vendredi 13 octobre 2017

Révolution russe, septembre 2017 (33ème épisode) : face à la catastrophe imminente


Septembre 1917 : face à la catastrophe imminente

Plus de six mois après février 1917, la crise est générale en Russie, notamment sur le plan économique. En même temps que l’influence de la politique des bolcheviks croît dans les soviets, les capitalistes sabotent l’économie, aidés par l’inaction du gouvernement provisoire. Dans cette situation où la lutte entre les classes sociales s’exacerbe, Lénine écrit La catastrophe imminente et les moyens de la conjurer. Il y affirme que, face à la passivité du gouvernement et aux manœuvres de la bourgeoisie, le prolétariat révolutionnaire doit imposer le contrôle et la surveillance de l’économie. C’est le seul moyen d’éviter la crise généralisée, tout en ralliant à la cause de la révolution la masse des paysans pauvres.
« La Russie est menacée d’une catastrophe certaine. Les transports ferroviaires sont incroyablement désorganisés et cette désorganisation s’aggrave. (…) Sciemment, sans relâche, les capitalistes sabotent la production, dans l’espoir que cette catastrophe sans précédent entraînera la faillite de la République et de la démocratie des soviets et, en général, des associations prolétariennes et paysannes, en facilitant le retour à la monarchie et à la restauration de la toute-puissance de la bourgeoisie et des grands propriétaires fonciers. (…)
Or, il suffit d’un minimum d’attention et de réflexion pour se convaincre qu’il existe des moyens de combattre la catastrophe et la famine, que les mesures à prendre sont tout à fait claires, simples, parfaitement réalisables, pleinement à la mesure des forces du peuple, et que si ces mesures ne sont pas prises, c’est uniquement et exclusivement parce que leur application porterait atteinte aux profits exorbitants d’une poignée de grands propriétaires fonciers et de capitalistes. (…)
Cette mesure, c’est le contrôle, la surveillance, le recensement, la réglementation par l’État ; la répartition rationnelle de la main-d’œuvre dans la production et la distribution des produits, l’économie des forces populaires, la suppression de tout gaspillage de ces forces, qu’il faut ménager. Le contrôle, la surveillance, le recensement, voilà le premier mot de la lutte contre la catastrophe et la famine. (…)
Pour mieux faire comprendre cette question capitale (qui est en somme la question du programme de tout gouvernement vraiment révolutionnaire désireux de sauver la Russie de la guerre et de la famine), nous allons énumérer ces principales mesures de contrôle et les examiner l’une après l’autre.
Nous verrons qu’il aurait suffi à un gouvernement intitulé démocratique révolutionnaire autrement que par dérision, de décréter dès la première semaine de son existence l’application des principales mesures de contrôle, d’établir des sanctions sérieuses, des sanctions d’importance contre les capitalistes qui essaient de se soustraire frauduleusement à ce contrôle, et d’inviter la population à surveiller elle-même les capitalistes, à veiller à ce qu’ils se conforment scrupuleusement aux décisions sur le contrôle, pour que celui-ci soit depuis longtemps appliqué en Russie ».
Lénine énumérait ensuite et développait les principales mesures permettant ce contrôle des masses sur l’économie, parmi lesquelles la fusion de toutes les banques en une seule dont les opérations seraient contrôlées par l’État, la nationalisation des groupements monopolistes capitalistes les plus importants, la suppression du secret commercial.
À propos des banques, il soulignait : « Seul le contrôle exercé sur la banque, ce centre, ce principal pivot et ce mécanisme essentiel du trafic capitaliste, permettrait d’organiser, dans les faits et non en paroles, le contrôle de toute la vie économique, de la production et de la répartition des principaux produits ; il permettrait d’organiser la réglementation de la vie économique qui, sans cela, est infailliblement vouée à n’être qu’une phrase ministérielle destinée à duper le bon peuple ».
Le texte se concluait ainsi : « Dans la Russie actuelle, la démocratie doit, pour être vraiment révolutionnaire, s’unir étroitement au prolétariat, le soutenir dans la lutte qu’il mène en tant que seule classe révolutionnaire jusqu’au bout.
Telle est la conclusion où conduit l’examen des moyens de conjurer une catastrophe imminente d’une ampleur inouïe. La guerre a engendré une crise si étendue, bandé à tel point les forces matérielles et morales du peuple, porté des coups si rudes à toute l’organisation sociale actuelle, que l’humanité se trouve placée devant cette alternative : ou bien périr, ou bien confier son sort à la classe la plus révolutionnaire, afin de passer aussi rapidement et radicalement que possible à un mode supérieur de production. »



jeudi 12 octobre 2017

Editorial de Lutte ouvrière de ce jeudi 12 octobre 2017


Travailleurs du public et du privé, se défendre tous ensemble ! 


Face aux travailleurs de GM&S venus défendre leur emploi, Macron a une nouvelle fois affiché son mépris de classe. Il y a un mois, il s’en prenait aux « fainéants ». Aujourd’hui, il s’en prend à ceux qui manifestent et sont accusés de « foutre le bordel ». Pour ce représentant du patronat, les travailleurs devraient se laisser exploiter et licencier sans protester ! Des propos tenus loin des travailleurs, qui ont trouvé face à eux des CRS et des gaz lacrymogènes.
Mais ceux qui « foutent le bordel » dans la société, ce sont les capitalistes et tous ceux qui, comme Macron, servent leurs intérêts à l’Élysée et dans les ministères.
GM&S est un sous-traitant de Peugeot et de Renault. Ces deux constructeurs automobiles sont directement responsables des licenciements qui touchent 157 travailleurs, sur un effectif total de 277 salariés. Les profits de Peugeot et de Renault atteignent des niveaux record, plus de 5 milliards d’euros, soit l’équivalent de dizaines de milliers d’emplois. Mais les dirigeants de ces groupes veulent en faire encore plus.
Les entreprises du CAC 40, parmi les plus riches du pays, ont réalisé plus de 50 milliards de bénéfices sur les six premiers mois de l’année. Plus de 40 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires, un record depuis 2006 ! Mais ces profits ne tombent pas du ciel, ils sont produits par l’exploitation des travailleurs, par la suppression de milliers d’emplois, par l’accroissement incessant des rythmes et des charges de travail et par les salaires bloqués.
Pour permettre aux riches, aux propriétaires de yachts et autres signes extérieurs de richesses, d’augmenter encore leur fortune, Macron leur a ouvert les caisses de l’État : plus de 3 milliards vont leur être donnés avec la réforme de l’ISF ! Et surtout, il a servi au patronat la réforme du Code du travail dont ils rêvaient en faisant sauter les quelques barrières légales qui garantissaient des droits collectifs aux travailleurs.
Décidées depuis le sommet de l’État et dans les conseils d’administration des entreprises, les attaques se poursuivront tant que les travailleurs ne s’y opposeront pas.
Les routiers viennent de montrer qu’il est possible de faire reculer le gouvernement. Avec les ordonnances sur le Code du travail, leurs primes, leur treizième mois et leurs frais de déplacement auraient pu être décidés au niveau des entreprises. Les routiers pouvaient craindre à juste raison des baisses de revenu pouvant atteindre 1 200 euros. En se mobilisant, ils ont imposé au patronat du secteur et au gouvernement la signature d’un accord qui garantit le maintien de leur rémunération.
Ce recul est un encouragement pour tous les travailleurs.
Le 10 octobre, les salariés de la fonction publique étaient appelés à faire grève et à manifester contre le blocage des salaires, les 120 000 suppressions de postes programmées et la dégradation de leurs conditions de travail. Les salariés du public ont raison de se défendre et l’ensemble des travailleurs ont toutes les raisons de refuser la dégradation de l’école, des hôpitaux et des services publics.
Dans des entreprises du privé, dans les transports, à la SNCF, des syndicats avaient appelé à se mobiliser le même jour que les fonctionnaires. Dans de nombreuses villes, salariés du public et du privé ont défilé ensemble. Les travailleurs sont tous attaqués et ils devront se battre tous ensemble pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive conjointe du gouvernement et du patronat.
La CGT a appelé à une nouvelle journée d’action nationale le 19 octobre. Elle a raison, car il est indispensable que toutes les mobilisations en cours se retrouvent dans un mouvement d’ensemble. Une telle journée est indispensable pour que les travailleurs reprennent confiance dans leur force collective et leur capacité à rendre les coups.
Il faut tout faire pour que cette journée de mobilisation soit réussie.
Malgré ses rodomontades, comme bien d’autres gouvernements au service de la bourgeoisie avant lui, Macron sera contraint de reculer si les travailleurs se mobilisent dans un combat commun.


Paris : Manifestation de la fonction publique


Géant Casino Nevers, offensive patronale pour le travail du dimanche, un débrayage réussi



Une information qui intéressera particulièrement les travailleurs du Géant-Casino, de Côté Seine à Argenteuil



Non au travail du dimanche

Pour protester contre la volonté de la direction de les faire travailler le dimanche matin, plusieurs dizaines de salariés de Géant Casino – en grande majorité des femmes – ont débrayé pendant une heure mardi 10 en fin de matinée. Défilant en cortège derrière une banderole et lançant un slogan : « En famille, le dimanche », elles ont remonté toute la galerie marchande pour sortir par la porte principale sur le parking.
         Elles sont les seules encore, avec leurs collègues du Leclerc à Coulanges et Carrefour à Marzy, à ne pas encore être soumises au travail du dimanche. Déjà elles ont dû travailler certains jours fériés.
         Elles étaient heureuses de se retrouver si nombreuses et déterminées à montrer au patron ce qu’elles pensaient de sa proposition. Un tract était distribué aux clients qui arrivaient. D’autres mouvements pourraient avoir lieu si la direction ne revient pas sur sa décision !



Argenteuil, conseil municipal du 10 octobre, premiers éléments


Quelques éléments. A suivre.
 

Lorsque l'on veut justifier l'injustifiable

Dans la réponse faite par Georges Mothron à la question du Comité Jean Vilar sur le « projet Héloïse », le maire indique que la grande surface alimentaire pressentie offrira une gamme plus abordable que celle présentée par celle du Géant Casino de Côté Seine.
         Nous ne développerons pas sur les prix pratiqués par ce dernier magasin, mais si la situation évoquée est celle de la réalité, la déclaration de Georges Mothon équivaut à une mort annoncée. Et la fermeture du Géant Casino sonnerait à son tour le glas de l’ensemble de Côté Seine.
         Un centre commercial en plus pour un centre commercial en moins, c’est ce que cherche la municipalité d’Argenteuil ?
         C’est sans doute pour cela que lorsqu’elle avait annoncé la vente du terrain public Jean Vilar, jamais il n’avait été question de l’installation d’une grande surface alimentaire.  

Petite leçon de morale d’un « chef »

De la même façon, le maire d’Argenteuil émet des réflexions à l’emporte-pièce qu’il devrait garder pour lui.
         Dans la discussion sur l’état de la police municipale, il a reproché à son prédécesseur la « qualité » du chef de la police recruté par ce dernier. En avançant le raisonnement suivant (les termes ne sont pas forcément ceux prononcés, mais le fond l’est, lui, sans contestation) : « Il en est de même à l’Education nationale. Si le principal est mauvais, le travail des enseignants du collège l’est tout autant, et si dans un lycée, le proviseur n’est pas bon, il en va de même pour la qualités de professeurs de son lycée » !
         Oui, très court. Nous savons que Georges Mothron n’a pas une empathie formidable pour les enseignants, en tout cas, de l’école publique.
         Mais qu’il sache, que lorsque la qualité du « chef » n’y est pas, cela entrave certes le travail de tous, mais n’empêche ni le travail des « subordonnés » et leur réussite !

 

Aux dépens de la population

L’annonce du « tableau des effectifs », a confirmé que les effectifs des travailleurs communaux avaient bien chuté entre 2014 et aujourd’hui de plus de 300 travailleurs. Dans le même temps, le nombre de travailleurs  contractuels, lui, a atteint le seuil qui était le sien à l’issue du premier mandat du maire actuel en 2008. Le municipalité suivante avait titularisé, elle, de son côté, plus de 500 de ces travailleurs précarisés.
         Ces deux éléments sont en soi déjà tout un symbole de la régression des services offerts par la Ville.
         Mais qu’ils soient annoncés avant-hier soir en était un double, le jour où des centaines de milliers de travailleurs manifestaient en particulier pour la défense des services publics utiles et nécessaires pour la population.

 

Vous pouvez retrouver de nombreux éléments sur le conseil municipal d’Argenteuil de mardi soir sur le site « Engagés pour Argenteuil » et le compte-rendu pris sur place par Frédéric Lefebvre Naré.

Révolution russe (32) : Lenine et l’insurrection, mi-septembre 1917


Au mois d’août dernier, nous avions repris jour après jour le feuilleton paru depuis des mois dans notre hebdomadaire Lutte ouvrière sous le titre « Russie 1917 : La Révolution au fil des semaines »…Dernier article abordé : Début septembre : l’irrésistible progression des bolchéviks dans les soviets. Nous reprenons le fil de ce feuilleton. 


Mi-septembre : les lettres de Lénine sur l’insurrection

 À la mi-septembre, les bolcheviks avaient gagné une influence considérable dans les soviets. L’idée que le pouvoir devait passer aux soviets progressait parmi les masses qui prenaient conscience, à travers tout le pays, que leurs revendications vitales, au sens propre, ne pourraient être satisfaites par le gouvernement provisoire. Ce dernier avait convoqué une Conférence démocratique qui se réunit à partir du 14 septembre, pour tenter de reconstituer une autorité, la plus éloignée possible des soviets et de l’influence des bolcheviks. Durant cette période, Lénine, encore contraint à la clandestinité, envoya deux lettres au comité central du parti, pour défendre l’idée que la situation était mûre pour l’insurrection et la prise du pouvoir.
Dans sa première lettre, Les bolcheviks doivent prendre le pouvoir, écrite entre le 12 et le 14 septembre, Lénine écrivait : « Ayant obtenu la majorité aux soviets des députés ouvriers et soldats des deux capitales, les bolcheviks peuvent et doivent prendre en main le pouvoir. Ils le peuvent, car la majorité agissante des éléments révolutionnaires du peuple des deux capitales suffit pour entraîner les masses, pour vaincre la résistance de l’adversaire, pour l’anéantir, pour conquérir le pouvoir et le conserver. Car, en proposant sur-le-champ une paix démocratique, en donnant aussitôt la terre aux paysans, en rétablissant les institutions et les libertés démocratiques foulées aux pieds et anéanties par Kerenski, les bolcheviks formeront un gouvernement que personne ne renversera. La Conférence démocratique ne représente pas la majorité du peuple révolutionnaire, mais seulement les dirigeants petits-bourgeois conciliateurs. La Conférence démocratique trompe la paysannerie, car elle ne lui donne ni la paix ni la terre. »
Lénine développait cette idée dans Le marxisme et l’insurrection, qu’il fit parvenir au comité central bolchevique le 15 septembre : « Pour réussir, l’insurrection doit s’appuyer non pas sur un complot, non pas sur un parti, mais sur la classe d’avant-garde. Voilà un premier point. L’insurrection doit s’appuyer sur l’élan révolutionnaire du peuple. Voilà le second point. L’insurrection doit surgir à un tournant de l’histoire de la révolution ascendante, où l’activité de l’avant-garde du peuple est la plus forte, où les hésitations sont les plus fortes dans les rangs de l’ennemi et dans ceux des amis de la révolution faibles, indécis, pleins de contradictions. Voilà le troisième point. Telles sont les trois conditions qui font que, dans la façon de poser la question de l’insurrection, le marxisme se distingue du blanquisme.
Mais, dès lors que ces conditions se trouvent remplies, refuser de considérer l’insurrection comme un art, c’est trahir le marxisme, c’est trahir la révolution.
Pour prouver qu’en ce moment précisément le parti doit de toute nécessité reconnaître que l’insurrection est mise à l’ordre du jour par le cours objectif des événements, qu’il doit traiter l’insurrection comme un art, pour prouver cela, le mieux sera peut-être d’employer la méthode de comparaison et de mettre en parallèle les journées des 3 et 4 juillet et les journées de septembre. Les 3 et 4 juillet, (…) les conditions objectives pour la victoire de l’insurrection n’étaient pas réalisées.
1) Nous n’avions pas encore derrière nous la classe qui est l’avant-garde de la révolution. Nous n’avions pas encore la majorité parmi les ouvriers et les soldats des deux capitales. Aujourd’hui, nous l’avons dans les deux soviets. Elle a été créée uniquement par les événements des mois de juillet et d’août, par l’expérience des répressions contre les bolcheviks et par l’expérience de la rébellion de Kornilov.
2) L’enthousiasme révolutionnaire n’avait pas encore gagné la grande masse du peuple. Il l’a gagnée aujourd’hui, après la rébellion de Kornilov. C’est ce que prouvent les événements en province et la prise du pouvoir par les soviets en maints endroits.
3) Il n’y avait pas alors d’hésitations d’une amplitude politique sérieuse parmi nos ennemis et parmi la petite-bourgeoise incertaine. Aujourd’hui, ces hésitations ont une grande ampleur (…).
4) C’est pourquoi, les 3 et 4 juillet, l’insurrection aurait été une faute : nous n’aurions pu conserver le pouvoir ni physiquement ni politiquement (…).
Aujourd’hui la situation est tout autre. Nous avons avec nous la majorité de la classe qui est l’avant-garde de la révolution, l’avant-garde du peuple, capable d’entraîner les masses. »



mercredi 11 octobre 2017

Argenteuil, grève, manifestation et un conseil municipal très loin du vécu des habitants


Une bonne journée d’activité militante

J’avais évoqué hier le programme de ma journée militante. Autant en faire un bilan.

A 9 heures 30, assemblée de grévistes de l’Education nationale d’Argenteuil

Une vingtaine d’enseignants des écoles primaires, des collèges et des lycées de la Ville. Bien des problèmes à faire partager : la fermeture inadmissible d’une classe à l’école Paul Eluard 1 du Val Nord, des effectifs qui crèvent les plafonds aux collèges Camus et Eugénie Cotton, le manque d’AVS pour les élèves handicapés inclus dans les classes, et la suppression des 245 postes d’EVS, soutiens essentiels aux directions d’école, le très grand nombre d’enseignants contractuels non formés… Des situations dramatiques pour une commune très populaire telle Argenteuil.
         Des problèmes locaux à resituer dans l’offensive générale contre les services publics utiles à la population et contre l’ensemble du monde du travail, du privé comme du public.
         Une première rencontre. D’autres suivront. 

Une très belle manifestation
















A 14 heures, une très belle manifestation, au vu du nombre de manifestants et de l’ambiance. Des groupes de travailleurs d’entreprises privées, certes peu nombreux, mais très remarqués. Un cortège de ville important, celui d’Ivry-sur-Seine, massif, conduit par son maire et des conseillers, affirmant la nécessité de la défense des services publics. 

Un conseil municipal… très loin de la vie des habitants

Le soir, un rapide conseil municipal, sur lequel nous reviendrons dans les jours qui viennent. Sa rapidité et la très faible participation dans les tribunes sont deux signes que l’activité de la municipalité (en tout cas ce qui se discute lors de ces conseils) est bien loin des problèmes et des préoccupations de la population. Ainsi, le maire s’est auto-satisfait de la rentrée scolaire à Argenteuil, d’autant que, selon lui, le directeur de l’académie,  venu à Argenteuil le jour de la rentrée, l’était aussi… Ce que nous disions plus haut sur notre matinée montre ce qu’il en est dans la réalité. Ce conseil municipal a confirmé une nouvelle fois le décalage entre le quotidien vécu par les Argenteuillais, et le train de train de notables installés dans leur bulle.  

Ces moments ont été entrecoupés par deux temps de rencontre avec les habitants pour faire signer la « pétition pour la défense de Jean Vilar », l’occasion de riches discussions et de rencontrer la vraie vie.

Nathalie ARTHAUD dans la manifestation des fonctionnaires à Paris, interview sur BFM-TV