vendredi 6 octobre 2017

CICE : argent distribué par l'Etat, licenciements facilités


Mission impossible



Les experts de France stratégie, un organisme gouvernemental, ont essayé de trouver le nombre d'emplois créés grâce au CICE. Selon eux, il y aurait eu entre 10 000 et 200 000 emplois sauvés ou créés. Autant dire qu'ils n'en savent rien du tout !
         Où sont donc passés les 20 milliards distribués aux entreprises chaque année ? Pas besoin d'être un expert pour comprendre qu'ils ont seulement arrondi les fortunes de la grande bourgeoisie.
         Sempérit, le licencieur d’Argenteuil, a touché des centaines de milliers d’euros, et les travailleurs se retrouvent sur le carreau !

jeudi 5 octobre 2017

Grève du 10 octobre, aller vers la mobilisation, ensemble, du public et du privé




Grève du 10 octobre : élargir le mouvement de la fonction publique !



                                                                      



L’ensemble des neuf syndicats de la fonction publique appellent à faire grève et à manifester le 10 octobre.
Ce ne sont pas les motifs de colère qui manquent. La dégradation des services publics, du fait de la baisse des budgets dans les villes et les quartiers populaires, touche à la fois les travailleurs de ces collectivités et la population. Dans les transports publics, dans les hôpitaux, dans les écoles, le manque de personnel est déjà criant. La suppression de plus de 100 000 emplois aidés est une catastrophe pour ceux qui se retrouvent à Pôle emploi au terme de leur contrat. C’est aussi une aberration car ils occupaient des fonctions utiles et même souvent indispensables.
Pour les fonctionnaires eux-mêmes, ce n’est que le début d’une dégradation bien plus importante. L’objectif pour le gouvernement est toujours d’opérer 120 000 suppressions de postes, même si pour 2018 le ministre de l’Action et des Comptes publics, Darmanin, s’est voulu rassurant en n’en annonçant « que » 1 600.
Comme pour les travailleurs du privé, le niveau de vie des travailleurs de l’État baisse régulièrement. Le gouvernement veut amplifier ce recul en gelant à nouveau le point d’indice, déjà bloqué de 2010 à 2016, c’est-à-dire en gelant les salaires, alors que la CSG augmentera à partir de janvier de 1,7 % et qu’aucune compensation n’est envisagée. Attaque supplémentaire, le gouvernement rétablit également le jour de carence, c’est-à-dire le non-paiement du premier jour d’arrêt maladie.
Les travailleurs de la fonction publique sont attaqués de la même façon que les travailleurs du privé avec les ordonnances Macron visant à faire disparaître tout droit collectif et à faciliter encore les licenciements. La réponse, pour être à la hauteur de l’attaque, ne peut être que la mobilisation de tous les travailleurs, du public comme du privé.

                                         Antoine FERRER (Lutte ouvrière n°2566)

Nathalie ARTHAUD et la situation politique et sociale. Interview dimanche dernier à FR Toulouse

France insoumise, leur drapeau loin du drapeau rouge des prolétaires


Leur drapeau et le nôtre



Les députés de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ont déposé un amendement à l'Assemblée nationale visant à interdire la présence dans l'hémicycle du drapeau de l'Europe. Avant eux, Marine Le Pen et Dupont-Aignan avaient protesté à plusieurs reprises contre la présence du drapeau européen sur des édifices publics.
         Le drapeau tricolore est celui de la bourgeoisie française, de son État, de sa politique coloniale et anti-ouvrière. C'est le drapeau des patrons.  Le drapeau européen ne vaut pas mieux, car il est celui de toutes les bourgeoisies d'Europe, qui défendent leurs intérêts contre celui du monde du travail.  Opposer l'un à l'autre, c'est  toujours choisir le camp des patrons !
         Le drapeau des travailleurs, c'est le drapeau rouge, qui proclame que « les travailleurs n'ont pas de patrie » et doivent s'unir par-delà les frontières !

Argenteuil, Semperit, Otis, pour la municipalité et le PS, les travailleurs inconnus du bataillon


Pour reprendre le titre « à la une » de L’Argenteuillais, en le complétant

Vin sur vin, et zéro plus zéro

Ceux qui lisent chaque mois les tribunes « politiques » de la municipalité et de son opposition municipale peuvent dire à la lecture de celles du dernier numéro de L’Argenteuil distribué actuellement, qu’il n’y a rien, mais vraiment rien de nouveau sous le soleil. On y retrouve la même ritournelle que celle diffusée de part et d’autre depuis trois ans. La municipalité dénonçant la politique « mortifère » de la précédente. L’opposition évoquant le « sabordage » de la politique éducative qu’elle avait naguère menée opérée par la municipalité actuelle.
         Nous nous arrêterons sur la tribune de cette dernière. Son contenu donne l’impression forte qu’elle a quelque peu anticipé les vendanges communales de samedi prochain rue de Mainville, et qu’elle a, il faut le reconnaître, le vin gai. Cela lui permet de voir la vie de la commune en rose !
         Si vous ne l’aviez pas remarqué, notre gai vendangeur affirme néanmoins que « l’attractivité d’Argenteuil fait désormais pleine page dans la presse »… »… «… désormais, lorsque les regards se tournent vers Argenteuil, c’est avec envie »… « Dynamisme d’entreprises, tout d’abord. Facilités par la création du Conseil économique, les implantations de nouvelles activités sur le territoire se succèdent. »
         Mais la fermeture décidée de Sempérit ? Mais celle annoncée d’Otis » ? Rien ni de la part des uns, ni de la part des autres… Ni commisération, ni intérêt, ni solidarité.


         Cela ne fait pas partie de leurs préoccupations, et sur ce point, ils sont d’accord.     
         Il est vrai qu’il n’y a pas grand monde qui lit de telles élucubrations, mais tout de même !

Espagne, Catalogne, deux nationalismes face à face


Espagne : l’affrontement de deux nationalismes

Dimanche 1er octobre, malgré les tentatives du gouvernement Rajoy d’empêcher la tenue du référendum en Catalogne, la participation a été de 42 %, avec 90 % de oui à l’indépendance. Le chiffre témoigne du large écho que les idées indépendantistes, même minoritaires, rencontrent en Catalogne. La grève générale et les manifestations du 3 octobre l’ont confirmé.
Depuis le 1er octobre, la vie politique est marquée par une série de tensions et de conflits en Catalogne. On les retrouve dans le reste de l’Espagne, où les manœuvres des dirigeants se multiplient pour tenter de trouver une issue politique à la crise.
Certains en Catalogne, qui se situent à gauche voire qui se disent anticapitalistes, se félicitent du résultat, en expliquant que le renforcement du courant nationaliste catalan est positif. En fait, les deux nationalismes se confortent l’un l’autre et ce renforcement les rendra plus forts contre leur classe ouvrière. En revanche, c’est cette dernière qui se retrouve du même coup affaiblie, dans la mesure où elle se place à la remorque de dirigeants au service de la bourgeoisie, certes rivaux, mais aussi antiouvriers l’un que l’autre.
Nous publions ci-après l’éditorial de nos camarades de Voz Obrera (Voix ouvrière, UCI-Espagne) écrit au soir du 1er octobre.

Le 1er octobre, en Catalogne, des milliers de personnes se sont exprimées : en manifestant pour le référendum, en essayant de voter ou en votant. La violence policière organisée par le gouvernement de Rajoy ne peut réduire au silence la mobilisation de ces milliers de gens qui ont exigé de pouvoir voter sur la question de l’indépendance. Cette réaction disproportionnée face à une consultation qui, certes, ne comportait sans doute pas toutes les garanties démocratiques du point de vue de larges couches de la population catalane, montre une fois de plus le visage brutal du gouvernement du Parti populaire, corrompu et répressif.
Pour couronner sa politique de coupes budgétaires, ses attaques contre les conditions de vie et les droits de la population laborieuse, le vol permanent organisé au bénéfice de la bourgeoisie, ce gouvernement s’en prend à la liberté publique la plus élémentaire : celle d’exprimer ses idées.
L’intensité de la répression policière qu’on a pu voir en Catalogne dimanche 1er octobre montre de quoi les dirigeants bourgeois sont capables quand il s’agit de s’en prendre aux droits de la population. C’est la même violence à laquelle se heurtent les travailleurs lorsqu’ils tentent de se défendre contre le patronat et ses politiciens.
Devant ces agissements, nous ne pouvons qu’évoquer le dicton « Ne demande pas pour qui sonne le glas : il sonne toujours pour toi ». En effet les mobilisations de la classe ouvrière contre les coupes dans les budgets sociaux, contre les privatisations ou pour défendre les retraites, etc., sont bien souvent réprimées avec cette même violence, voire davantage.
Le Parti populaire, secondé par Ciudadanos et le PSOE (Parti socialiste ouvrier d’Espagne), parle de démocratie, d’État de droit et d’égalité : c’est un pur mensonge. Entre leurs mains, le système judiciaire, le Parlement, les médias avec leurs journalistes ainsi que les politiques sont mobilisés pour dissimuler la corruption et les coups portés aux travailleurs. Tout cela encourage l’extrême droite qui a commencé à descendre dans la rue, arborant le drapeau d’une monarchie corrompue qui roule pour la bourgeoisie voleuse.
Dans ce conflit catalan, au simple droit démocratique qu’ont des millions de personnes de décider de leur avenir par le vote, ils opposent une légalité douteuse, interprétée dans le sens qui leur convient le plus. Quand on sait que la Constitution a été modifiée pour rendre prioritaire le paiement de la dette publique aux banques…
Mais n’oublions pas que, au premier rang des illusionnistes qui font profession de tromper les classes populaires du pays tout en se réservant les postes dans les conseils d’administration des grandes banques et des entreprises, on trouve, justement, ces politiciens qui ont la bouche toute pleine de proclamations indépendantistes : les Mas, ex-chef du gouvernement régional catalan, Puigdemont, son successeur, du même parti de droite, Junqueras, vice-président du gouvernement catalan, de gauche, Forcadell, présidente de l’assemblée de Catalogne, Pujol, famille de politiciens catalans notoirement corrompus… qui n’ont cessé de s’en prendre aux classes populaires de Catalogne et aiguisent aujourd’hui un conflit nationaliste bien commode pour cacher l’exploitation capitaliste.
Nous, les travailleuses et travailleurs de toute l’Espagne, ne pouvons pas tomber dans les clichés contre les Catalans, les Andalous, les Castillans, les Galiciens… car ce serait nous laisser affaiblir. Nous ne pouvons pas tomber dans ce piège qui consiste à nous diviser pour que la bourgeoisie règne.
Il faut lutter pour nos droits et nos intérêts de classe. Un changement de nationalité, l’indépendance d’un territoire, ne changent rien à l’exploitation, à la précarité ou aux inégalités qui s’accroissent. Notre ennemi c’est le capitalisme, c’est la bourgeoisie, espagnole et catalane, et seule la classe ouvrière a la possibilité de résoudre ce conflit social par une lutte unie contre le capital et ses gouvernements, où qu’ils soient.

                                                             Voz OBRERA

mercredi 4 octobre 2017

Argenteuil, Otis, Sempérit, des édiles d'hier et d'aujourd'hui très secrets


Levée du secret capitaliste, industriel, commercial et immobilier contre tous ceux qui le défendent

Dans l’affaire Sempérit à laquelle il y a tout lieu de penser qu’il faudra adjoindre une affaire Otis, la municipalité d’Argenteuil reste complètement muette tout comme le « fameux » Conseil Economique d’Argenteuil. L’une et l’autre ne sont même pas de ces amis qui arrivent à la rescousse quand on n’a pas besoin d’eux, et qui jouent à l’arlésienne quand ils devraient être présents. Leur silence est seulement révélateur de leur camp.
         Sur ce plan, ils sont totalement dans la continuité de l’attitude du maire précédent lorsque, en 2010, une esquisse de plan fut avancée par ses soins à propos de l’avenir de la zone industrielle de la gare. Sur la plaquette ci-dessous, on peut remarquer que Philippe Doucet avait alors beaucoup d’illusions sur la réalisation de la Tangentielle Sartrouville-Noisy le sec qui attend en 2017 encore des jours meilleurs. Mais l’essentiel est de rappeler les inquiétudes des travailleurs d’Otis et de Sempérit devant ce projet, et l’attitude de l’édile d’alors face à celles-ci.
         Les délégations avaient d’abord bien eu du mal à être reçues sur le sujet. Quand elles le furent et qu’elles exprimèrent leur surprise devant les arbres représentés à l’emplacement de leurs usines, l’édile d’Argenteuil leur dit qu’il ne s’agissait-là que d’un « délire d’architecte », que lui était même favorable à la venue du siège d’Otis sur Argenteuil, et que les travailleurs n’avaient vraiment aucune raison de s’en faire. Il leur promit même de mettre cela par écrit. Durant deux ans, ces syndicalistes réclamèrent que cet écrit finisse par leur être remis. A chaque fois, si cela ne se faisait pas, le maire d’alors leur répétait toujours que c’était la faute de sa secrétaire !  


Argenteuil, Vinci, SPIE, parkings, seuls les profits ne sont pas à l’abandon


Parkings, d’abandon en abandon

Autant reprendre un extrait d’une brève de Facebook écrite par Mouloud Bousselat :

« Les parkings à Argenteuil : suite et pas fin !.....
Si j'ai bien compris, la délégation de service du stationnement avait été dénoncée en raison des "insuffisances" du délégataire de l'époque SPIE AUTOCITE, au profit de VINCI PARC devenu INDIGO depuis. SPIE AUTOCITE écarté mais étant largement indemnisé depuis, on allait voir ce qu'on allait voir avec un nouveau délégataire supposé être bien plus compétent......et bien, qu'il commence à faire le boulot pour lequel il est grassement payé en s'occupant du parking PV Couturier / Allende ouvert à tous les vents depuis un moment …
»
         Ouvert à tous les vents puisqu’il n’y a plus personne pour le gardienner actuellement…
         Question subsidiaire : quel sera le délégataire des parkings de la gare du Val d’Argenteuil qui sont en train d’être rénovés après des décennies d’abandon ?