lundi 21 mars 2016

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise du lundi 21 mars 2016



Contre la loi travail, il faut poursuivre et amplifier la lutte!

 « Hollande, Valls, Gattaz, on ne sera pas de la chair à patron » ; « Ça sent le Gattaz, ça va péter », « Loi El Khomri, vie pourrie » ; « Séparation du Medef et de l’Etat ! » ; « Regarde ta Rolex, elle est à l’heure de la révolte » : avec leurs slogans percutants, les jeunes ont défilé encore plus nombreux jeudi dernier contre la loi travail. 
         Ils sont peut-être jeunes, mais ils ne sont pas dupes des mensonges patronaux sur les pseudo- rigidités du marché du travail. Stages en entreprise, CDD, missions d’intérim, petits jobs sans rapport avec leurs diplômes, ils sont bien placés pour savoir que les patrons ont toute la flexibilité qu’ils veulent. S’ils ne la subissent pas eux-mêmes en tant qu’étudiants salariés ou jeunes apprentis, ils la connaissent par leurs aînés ou leurs parents, et ils n’en veulent pas.
         La mobilisation de la jeunesse est grandissante, il faut que celle des salariés le soit aussi car la coupe est pleine.
         Cela fait quatre ans que Hollande est au pouvoir et que le gouvernement, censé être « socialiste » et de « gauche », fait une politique anti-ouvrière. Quatre ans que le patronat, surtout le grand, est choyé quand le chômage et la précarité explosent.
         Le patronat a voulu une réforme des retraites ? Il l’a eue, avec l’allongement de la durée de cotisation. Il voulait le droit de baisser les salaires et d’allonger le temps de travail ? Ayrault, alors Premier ministre, le lui a accordé avec la loi sur la compétitivité de 2013. Le patronat voulait des baisses de cotisations et d’impôts ? Entre le CICE et le pacte de responsabilité, Hollande lui en donné pour 41 milliards.
         Et, pour finir en beauté le travail demandé par le Medef, Hollande et Valls veulent maintenant dynamiter le code du travail. Il est grand temps de transformer l’écœurement en colère et en action.
         On nous rabâche que le summum de la modernité serait la flexibilité. Mais les loyers, les factures et les échéances des crédits ne sont pas flexibles. Il faut payer, pouvoir se déplacer et nourrir sa famille, que l’on ait du travail ou que l’on soit au chômage ou en fin de droits. Alors, pour les travailleurs, cette flexibilité n’a rien de moderne, elle est synonyme de précarité, de surendettement et de galère à vie.
         Travailler 12 heures par jour, 46 heures et même 60 heures par semaine n’est certainement pas moderne. S’épuiser au travail, y perdre sa santé, être licencié au moindre aléa, c’est ce que des générations de travailleurs ont subi avant nous et ont combattu.
         Quant au prétendu dialogue social et à la possibilité de déroger aux conventions collectives par accord d’entreprise, c’est aussi un retour en arrière. Car qu’y a-t-il de moderne à ce que les patrons puissent faire leur propre code du travail dans l’entreprise ? Cette légalisation de la loi patronale, c’est-à-dire de la loi du plus fort, c’est le retour au 19ème siècle.
         L’ultime chantage des défenseurs de la loi consiste à dire que l’on n’a pas tout essayé contre le chômage. Oui, tout n’a pas été essayé.
         On n’a pas essayé d’interdire aux grands groupes de supprimer des emplois par milliers. On n’a pas essayé de répartir la charge de travail et de diminuer le temps de travail, sans baisse de salaire pour faire de la place aux jeunes. On n’a pas essayé de se servir des profits, non pour arroser les actionnaires, mais pour créer des emplois.
         Ce projet de loi est une attaque en règle des droits des travailleurs qui frappera tous les salariés. Il faut se battre pour son retrait pur et simple.
         Depuis le début de cette mobilisation, le gouvernement a déjà été forcé de baisser d’un ton. Il a tenté vainement de faire diversion en brandissant la promesse d’une garantie jeune et le dégel du point d’indice dans la Fonction publique. Et s’il a lâché du lest sur le plafonnement des indemnités prud’homales, on le doit aux 500 000 personnes qui ont fait grève et manifesté le 9 mars.
         Mais une journée d’action ne peut suffire. Chaque appel, chaque débrayage, chaque manifestation doit être l’occasion de se rassembler et d’entraîner un, dix, vingt camarades de travail à entrer dans l’action. Les appels à se mobiliser jeudi 24 mars en donneront l’occasion et aideront à préparer la journée du 31.

P. Doucet, G. Mothron : comme des frères en religion... électorale



Comme des frères

M. Doucet, le député du cru, est le « monsieur laïcité » du groupe PS de ses confrères. Il organise à Argenteuil des réunions sur le sujet où il est vrai qu’il est plus question d’islam que de catholicisme apostolique et romain. Entre cette posture et ses actes, y compris sur ce terrain, nous sommes bien placés à Argenteuil pour savoir qu’il y a un monde ! Durant son mandat de maire, il donna bien des preuves de son empathie avec les différents cultes. Ah disait-il « il y a les convictions et la réalité » !
         Bref, alors que sa guerre de papier et de déclarations avec son successeur n’a pas cessé à tout propos, et que toute occasion est bonne de dénoncer les turpitudes de son adversaire viscéral, depuis que celui-ci -le maire actuel- donne depuis des semaines de multiples preuves qu’il confond commune et paroisse, le vindicatif député champion de la « laïcité » se tait, et demeure totalement muet. Motus et bouche cousue sur le sujet, attitude commune des deux adversaires !
         Au Moyen Age, on appelait  cette situation, ce moment de paix, la « trêve de dieu ».
         Un millénaire plus tard, les tous petits petits « dieux » locaux, regardant du côté des catholiques parmi les moins modernes, auraient-ils été touchés par la grâce pascale ?

Argenteuil : droit de réunion pour tous, une liberté élémentaire. L'attente d'une réponse



Jeudi 24 mars 20 heures, conférence de Lutte ouvrière

Ce jeudi 24 mars, nous organisons une conférence-débat sur le Moyen-Orient et les origines de la situation catastrophique actuelle dans cette région du monde à feu et à sang.
         Pour cette réunion, nous avons fait une demande de salle le 1er février dernier. Nous n’avions pas eu de réponse mercredi dernier 16 mars. C’était quelque peu habituel. Néanmoins, nous avons joint le service municipal qui s’occupe de la gestion des salles pour une confirmation qui nous semblait évidente. Le soir même, nous recevions un « mel » non signé nous indiquant que cette salle était prise et que nous ne pouvions en disposer en conséquence. Si nous ne nous étions pas inquiétés, nous n’aurions pas eu cette information surprenante.
         L’adjoint au maire en charge de ce secteur de l’activité municipale a été joint. Jeudi soir il m’indiquait qu’il « regarde rapidement (notre) demande concernant (notre) réunion légitime et reviens vers vous dans les meilleurs délais ».
         A cette heure de ce lundi matin 21 mars, nous n’avons toujours pas de réponse. Nous l’attendons.

         Bien évidemment, cette réunion aura lieu. Ce blog donnera les informations nécessaires.

         Au-delà de son attitude très cavalière dans cette affaire, pour ne pas dire plus, nous espérons que la municipalité donnera vite une solution à cette demande d’expression démocratique somme toute élémentaire qui a été assurée à notre égard correctement depuis plus de 25 ans. Pour Lutte ouvrière-Argenteuil D. MARIETTE

Le camp des travailleurs : FR3 Limousin un interview de Nathalie Arthaud samedi

dimanche 20 mars 2016

Démographie et carte scolaire à Argenteuil : jeu trouble


A quel jeu joue la municipalité ?

 

A la rentrée prochaine de septembre, la Ville devra ouvrir un certain nombre de nouvelles classes dans certains quartiers pour faire face à la hausse des effectifs d’élèves à scolariser dans les maternelles et les écoles élémentaires.

         Le problème est entre autre crucial dans la partie du centre et des bas d’Orgemont. Deux écoles publiques sont particulièrement concernées par cette situation, les écoles Jean Macé et Brossolette. Pour l’école Jean Macé la situation est déjà limite actuellement.

         Que va faire la municipalité confrontée à un problème ardu certes qui mériterait l’aide directe de l’Etat sur le plan financier, c’est vrai ?

         Elle ne semble pas favorable à une ou deux ouvertures du côté de l’école Brossolette où pourtant, cela serait possible et serait favorable pour des questions de proximité. Ses intentions actuelles semblent plutôt d’ouvrir de nouvelles classes du côté de Jean Macé qui n’en peut déjà plus.

         On n’ose imaginer que ce point de vue est un quelconque rapport avec le fait de favoriser le recrutement de l’école privée catholique Sainte-Geneviève, en proximité de l’école Brossolette pour les enfants des bas d’Orgemont.

Une affiche du PCF où le nationalisme efface tout propos de classe


Il n’y a qu’un drapeau de l’ « urgence sociale », le drapeau rouge des travailleurs !

 C’est un coup au cœur que nous avons ressenti au carrefour Babou hier midi : une série d’affiches tricolores étaient accrochées sur les grilles qui protègent les trottoirs à ce carrfour. Nous avons immédiatement pensé à une présence du FN dont ce type d’affiche est le style. Nous avons tout de même voulu en avoir le cœur net en nous approchant et en lisant le texte des affiches en question. Elles étaient signées... "PCF membre du Front de gauche".
         Bien évidemment le texte de cette affiche n’est pas du même acabit de celui des propos démagogiques ou orduriers du FN. Il porte sur la situation actuelle : « Non à l’Etat d’urgence permanenté » « Non à la déchéance de la nationalité » « Décrétons l’urgence sociale et démocratique ».
         Bien évidemment, cette affiche se veut républicaine. Et à la regarder de plus près on y reconnaît une Marianne.
         Mais le mal est fait, celui du nationalisme. Une politique ancienne au PCF depuis qu’il devint stalinien dans les années 1930. Une politique qui n’a rien à voir avec la nécessité d’unir les travailleurs du monde dans ce grand combat pour organiser une planète fraternelle débarrassée de l’exploitation et les frontières, le communisme des Egaux.

         En tout cas, les passants auront eu la même réaction, et la plupart d’entre eux n’auront vu que le tricolore, et l’auront attribué au FN, et pour ceux d'entre eux qui en ont, cela renforcera leurs préjugés.

         Loin d’éclairer, c’est ainsi que l’on apporte de l’eau au moulin de la propagande des adversaires parmi les plus résolus du monde du travail et que l'on contribue à favoriser une politique d'"union nationale" qui est aux antipodes de la politique des travailleurs conscients : l'unité des travailleurs du monde contre leurs exploiteurs ! D. MARIETTE
 
PS. Bien évidemment, je n'ai pas voulu reproduire sur notre blog cette affiche, mais je tiens à la disposition de quiconque la photo de celle-ci. Par ailleurs, je me tiens également à disposition de tout militant du PCF ou de tout proche de ce parti pour en discuter fraternellement.

Europe, migrants, XVIème arrondissement et Sans Domiciles Fixes : nouvelles du monde dans lequel nous vivons


L'Europe de la honte

 

Les chefs d'État européens se sont mis d'accord pour renvoyer en Turquie les migrants qui, au péril de leur vie, ont fui la guerre au Moyen-Orient. Ils prétendent accueillir légalement un réfugié syrien venant de Turquie pour chaque Syrien illégal expulsé de ce pays.

De leur côté, les dirigeants turcs acceptent de transformer une partie de leur territoire en camp de rétention en échange d'une aide financière, d'une plus grande liberté de circulation pour leurs ressortissants et du silence complice des chefs européens sur la répression en Turquie.

Ni ces marchandages sordides, ni l'ajout de barbelés toujours plus hauts, n'arrêteront des femmes et des hommes acculés. Cela ne fera qu'aggraver leur calvaire. Mais cela juge sans appel cette Europe du capital et ses dirigeants politiques aux mains pleines de sang et aux cœurs insensibles… comme des coffres forts.
 
Camp de réfugiés syriens en Turquie
 

 

 

Et même si on nles pend pas

 
Lundi 14 mars au soir, 1000 riverains du très chic seizième arrondissement de Paris sont allés prendre à partie la représentante de la préfecture d’Île-de-France contre la mise en place d’un centre d’hébergement de sans-abri dans leur quartier. Sur les 9700 places dhébergement durgence à Paris, il n’y en a que huit dans cet arrondissement.

Les riches propriétaires ont tant hurlé que la réunion n’a pas duré plus de vingt minutes. Parmi les perles rapportées par la presse, on trouve:
«
Ce site pour SDF va faire tomber le prix de mon appartement», «Ils vont chaparder, forcément!», «Les gens payent un appartement 10 ou 15000 euros le mètre carré et il ne vaudra plus rien du tout, mettez-vous à leur place!»…

Ça donne envie de chanter La Carmagnole avec sa fameuse conclusion.