jeudi 21 décembre 2017

Argenteuil, conseil municipal, Fiminco, et « projet Héloïse »


Fiminco obligé d’en dévoiler davantage…



Mardi soir, la présentation par Fiminco de son projet a donné à tous ceux qui le combattent l’impression que sans leur combat obstiné, celle-ci n’aurait pas eu lieu, même s’il aura fallu un an et demi pour y parvenir. Elle leur donne bien des arguments supplémentaires que nous développerons dans les temps qui viennent.
         Elle a confirmé le caractère monstrueux du blockhaus prévu en guise de lien renoué avec la Seine et la destruction complète du caractère « vert » de ce qui reste de L’île à cet endroit.
         Elle a confirmé le caractère privé de la salle de spectacle prévue à la place de la salle Jean Vilar.
         Elle a évité soigneusement la question des logements prévus comme celle des liens avec l’avenue Gabriel Péri et le boulevard Héloïse.  
         Elle a fait l’impasse sur l’essentiel de la liaison entre l’espace convoité et les voies qui y mèneraient.
         Elle a renforcé l’inquiétude que l’on peut avoir sur l’installation d’un « espace » dit culturel qui ne pourrait que mettre en péril la libraire du « Presse-papier ».
        

         Elle a été l’occasion de l’annonce de futures publications municipales sur la question et d’une grande réunion publique sur le sujet organisée au 1er trimestre salle Jean Vilar. Sans l’action du Comité Jean Vilar, cette activité fébrile n’aurait pas eu lieu.
         Accessoirement, elle a rendu muet les membres du groupe PS et apparentés qui n’ont pas posé une seule question, alors qu’ils avaient tout le loisir de le faire. Un silence bien révélateur.
        

         Surtout, nous le répétons, elle doit beaucoup à l’aiguillon qu’a représenté depuis septembre en particulier l’activité du Comité Jean Vilar, avec à ses côtés d’autres associations, telle l’ADCI qui lutte en particulier contre l’installation d’un multiplex à 500 mètres du Figuier blanc.
         Le résultat palpable de celle-ci est l’annonce d’une nouvelle enquête publique « environnementale » cette fois en mars. Non pas que nous nous fassions beaucoup d’illusions sur les conclusions de celles-ci. Mais elle retardera d’autant la délivrance du permis de construire. A priori, celui-ci ne pourra être délivré avant l’été prochain.
         Dès à présent, nous appelons les habitants à participer massivement à cette enquête.
         Pour terminer : « Ce n’est qu’un début, le combat continue »

A suivre…

Argenteuil salle Jean Vilar, des précisions, mais les mêmes craintes


Une salle privée et des conditions d’utilisation restrictives

 
Elle a des défauts, mais c'est la salle COMMUNALE

La salle de spectacle prévue dans le projet Héloïse sera donc bien la propriété du promoteur. Elle sera donc bien une salle privée. Alors qu’avec la salle des fêtes Jean Vilar la municipalité avait la responsabilité totale de sa gestion pour tous les jours de l’année, elle ne pourra plus disposer de la nouvelle salle que pour 200 jours maximum, sans que l’on ne nous dise ni de quels types de jours il s’agira ni qui les déterminera en priorité. On nous parle d’un prix « attractif avantageux » fait par le promoteur à la Ville, mais sans nous dire de quel prix il s’agit. Promoteur et municipalité ont eu pourtant un an et demi pour se mettre d’accord et le préciser, non ? Car les habitants et les associations  veulent savoir combien tout cela leur coûtera, directement, ou via l’augmentation de dépenses municipales en la matière, c’est-à-dire aux dépens d’autres activités.
         Le Maire d’Argenteuil avait bien répété que les conditions actuelles seraient maintenues pour les utilisateurs actuels. Nous avions effectivement des doutes sur le sujet, et nous en avons toujours quant à l’avenir et les conditions réelles d’utilisation qui leur seront imposées. Mardi soir, Georges Mothron a confirmé le maintien des conditions de gratuité ou de tarifs préférentiels concédées actuellement. Nous en prenons acte, mais comme il est toujours préférable de dire, voilà que cette question des prix et des tarifs est confirmée publiquement… pour la première fois, au moins lors d’un conseil municipal. Et nous attendons qu’elle le soit par écrit.
         Voilà pour le présent, tout au moins voilà ce que l’on nous en dit. Mais qu’en sera-t-il à l’avenir ? Qu’en sera-t-il si Fimenco décide de vendre son bien Héloïse à un autre investisseur ? Dans le cas toutefois où son projet aboutirait...

Argenteuil conseil municipal, stationnement et "démocratie" communale


On vote certes… mais en considérant « avant » que tout est déjà décidé

AjoutePourquoi se coucher si tard si les jeux sont faits ?r une légende

Nous aurons l’occasion de revenir sur les modifications du régime du stationnement dans le centre d’Argenteuil que nous avons déjà évoqué par ailleurs.
         Mais cette question vient de donner lieu à une « belle » séquence de « démocratie ».
         La question était donc à l’ordre du jour du conseil municipal de mardi soir. Mais elle est apparue déjà comme une décision dans le numéro de l’Argenteuillais qui était distribué dès le lendemain matin si ce n’est plus tôt.
         Comment une délibération qui devait être votée mardi soir peut-elle se retrouver développée sur trois pages dès mercredi matin dans l’Argenteuillais sous le titre « Stationnement : les changements ». ? A ce que nous sachions, le périodique n’a ni été imprimé ni rejoint Argenteuil dans la nuit.
         Bref, une décision mise en discussion et votée certes, mais considérée comme acquise et pouvant être rendue publique bien avant la séance où elle doit justement être discutée !

Inspection du travail, Inspectrice du travail menacée… l


Inspectrice du travail menacée : l’administration a reculé

 

Le 14 décembre, une inspectrice du travail était convoquée devant une commission disciplinaire. Elle avait été mise à pied un mois plus tôt pour faute grave et était menacée de révocation. Le ministère du Travail lui reprochait une dénonciation en public de la politique du gouvernement. Militante syndicale, elle avait répondu aux questions d’un journaliste à la fin d’une manifestation.

Les syndicats CGT, FSU, SUD et CNT appelaient à un rassemblement de protestation, le jour même, contre cette menace de sanction. Plusieurs organisations politiques, FI, PCF, NPA et Lutte ouvrière, se sont jointes à ce rassemblement.

Dans leurs prises de parole, les intervenants ont dénoncé les attaques dont sont victimes les inspections du travail, dont certaines sont menacées d’être purement et simplement rayées de la carte, ce qui rendra plus difficile pour des salariés de faire valoir leurs droits face à leur patron. Cela va dans le même sens que les mesures qui compliquent la présentation de dossier aux Prudhommes et ont un effet dissuasif pour les salariés.

Le conseil de discipline a finalement décidé 15 jours de suspension avec sursis, comme le demandait l’administration. La légèreté de la sanction a été perçue comme une conséquence de la mobilisation. Les syndicats ont l’intention d’intervenir maintenant pour qu’elle soit complètement abandonnée.

En tout cas, ce nouvel épisode montre que ce gouvernement au service du patronat cherche à étouffer la voix du monde du travail.

                                   Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2577)

Migrants traqués, migrants solidarité


Migrants traqués et pourchassés



« C’est l’honneur de la France d’accueillir les réfugiés » disait Macron pendant la campagne présidentielle. Quelques mois plus tard, le gouvernement a annoncé sa volonté d’augmenter encore le nombre d’expulsions en présentant l’an prochain un projet de loi prévoyant notamment d'allonger la durée légale de rétention administrative, faisant passer celle-ci de 45 jours actuellement à 90 jours, et autorisant les policiers à traquer les migrants dans les hôtels sociaux et dans les centres d’hébergement.

Macron et ses ministres vont encore plus loin que leurs prédécesseurs au gouvernement. C’est ce qui s’appelle un gouvernement à poigne… contre les exploités ici et contre les opprimés venus d’ailleurs.

A Ouistreham, avec les migrants

À Ouistreham, dans le Calvados, une manifestation pour exprimer la solidarité avec les migrants avait réuni près de 300 personnes. Une nouvelle manifestation organisée cinq jours plus tard a réuni encore plus de monde, entre 700 et 1 000 personnes.
De nombreux migrants, majoritairement issus des pays d’Afrique anglophones, se retrouvent dans ce port, espérant gagner l’Angleterre par les ferries transportant camions et passagers vers Portsmouth. Les associations d’aide aux migrants exigent l’ouverture d’un lieu d’hébergement, ce que refusait le maire de la commune, qui a fait fermer les toilettes publiques comme unique réponse. Un squat a même été évacué rapidement par la gendarmerie, sans attendre une quelconque décision de justice. L’indignation s’est encore accrue après le rejet par le tribunal administratif de Caen de la demande d’associations réclamant des mesures de l’État, du département et de la mairie d’Ouistreham en faveur des migrants.
Les manifestants ont défilé aux cris de : « Nous sommes tous des enfants d’immigrés » ou : « Un toit, un hébergement pour tous les migrants », slogans accompagnés de nombreux quolibets à l’encontre du maire.

                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2577)

mercredi 20 décembre 2017

Argenteuil, conseil municipal, le « projet Héloïse » présenté une nouvelle fois, plus que jamais à rejeter


Défense de Jean Vilar !

 
Les représentants de l'investisseur Fiminco
Nous reviendrons sur le conseil municipal d’hier au soir précédé par la présentation de la nouvelle version du projet Fiminco, sur lequel nous aurons beaucoup à dire. En attendant, le compte-rendu toujours fidèle de Frédéric Lefebvre-Naré sur cette présentation. Celui sur le conseil municipal suivra.

Déjà une bonne nouvelle. Une nouvelle enquête publique aura lieu sur le sujet de ce projet et la question de l’environnement. Elle aura lieu en mars prochain. Le permis de construire, s’il est accordé, ne pourra l’être qu’après cette enquête, au mieux pour Fiminco à l’été 2018…

Argenteuil Jean Vilar : : bétonnage des berges


On ne lâche rien

Après le conseil municipal d’hier, un tract du Comité Jean Vilar distribué dès ce matin
                                                            

Jean Vilar / île Héloïse : la Ville confirme le méga-bétonnage

FIMINCO, foncière d’immobilier commercial, acheteur de l’espace Jean Vilar (ou îlot Héloïse), a présenté en Conseil municipal, ce mardi 19 décembre, son projet « Cap Héloïse ».
 C’est pire que ce que nous pouvions imaginer.
 Il s’agit d’empiler et de serrer jusqu’aux extrêmes limites légales, sur ce terrain plus petit que ceux de Megarama ou MegaCGR, fragile, inondable, plus de 40000 m2 de constructions, au-dessus de 2 ou 3 étages de parkings aériens.
 La construction prévue monte à 45 mètres, soit la hauteur de 14 étages, juste à l’angle du pont d’Argenteuil. Le paysage de la ville, comme la vue vers la Seine, seront encombrés d’une sorte de méga-bigorneau, d’un gris uniforme.
 Face au boulevard Héloïse, un damier géant montant à 9 ou 10 étages de parkings et de logements. Aucune continuité, aucun respect pour l’architecture et le patrimoine argenteuillais. Tous les arbres remarquables seraient sacrifiés.
 En guise d’ouverture sur la Seine, nous serions autorisés à regarder, du haut des parkings aériens, les voitures sur la voie rapide et les camions arrêtés aux quais de livraison.
 À la place de la salle des fêtes publiques, une salle de spectacles, certes neuve et un peu plus grande, serait gérée par le promoteur, sans expérience en matière de spectacles, sans parler de culture !
 Et nous perdrions bien sûr le parking actuellement gratuit. Alors que le stationnement sera payant dans tout le centre ville, plus cher, et les amendes plus chères aussi.
Mais nous pouvons encore sauver Jean Vilar et faire revivre les berges de Seine !

Déjà près de 6000 personnes ont signé la pétition pour une salle des fêtes rénovée et publique. Il est encore temps de le faire, maintenant que le projet est publié, que les illusions entretenues par la Municipalité se sont dissipées !
 Le projet doit passer par une évaluation environnementale. Nous pouvons tous faire valoir nos arguments pour préserver ce site, et son paysage célébré par les Impressionnistes.
 Défendons la vitalité sociale et culturelle d’Argenteuil. Sauvons les investissements que nous avons payés, le Figuier Blanc, Côté Seine et son parking, d’une concurrence à moins de 500 mètres.
 Des centres commerciaux et des cinémas dans les quartiers qui en manquent, pourquoi pas ? à l’image de celui que nous souhaitait le Maire dans ses vœux pour 2017 (ci-contre).
 Face aux moyens financiers du promoteur, le comité Jean Vilar compte sur le soutien de tous. Adhérez, soutenez-nous en achetant nos cartes postales J, aidez-nous à documenter nos recours, mettez-nous en relation avec les personnes qui peuvent aider à arrêter la mécanique administrative, à empêcher la destruction, annoncée pour juin, de Jean Vilar. 
           
                    Contacts Twitter, Facebook, blog, pétition : comité Jean Vilar



PS : grand ravaudage d’hiver


Faire oublier, sans vergogne

 
D'hier ou de demain, les ennemis des travailleurs

Mais de qui émane le tract distribué ces derniers jours sur la Ville qui commence de la façon suivante : « Le président n’est pas le Père Noël. C’est le Père Fouettard : il reprend aux pauvres pour donner aux riches… » ?

Et qui revendique :

« La suppression de la hausse de la CSG, et la revalorisation du point d’indice pour les fonctionnaires » ?

« De poursuivre le calendrier de revalorisation des pensions de retraite voté lors du précédent quinquennat » ?

« La fin de l’ère autoritaire et un renforcement de la politique de redistribution fiscale » ?

« De remettre en cause les réformes fiscales en faveur des plus riches et de favoriser la redistribution et l’entraide » ?

         Ce tract émane du Parti Socialiste qui sort de l’ombre et tente de faire oublier sa politique durant cinq ans et :

         -les gigantesques cadeaux faits aux riches, via le CICE !

         -le quasi blocage des salaires des fonctionnaires et des pensions des retraités de l’Etat !

         -les moyens supplémentaires donnés au patronat avec la « loi travail » pour aggraver l’exploitation des travailleurs du privé !

         Le PS s’adresse à nouveau aux « pauvres » qu’il redécouvre.

         Bonimenteurs ! Saltimbanques ! Spécialistes du tour de passe-passe !