mardi 12 décembre 2017

Carrefour suppression de 5 000 postes en vue


Monopoly capitaliste des actionnaires


Un mouvement dans les Pyrénées atlantiques
Le chômage ne baisse pas, et Carrefour va encore l'aggraver. Ce géant de la distribution a pourtant empoché 1,2 milliard d'euros d'aides publiques en trois ans, censées protéger l'emploi.
Le premier employeur du secteur privé n'en a pas moins décidé de supprimer 5 000 postes sur ses 60 000 emplois dans l'Hexagone. L'annonce aura lieu après les fêtes. Car il ne veut pas risquer, en cas de réactions des salariés, de ne pas pouvoir remplir son tiroir-caisse en fin d'année.
Il s'agit pour lui de garantir les profits et les 16 à 18 % de résultats versés aux actionnaires, en les faisant payer à ses employés, par ailleurs bien moins gâtés que leur ex-PDG. Celui-ci est parti en retraite avec 3 millions d'euros de prime et un demi-million d'euros de bonus annuel, qui lui seront versés à vie.
Tout cela ajouté aux bas salaires et au travail du dimanche imposé, les travailleurs de Carrefour ne manquent pas de raisons de se fâcher.

lundi 11 décembre 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 11 décembre 2017



Trump et les grandes puissances, complices d'Israël contre les Palestiniens

En déclarant qu’il comptait reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, Trump a montré l’arrogance et le mépris du dirigeant impérialiste qu’il est. Que ce bouffon provocateur ait fait cette annonce pour des raisons de politique intérieure, par démagogie vis-à-vis de son électorat anti-arabe et anti-musulman, n’y change rien.
Alors que les Palestiniens considèrent depuis toujours cette ville comme la capitale d’un futur État indépendant, Trump leur a signifié que pour les États-Unis, il n’en sera pas question. Il a ainsi entériné officiellement l’annexion de Jérusalem-Est par les troupes israéliennes à l’issue de la guerre des Six jours de 1967. Tout « démocratiques » que les États-Unis prétendent être, ils soutiennent les spoliations auxquelles l’État d’Israël se livre depuis des décennies aux dépens des Palestiniens.
Quand, après la Seconde Guerre mondiale, l’État d’Israël a été fondé contre la puissance coloniale britannique, cela répondait à l’aspiration légitime de nombreux Juifs qui avaient survécu aux persécutions et au génocide nazi, d’avoir leur propre État. Mais il n’était pas écrit qu’il se construise contre le peuple palestinien, dont le droit à un État était tout aussi légitime : les deux peuples auraient pu cohabiter sur une même terre, comme c’est le cas dans tant d’endroits du monde. Or, depuis l’origine, l’État d’Israël s’est construit sur l’oppression des Palestiniens, en les pourchassant, en les parquant dans des camps et en en faisant des réfugiés sur leur propre terre.
Aujourd'hui, les Palestiniens n’ont pas d’État, mais deux territoires séparés, grignotés par la colonisation, morcelés par des murs infranchissables et des frontières étroitement contrôlées ; deux vastes prisons à ciel ouvert, sans possibilité de développement économique, sans liberté de mouvement, sous la botte permanente de l’armée et de la police israéliennes.
La décision de Trump a été suivie d’un concert de désapprobation, du secrétaire de l’ONU à Macron, en passant par tous les dirigeants européens. Quelle hypocrisie ! Si le petit État d’Israël a pu maintenir sous son joug le peuple palestinien, c’est qu’il bénéficie depuis des décennies de la bienveillance des grandes puissances. Les résolutions de l’ONU ont condamné les annexions, la colonisation des territoires occupés et le sort réservé aux Palestiniens. Israël s’en est soucié comme d’une guigne, parce que ses dirigeants se savent soutenus par les grandes puissances.
Pour celles-ci, le Proche-Orient est un ancien domaine colonial, un vaste champ de pétrole où elles ont leurs intérêts. C’est ainsi qu’avec d’autres États, comme l’Arabie Saoudite, Israël joue dans la région le rôle de gardien des intérêts impérialistes. Alors, les États occidentaux peuvent verser périodiquement quelques larmes de crocodile sur le sort des Palestiniens et faire les gros yeux au gendarme israélien, les affaires continuent. Israël, dont le Premier ministre Netanyahou était reçu encore dimanche par Macron, sait que les États occidentaux l’appuieront, quoi qu’il fasse, dans la guerre sans fin qu’il livre aux Palestiniens.
Quant aux dirigeants des États arabes, ils sont tout aussi hypocrites. Au cours de l’histoire, ils ont traité les Palestiniens comme des ennemis, car ils redoutaient l’exemple que leur lutte représentait pour leurs propres peuples. Et ils n’ont pas hésité à les massacrer, comme lors du Septembre noir en Jordanie en 1970.
Le régime saoudien critique aussi la décision de Trump. Quelle sinistre farce ! Les rois du pétrole traitent leur propre population comme Israël traite les Palestiniens. Ils réduisent à un quasi-esclavage les millions d’immigrés qui bâtissent leurs villes et font fonctionner leurs puits de pétrole. Ils privent les femmes de droits les plus élémentaires : pouvoir travailler, étudier, obtenir un passeport ou ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de leur maître de mari. Ils écrasent les Yéménites sous les bombes. À l’égal d’Israël, ce régime féodal et réactionnaire bénéficie de la bienveillance des grandes puissances, dont la France, auxquelles il vend de l’or noir et achète des engins de mort.
Va-t-on vers une nouvelle intifada de cette jeunesse palestinienne sans avenir ? Son sort révoltant illustre en tout cas combien ce monde régi par les intérêts impérialistes est incapable de permettre aux peuples de vivre dignement. Trump vient de porter aux Palestiniens un coup supplémentaire, mais ses complices se nomment Macron, May et Merkel. Pour préserver leur ordre, les riches et les puissants de ce monde condamnent un peuple entier à la prison à vie.

Métropole du Grand Paris, Argenteuil et Boucle nord, ah si les habitants pouvaient se la boucler…


Publicité des débats ? Point trop n’en faut ! Imprimez-leur en caractère 8 !

 
Si près géographiquement, si loin des habitants

Si les habitants d’Argenteuil l’avaient oublié, la commune est aujourd’hui rattachée à la Métropole du Grand Paris, plus précisément à son Territoire 5, celui des Boucles nord de la Seine. Celui-ci est dirigé par un conseil territorial qui se réunit en séance publique.
         Cette publicité des débats est un élément essentiel du régime politique mis en place par la Révolution française et appelé « démocratie ». J’ai trouvé un excellent résumé d’une revue sur le sujet : « La démocratie française naît en 1789 en opposition à la politique absolutiste des rois de France fondée sur le secret, la domination et la seule volonté du monarque. Pour les révolutionnaires, la question de la transparence, abordée à travers les concepts d’opinion publique et de publicité, est absolument centrale au projet démocratique, qui vient saper les fondements de la monarchie absolue. »
         La population est certes actuellement très loin d’exercer son contrôle sur la vie publique. C’est vrai à l’échelle locale. Cela l’est d’autant plus à l’échelle de ces Etablissement Public Territorial. Mais, sans surprise, rien n’est fait pour aider à ce qu’elle le fasse.
         Ainsi, non seulement les séances de ses conseils territoriaux sont publiques, mais elles doivent être annoncées en temps et en heure, avec leur ordre du jour.
         Ne cherchez pas dans L’Argenteuillais, vous ne trouverez rien sur le sujet. Mais les lecteurs du présent blog sauront que la prochaine réunion de ce conseil présidée par… le maire d’Argenteuil, a lieu

A la mairie d’Asnières-sur-Seine

Ce mercredi 13 décembre

A 18 heures 30

         Il m’aura fallu une certaine dose de curiosité pour le savoir, en lisant par hasard les panneaux d’informations municipaux annonçant un certain nombre d’actes de la Ville, installés rue Denis Roy.
         Quant à l’ordre du jour de cette réunion, que les myopes et les anciens dont je suis s’abstiennent de tenter de le déchiffrer, mission impossible, les caractères de taille 8 ne sont pas pour eux !
         D’autant plus que le plexiglass à une tâche qui complique encore la lecture…
         Pourtant, ce conseil territorial discute de choses tout à fait sérieuses. C’est lui qui a décidé -dans le dos des Argenteuillais- de la modification partielle du Plan Local d'Urbanisme de la commune en juin dernier, en rapport avec le « projet Héloïse ».l
         Ce mercredi, un point aborde à nouveau cette question du PLU ? De quoi s’agit-il ? Une réponse s’impose : Mystère et boule de gomme, car personne n’est au courant, aucun Argenteuillais de base en tout cas !

La Poste : effectifs en moins = bureaux de poste fermés


Cachez cette réalité que nous ne saurions voir !

 
Défense des services publics utiles à la population


Nous avons lu avec intérêt dans la dernière livraison de L’Argenteuillais l’information suivante : « Poste d’Orgemont : le bureau sera fermé du 18 au 30 décembre en raison des réductions d’activité. Il reprendra ses horaires habituels à compter du 2 janvier. Durant cette période, les antiennes Joliot-Curie (route d’Enghien) et Côteaux (22 rue Vedrines) restent ouvertes. »
         L’Argenteuillais a le mérite de donner cette information utile que nous reproduisons à notre tout. Elle avance et l’on n’en doute pas comme explication celle que La Poste a bien voulu lui donner « en raison des réductions d’activités ».
         Cela est tout de même bien étonnant, les fêtes de fin d’années qui tombent cette année des week-end étant d’autant plus propices aux opérations postales et financières de toutes sortes.
         Alors, à la place de « réductions d’activités » réductions d’effectifs » ne conviendrait-il pas mieux ? Il est vrai, que dans ce cas, cette fermeture met autrement de mauvaise humeur.

amiante : PSA condamnée


Condamnée pour empoisonnement

 
Tableau général ancien, réalité toujours actuelle

La fonderie PSA des Ayvelles vient d’être condamnée pour « faute inexcusable » suite au décès d’un ouvrier du fait de son exposition à l’amiante. Un décès survenu en 1997 ! Il aura fallu vingt années pour arriver à cette décision qui condamne l’entreprise à 280 000 euros dont 25 000 euros pour chacun des 5 enfants. Une famille qui avait plongé dans la misère suite au décès du père à 39 ans.
Outre la lenteur de la justice, il y a de quoi être révolté par le fait que la direction de PSA a par le passé fait appel de décisions de justice la condamnant pour le décès de deux autres ouvriers pour leur exposition à l’amiante. Elle envisage de nouveau de le faire. Selon l’Addeva 08 (Association départementale de défense des victimes de l’amiante), « à ce jour, douze salariés de PSA sont décédés à cause de l’amiante : la fonderie est condamnée pour la troisième fois, mais d’autres dossiers sont en cours ».
Cela ne suffit pas à la direction de PSA d’empoisonner les travailleurs, elle veut encore échapper à ses responsabilités pour les ouvriers qui ont perdu la vie à cause de leur irresponsabilité et rapacité.

Retraités, pouvoir d’achat, une baisse continue depuis 1992


Retraites : une baisse continue du pouvoir d’achat

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a publié un nouveau document de travail, cité par le journal Les Échos, qui montre la baisse du pouvoir d’achat des retraités depuis 1992.
Les mesures d’économies prises par les caisses de retraites complémentaires ont joué un rôle important dans cette baisse, davantage pour les cadres, dont la complémentaire compte pour à peu près la moitié de la pension, que pour les non-cadres. Les prélèvements sociaux, les contributions CSG, CRDS, CASA (contribution de solidarité pour l’autonomie) et les cotisations maladie ont aussi joué un rôle dans la perte de pouvoir d’achat. De même que le gel de la pension de base depuis 2013.
Un cadre parti en retraite en 1992 a ainsi vu le pouvoir d’achat de sa pension nette baisser de 10 %, dont 6 % entre 1993 et 1997, période de hausse des contributions sociales ; un non-cadre a perdu 7 % et un fonctionnaire de catégorie B a perdu 8 %. Pour des retraités plus jeunes, génération 1947, en retraite depuis 2007, les pertes de pouvoir d’achat sont de 2 % à 3 % en dix ans.
Ce sont des données officielles, globales et en pourcentage. Elles ne disent pas concrètement le poids de cette baisse, bien plus lourde sur une pension d’ancien smicard. Mais ces chiffres démentent la propagande habituelle sur les retraités qui seraient, en général, des privilégiés, et qui cherche à les opposer aux salariés en activité.
Macron et Philippe ont présenté le ridicule 0,8 % de revalorisation des pensions comme un geste pour les retraités en ces temps d’économies : il est non seulement inférieur à l’inflation, mais il sera suivi d’un nouveau gel pour 2018 et d’une hausse de la CSG. On voit à quel point, retraités ou en activité, les travailleurs sont la cible du gouvernement.

                                          Sylvie MARÉCHAL (Lutte ouvrière n°2575)



Handicap, vacances, "répit" pour les familles


Des lieux pour souffler ensemble

Dans un restaurant, nous avons rencontré un serveur de nos amis qui a un enfant handicapé. C’est avec enthousiasme qu’il nous a parlé de leur séjour dans une structure « Village répit famille » qui lui a permis, dans le cadre de ces vacances de connaître pour lui aussi un « répit » réparateur. C’est bien volontiers que nous donnons l’information suivante qu’il a découverte par hasard, et dont il aimerait faire profiter bien d’autres familles ayant des enfants handicapés : 

« Vacances Répit Familles

Une nouvelle solution pour soulager les aidants familiaux.

Les aidants familiaux qui s'occupent au quotidien d'une personne handicapée, malade ou dépendante sont souvent épuisés… Pour les soulager, l'association Vacances Répit Familles propose une solution innovante qui associe un village de vacances et une structure médico-sociale. Il est désormais possible de partir en vacances avec la personne que vous aidez dans des conditions adaptées à sa situation.
L'aidant et la personne accompagnée sont accueillis ensemble en vacances de manière différenciée…

https://www.vrf.fr/VRF/web/node1_6781/accueil

Celui du Jura


dimanche 10 décembre 2017

Argenteuil, berges de Seine, le futur que nous voulons, et celui que nous combattonsnou


Mais quel futur nous préparent-ils ? Là est la question.

 
Croissy-sur-Seine. Nous, on préfère ce futur là.

La municipalité croit discréditer les opposants au « projet Héloïse » en les traitant de « passéistes ». Cette accusation est totalement déplacée, puisque ce projet que ces opposants récusent concerne le futur de la Ville. Il n’y a donc que différentes sortes de « futuristes », les uns partisans d’établir un blockhaus en guise de « reconquête » des berges de la Seine, les autres dont nous sommes préférant protéger autant faire se peut un espace déjà trop détérioré et dont il suffirait finalement de pas grand-chose pour qu’il retrouve de véritables berges.
         Nous ne savons pas s’il y eut naguère des opposants à la RN311, à la construction de ce qui allait devenir la Zup-Nord, ou encore à la construction de la fameuse Tour Balzac de la gare du Val. Cela dit, chacun peut très bien imaginer les invectives que les « futuristes bétonneurs » d’alors auraient pu à cette époque lancer à l’encontre des « passéistes » qui mettaient en garde, s’il s’en trouva, sur les conséquences futures des choix opérés.
         Pour notre part, nous combattons pour un futur qui soit celui d’une société harmonieuse, où les aménagements seront faits par et pour la population. En tout cas, le critère de l’anticipation sera au cœur des choix effectués à l’instant « t » autour de la question : qu’est-ce que l’aménagement d’aujourd’hui risque d’impliquer dans le futur ? Les choix opérés aujourd’hui seront-ils modifiables demain ou sont-ils irrémédiables ?
         La question n’est pas que la Ville « bouge » ou pas. Elle est surtout celle de réfléchir dans quel sens elle risque d’aller. Et du pourquoi aménager ici et non là.
Il y a d’autant plus de raisons d’être méfiant dans les réponses qui seront données à ces questions qu’il ne s’agit pas de questions déconnectées du reste de la société, mais liées à la réalité d’opérations d’investisseurs dont les finalités ne sont pas le bonheur futur des populations, mais les seuls profits qu’ils pourront réaliser dans les plus brefs délais dans ces opérations.