mardi 9 août 2016
lundi 8 août 2016
Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 8 août 2016
Jeux
Olympiques : spectacle, paillettes et réalité sociale
Lorsqu’il
a été désigné pays organisateur de ces jeux, le Brésil était présenté comme un
« pays émergent », un de ces grands pays pauvres qui étaient en
croissance et dont on prétendait qu’ils étaient susceptibles de tirer
l’économie capitaliste en crise vers la reprise. Mais, depuis, la crise a frappé
le Brésil, avec d’autant plus de violence que les taux de croissance
spectaculaires n’ont profité qu’à la bourgeoisie locale et surtout aux grandes
entreprises multinationales. La croissance n’a que très peu amélioré le sort
des classes exploitées, mais l’effondrement les atteint de plein fouet.
Malgré le
clinquant de la classe privilégiée, le Brésil reste un pays sous-développé,
marqué par les inégalités, miné par la corruption. La vitrine que sont censés
être les JO ne montre pas seulement les performances sportives ou des images de
carte postale des plages de Copacabana. Elle montre des hébergements insalubres
même dans le village olympique, les détritus flottant dans la baie où doivent
se dérouler les épreuves nautiques. Combien d’argent détourné par de petits margoulins
de la bourgeoisie, combien pour arroser les responsables politiques à
différents niveaux ? Et surtout, combien d’encaissé par les entreprises du
BTP qui ont construit les stades, le village olympique, le métro et les
autoroutes ? Et combien par les banques, les compagnies d’assurance, qui
sont derrière ?
C’est le
sport et ses performances qui font vendre, mais ce sont des milliers de
bourgeois grands et petits qui encaissent. Et la majorité pauvre de la
population du Brésil qui payera.
Les
discours sur les idéaux qu’incarne le sport olympique ne sont que des discours.
Derrière les performances sportives, il y a le tintement des tiroirs-caisses.
Les dirigeants politiques se servent depuis longtemps des sports comme terrain
de rivalité entre États, pour faire brandir des drapeaux, résonner les hymnes
nationaux, pousser au chauvinisme pour obtenir autour d’eux cette unité
nationale qu’ils ont si souvent du mal à obtenir autrement. Ce n’est certes pas
par amour du sport que Hollande est allé à Rio faire du lobbying avec
l’objectif de décrocher pour la France les JO de 2024. Il y va de son intérêt
politique et plus encore de l’intérêt bien matériel de ses mandants, les
Bouygues, Vivendi, les grands patrons du BTP et des chaînes de télévision.
Les JO,
dans ce monde dominé par le capitalisme, sont avant tout de gigantesques foires
commerciales. Malgré leurs efforts pour arriver au sommet, malgré leurs rêves,
les athlètes qui les animent n’en sont que les petits figurants, indispensables
pour faire le spectacle, mais figurants quand même. Dont la valeur aux yeux des
sponsors ne s’établit pas en fonction de leurs seules performances mais aussi
de leur image comme support publicitaire. À côté d’un Rinner ou d’un Manaudou,
combien d’autres, usés dans l’anonymat et broyés par la machinerie
commerciale ?
« Rio
2016 : des Jeux pour oublier les crises », titrait
un quotidien. Ils n’ont pas ce pouvoir, ni au Brésil, ni ailleurs, dans ce
vaste monde qui est abreuvé d’images d’épreuves sportives, y compris là où
sévit la crise, s’élargit la pauvreté, monte la barbarie des guerres. Mais il
ajoute au capitalisme un aspect odieux de plus, car le sport, ça pourrait être
une belle chose, indispensable à l’épanouissement de chaque individu, s’il
n’était pourri, comme toutes les activités humaines, par une organisation
sociale où l’argent est roi.
Bezons, Argenteuil, le même mauvais film
Vrai pour les cinémas comme pour le reste
Suite à notre brève d’hier sur l’avenir
de l’espace Jean Vilar, un de nos lecteurs nous a transmis un article de La
Gazette de juillet dernier indiquant que le projet d’un multiplex de huit
salles dans la zone de la nouvelle mairie de Bezons avait été recalé par une
commission départementale dédiée à ce genre de chose. L’argument avancé est que
ce multiplex s’il voyait le jour mettrait en péril le cinéma de l’espace
culturel Paul Eluard.
C’est
le moins que l’on puisse dire.
Ce
qui est vrai à Bezons le serait tout autant à Argenteuil à l’encontre des
salles de cinéma du Figuier blanc si un multiplex s’installait
du côté de l’espace occupé actuellement par le complexe Jean Vilar.
La
décision sur le multiplex de Bezons peut ou pas être confirmée par une
commission nationale.
Mais
dans ces affaires de multiplex, l’intérêt de la culture, du cinéma d’art et d’essai,
de l’utilisation des structures existantes, des finances publiques, ne sont pas
les déterminants qui ont du poids. En revanche, la loi du profit joue les premiers rôles : où rentabiliser les capitaux, et quel que soit le résultat social…
Et les financeurs, les investisseurs savent ensuite trouver les lieux qui leur
conviennent, qu’ils savent disponibles aujourd’hui ou à terme, et trouver les
oreilles compatissantes pour leurs scénarios très-très intéressés.
Argenteuil, parc public magnifique demande que l'on s'intéresse à lui
Lieu magnifique et gâchis de diverses sortes
Un article du Parisien-95 vient
de souligner les problèmes occasionnés pour les riverains par le parc des Châtaigniers
qui n’est ni clos, ni surveillé, ni véritablement entretenu. Ce parc est ouvert
de jour comme de nuit.
Inauguré
il y a trois ans, le parc des Châtaigniers est un magnifique lieu offrant une
vue exceptionnelle sur Paris et la banlieue. Il a été installé par le
comblement d’anciennes carrières exploitées naguère aux flans de cette colline
entre Argenteuil et Sannois.
Ce
n’est pas le fait que cet espace soit ni clos ni fermé la nuit qui pose véritablement
problème. C’est qu’il n’est ni surveillé ni une préoccupation véritable de la
part des édiles. Une surveillance équestre devait être mise en place. C’était
intéressant à divers titres, mais on l’attend toujours. Quant à la
préoccupation des notables, la réaction de Xavier Péricat, premier adjoint au maire d'Argenteuil, interrogé sur le sujet, rapportée par Le
Parisien est éloquente : « le parc est géré par l’Agence régionale des
espaces verts, donc cela n’est pas de notre ressort » !
Mais
le désintérêt des édiles ne s’arrête pas à ce renvoi dans les cordes. Ce lieu
magnifique pourrait être utilisé pour bien des initiatives au bénéfice des
habitants, de Sannois, d’Argenteuil et d’ailleurs ! jusqu'à présent, il n'en a jamais été question.
Santé dentaire, cariée par le profit. L'affaire Dentexia. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière
La
santé de la dentition est un énorme problème de santé publique, en particulier
pour les milieux populaires. On le voit bien à Argenteuil. Diminution du nombre
de dentistes dans les quartiers, multiplication parallèle des moyens discutables
de la contrer, et face à cela l’importance des centres de santé municipaux ou
mutualistes. C’est dans ce contexte que des officines veulent croquer des
profits faciles…
Un article de notre hebdomadaire Lutte
ouvrière de cette semaine.
Dentexia
: les arracheurs de dents
Les centres de soins à bas prix
se sont multipliés ces dernières années, promettant des prix plus intéressants
en s’appuyant sur le nombre de patients traités, et parfois sur des
escroqueries comme pour Dentexia.
Face à cette situation, les
agences régionales de santé avaient déjà dû ordonner la fermeture de plusieurs
centres à Chalon-sur-Saône, Versailles, Paris et Lyon pour des raisons
d’hygiène et de désinfection. Le gouvernement a aussi déclaré qu’il allait
suivre le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) lui
conseillant d’indemniser les victimes. Cela représenterait de 3 à 10 millions
d’euros. Ce rapport soutient par ailleurs l’idée qu’il faut plus de contraintes
pour l’ouverture de centres de soins dentaires.
Mais si de tels centres trouvent
très vite un public, c’est bien parce qu’avec la baisse du pouvoir d’achat et
les faibles remboursements des soins dentaires, beaucoup n’arrivent pas à se
faire soigner chez des dentistes libéraux. Le système de santé dentaire public
manque incroyablement de moyens. Et comme l’ensemble du système de santé, il
est malade du profit.
Hervé BOIDET (Lutte ouvrière n°2505)
Libellés :
santé
dimanche 7 août 2016
Argenteuil : Jean Vilar, attente de réponse
Non au secret dans les affaires communales
Nous sommes au mois d’août, c’est
vrai. Mais tout de même, cela fait des mois que l’on n’a pas de nouvelles sur
un sujet qui nous tient à cœur comme à celui de nombreuses habitants et
bénévoles des associations locales : l’avenir du complexe Jean Vilar. Nous
nous interrogeons d’autant que le maire d’Argenteuil déclarait vouloir mener tambour
battant son projet de démantèlement. Il est vrai que dans ce genre de choses il
y a loin de la coupe aux lèvres. S’il fallait faire la liste de tous les
projets « mirifiques » qui ont concerné la Ville ces dernières
décennies, elle serait longue. En l'occurrence, à propos de ce projet "G. Mothron-berges de
Seine" où il est question de « multiplex », il faut ainsi citer pour
mémoire le projet multiplex Pathé prévu sur le site actuel du Parc des Berges qui capota naguère.
Les modestes « administrés » que nous sommes aimeraient donc bien
savoir où l'on en est dans le projet Vilar. Pour des édiles
soucieux des interrogations et des intérêts des habitants, ce serait une
évidence de prendre les devants, et d'indiquer à tous l’état de leurs projets, ce qui
permettrait à la population de donner son avis. Et nous parlons là d'une évidence, d’un
fonctionnement d’une commune somme tout normal et qui ne relève pas d’un état
idéal, même si actuellement la réalité est toute autre.
Donc
M. Mothron, où en sommes-nous ? Si vous ne lisez pas ce blog, de grâce, que
ceux de vos proches qui nous lisent, eux, vous transmettent notre
interrogation légitime !
Cette
question, nous la reposons également au camp de son opposant, l’ancien maire,
puisque que, paraît-il, lui aussi, en catimini toujours, avait aussi son projet
sur la question, oui, paraît-il, puisque les conseillers municipaux que nous
étions n’eurent jamais vent de l’affaire, de celle-ci comme de bien d’autres.
J’aimerais en particulier que l’ancien directeur général des services d’alors
que j’avais interrogé aussi sur le sujet me réponde. Il ne l’a pas fait jusqu’à
présent.
En
tout cas, les uns et les autres peuvent s’attendre à ce que nous leur reposions
souvent la même question sur le sujet, car elle tient à cœur à tous ceux pour qui l'existence d'une salle communale permettant l'organisation des initiatives de la population et de ses organisations est une nécessité évidente.
Tout comme est évident pour eux, leur refus, dans le cadre du flou actuel, de la liquidation de ce complexe Jean Vilar. DM
Libellés :
Nouvelles d'Argenteuil
SFR : accord ou pas, pas d'accord !
Il faut interdire les licenciement, "secs" ou déguisés
La direction de SFR et deux
syndicats, l’UNSA et la CFDT, viennent de signer en quatrième vitesse, au cœur de
l’été, il y a quelques jours, un texte sur le départ « volontaire »
de 5000 salariés de l’entreprise.
Pour
le délégué syndical central de l’UNSA : « Nous avons sécurisé
l’emploi en région. Les salariés dont le poste sera supprimé mais qui ne
veulent pas quitter le groupe pourront être reclassés dans le bassin d’emploi
concerné ».
Mais
bien sûr ! C’est ce que les licencieurs et ce type de « syndicalistes »
répètent toujours en pareilles circonstances avec le résultat final que l’on
sait. On connaît la valeur des reclassements dans des filiales dont l’avenir
est lui-même toujours incertain, avec une pérennité des reclassements à l’avenant.
On connaît également ce que valent les promesses de reclassement, lorsque que l’on
sait qu’un tiers des effectifs est localisé dans les régions, en métropole
comme en outre-mer.
Mais n’en
déplaise au journal Le Monde qui rapporte l’affaire, ce ne sont pas « les » syndicats qui
seraient en passe de valider cet accord, mais les syndicats « majoritaires »
(au vu des dernières élections professionnelles), en l’occurrence l’UNSA et la
CFDT, qui l’ont fait. En revanche, la CGE-CGC des cadres, la CFTC et la CGT de
l’entreprise le dénoncent vigoureusement.
En
tout cas, au-delà de la situation chez SFR, une nouvelle belle démonstration
des micmacs qui permettent au niveau d’une entreprise de licencier des milliers
de travailleurs. Micmacs que prévoit de généraliser la Loi Travail.
Dans
tous les cas, le dernier mot reviendra aux principaux concernés, les
travailleurs eux-même, que l’on veut pousser vers la porte.
Sur
ce sujet également, ci-dessous un article du numéro de cette semaine de notre
hebdomadaire Lutte ouvrière.
SFR :
sabrer dans les effectifs pour soigner les profits
Après l’annonce de SFR de
supprimer 5 000 emplois, soit un tiers de ses effectifs, le gouvernement a
convoqué la direction pour lui rappeler ses engagements en termes d’emplois.
Ce n’est pas le plan de
licenciements en lui-même qui importe pour le gouvernement, mais le fait que
SFR respecte bien la garantie de maintien de l’emploi pendant trois ans conclue
lors du rachat de SFR par Patrick Drahi, ce qui l’obligerait à repousser les
licenciements à l’été 2017… après l’élection présidentielle.
Drahi s’est fait une spécialité
de racheter des entreprises en profitant des possibilités d’emprunter à faible
taux sur les marchés financiers. En quelques années, il s’est ainsi taillé un
empire dans les télécommunications et dans la presse. Il est notamment le
propriétaire de Libération, L’Expansion, RMC et BFM TV.
En fait, Drahi n’a pas attendu
cette annonce pour raboter les effectifs de SFR. En deux ans, 837 départs n’ont
pas été remplacés et au total, sur l’ensemble du groupe qui comprend aussi
l’ex-Numericable, 1 200 emplois ont déjà disparu.
S’il ne tient pas ses promesses
en matière d’emploi, Drahi ne les tient pas non plus en matière
d’investissements. La pose d’antennes relais a été paralysée pendant des mois
et le réseau très haut débit de SFR est devenu le plus faible de France avec
seulement 39 % de la population couverte. À tel point que le nombre de plaintes
a doublé dans les lignes fixes et a augmenté de 50 % dans le réseau mobile.
Drahi a accumulé en peu de temps
une fortune personnelle estimée à 15,5 milliards d’euros, passant ainsi en
trois ans de la 215e à la 57e place au classement des fortunes mondiales.
SFR et ses actionnaires préparent
un nouveau carnage social pour assouvir leur soif de bénéfices, et le
gouvernement ne compte pas réellement s’y opposer. Seuls les travailleurs
peuvent le faire.
Denis Aller (Lutte ouvrière n°2505)
Libellés :
actualité du capitalisme
Mexique : ignominie anti-IVG
Mexique : ignominie anti-IVG
Un juge a refusé à une jeune de
famille indigène, violée à 13 ans, de mettre fin à sa grossesse. L'avortement
reste illégal au Mexique, sauf à Mexico, mais il est autorisé en cas de viol.
Du coup
ce juge n'a pas hésité à requalifier le viol en attentat à la pudeur pour
rendre cette IVG illégale.
Les
combats pour les droits des femmes restent à mener à travers le monde !
Hasard
des lectures, je viens juste de terminer celle du roman de Patrick Bard, « La
frontière », collection Points-Seuil. Roman centré sur les disparitions de
femmes et autres horreurs qui ont marqué la ville mexicaine frontière avec les
Etats-Unis, Ciudad Juarez. Bien évidemment, nous pouvons prêter les lires dont
il nous arrive de parler.DM
L’occasion
aussi de faire un petit signe à nos amis du Mexique s’ils nous lisent.
Libellés :
Actualité internationale
Inscription à :
Articles (Atom)


