dimanche 24 septembre 2017

Argenteuil "projet Héloïse", un exemple de "démocratie" locale totalement anti-démocratique


Démocratie locale… pour rire

Le PLU d’Argenteuil a été en partie modifié (cf. espace jean Vilar) en juin dernier lors d’un vote du Territoire 5 dit de la Boucle nord, l’une des nouvelles entités territoriales de la Métropole du Grand Paris auquel appartient dorénavant Argenteuil…
         Deux conseillers municipaux opposés au Projet Héloïse avaient déposé un recours gracieux contre cette décision au nom du Comité Jean Vilar. Comme il fallait s’y attendre, il n’a pas été donné une suite positive à ce recours. La voie est maintenant ouverte à un recours contre la décision devant le tribunal administratif, ce qui va être fait.
         Le « projet Héloïse » engage la vie future des habitants d’Argenteuil sur de multiples plans. Et il faut que ce soit pour leur énorme majorité des édiles totalement étrangers aux conséquences de leur décision qui la prennent.
       Belle démocratie où ceux qui décident ne subissent jamais personnellement les conséquences de leurs votes.
        Mais cela, on le savait déjà.


Alfred Sisley, le boulevard aujourd'hui Héloïse"

Argenteuil Ecoles "Espérance banlieue" : loin de l'espérance, la réalité


Les parents intéressés devraient y regarder vraiment de plus près

 
L’OZP, l’Observatoire des Zones Prioritaires, est une structure de réflexion sur l’Ecole. Elle collationne des références et des articles qui permettent de réfléchir aux problèmes de cette Ecole dans les quartiers populaires. Elle vient d’en publier concernant les Ecoles hors contrat « Espérance banlieue » dont un surgeon vient de s’installer à Argenteuil dans la plus grande discrétion.

         Nous reproduisons l’ensemble de cette page.


Polémiques autour d’une école hors-contrat d’Espérance banlieues à Marseille

Une plainte déposée contre une école Espérance banlieues

[...] Vivement soutenues par la droite, les écoles Espérance banlieues restent peu nombreuses mais elles bénéficient d’un fort soutien médiatique. Elles sont souvent présentées comme un recours pour scolariser les enfants des quartiers populaires et assurer leur succès scolaire grâce aux "bonnes vieilles méthodes" et au lever des couleurs. Pourtant ces écoles semblent menacées des mêmes dérives que nombre d’écoles sous contrat.

[...] Les écoles Espérance Banlieues sollicitent un financement public. Elles bénéficient du soutien financier de EPIC Foundation, Fondation AlphaOmega, Fondation Bettencourt- Schueller, Fondation Electis.

Extrait de cafepedagogique.net du 11.09.17 : Une plainte déposée contre une école Espérance banlieues 

Espérance Banlieues : un pan du voile se lève à Marseille
Par Paul DEVIN Blog

Face à l’enthousiasme de nombreux médias pour les écoles Espérance Banlieues, seules quelques voix se sont élevées pour dénoncer l’idéologie réelle de leurs projets. Ces voix furent parfois accusées de refuser aux élèves de banlieue l’extraordinaire chance que ces écoles prétendaient leur offrir alors que le service public n’y parvenait pas.Mais la réalité de ces écoles se dévoile progressivement.


Le Cours Ozanam à Marseille, deuxième école privée hors contrat du réseau Espérance banlieues à avoir ouvert ses portes (en 2014) fait aujourd’hui l’objet de plusieurs plaintes de la part de parents.

L’affaire, révélée par la journaliste Violette Artaud du journal en ligne Marsactu, est suffisamment grave pour que les services du rectorat et la justice se penchent sur les dérives signalées.


Voir aussi sur le site OZP



Ile de france, Argenteuil, Top ceci ou Top cela, vivre correctement tout simplement !





Quand la bourgeoisie prospère, les travailleurs trinquent

Selon le « baromètre » annuel Cofidis/CSA, il ressort que 45% des personnes interrogées déclarent « vivre mal » et un tiers « de plus en plus mal ». Quant à la somme dont elles déclarent manquer, elle s’élève en moyenne à 484 euros, soit 20 euros de plus que l’an passé. Pour beaucoup, comme disait Coluche, « le plus dur, c'est la fin du mois... surtout les trente derniers jours » !

         Imposer une augmentation massive des salaires et des pensions en prenant sur les fortunes et les profits accumulés par le grand patronat et la bourgeoisie, cela devient vital.


Ça, on le savait déjà…

Le parisien vient de publier son « classement des villes où il fait bon vivre en Ile-de-France ». Comme chacun peut s’en douter, Argenteuil ne fait ni partie du Top 20 de l’Ile de France, ni de celui du Val d’Oise.
         La question pour les habitants n’est pas d’être dans le top de ceci ou de cela, mais de vouloir vivre correctement tout simplement.
         Pour l’essentiel, cela ne relève pas de la politique des édiles, mais ils peuvent contribuer à la solution du problème.
         Et sur ce plan-là, les habitants d'Argenteuil ne sont vraiment pas gâtés.
         Et ce n’est pas le « projet Héloïse » qui va arranger la situation.



On nous informe

L’association d’éducation populaire d’Argenteuil, Sous les couvertures, organise une grande brocante de livres aujourd'hui dimanche 24 septembre, de 10 heures à 18 heures, sous la halle du marché de la Colonie, place Aristide Briand derrière la gare d’Argenteuil-centre, dans le cadre de la brocante chez l'habitant "Tam-Tam-Colonie". Un grand choix de livres, à 20cts, 40, un euro, deux euros maxi…


Elections sénatoriales : "un train de sénateur" : le train, pas seulement pour l'allure de la marche, mais également pour le train de vie


Sénat… sinécures plutôt

Le Sénat, dit la « Haute assemblée », sera renouvelé par moitié aujourd’hui. Cela passe presque inaperçu et pour cause, puisque ces élections ne concernent que quelque 76 000 grands électeurs, c‘est-à-dire pour l’essentiel les maires, les membres des conseils municipaux et leurs délégués.
         Dans le Val d’Oise, le nombre de listes a doublé, passant de 6 à 12, situation qui traduit les remous actuels au sein des appareils politiques traditionnels.
         Pour les grands partis politiques, le Sénat reste un moyen d’offrir à leur personnel vieillissant des sinécures grassement rémunérées. Autant dire qu’il y aurait de belles économies à faire en balayant une telle institution.

samedi 23 septembre 2017

Ordonnances, la lutte continue


Ce que le pouvoir fait, la rue peut le défaire !


Macron a déclaré à propos des manifestations contre ses ordonnances que « la démocratie ce n’est pas la rue ». Pour lui, sa position d’élu à la présidentielle l’autoriserait sans contestation possible à faire reculer les droits des travailleurs de plusieurs décennies.
         Il ne fut pourtant élu qu’avec 24 % des votants et 18 % des inscrits, ce qui fait de lui un élu bien peu légitime. En fait, le seul milieu où il est vraiment soutenu, c’est au Medef.
         Après les « fainéants », Macron place son mépris dans le sillage d’un Juppé « droit dans ses bottes » et d’un de Gaulle traitant les manifestants de mai 68 de « chienlit ».
         Il devrait aussi se souvenir que et l’un et l’autre ont dû manger leur chapeau… dans la rue.
         Contre les ordonnances, la lutte continue plus que jamais.

Pour discuter de tout cela, Lutte ouvrière tient un stand toute la journée de demain, dimanche 24 septembre, lors de la grande braderie annuelle de Bezons. Qu’on se le dise ! Venez retrouver et échanger à cette occasion avec nos camarades !

Routiers en lutte contre les Ordonnances. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière, En vente lors de nos activités militantes


Routiers : roulés par les ordonnances

Lundi 18 septembre, les syndicats CFDT et CFTC des routiers ont appelé les salariés du secteur à se mobiliser. Un rassemblement s’est tenu devant le ministère du Travail, pour exiger que des dirigeants syndicaux soient reçus, et des actions ponctuelles ont été organisées : distributions de tracts aux automobilistes, opérations escargot, blocages partiels d’autoroutes.
Les deux syndicats dénoncent le travail précarisé, les licenciements facilités, la réduction de la représentation du personnel, les indemnités prud’homales plafonnées… Ils soulignent que, dans un secteur qui compte 80 % de petites et toutes petites entreprises, les modifications de contrat de travail par signature individuelle ou par référendum d’entreprise aboutiront à des reculs catastrophiques pour les travailleurs. Ils chiffrent dès aujourd’hui à 30 000 les emplois qui manquent et qu’il faudrait créer dans le secteur.
Ces actions interviennent une semaine avant le début de la grève reconductible appelée à partir du 25 septembre par les syndicats CGT et FO du secteur. Concurrence syndicale oblige, sans doute. Berger, le dirigeant confédéral de la CFDT, en profite pour tenter de se montrer combatif et prendre ses distances avec Macron et ses ordonnances, alors même qu’il est opposé à toute forme de lutte d’ensemble des travailleurs contre celles-ci. Ces directions syndicales préfèrent aiguiller les routiers vers une lutte corporatiste, les isolant des autres travailleurs, dans le seul but de pouvoir peser dans les discussions avec le gouvernement sur la future question des retraites.
Les routiers salariés sont près de 700 000 dans le pays. Leur travail est essentiel, en particulier dans l’organisation à flux tendu de toute une partie de la production et de la distribution. On se souvient de l’impact de leur grève de la fin mai 2016, quand en quelques jours une grande partie du pays s’était trouvée privée de carburants.
Au-delà des limites et des arrière-pensées de leurs dirigeants syndicaux, les routiers sont un bataillon important de la classe ouvrière et leur entrée en lutte, sur des objectifs semblables à ceux des autres catégories, doit être une aide pour la mobilisation de tous.

                               Vincent GELAS (Lutte ouvrière n°2564)

Medef insulte à l'encontre des travailleurs de l'Education


Une insulte qui vise tous les travailleurs de l’Education

 


Dans le cadre de son opération éduquer-former, Gattaz et le Medef, très culottés, n’hésitent pas à déclarer « Si l’école faisait son travail, j’aurais du travail » !
         Sauf que pour les servir, Macron, comme ses prédécesseurs n’ont pas cessé depuis des décennies d’aggraver la ségrégation scolaire et de réduire les moyens, là où il y en avait pourtant le plus besoin.
         Ainsi, le gouvernement vient-il de décider de supprimer les contrats aidés qui sont pourtant indispensables pour permettre aux écoles et aux enseignants de faire correctement leur travail !
         Dans le Val d’Oise, au 1er octobre, 245 postes d’EVS, c’est-à-dire de personnes employées à suppléer les directions d’écoles primaires dans leurs tâches administratives seront supprimées dans le Val d’Oise.
         Quand Macron insulte tous les travailleurs en évoquant les « fainéants », le syndicat patronal mène de son côté une propagande démagogique contre les fonctionnaires.
         Tous ensemble, retrouvons-nous pour répondre à leurs insultes de la manière qui s’impose.

Argenteuil Défense de Jean Vilar : enquête publique reculée


Tiens, pourquoi ?

 Nous avions évoqué l’annonce d’une nouvelle enquête publique liée au « projet Héloïse » et qui devait commencer début octobre. Elle est retardée, si l’on en croit le site internet de la Ville qui annonce : « L’enquête publique à propos du parking J.-Vilar, annoncée dans l’Argenteuillais 262, du 6 sept. est reportée ultérieurement. »
         Soit. De la même façon que L’Argenteuillais n’avait pas expliqué les raisons de cette enquête publique, il n’en donne pas celles de son report.
         On verra ce qu’il en est. En attendant cette nouvelle enquête, les habitants d’Argenteuil qui découvrent toujours plus nombreux le « projet Héloïse » et ses aspects calamiteux donnent leur avis en signant massivement la pétition qui exige la seule rénovation de la salle des fêtes jean Vilar !


Alfred Sisley, un grand peintre d'Argenteuil. ici le boulevard Héloïse


On nous informe 

L’association d’éducation populaire d’Argenteuil, Sous les couvertures, organise une grande brocante de livres demain dimanche 24 septembre, de 10 heures à 18 heures, sous la halle du marché de la Colonie, place Aristide Briand derrière la gare d’Argenteuil-centre. Un grand choix de livres, à 20cts, 40, un euro, deux euros maxi…
Cette brocante de livres a lieu en lien avec la brocante chez l’habitant organisée par Tam-Tam colonie, avec le soutien du collectif du marché de la Colonie.