mardi 9 août 2016

Agenda : le 30 septembre, Nathalie Arthaud, candidate communiste en meeting


Vendredi 30 septembre

à 20h30

Réunion publique de Nathalie Arthaud

au Cirque d'Hiver Bouglione

110, rue Amelot

Paris 11e

Métros Filles-du-Calvaire ou Oberkampf

Entrée gratuite
 
 

lundi 8 août 2016

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 8 août 2016


Jeux Olympiques : spectacle, paillettes et réalité sociale

 
Plus de trois milliards de téléspectateurs auraient assisté à la cérémonie d’ouverture des JO à Rio : paillettes, samba, feu d’artifice, défilé de vedettes. Peu importe aux organisateurs de ce grand cirque médiatique que le Brésil sombre dans une grave crise économique, doublée d’une crise politique. Peu leur importe qu’une majorité de Brésiliens s’oppose aux Jeux et que la torche olympique ait été, par endroit, sifflée dans les rues de Rio. Peu leur importe que des milliers de pauvres des favélas aient été jetés à la rue sans être relogés pour faire place aux stades, aux routes pour les desservir, aux parkings. Peu leur importe que l’État de Rio, déjà en faillite, soit incapable de payer la facture qui sera inévitablement présentée à la population, déjà frappée par la crise économique. Peu leur importe que les policiers et les militaires déployés dans les rues le soient moins pour protéger la population contre un éventuel acte terroriste que pour protéger le cirque médiatique contre la population. Peu leur importe tout cela : que le spectacle continue ! Que les téléspectateurs soient arrosés d’images de ce formidable support de publicité qu’est l’évènement sportif le plus regardé au monde !

Lorsqu’il a été désigné pays organisateur de ces jeux, le Brésil était présenté comme un « pays émergent », un de ces grands pays pauvres qui étaient en croissance et dont on prétendait qu’ils étaient susceptibles de tirer l’économie capitaliste en crise vers la reprise. Mais, depuis, la crise a frappé le Brésil, avec d’autant plus de violence que les taux de croissance spectaculaires n’ont profité qu’à la bourgeoisie locale et surtout aux grandes entreprises multinationales. La croissance n’a que très peu amélioré le sort des classes exploitées, mais l’effondrement les atteint de plein fouet.

Malgré le clinquant de la classe privilégiée, le Brésil reste un pays sous-développé, marqué par les inégalités, miné par la corruption. La vitrine que sont censés être les JO ne montre pas seulement les performances sportives ou des images de carte postale des plages de Copacabana. Elle montre des hébergements insalubres même dans le village olympique, les détritus flottant dans la baie où doivent se dérouler les épreuves nautiques. Combien d’argent détourné par de petits margoulins de la bourgeoisie, combien pour arroser les responsables politiques à différents niveaux ? Et surtout, combien d’encaissé par les entreprises du BTP qui ont construit les stades, le village olympique, le métro et les autoroutes ? Et combien par les banques, les compagnies d’assurance, qui sont derrière ?

C’est le sport et ses performances qui font vendre, mais ce sont des milliers de bourgeois grands et petits qui encaissent. Et la majorité pauvre de la population du Brésil qui payera.

Les discours sur les idéaux qu’incarne le sport olympique ne sont que des discours. Derrière les performances sportives, il y a le tintement des tiroirs-caisses. Les dirigeants politiques se servent depuis longtemps des sports comme terrain de rivalité entre États, pour faire brandir des drapeaux, résonner les hymnes nationaux, pousser au chauvinisme pour obtenir autour d’eux cette unité nationale qu’ils ont si souvent du mal à obtenir autrement. Ce n’est certes pas par amour du sport que Hollande est allé à Rio faire du lobbying avec l’objectif de décrocher pour la France les JO de 2024. Il y va de son intérêt politique et plus encore de l’intérêt bien matériel de ses mandants, les Bouygues, Vivendi, les grands patrons du BTP et des chaînes de télévision.

Les JO, dans ce monde dominé par le capitalisme, sont avant tout de gigantesques foires commerciales. Malgré leurs efforts pour arriver au sommet, malgré leurs rêves, les athlètes qui les animent n’en sont que les petits figurants, indispensables pour faire le spectacle, mais figurants quand même. Dont la valeur aux yeux des sponsors ne s’établit pas en fonction de leurs seules performances mais aussi de leur image comme support publicitaire. À côté d’un Rinner ou d’un Manaudou, combien d’autres, usés dans l’anonymat et broyés par la machinerie commerciale ?

« Rio 2016 : des Jeux pour oublier les crises », titrait un quotidien. Ils n’ont pas ce pouvoir, ni au Brésil, ni ailleurs, dans ce vaste monde qui est abreuvé d’images d’épreuves sportives, y compris là où sévit la crise, s’élargit la pauvreté, monte la barbarie des guerres. Mais il ajoute au capitalisme un aspect odieux de plus, car le sport, ça pourrait être une belle chose, indispensable à l’épanouissement de chaque individu, s’il n’était pourri, comme toutes les activités humaines, par une organisation sociale où l’argent est roi.

Bezons, Argenteuil, le même mauvais film


Vrai pour les cinémas comme pour le reste

 

Suite à notre brève d’hier sur l’avenir de l’espace Jean Vilar, un de nos lecteurs nous a transmis un article de La Gazette de juillet dernier indiquant que le projet d’un multiplex de huit salles dans la zone de la nouvelle mairie de Bezons avait été recalé par une commission départementale dédiée à ce genre de chose. L’argument avancé est que ce multiplex s’il voyait le jour mettrait en péril le cinéma de l’espace culturel Paul Eluard.

         C’est le moins que l’on puisse dire.

         Ce qui est vrai à Bezons le serait tout autant à Argenteuil à l’encontre des salles de cinéma du Figuier blanc si un multiplex s’installait du côté de l’espace occupé actuellement par le complexe Jean Vilar.

         La décision sur le multiplex de Bezons peut ou pas être confirmée par une commission nationale.

         Mais dans ces affaires de multiplex, l’intérêt de la culture, du cinéma d’art et d’essai, de l’utilisation des structures existantes, des finances publiques, ne sont pas les déterminants qui ont du poids. En revanche, la loi du profit joue les premiers rôles : où rentabiliser les capitaux, et quel que soit le résultat social… Et les financeurs, les investisseurs savent ensuite trouver les lieux qui leur conviennent, qu’ils savent disponibles aujourd’hui ou à terme, et trouver les oreilles compatissantes pour leurs scénarios très-très intéressés.

 

Argenteuil, parc public magnifique demande que l'on s'intéresse à lui


Lieu magnifique et gâchis de diverses sortes

 

Un article du Parisien-95 vient de souligner les problèmes occasionnés pour les riverains par le parc des Châtaigniers qui n’est ni clos, ni surveillé, ni véritablement entretenu. Ce parc est ouvert de jour comme de nuit.

         Inauguré il y a trois ans, le parc des Châtaigniers est un magnifique lieu offrant une vue exceptionnelle sur Paris et la banlieue. Il a été installé par le comblement d’anciennes carrières exploitées naguère aux flans de cette colline entre Argenteuil et Sannois.

         Ce n’est pas le fait que cet espace soit ni clos ni fermé la nuit qui pose véritablement problème. C’est qu’il n’est ni surveillé ni une préoccupation véritable de la part des édiles. Une surveillance équestre devait être mise en place. C’était intéressant à divers titres, mais on l’attend toujours. Quant à la préoccupation des notables, la réaction de Xavier Péricat, premier adjoint au maire d'Argenteuil, interrogé sur le sujet, rapportée par Le Parisien est éloquente : « le parc est géré par l’Agence régionale des espaces verts, donc cela n’est pas de notre ressort » !

         Mais le désintérêt des édiles ne s’arrête pas à ce renvoi dans les cordes. Ce lieu magnifique pourrait être utilisé pour bien des initiatives au bénéfice des habitants, de Sannois, d’Argenteuil et d’ailleurs ! jusqu'à présent, il n'en a jamais été question.

Santé dentaire, cariée par le profit. L'affaire Dentexia. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


La santé de la dentition est un énorme problème de santé publique, en particulier pour les milieux populaires. On le voit bien à Argenteuil. Diminution du nombre de dentistes dans les quartiers, multiplication parallèle des moyens discutables de la contrer, et face à cela l’importance des centres de santé municipaux ou mutualistes. C’est dans ce contexte que des officines veulent croquer des profits faciles…

         Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine.

 

Dentexia : les arracheurs de dents

 Dentexia, la chaîne de soins dentaires à prix cassés, a fait au moins 2 200 victimes. Selon le collectif Les Sans-dents qui s’est mis en place pour obtenir réparation, des gens se sont retrouvés avec trop de dents arrachées ou des implants défectueux. Le gouvernement a annoncé qu’il allait agir, mais ce sera toujours au service du privé.
 
 

 Dentexia a profité de l’absence de contrôle, qui fait partie de la politique de privatisation du système de santé, pour concurrencer les hôpitaux publics. La loi de 2009 dite Hôpital, patients, santé et territoire ne demande en effet qu’une déclaration auprès de l’Agence régionale de santé pour ouvrir un centre de soins.

Les centres de soins à bas prix se sont multipliés ces dernières années, promettant des prix plus intéressants en s’appuyant sur le nombre de patients traités, et parfois sur des escroqueries comme pour Dentexia.

Face à cette situation, les agences régionales de santé avaient déjà dû ordonner la fermeture de plusieurs centres à Chalon-sur-Saône, Versailles, Paris et Lyon pour des raisons d’hygiène et de désinfection. Le gouvernement a aussi déclaré qu’il allait suivre le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) lui conseillant d’indemniser les victimes. Cela représenterait de 3 à 10 millions d’euros. Ce rapport soutient par ailleurs l’idée qu’il faut plus de contraintes pour l’ouverture de centres de soins dentaires.

Mais si de tels centres trouvent très vite un public, c’est bien parce qu’avec la baisse du pouvoir d’achat et les faibles remboursements des soins dentaires, beaucoup n’arrivent pas à se faire soigner chez des dentistes libéraux. Le système de santé dentaire public manque incroyablement de moyens. Et comme l’ensemble du système de santé, il est malade du profit.

                                           Hervé BOIDET (Lutte ouvrière n°2505)

dimanche 7 août 2016

Argenteuil : Jean Vilar, attente de réponse


Non au secret dans les affaires communales

 
Nous sommes au mois d’août, c’est vrai. Mais tout de même, cela fait des mois que l’on n’a pas de nouvelles sur un sujet qui nous tient à cœur comme à celui de nombreuses habitants et bénévoles des associations locales : l’avenir du complexe Jean Vilar. Nous nous interrogeons d’autant que le maire d’Argenteuil déclarait vouloir mener tambour battant son projet de démantèlement. Il est vrai que dans ce genre de choses il y a loin de la coupe aux lèvres. S’il fallait faire la liste de tous les projets « mirifiques » qui ont concerné la Ville ces dernières décennies, elle serait longue. En l'occurrence, à propos de ce projet "G. Mothron-berges de Seine" où il est question de « multiplex », il faut ainsi citer pour mémoire le projet multiplex Pathé prévu sur le site actuel du Parc des Berges qui capota naguère.

         Les modestes « administrés » que nous sommes aimeraient donc bien savoir où l'on en est dans le projet Vilar. Pour des édiles soucieux des interrogations et des intérêts des habitants, ce serait une évidence de prendre les devants, et d'indiquer à tous l’état de leurs projets, ce qui permettrait à la population de donner son avis. Et nous parlons là d'une évidence, d’un fonctionnement d’une commune somme tout normal et qui ne relève pas d’un état idéal, même si actuellement la réalité est toute autre.

         Donc M. Mothron, où en sommes-nous ? Si vous ne lisez pas ce blog, de grâce, que ceux de vos proches qui nous lisent, eux, vous transmettent notre interrogation légitime !

         Cette question, nous la reposons également au camp de son opposant, l’ancien maire, puisque que, paraît-il, lui aussi, en catimini toujours, avait aussi son projet sur la question, oui, paraît-il, puisque les conseillers municipaux que nous étions n’eurent jamais vent de l’affaire, de celle-ci comme de bien d’autres. J’aimerais en particulier que l’ancien directeur général des services d’alors que j’avais interrogé aussi sur le sujet me réponde. Il ne l’a pas fait jusqu’à présent.

         En tout cas, les uns et les autres peuvent s’attendre à ce que nous leur reposions souvent la même question sur le sujet, car elle tient à cœur à tous ceux pour qui l'existence d'une salle communale permettant l'organisation des initiatives de la population et de ses organisations est une nécessité évidente.
          Tout comme est évident pour eux, leur refus, dans le cadre du flou actuel, de la liquidation de ce complexe Jean Vilar. DM
 
 

SFR : accord ou pas, pas d'accord !


Il faut interdire les licenciement, "secs" ou déguisés

 
La direction de SFR et deux syndicats, l’UNSA et la CFDT, viennent de signer en quatrième vitesse, au cœur de l’été, il y a quelques jours, un texte sur le départ « volontaire » de 5000 salariés de l’entreprise.

         Pour le délégué syndical central de l’UNSA : « Nous avons sécurisé l’emploi en région. Les salariés dont le poste sera supprimé mais qui ne veulent pas quitter le groupe pourront être reclassés dans le bassin d’emploi concerné ».

         Mais bien sûr ! C’est ce que les licencieurs et ce type de « syndicalistes » répètent toujours en pareilles circonstances avec le résultat final que l’on sait. On connaît la valeur des reclassements dans des filiales dont l’avenir est lui-même toujours incertain, avec une pérennité des reclassements à l’avenant. On connaît également ce que valent les promesses de reclassement, lorsque que l’on sait qu’un tiers des effectifs est localisé dans les régions, en métropole comme en outre-mer.

Mais n’en déplaise au journal Le Monde qui rapporte l’affaire, ce ne sont pas « les » syndicats qui seraient en passe de valider cet accord, mais les syndicats « majoritaires » (au vu des dernières élections professionnelles), en l’occurrence l’UNSA et la CFDT, qui l’ont fait. En revanche, la CGE-CGC des cadres, la CFTC et la CGT de l’entreprise le dénoncent vigoureusement.

         En tout cas, au-delà de la situation chez SFR, une nouvelle belle démonstration des micmacs qui permettent au niveau d’une entreprise de licencier des milliers de travailleurs. Micmacs que prévoit de généraliser la Loi Travail.

         Dans tous les cas, le dernier mot reviendra aux principaux concernés, les travailleurs eux-même, que l’on veut pousser vers la porte.

         Sur ce sujet également, ci-dessous un article du numéro de cette semaine de notre hebdomadaire Lutte ouvrière.

 

SFR : sabrer dans les effectifs pour soigner les profits
 

Après l’annonce de SFR de supprimer 5 000 emplois, soit un tiers de ses effectifs, le gouvernement a convoqué la direction pour lui rappeler ses engagements en termes d’emplois.
 
Ce n’est pas le plan de licenciements en lui-même qui importe pour le gouvernement, mais le fait que SFR respecte bien la garantie de maintien de l’emploi pendant trois ans conclue lors du rachat de SFR par Patrick Drahi, ce qui l’obligerait à repousser les licenciements à l’été 2017… après l’élection présidentielle.

Drahi s’est fait une spécialité de racheter des entreprises en profitant des possibilités d’emprunter à faible taux sur les marchés financiers. En quelques années, il s’est ainsi taillé un empire dans les télécommunications et dans la presse. Il est notamment le propriétaire de Libération, L’Expansion, RMC et BFM TV.

En fait, Drahi n’a pas attendu cette annonce pour raboter les effectifs de SFR. En deux ans, 837 départs n’ont pas été remplacés et au total, sur l’ensemble du groupe qui comprend aussi l’ex-Numericable, 1 200 emplois ont déjà disparu.

S’il ne tient pas ses promesses en matière d’emploi, Drahi ne les tient pas non plus en matière d’investissements. La pose d’antennes relais a été paralysée pendant des mois et le réseau très haut débit de SFR est devenu le plus faible de France avec seulement 39 % de la population couverte. À tel point que le nombre de plaintes a doublé dans les lignes fixes et a augmenté de 50 % dans le réseau mobile.

Drahi a accumulé en peu de temps une fortune personnelle estimée à 15,5 milliards d’euros, passant ainsi en trois ans de la 215e à la 57e place au classement des fortunes mondiales.

SFR et ses actionnaires préparent un nouveau carnage social pour assouvir leur soif de bénéfices, et le gouvernement ne compte pas réellement s’y opposer. Seuls les travailleurs peuvent le faire.

                                              Denis Aller (Lutte ouvrière n°2505)

Mexique : ignominie anti-IVG


Mexique : ignominie anti-IVG

 
Un juge a refusé à une jeune de famille indigène, violée à 13 ans, de mettre fin à sa grossesse. L'avortement reste illégal au Mexique, sauf à Mexico, mais il est autorisé en cas de viol.

Du coup ce juge n'a pas hésité à requalifier le viol en attentat à la pudeur pour rendre cette IVG illégale.

Les combats pour les droits des femmes restent à mener à travers le monde !

 

Hasard des lectures, je viens juste de terminer celle du roman de Patrick Bard, « La frontière », collection Points-Seuil. Roman centré sur les disparitions de femmes et autres horreurs qui ont marqué la ville mexicaine frontière avec les Etats-Unis, Ciudad Juarez. Bien évidemment, nous pouvons prêter les lires dont il nous arrive de parler.DM
 
L’occasion aussi de faire un petit signe à nos amis du Mexique s’ils nous lisent.