mercredi 17 août 2016

Dépakine, Sanofi, seules les femmes enceintes ne savaient pas


Dépakine : seules les femmes enceintes ne savaient pas

 

Les scientifiques savaient depuis trente ans que la Dépakine, un antiépileptique, pouvait entraîner malformations et retard mental chez le foetus. Sanofi a pourtant continué à en vendre sans alerter les futures mères et sans que l'État dise rien.

Rien que depuis 2007, 10 000 femmes enceintes ont pris de la Dépakine en toute confiance.

Par ses agissements, Sanofi est responsable de centaines, voire de milliers, de malformations de bébés. Ses 7,4 milliards de bénéfices l'an dernier, permettant à Sanofi d'augmenter le dividende de ses actionnaires pour la 22e année consécutive, ont un goût douteux.

 

mardi 16 août 2016

Argenteuil, Métropole du Grand Paris, petite ou grande, quand l'information ne passe pas


Un Grand Paris pas si grand que cela au point que l’on ne le voit pas ?

 

Depuis le 1er janvier dernier, la commune d’Argenteuil a rejoint la nouvelle collectivité territoriale de la Métropole du Grand Paris.

         Et alors, ça donne quoi cette adhésion ? Des décisions ont été prises depuis cette date ayant une incidence sur la population ?

         Mystère et boule de gomme. Depuis des mois, rien sur le sujet !

         Il est vrai que cette discrétion et la méconnaissance des habitants de la Région parisienne est si générale que les responsables de cette Métropole ont payé la réalisation d’un film au titre tout à fait original : «Créons ensemble la Métropole du Grand Paris ».

         La municipalité va le passer dans les quartiers, histoire de faire partager la connaissance de cette usine à gaz ?

 

Un site en construction perpétuelle ?

 

La Ville d’Argenteuil dispose d’un formidable outil d’information, son site internet. Nous avons déjà évoqué dernièrement qu’il n’était pas utilisé par la municipalité, même a minima, comme il se doit. On a pu le constater ces jours-ci une nouvelle fois.

         Suite à l’incendie qui a eu lieu à l’hôtel de ville vendredi, celui-ci a été fermé. Mais si l’on en croit Le Parisien-95, il l’a été également ce samedi matin puisqu’il ne rouvre que ce mardi après le 15 août. Mais aucune information sur le site de la Ville, ni sur l’incendie, ni sur l’ouverture de la mairie.

         Ce n’est pourtant pas compliqué.

         Où est le problème ?

         Seulement une ou deux personnes ont le pouvoir de valider l’inscription de telle ou telle information sur le site ?

         Quand le roi est en vacances, comme son dauphin ou son conseiller, plus rien n’est possible ?

         Nous, on n’est pas chien, si on nous demande de poster une info utile à la population, on lui trouve immédiatement une place sur notre blog actualisé chaque jour comme chacun sait !

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 15 août 2016


Barbarie au quotidien, barbarie sociale

 

Le rejet de la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage aurait pu passer pour un fait divers parmi bien d’autres si son affaire n’était pas devenue un symbole des violences conjugales. Et bien au-delà, un indice de la situation de la femme dans cette société.

Jacqueline Sauvage, une femme de 68 ans aujourd’hui, a été condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari. Pendant quarante-sept ans de vie conjugale, elle a subi la violence de ce mari qui battait sa femme, ses enfants et violait ses filles. Jusqu’à ce jour de 10 septembre 2012 où elle prit un fusil, tira sur son mari et le tua.

Alors qu’elle était victime d’un mari au comportement monstrueux, la Cour d’Assises la condamna sans même retenir la légitime défense. La Cour d’Appel confirma le jugement.

Il n’est, bien sûr, pas facile de savoir au juste ce qui se passait dans l’intimité d’un couple et dans l’étroit cercle des relations familiales. Mais justement, le soutien des filles à leur mère et les témoignages des voisins et des proches ont fait sortir l’affaire de ce cercle étroit. Les témoignages ont tous attesté de la brutalité du mari et rendu indéniable le fait que Jacqueline Sauvage a été longtemps une victime avant que, poussée à bout, elle prenne un fusil. 

Des collectifs féministes ont vu un cas exemplaire dans celui de Jacqueline Sauvage. Au-delà de la brutalité pathologique du mari, ils ont mis en cause l’hypocrisie sociale qui entoure la violence dont sont victimes des milliers de femmes de la part de leur conjoint. Une hypocrisie dont les institutions juridiques sont les principaux vecteurs. Une hypocrisie destinée à dissimuler le fait que l’égalité proclamée entre hommes et femmes dans nos sociétés de pays riches qui se veulent civilisées est une fausse égalité.

Une pétition pour demander la grâce de Jacqueline Sauvage recueillit 430 000 signatures.

Hollande, seul habilité à accorder la grâce, a fini par réagir mais à sa façon, lâche même sur ce terrain sociétal. Il a pris une décision politique, pour ne pas dire purement électorale, en tentant de plaire à la fois aux milieux féministes qui voulaient au moins raccourcir la peine de Jacqueline Sauvage et aux milieux réactionnaires qui ne voulaient pas en entendre parler. Dans ces milieux, la famille est d’autant plus adulée qu’elle constitue une prison pour la femme, la justification de sa subordination à l’homme. Il faut que la femme reste à sa place, même dans une affaire aussi dramatique que celle d’une mère, soumise à torture pendant des décennies et qui n’a su se défendre qu’en tuant son mari.

Hollande a accordé une grâce… mais partielle qui permet seulement de demander une libération conditionnelle plus tôt que prévue dans la loi. La responsabilité de la décision était ainsi renvoyée au juge d’application des peines. Celui-ci, s’appuyant sur une commission d’experts qui a émis un « avis défavorable », a donc décidé que Jacqueline Sauvage resterait en prison. Dans les attendus de cette décision, la condamnée se voit reprocher « sa part de responsabilité dans le fonctionnement pathologique de son couple » et, plus encore d’être responsable de « l’importante médiatisation de l’affaire ». Femmes battues, souffrez donc, mais acceptez en silence ce que la justice décide !

La famille de Jacqueline Sauvage, une famille d’entrepreneur, n’est pas particulièrement défavorisée. Mais son affaire reflète d’autant plus la dégradation de la condition de la femme.

Charles Fourier, un des premiers socialistes au temps lointain où ce mot avait un sens, affirmait en substance qu’on reconnaissait le degré de civilisation d’une société au degré d’émancipation des femmes. Les démêlés de Jacqueline Sauvage avec la justice témoignent du conservatisme social et du rôle de l’État pour le préserver. Ils témoignent que, dans le domaine des relations entre hommes et femmes comme dans bien d’autres, la société n’est pas sortie de la barbarie.

Mais comment pourrait-il en être autrement ? Comment imaginer, dans quelque domaine que ce soit, des relations d’égalité entre êtres humains tant que perdure et s’approfondit l’inégalité fondamentale entre riches et pauvres, une minorité qui exploite la majorité qui travaille, et vit en parasite sur la société ? Les rapports sociaux du capitalisme pourrissent toutes les relations humaines.

Libérer la société des chaînes de l’exploitation est la condition nécessaire sinon suffisante pour mettre fin à toutes les formes d’oppression. C’est le préalable à l’émancipation de tout le genre humain.

Etudiants, études plus chères pour de chères études


Très chère rentrée étudiante

 

Un syndicat étudiant, l'Unef, publie une étude sur le coût de la vie étudiante, qui a augmenté de 1,93 % en un an. Bien plus que l'inflation. Le coût des transports et surtout du logement font que « de nombreux jeunes galèrent », entre autres les 28 % de boursiers et les 20 % qui vivent dans la pauvreté. Donc, surtout les étudiants de milieux populaires et ouvriers.

L'Unef note que si, cette année, il y a un gel des frais d'inscription, du montant de la Sécu étudiante et du prix du ticket de restaurant universitaire, c'est un des résultats de la mobilisation contre la loi Travail.

Une leçon à retenir, qui ne fait pas partie des programmes universitaires !

lundi 15 août 2016

Argenteuil, AB-Habitat : coopérative, coopération, quelques questions


Les vacances sont l’occasion de revenir sur un certain nombre de questions locales qui méritent réflexion et discussion. Mettre un terme à l’atonie actuelle, au pessimisme, au désengagement, est une nécessité pour notre classe. Cela exige déjà l’information, la réflexion et la discussion. Les dominants tiennent à l’opacité qui protègent leur pouvoir. A la population de mettre sur la place publique la réalité de ce qu’elle subit. C’est le premier pas pour qu’elle se mobilise, et qu’elle contrôle la marche de la société, dans les petites choses comme dans les grandes. La question du logement, et celle des organismes HLM n’est pas une des moindres.

 

Coopération ? Démocratie ?

 

Il est bien normal, n’en déplaise à certains, que la population et plus particulièrement les locataires d’AB-Habitat s’interrogent sur le fonctionnement de la « coopérative » AB-Habitat dont le sort les concerne, indirectement ou plus directement pour les locataires eux-mêmes.

         La transformation du statut d’AB-Habitat dont la liquidation de l’Agglomération est le produit depuis le 1er janvier dernier a abouti à la mise en place de cette coopérative qui, même si elle a été sans doute la solution qui a maintenu le caractère de proximité le plus important n’est pas exempt pour autant de désagréments et d’inquiétudes.

         La nécessité du contrôle de cet organisme est posée comme elle l’est pour toutes les structures de la société.

         Mais parlons-en de ce contrôle.

         AB-Habitat est dorénavant une coopérative HLM. Cela signifie donc, comme nous l’avons trouvé que « L’article 3 de la loi du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération pose comme principe que l’ensemble des personnes physiques ayant recours aux services de la coopérative d’Hlm doivent détenir au moins une part sociale de celle-ci. » ?

         Ou comme nous l’avons relevé ailleurs : « Les valeurs fondamentales des coopératives sont la prise en charge et la responsabilité personnelle et mutuelle, la démocratie, l’égalité, l’équité et la solidarité. Fidèles à l’esprit des fondateurs, les membres des coopératives adhèrent à une éthique fondée sur l’honnêteté, la transparence, la responsabilité sociale et l’altruisme. 

Les principes coopératifs constituent les lignes directrices qui permettent aux coopératives de mettre leurs valeurs en pratique :

  • 1er principe : adhésion volontaire et ouverte à tous… ».

  Tout cela concerne donc AB-Habitat ? Comment cela se fait-il que les locataires n’aient pas reçu d’information sur la question ? A moins que nous ayons échappé à celle-ci, mais nos lecteurs ne manqueront pas de nous donner les informations idoines. Non ?

  Quant au conseil d’administration mis en place pour la nouvelle coopérative, s’il a intégré des « représentants des locataires », il n’en a intégré que deux sur les quatre précédemment élus pour les représenter dans feu AB-Habitat mouture précédente. Les deux heureux désignés sont les représentants CNL, fidèles de la ligne des dirigeants d’AB-Habitat, et en particulier de son vice-président depuis des années ! Les deux autres, dont la représentante de la CGT-Indécosa (consommateurs) n’ont pas été agréés. Belle démocratie.

         Nous espérons que cette modeste réflexion suscitera commentaires, contestations si nécessaires, et réflexions sur un sujet qui nous concerne tous. Daniel, Marie-José, Michel, Monique,... à vos plumes !

Chili : pour de vraies retraites, la population en lutte


En pensant à notre camarade Ivan, à sa femme et à sa famille, ici et au Chili
 
Justement, pour Ivan, il y a quelques mois, son départ en retraite
 

Chili : la population proteste contre le système de retraite

 
                                                                                                          Les echos.fr
Des centaines de milliers de Chiliens ont protesté dimanche dernier dans les grandes villes du pays contre leur niveau de retraite. 90% des retraités reçoivent moins de l'équivalent de 250 € après avoir travaillé toute une vie.

Mis en place en 1980 sous la dictature de Pinochet, ce système de retraite est uniquement géré par des fonds de pensions privés. Et si les retraites sont maigres, les profits de ces entreprises sont importants.

Les manifestants demandent la fin de ce système et ils ont d'ores et déjà annoncé une nouvelle date de protestation.

 
 

Jacqueline Sauvage maintenue en prison !


Une justice dure avec les petits, douce envers les puissants

 

Les magistrats du tribunal d'application des peines de Melun ont refusé d’accorder une libération conditionnelle à Jacqueline Sauvage qui, après avoir été victime d’un mari violent et violeur pendant 47 ans, avait fini par le tuer. Les juges ont considéré qu’elle n’avait « pas assez  réfléchi » à son acte et « qu’elle ne se sentait pas assez coupable ». Ils auraient sans doute trouvé plus juste que cette femme, comme beaucoup d’autres, succombe sous les coups de son mari ! 

Ces mêmes arguments avaient amené d’autres juges à condamner Jacqueline Sauvage à deux reprises à dix ans de prison. Un important courant d'opinion s’était exprimé pour la soutenir et pour exiger une grâce présidentielle. Mais par lâcheté politique, Hollande s’était contenté d’accorder une grâce partielle, ce qui impliquait que d’autres magistrats puissent décider du sort de Jacqueline Sauvage et tranchent pour savoir si elle « méritait » d’être libérée. Et les gens de robe ont tranché sans état d'âme et sans pitié.

C'est ça leur « justice ». Dure avec les petits, et douce aux grands.

 

dimanche 14 août 2016

Argenteuil : incendie à la mairie, une installation et des procédures à revoir


Un système électrique de bric et de broc à revoir ?


Un incendie accidentel s’est déclaré vendredi en début d’après-midi à la mairie d’Argenteuil dans un local électrique. Il a été rapidement circonscrit et le bilan est sans gravité. Il n’y a pas eu de blessé.

         Il reste maintenant à déterminer les causes de l’incendie. En liaison avec la chaleur actuelle ? Avec le système de climatisation installé ces derniers mois et qui ne donne pas satisfaction ? Une installation électrique générale à revoir ? L’abandon de l’entretien électrique par une entreprise extérieure opérée sous la municipalité précédente ?

         Des questions totalement légitimes.

         En tout cas, des questions à approfondir, et rapidement.

         Deux remarques :

         La première. Selon les employés municipaux présents vendredi, le système d’alarme et les procédures d’évacuation sont à revoir.

         La seconde, ce serait la moindre des choses que le site internet de la Ville informe sur ce genre d’évènement et ses conséquences pratiques.