lundi 6 juin 2016

Presse : la dictature du capital sur la presse... et la liberté


Liberté de la presse : à combien la ligne ?

 
Jeudi 26 mai, dans le cadre de la journée d’action contre la loi travail, la CGT du Livre, regroupant les ouvriers qui fabriquent les journaux, avait demandé aux patrons de presse de passer un communiqué expliquant le point de vue syndical sur la loi travail.

Les quotidiens nationaux, à l’exception de L’Humanité, ont refusé. La CGT s’est donc tournée vers un autre moyen d’action pour s’exprimer, la grève, et les journaux n’ont pu sortir dans leur version papier.

Cette action, pourtant légitime et légale, a déclenché un tollé du PS au FN, et toute la scène médiatique, rédacteurs en chef et directeurs, a crié au retour du goulag, du parti unique et du stalinisme. Tous ceux qui se disaient bâillonnés ont vite trouvé micros et caméras et on les a entendus, comme on les entend tous les jours…

Ceux qui crient ainsi à la liberté de la presse sont les salariés des grands patrons, de Bouygues, de Dassault, de Lagardère, d’Arnault et autres qui détiennent les titres de la presse écrite, mais aussi les radios et les télévisions. Ils plaident chaque jour pour la baisse du prétendu coût du travail, calomnient les ouvriers qui luttent, crachent sur les syndicalistes, bénissent les ventes d’armes, soutiennent les profiteurs de guerre. Même lorsqu’un de leurs patrons respectés les vend, meubles et immeubles, titres et conscience professionnelle compris dans la transaction, ils considèrent encore que cela fait partie de la liberté de la presse, dans ce pays de la « libre entreprise ».

Cette liberté de la presse-là, c’est la liberté des capitalistes de se payer des organes de presse pour défendre leurs intérêts particuliers et ceux de leur classe, la liberté que s’arrogent les possédants de donner, jour après jour, leur version des choses. Mais, même pour ce faire, les capitalistes ont besoin du travail des ouvriers, comme la grève des travailleurs du Livre l’a rappelé à ces messieurs !


                                               Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2496)

dimanche 5 juin 2016

Loi Travail : le contraire du cochon, rien à garder. Le retrait !


Article 2 : à rejeter comme le reste

 

Devant la persistance des mobilisations contre la loi travail, des représentants du PS et même des ministres ont laissé entendre qu’il pourrait y avoir des aménagements concernant l’article 2 de la loi, rapidement démentis par Hollande et Valls.

Cet article introduit l’inversion des normes, c’est-à-dire le fait qu’un accord d’entreprise puisse prendre le pas sur un accord de branche. Et il est au cœur des régressions dont cette loi menace les travailleurs.

Le patronat tient à cet article. Pierre Gattaz, le dirigeant du Medef, l’a rappelé en déclarant : « Il ne faut surtout pas toucher à cet article 2 », ajoutant : « S’il disparaissait, nous demanderions le retrait du projet de loi. » C’est cet article qui prévoit que la durée de travail puisse aller jusqu’à 12 heures par jour et que la durée hebdomadaire moyenne sur douze semaines consécutives puisse aller jusqu’à 46 heures. Il contient aussi le fait que le taux de majoration des heures supplémentaires puisse être abaissé à 10 % au lieu de 25 %. Et tout cela pourrait être imposé par simple accord d’entreprise, sans même que le patronat ait à demander une dérogation. Sur les 52 articles du projet de loi, l’article 2 représente à lui seul plus du quart du texte de la loi travail.

Sous prétexte de « négocier avec les salariés des règles adaptées aux réalités du terrain », comme dit Gattaz, ou d’apporter « une réponse plus ajustée et plus efficace », comme dit le dirigeant de la CFDT, Laurent Berger, qui s’est donné le rôle d’avocat de cette loi gouvernementale, cette inversion des normes permettrait au patronat d’aggraver les conditions de travail des salariés partout où la résistance ouvrière est la plus faible. En effet, dans la lutte de classe entre le patronat et les travailleurs, le patronat a tout intérêt à émietter le camp des travailleurs. Car il sait qu’à l’échelle d’une entreprise, en usant de la pression considérable que constitue la crainte de se retrouver au chômage, il pourra plus facilement imposer ce qu’il décide.

Le président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, avait proposé que l’article 2 soit modifié pour que les accords d’entreprises soient « contrôlés » au niveau des branches. Mais qu’est-ce que cela changerait si de toute façon l’accord d’entreprise prévaut sur l’accord de branche ?

Dans les manifestations et les grèves, c’est le retrait total de la loi travail qui est revendiqué. À juste titre. Car si l’article 2 en est le cœur, c’est bien toute la loi qui va dans le sens des intérêts patronaux.

 

                                             Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2496)

 

La CGT Bezons nous informe sur les dangers du régime des congés dans la loi Travail

 

Bientôt les vacances ?

Actuellement

  • Modification des dates de congé : Sauf en cas de circonstances exceptionnelles, l’ordre et les dates de départ fixés par l’employeur ne peuvent pas être modifiés dans le délai d’un mois avant la date prévue du départ
  • Fractionnement des congés : Lorsque l’entreprise ferme, le fractionnement des congés ne peut avoir lieu que sur avis conforme des DP, ou avec l’agrément des salariés. Des dérogations aux règles de fractionnement des congés peuvent être prises par accord d’entreprise

Si la loi passe : Incertitude renforcée sur vos dates de congés payés

 

Territoriaux d’Argenteuil
 
Heures d’information syndicale
 
Mardi 7 juin
 
De 8 heures 30 à 10 heures 30
 
Faites passer le message

Festival Alternatiba Argenteuil : premier festival, une belle réussite


Là il y a du collectif, tout deviendra possible

 

Le carnaval d’Argenteuil était cette année jumelé avec la première édition locale d’un festival Alternatiba, « festival des alternatives individuelles et collectives pour le climat et le vivre ensemble » selon le magazine l’Argenteuillais. « Face aux crises sociales, écologiques et économiques, il fallait agir à notre niveau » explique le collectif organisateur.

         Ce festival tenu comme une grande kermesse a occupé hier la plus grande partie de l’avenue G. Péri fermée à la circulation. Des dizaines de stands de part et d’autre de l’avenue tenus par les membres d’associations locales et autres proposaient leur informations, leurs produits, dans une tonalité : on ne gâche rien, pour défendre l’avenir de la planète.

         Ce festival a été un succès, rassemblant l’après-midi, des milliers de personnes qui n’ont pas beaucoup l’occasion de se rencontrer, jeunes des quartiers de milieux plus aisés, familles des quartiers populaires. Un bon mélange, c’est celui du monde du travail.

         La réalisation de cette initiative a été, selon les organisateurs, une gageure, la municipalité n’ayant répondu que partiellement à leurs besoins. Mais qu’à cela ne tienne, l’engagement et le dévouement de plus d’une centaine de militants de leur projet a donné le reste, pour finalement réaliser une belle réussite.

         Si pour notre part, nous pensons que les enjeux des « crises sociales, écologiques et économiques » exigent bien d’autres engagements et bien d’autres actions -la lutte actuellement pour le retrait de la loi travail par exemple- les liens qui se nouent à l’occasion d’une telle initiative fraternelle permettront demain d’en discuter ensemble, nous en sommes convaincus. DM

Argenteuil et Jean Vilar. Plutôt du Beckett


L’ avenir de Jean Vilar ? Du flou, toujours le flou

 

Echange entre MJ Cayzac du « Comité Jean Vilar » et G. Mothron : lors d’une réunion publique de ce dernier :

 

MJ C : « Vous avez sorti il y a quelques semaines l'ile Heloïse du domaine public avec le projet de construire un multiplex. Je suis surprise qu'il n'en soit pas question ce soir. Je n'aurai pas le débat sur le multiplex qui pourrait avoir lieu cependant au nom du comité jean Vilar, et après vous avoir adressé deux courriers, la première réponse étant confuse et ne répond pas à nos interrogations, je vous pose à nouveau nos interrogations : Quel est donc le devenir des salles jean Vilar et Pierre Dux ? Seront-elles reconstruites sur ce lieu? A l'identique ? Resteront-elles dans la gestion municipale ? Au même tarif qu'actuellement pour les associations?

GM : Vous savez sans doute que la salle Jean Vilar a été financée en 1970 par les ciments Lambert en compensation du refus d'extension plus avant sur les Côteaux..C'était une compensation obtenue par Victor Dupouy et son successeur Mondargent.
Nous avons rénové Pierre Dux, Jean Vilar est obsolète. Comme votre chef d'équipe y avait pensé nous envisageons un multiplex avec un magasin de bricolage et des restaurants où on mange français..
Vos questions sont exactement le cahier des charges donc je réponds OUI à tout.
Si nous n'y arrivons pas si le projet ne peut se faire et bien on verra! »



         Bien. On ne n’en saura pas plus, et on n’en sait toujours guère sur les projets municipaux. Mais en répétant ce que nous disions hier, l’actualité concernant les risques d’inondation va peut-être obliger le maire d’Argenteuil à. mettre de l’eau dans son vin.

Voir les articles plus anciens sur le sujet

Fillon, Sarkozy, Juppé et cie : sélection pour représenter leur classe


Eliminatoires

 La bataille d’affichage fait rage. Des affiches de Fillon sont apparues sur les panneaux d’affichage public d’Argenteuil. Elles ont été immédiatement recouvertes par celles de Sarkozy. On attend que celles de Juppé recouvrent bientôt les unes et les autres. Chez les républicains locaux, partisans des uns ou des autres, pas de pitié pour le concurrent.

         Fillon, Sarkozy, Juppé, des hommes différents pour une même politique, celle du patronat et du capital.

         L’un ou l’autre s’apprête à continuer la politique de Hollande, contre le monde du travail.

         Cela s’appelle l’alternance. D’abord la lutte des places, pour mener ensuite la lutte de classe. Fillon, Sarkozy, Juppé, Hollande, Valls, leur classe, la bourgeoisie bien sûr.

samedi 4 juin 2016

Inondations. A Argenteuil, l'"Ile", une zone effectivement à risques


Faire circuler : aux dernières nouvelles, l'annulation du marché Héloïse de demain est levée. Faire circuler.



Risques d’aujourd’hui… et de demain


Hier, vendredi, dans la matinée, la municipalité annonçait aux commerçants du marché Héloïse que le grand marché de ce dimanche n’aurait pas lieu à cause des risques d’inondation.

         C’est bien sûr une catastrophe pour les commerçants. Et nous espérons que des compensations ont été prévues pour ces commerçants. A moins qu’une décision de maintien de dernière heure soit prise, ce qui ne semblait pas impossible.

         En tout cas, nous espérons que la décision prise hier matin n’a pas été trop hâtive.

         Mais, une chose est sûre, c’est que dans cette zone inondable, il n’est pas bon de prévoir des constructions. Ce n’est pas d’abord la Seine qui en donne la preuve, mais le maire d’Argenteuil lui-même en prenant cette décision de suppression de marché.

         Alors, son projet de multiplex, de commerces et cie à l’emplacement de la salle Jean Vilar ?

         Un projet qui doit tomber à l’eau. Foi de promoteurs !

(Sur ce projet très contesté, nous reviendrons demain, suite à la réunion publique tenue jeudi salle Pierre Dux par G Mothron. Nous rapporterons l’échange que celui-ci a eu avec MJ Cayzac, membre du « Comité Jean Vilar » auquel nous participons également)

Le député PS P. Doucet : une mémoire très approximative


La lutte contre la démolition des 1041 appartements de la cité Joliot-Curie : une lutte longue et très difficile

 
Nous avions promis une dernière réflexion à propos de l’opuscule d'autopromotion commis par le porte-parole local de Hollande-Valls-El Khomri. Il concerne la lutte qui a été menée de 2005 à 2008 contre la démolition de la cité Joliot-Curie. Philippe Doucet écrit : « …Parallèlement, un Comité de Défense de Joliot-Curie s’est mis en place, avec la CGT en tête de file, notamment celle d’AB-Habitat, et des habitants très mobilisés. Nous, les socialistes avions décidé de nous associer à cette lutte… ».

         Certes, c’est la victoire de la liste conduite par P. Doucet qui a permis que le processus de démolition de 1041 logements s’arrête net. Et P. Doucet n’a pas remis en question cet engagement de campagne. Mais l’extrait ci-dessus démontre qu’avec lui, il y a toujours, même dans le meilleur des cas, un écart entre la réalité et ce qu’il dit. C’est ce que nous voulions dire dans un titre d’un article précédent : « … quelque peu bluffeur ».

         Voilà comment nous transformerions ses dires si nous voulions qu’ils expriment ce qui s’est réellement passé : « Parallèlement, un Comité de Défense de Joliot-Curie s’est mis en place à l’initiative de militants de Lutte ouvrière, Dominique, Thierry, Roger. Il entraîna quelques autres locataires qui pendant trois ans, ou moins, l’animeront, Radija, Martine, Charly, Dominique, Nasser. La lutte était difficile, les locataires mettant longtemps à imaginer que la démolition était vraiment en ligne de mire. Il n’y eut de véritable soutien pour eux pendant longtemps, seulement de la part de la CGT d’AB-Habitat. Quant au PS, ce n’est que tardivement qu’il soutint l’action des locataires ».

         Oh, nous n'escomptons pas que ce paragraphe soit modifié. Mais qu’au moins l’auteur et nos lecteurs sachent que nous ne sommes pas dupes.

Guerre d'Algérie : révolte des rappelés. Un article de l'hebdomadaire Lutte ouvrière n°2496


Une petite pensée à l’occasion de cet article pour nos amis de la FNACA d’Argenteuil toujours chaleureux, toujours fraternels. DM

Il y a 60 ans

Avril-mai 1956 : la révolte des rappelés

 
Le 2 janvier 1956, le Front républicain conduit par le Parti socialiste remportait les élections législatives au terme d’une campagne où il avait promis la paix en Algérie. Mais un mois après son investiture, le gouvernement du socialiste Guy Mollet réclamait à la Chambre des députés les pouvoirs spéciaux pour intensifier en Algérie la guerre commencée en 1954 et qui allait durer jusqu’en 1962. Ces pouvoirs spéciaux furent votés à une écrasante majorité par les députés, y compris par ceux du Parti communiste français.

Le gouvernement pouvant désormais gouverner par décrets, le 12 avril 1956 il rappelait en service actif les jeunes ayant terminé leur service militaire depuis moins de trois ans et prolongeait le service de ceux qui étaient sous les drapeaux.

Le rappel de jeunes de 23 ou 24 ans qui croyaient en avoir fini avec le service militaire a provoqué une véritable mutinerie, selon l’expression d’un rappelé de l’époque.

Dans une caserne, le drapeau tricolore est descendu du mât aux cris de « À bas Guy Mollet ! » À Carpiane, des rappelés scandent : « Fusillez Mollet ! »

Dans un train parti du camp militaire de Mourmelon en direction de Marseille pour embarquer vers l’Algérie, les rappelés détellent plusieurs voitures à Bar-le-Duc. Le signal d’alarme est tiré à plusieurs reprises pour freiner le train. À Toul, trois cents rappelés montent à bord encadrés par les CRS. À Dijon, les rappelés se dispersent dans la ville. Après un nouvel arrêt forcé à Beaune, le train repart avec les rappelés.

Même arrivés en Algérie, des rappelés continuaient à manifester y compris dans les trains les emmenant sur le théâtre des opérations militaires.

En août 1955, sous le gouvernement d’Edgar Faure, il y avait déjà eu des rappelés et des manifestations, dix-huit selon les historiens, mais en 1956 le mouvement est plus intense : 76 manifestations où se mêlent les rappelés et ceux qui les soutiennent.

À Grenoble, le 18 mai, des milliers de manifestants affrontent les CRS. Un Algérien a le pied arraché par une grenade offensive. Du ciment est coulé dans les aiguillages pour bloquer les trains. Le 23 mai, à Antibes, des centaines de manifestants s’opposent au départ de quinze rappelés, il y a vingt blessés. Le lendemain, au Havre, trois cents ouvriers du bâtiment bloquent un convoi. Le 27 mai, on recense des manifestations à Angers, Port-de-Bouc, Brive et Voiron. Le 28 mai, à Saint-Nazaire, six mille métallos, dockers et maçons de la CGT soutiennent vingt rappelés. La manifestation est réprimée par les CRS qui chargent au clairon !

Le gouvernement s’en prend aux journaux qui se font l’écho de la révolte des rappelés. Des perquisitions frappent le journal anarchiste Le Libertaire et La Voix du Peuple, le journal du MNA. L’hebdomadaire trotskyste La Vérité est saisi. Puis sont saisis à plusieurs reprises France Observateur, l’Express, l’Humanité et Témoignage Chrétien, ainsi que des éditeurs de livres.

Néanmoins, pour faire avaler la pilule et rappeler qu’il reste « de gauche », le gouvernement a annoncé, en même temps que le rappel du contingent, des mesures à caractère social, rapidement adoptées au cours des trois premiers mois : la troisième semaine de congés payés, la réduction, mais pas la suppression, de l’abattement de zone sur les salaires (cet abattement avait pour conséquence de réduire le montant des salaires de province par rapport à ceux de la région parisienne) et la création d’un fonds national de solidarité pour les personnes âgées.

Le PCF complice de Guy Mollet

Après la manifestation du 18 mai à Grenoble, la fédération de l’Isère du PCF, qui avait appelé à cette manifestation, avait tenu à rappeler « son opposition à toute action qui ne revêt pas un caractère de masse, aux actes isolés, aux actes de sabotage ». Dans le même communiqué, le PCF prétendait même y avoir vu « la présence significative de nombreux policiers en civils, des fascistes... ». Visiblement, le PCF ne tenait pas à ce que le mouvement des rappelés se développe.

La politique du PCF par rapport à la guerre d’Algérie était ambiguë. En 1955, quand les premiers contingents de rappelés furent envoyés en Algérie, le PCF avaient protesté contre ces rappels. Dans la campagne électorale de 1956, il avait expliqué que la victoire de la gauche ramènerait ces rappelés à la maison et il multipliait les prises de position et les délégations pour exiger la paix en Algérie, la paix mais pas l’indépendance, ce qui laissait la place à toutes les interprétations.

Malgré tout, lorsque Guy Mollet fit sa volte-face pour envoyer les rappelés en Algérie, les militants du PCF ou des Jeunesses communistes furent souvent au premier rang des manifestations de rappelés.

Même le vote des pouvoirs spéciaux par le PCF à Guy Mollet n’empêcha pas le PCF de continuer de faire des déclarations dans l’Humanité contre la guerre. Mais si ce quotidien se faisait l’écho des manifestations de rappelés, son opposition à la guerre restait platonique.

Le PCF laissa ainsi volontairement sans consigne ni politique les militants dans ses rangs qui auraient pu organiser la résistance aux mesures de guerre et même faire échouer le rappel du contingent. Il avait fait le choix politique de rester dans la majorité gouvernementale, même si le Parti socialiste très anticommuniste ne voulait pas de lui et de ses 150 députés.

Ce choix politique du PCF, au final solidaire de la politique coloniale de l’impérialisme français, allait permettre cette levée de troupes qui fit alors passer de 200 000 à 500 000 le nombre de soldats français engagés dans la répression du mouvement d’émancipation nationale du peuple algérien.

Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2496)
 
                                        
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