-Curie nous indique qu’il peut y avoir des semaines sans qu’un dépôt sauvage d’importance perdure… qui aurait pu rapidement être ramassé, ce qui aurait fait augmenter le tonnage d’autant, car malheureusement aussitôt disparu aussitôt restauré.
         Si l’on augmentait les effectifs et les véhicules idoines pour ramasser ces déchets, chacun peut imaginer facilement que le chiffre du tonnage pourrait s’envoler.
         Chacun le regrettera, la propreté et la question des dépôts sauvages sont des problèmes complexes, très complexes même, à régler. Mais que la municipalité ne prenne pas au moins ses désirs pour des réalités et tente simplement de nous dire ce qu’il en est dans la réalité !

Mayotte : la misère, et celle des services publics, la véritable question


                 Mayotte : mobilisation de la population

La ministre des Outre-mer ne prévoyait pas de se rendre à Mayotte avant l’élection législative partielle des 18 et 25 mars. Elle y a finalement été expédiée le jour de la rentrée scolaire, lundi 12. Griveaux, le porte-parole du gouvernement, avait affirmé de façon péremptoire que la rentrée se ferait à la date prévue, sous-entendant que tous les protestataires seraient calmés.
Mais les barrages et les manifestations ont continué, la rentrée scolaire n’a pas eu lieu. La ministre venait répéter que des escadrons de gendarmes viendraient sécuriser l’île, qu’un patrouilleur de la Marine nationale ferait la chasse 24 heures sur 24 aux kwassas kwassas, ces embarcations de fortune empruntées par les Comoriens qui tentent de gagner Mayotte. Elle a aussi évoqué la possibilité d’instaurer un statut d’extraterritorialité à l’hôpital de Mayotte et à sa maternité, pour ne pas avoir à accorder la nationalité française, au titre du droit du sol, aux enfants de Comoriennes y ayant accouché.
C’est réduire volontairement aux questions d’immigration et de sécurité les revendications du mouvement. La population mobilisée exige le recrutement et la formation de centaines d’enseignants, de surveillants, de personnel technique et administratif, la construction d’établissements scolaires en nombre suffisant. Comme le demande le personnel enseignant et non enseignant, il faut que cessent les classes surchargées, il faut mettre fin à ce système inouï de cours par alternance, matin pour les uns et après-midi pour d’autres. De même, il est d’urgence vitale que les médecins, les sages-femmes, les infirmiers, les aides-soignants, les hôpitaux, les maternités, les centres de soins, les matériels, les médicaments, etc. soient en nombre suffisant.
C’est plus que nécessaire dans ce département laissé à la traîne par les différents gouvernements, depuis Sarkozy jusqu’à Macron en passant par Hollande ! Certains disent que le 101e département a cinquante ans de retard. Il apparaît que ce n’est pas en prétendant réduire la « pression migratoire », comme le font le gouvernement et divers politiciens, que ce retard sera rattrapé. Tous ceux qui désignent les Comoriens qui fuient la misère de leur pays pour espérer vivre un peu mieux à Mayotte comme les principaux responsables de l’insécurité trompent les classes populaires et cherchent à attiser la haine entre les Mahorais et leurs frères des autres îles des Comores. C’est l’impérialisme français qui, pour conserver une présence dans la région, a coupé Mayotte, dotée du statut de territoire français, des autres îles de l’archipel des Comores, transformant ainsi en étrangers les Comoriens qui ne sont pas nés à Mayotte. Mais tous sont victimes du même sous-développement résultant de plus d’un siècle de colonisation française.
Mardi 13 mars, au deuxième jour de la visite ministérielle, la mobilisation n’avait pas faibli sur l’île, ce que montrait le nombre de manifestants à Mamoudzou et l’envahissement du conseil départemental. L’exaspération des manifestants a éclaté contre un sénateur et deux maires « dégagés » de la salle alors qu’ils préparaient une rencontre avec la ministre. « Nous venons virer les traîtres d’hier » criaient-ils, car la veille ces élus avaient accueilli la ministre en l’absence des leaders de la mobilisation, porteurs de revendications économiques et sociales.
Ce même jour, le 13 mars, un accord a été signé par des représentants des collectifs et de l’intersyndicale. Ils ont appelé à la suspension du mouvement et à la levée des barrages.
Le poison du racisme d’État contre les Comoriens, visant à détourner la colère, n’a pas pu étouffer la mobilisation de la population sur le terrain social. C’est un acquis à préserver, car seule une lutte unie de tous les opprimés leur permettra de mener le combat contre la misère et ses conséquences.

                                        Émile GRONDIN (Lutte ouvrière n°2589)

Maroc, Jerada toujours en mouvement


Le Hirak (mouvement) continue à Jerada



Depuis la mort de deux jeunes mineurs dans un puits de charbon clandestin à la fin de 2017, la population de Jerada, dans l'est du Maroc, manifeste et organise des marches pour crier son indignation. Cette région est sinistrée depuis la fermeture des mines de charbon à la fin des années 90 et de nombreux jeunes n'ont d'autre choix pour pouvoir récupérer de dérisoires moyens de survivre que de continuer à creuser dans les anciens puits, avec tous les risques que cela comporte.

jeudi 15 mars 2018

Retraités, Ehpad, dans l’action contre le freluquet détrousseur


Mobilisations du 15 mars : une première étape

Le 15 mars, des dizaines de manifestations devaient se dérouler, à Paris et en régions, pour renouveler l’expression de la colère des retraités d’une part, des employés des Ehpad, des services de gériatrie et de l’aide à domicile et des familles de résidents âgés et dépendants d’autre part.
Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre. Macron, Philippe et la ministre de la Santé Buzyn ont entendu fin janvier les milliers de manifestants, les grévistes qui protestaient contre les conditions de travail scandaleuses qui leur sont imposées dans les Ehpad, les lits fermés dans les services de gériatrie, le véritable casse-tête des aides à domicile pour visiter chacune et chacun. La seule réponse de la ministre, hormis la constatation que près d’un quart des établissements seraient perdants à la réforme des financements, a été de rappeler le vote d’une petite enveloppe de 50 millions d’euros.
On ne saurait être plus méprisant ! Alors que de toutes parts parviennent des témoignages d’épuisement de soignants, de malaise face aux personnes âgées délaissées par manque de temps, de familles démunies devant la situation de leurs aînés, alors qu’on sait qu’il manque 200 000 postes dans les établissements, sans compter l’aide à domicile, elle aussi en sous-effectif, alors qu’il n’existe en moyenne qu’un seul lit disponible en Ehpad pour six octogénaires, un silence criminel est de mise au gouvernement. Le seul signe de vie a été l’annonce, par le ministère de la Santé, de « l’ouverture d’un cycle de rencontres avec les acteurs et représentants des personnels et des institutions du secteur des personnes âgées ».
Traités avec le même mépris, des millions de retraités ont vu depuis février leur pension amputée de 15 à 50 euros par mois. Cela concerne ceux dont le revenu fiscal de référence figurant sur l’avis d’impôt de l’année 2017 a dépassé 14 404 euros pour une personne seule en métropole, ou 22 096 euros pour un couple, même si l’un des deux touche une pension inférieure au seuil. Macron voudrait faire passer ceux-là pour des privilégiés, en augmentant de 1,7 % le taux de la CSG appliqué aux pensions de retraite. Or non seulement les retraites ont été bloquées pendant quatre années, en octobre dernier elles n’ont été augmentées que d’un maigre 0,8 %, mais les retraités ont subi les mêmes hausses des prix que tous, sur le carburant, le gaz, les timbres… Depuis des années, leurs revenus sont attaqués, par la suppression de la demi-part fiscale des veuves et veufs sous Sarkozy, par l’instauration d’un prélèvement supplémentaire de 0,3 %, la CASA (contribution de solidarité pour l’autonomie) et la fiscalisation des majorations familiales pour trois enfants sous Hollande, et Macron y va de plus belle !
Macron et ses comparses se moquent du monde lorsqu’ils osent présenter cette mesure d’une injustice criante comme une nécessaire solidarité intergénérationnelle. Si solidarité il doit y avoir, pourquoi le président des riches ne met-il pas en place un prélèvement sur les dividendes et les fortunes ? Pourquoi, au contraire, a-t-il en grande partie supprimé l’ISF ?
La seule réponse que méritent Macron et ses donneurs d’ordres, les capitalistes, c’est la colère des travailleurs, actifs, chômeurs et retraités, ceux qui font tout fonctionner dans les services nécessaires à tous, comme dans les entreprises qui génèrent les produits et… les profits.
                                             Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2589) 




Manifestation des retraités
14 heures 30
Gare Montparnasse
Départ d’Argenteuil 13 heures 30 guichet à billets
Gare centrale

Argenteuil : médecins généralistes à trouver d’urgence


A guérir d’urgence

Argenteuil ne connaît pas encore la situation de Bezons, une commune reconnue officiellement comme étant sous dotée en nombre de médecins généralistes, mais elle ne va pas tarder à le faire, si cela continue. Certains médecins quittent la Ville ou prennent leur retraite, et le manque de généralistes devient très important. Les médecins restant croulent sous le nombre de patients à soigner. Sans parler du fait que dorénavant très peu d’entre eux effectuent des visites à domicile.
         Il y a là une situation à guérir d’urgence.