mercredi 3 mai 2017

Le pen, Fillon, petits faussaires, grands menteurs


Le Pen-Fillon : mêmes paroles, même politique

 


Marine Le Pen a repris mot à mot dans son meeting du 1er mai des passages entiers d'un discours de Fillon, essayant de draguer ainsi les électeurs.de l'ancien premier ministre de Sarkozy.
C'est assez minable. Mais cela prouve qu'il n'y pas une cloison épaisse entre cette droite dite républicaine et la droite extrême.

Eram, Tati, les ravages du grand monopoly capitaliste


Eram : pas touche aux emplois chez Tati !

 


Le groupe Eram vient de placer son enseigne Tati - pas assez rentable, selon la direction d'Eram - en cessation de paiement. Du coup, dans les 130 magasins Tati, c'est l'angoisse. Car l'entreprise qui paraît la mieux placée pour reprendre Tati, Gifi, parle de ne garder que 1 200 salariés sur 1 700, et ce dans le scénario le plus optimiste.
      Mais que le chiffre des licenciés soit de 500 ou de 1 000, il est inacceptable. Car le groupe Eram fait des affaires florissantes. Et il justifie la fermeture prochaine des magasins Tati par la concurrence de l'enseigne Gemo... dont il est lui-même propriétaire !
      Face à des calculs aussi cyniquement intéressées, les travailleurs doivent imposer le maintien de leur gagne-pain.

Sanofi, Sanoprofits, et supers profits, plutôt


Sanofi : des milliards, il y en a, dans les caisses du patronat

 


Les bénéfices du trust pharmaceutique Sanofi ont plus que quintuplé au 1er trimestre 2017 par rapport au 1er trimestre 2016, et son chiffre d'affaires a progressé de plus de 10 %. Cela n'empêche pas Sanofi d'imposer un plan de réduction des coûts aux salariés et de supprimer des centaines de postes.
         Le patronat voudrait faire croire que la bonne santé des entreprises est la condition de la baisse du chômage et de l'amélioration des conditions de travail. Le cas de Sanofi montre que c'est un mensonge : au contraire, c'est sur le dos des travailleurs que se font ces superprofits, dont les actionnaires sont les seuls bénéficiaires.

Rio Tinto comme ailleurs, de l'argent il y en a dans les poches du patronat


La productivité pour les salariés, les profits aux actionnaires

 


A l’usine Aluminium Dunkerque, pour le premier trimestre 2017, la direction annonce un bénéfice avant impôts, intérêts et amortissements (ebitda) de 33,3 millions de dollars, et un résultat net de 16,5 millions de dollars.

         Celui-ci représente sur ces trois mois 8 200 euros par mois et par salarié, bien plus que ce qu’elle verse comme salaire, aux salariés de Rio Tinto ou à leurs camarades intérimaires ou de la sous-traitance.

         Tous ces millions, dès le début de l’année, sont le résultat de plusieurs années de dégradations des conditions de travail et de salaire… C’est aux salariés qu’ils reviennent.

mardi 2 mai 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 1er mai 2017


Contre l'ennemie mortelle des travailleurs, et contre le valet du grand capital !




À l’approche du second tour, les candidats recherchent des ralliements. Du côté de Macron, c’est l’union sacrée, de Valls et Hollande à Fillon et Sarkozy, en passant par le revenant Borloo ! Le Pen, elle, a prétexté l’accord avec la girouette Dupont-Aignan pour enterrer la sortie de l’euro. Si elle était élue, ses engagements sur le maintien des 35 heures ou pour une retraite à 60 ans seraient aussi oubliés : les promesses électorales d’une démagogue n’engagent que ceux qui y croient.
La semaine dernière, pour faire croire qu’elle est une candidate du peuple, elle est allée faire des selfies avec les ouvriers de l’usine Whirlpool d’Amiens, qui doit fermer dans un an.
Au fil des années, les effectifs de cette usine, qui comptait 1200 salariés dans les années 1980, ont fondu. La production et les cadences ont augmenté, avec ce que cela implique de maladies professionnelles et d’accidents du travail. Les ouvriers ont dû accepter les samedis travaillés obligatoires et la suppression de RTT. Les profits de Whirlpool ont atteint 850 millions l’an dernier. Contre tout cela, Le Pen n’a jamais protesté, parce qu’elle elle respecte le sacro-saint pouvoir capitaliste !
Les mesures qu’elle propose aujourd'hui sont dérisoires. Taxer les importations ? Mais cela se traduirait par une augmentation des prix ici, et par des droits de douane à l’étranger, et donc le chômage pour les salariés français qui travaillent à l’exportation.
Quel que soit l’élu, l’usine d’Amiens fermera, tout comme Florange a fermé malgré les promesses de Hollande. Ses 290 salariés seront licenciés et ses sèche-linges seront fabriqués en Pologne par des ouvriers gagnant 400 euros par mois. Whirpool augmentera ses profits et les actionnaires seront choyés.
Macron, l’ancien banquier, ne veut pas gêner les propriétaires de Whirlpool. Il parle de formation, de reclassements et de nouveaux emplois, mais c’est du vent : il veut même supprimer 120 000 emplois publics !
Les électeurs sont sommés de choisir entre ces deux bonimenteurs. Mais ce choix n’en est pas un !
Malgré sa quête de respectabilité, Le Pen est issue de l’extrême droite xénophobe, homophobe et antisémite, à l’image de l’ex-président du FN capable de nier l’existence des chambres à gaz. Elle oppose les Français, dont elle brigue les suffrages, aux étrangers. Autrement dit, elle dresse des travailleurs contre d’autres travailleurs. Elle rendrait la vie plus dure aux étrangers, puis aux immigrés même français, puis à tous les travailleurs ! Laisser attaquer les plus vulnérables, c’est se préparer à accepter les coups contre tous.
Le Pen imposerait un régime plus dur contre les syndicats et les associations qui ne sont pas assez dociles. C’est ce que font déjà des municipalités FN, qui privent de locaux ou de subventions des associations aussi utiles que le Secours populaire ou les Restos du Cœur.
Alors, le vote Le Pen doit être laissé aux nostalgiques de l’Algérie française, aux policiers racistes, aux bourgeois qui détestent les pauvres ! Pour un travailleur, voter pour elle, c’est voter contre ses propres intérêts.
Quant à Macron, son dévouement à la classe capitaliste est sans faille. Comme ministre, il a fait adopter une loi qui a étendu le travail du dimanche, facilité les licenciements économiques et réduit les recours aux prud’hommes pour les salariés. Il a ensuite inspiré la loi El Khomri, dans ses aspects les plus anti-ouvriers, comme le plafonnement des indemnités prud’homales, que le gouvernement a dû retirer face à la colère du monde du travail. Et Macron veut maintenant poursuivre cette offensive, y compris par ordonnances pour s’éviter même un débat parlementaire. Il veut démanteler le code du travail, augmenter la CSG et réduire l’ISF à quasiment rien. Il est logique que la Bourse ait flambé après le premier tour !

Au second, on voudrait que les travailleurs choisissent entre deux maux. Il faut refuser ce chantage. C’est pourquoi Nathalie Arthaud et les militants de Lutte ouvrière voteront blanc.
Celui ou celle qui va succéder à Hollande sera un ennemi résolu du monde du travail. Il faut que les travailleurs se préparent à défendre leurs intérêts, avec les armes de la lutte de classe. Il ne faut pas nous diviser, entre Français et étrangers, entre chômeurs et travailleurs en activité. Il faut reconstruire un parti qui représente nos intérêts de classe. Nous organiser pour lutter : quel que soit le futur locataire de l’Elysée, nous en aurons bien besoin.

Nathalie ARTHAUD : où en est-on ? Prise de parole à l'issue de la manifestation du 1er mai de Paris. 6 minutes. A écouter.

Elections législatives Argenteuil Bezons : les candidats de Lutte ouvrière "Pour faire entendre le camp des travailleurs"


Dominique MARIETTE et Michel CAMPAGNAC, candidats de Lutte ouvrière dans la 5ème circonscription du Val d’Oise



Nathalie ARTHAUD avec Michel CAMPAGNAC et Dominique MARIETTE

Les candidats de Lutte ouvrière pour les élections législatives des 11 et 18 juin prochain dans la 5ème circonscription du Val d’Oise, celle d’Argenteuil-Bezons sont Dominique MARIETTE, enseignant retraité. Le candidat-remplaçant est Michel CAMPAGNAC, enseignant à Bezons.

         Cette campagne des législatives sera pour Lutte ouvrière la continuation de celle de Nathalie ARTHAUD « pour faire entendre le camp des travailleurs ». Elle sera non seulement l’occasion de répéter ce qu’a développer Nathalie ARTHAUD lors des élections présidentielles, mais de le faire partager à d’autres membres de notre classe, le monde du travail, qu’ils soient travailleurs en activité, chômeurs ou retraités.

         Lors de ces élections législatives, les candidats de Lutte ouvrière feront entendre les exigences urgentes de vie de notre classe :

         En particulier :

         -affirmer que l’on ne peut pas vivre avec un salaire mensuel inférieur à 1800 euros nets ;

         -affirmer la nécessité de répartir le travail entre tous, d’interdire les licenciements et la suppression de postes ;

         -affirmer la nécessité de contrôler les comptes des entreprises, par la suppression du secret bancaire et commercial.

         Mais cette campagne sera aussi l’occasion de discuter de la situation nouvelle inaugurée par les résultats du premier tour des présidentielles, et la nécessité urgente de récréer un parti du monde du travail, communiste et révolutionnaire.

Le Pen, FN, le maquillage n'y pourra rien


Le FN voudrait cacher ce qu’il est vraiment

 
Pour paraître moins liée au Front national, Marine Le Pen en a cédé provisoirement la présidence avant le second tour de l'élection présidentielle.
         Celui qu'elle avait choisi, son vice-président, ayant tenu des propos niant la réalité de l'extermination des Juifs par les nazis, elle a dû le remplacer en urgence.
         Elle s'est alors rabattue sur Steeve Briois, le maire d'Hénin-Beaumont. Pas de chance cette fois encore. Déjà mis en examen pour des tripatouillages financiers, il est visé par une enquête, avec dix autres responsables du FN, pour avoir tenu des propos haineux contre les musulmans et menacé de mort un élu !
         Pas facile pour le FN de trouver quelqu'un de présentable. Et pour cause. Il reste ce qu'il est : raciste et xénophobe.