mardi 8 septembre 2015

35 heures : offensive patronale et médiatique


 
En route vers l’esclavage ?

 
Les déclarations contre le code du travail se multiplient. Après Badinter et Macron, il y a eu Valls et Berger de la CFDT. Deux rapports émanant, paraît-il, d’institutions situées à droite comme à gauche concluent également que le code du travail doit être réformé... comme un vieux cheval.

Tous ces gens-là prétendent qu’avec un code du travail allégé, voire inexistant, les patrons, qui se disent incapables de le lire, embaucheraient à tour de bras. La vérité est tout autre.

Depuis longtemps, les patrons contournent le droit du travail. Si on faisait sauter ce qu’il en reste, ils accentueraient encore plus la précarité des salariés. Alors, ne nous laissons pas endormir par tous les bonimenteurs.

 
Un sondage bidon contre les 35 heures

 
Le quotidien économique Les Échos a publié le résultat d’un sondage selon lequel 71 % des sondés souhaiteraient « revenir sur la durée légale du travail, les fameuses 35 heures ». Et la presse de claironner : « les Français se disent prêts à renoncer aux 35 heures ».

Or, dans ce sondage, il n’était pas question des 35 heures. La question posée était la suivante : « Selon vous, faut-il laisser les entreprises fixer librement le temps de travail, par accord avec leurs salariés ? », ce qui n’était pas la même chose.

Encore un sondage bidon qui fait partie de la campagne pour augmenter la durée du travail.

lundi 7 septembre 2015

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise de ce lundi 7 septembre 2015


Migrants : nos frères en humanité, nos frères de classe

 L’élan de solidarité qui se manifeste en faveur des réfugiés fait chaud au cœur. En Allemagne où Merkel a ouvert les portes et où les réfugiés ont afflué tout le week-end, des habitants se sont massés dans les gares pour les accueillir avec chaleur. Ces démonstrations de sympathie feront-elles reculer le climat d’hostilité vis-à-vis des migrants ? Il faut le souhaiter.

En revanche, il ne faut pas être dupe des dirigeants européens. Derrière leurs discours humanistes et l’inflexion de leur politique en faveur des Syriens, il y a toutes sortes de calculs sordides.

En ouvrant les portes de son pays, Merkel passe presque pour une sainte. Mais elle ne l’a fait que parce que l’afflux d’une nouvelle main d’œuvre arrangera bien le patronat allemand ! Quant à Hollande, il se sert de cette vague de sympathie non pas pour ouvrir les frontières mais pour justifier les frappes aériennes contre Daesh en Syrie, c’est-à-dire pour renforcer sa politique guerrière !

« C’est l’honneur de la France que d’avoir toujours accueilli les persécutés », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse, avant d’annoncer l’accueil de 24 000 Syriens sur les deux prochaines années. Comparé aux 20 000 arrivés sur ce seul week-end en Allemagne, Hollande met « l’honneur de la France » bien bas ! Bien plus bas que ses prédécesseurs qui avaient accueilli 450 000 réfugiés espagnols en 1939 et 130 000 boat people vietnamiens et cambodgiens à partir de 1979.

Le drame migratoire n’est pas le fruit d’une catastrophe naturelle. Il est le fruit de la politique impérialiste des grandes puissances qui consiste à piller les pays les plus pauvres de la planète en exploitant leurs richesses naturelles ou en les étranglant par l’endettement au profit de la grande bourgeoisie. Il est le fruit de leurs manœuvres, de leurs rivalités politiques, de leurs guerres.

Les dirigeants européens ont contribué à transformer une partie de la planète en enfer pour les populations et ils font tout pour qu’elles ne puissent pas en partir. En transformant l’Europe en forteresse, ils portent la responsabilité des milliers de morts, noyés en Méditerranée, asphyxiés dans les camions ou électrocutés aux abords du tunnel de la Manche.

Et cette politique macabre va continuer. Car si les Syriens auront officiellement droit à l’accueil, les migrants dits « économiques » auront droit aux barbelés, aux matraques, aux expulsions. Comme si être tué par la misère était plus acceptable qu’être tué par les bombes ! Comme si les millions d’enfants, de femmes et d’hommes condamnés à la misère ne faisaient pas aussi partie des persécutés !

Dans toute cette affaire, où sont les intérêts des travailleurs ? Sûrement pas de rejeter les migrants. Et ce n’est pas qu’une question d’humanisme. Il en va de l’intérêt général de la classe ouvrière. Il en va de son unité. Car les migrants font ou feront partie de la classe ouvrière. Même si une fraction des réfugiés avait des vies de médecin, d’avocat ou de commerçant dans leur pays, c’est dans leur immense majorité une vie de prolétaire qui les attend, une vie d’exploitation, notre vie. Et les travailleurs ont intérêt à s’en faire des alliés.

Les migrants demandent la liberté de circuler et de s’installer en Europe. La classe ouvrière de France se doit de porter cette revendication qui vaut pour tous les travailleurs.

Beaucoup se demandent s’il est possible d’accueillir dignement les migrants dans le contexte de crise que l’on connaît. Mais le chômage, la précarité, les bas salaires ne dépendent pas de la venue des immigrés. Ils dépendent du rapport de force avec la bourgeoisie car la misère n’existe en France et en Europe que dans la mesure où on laisse l’argent s’accumuler dans les mains d’une minorité.

Il y a six millions de personnes qui cherchent aujourd’hui du travail, cela n’a rien à voir avec l’arrivée des migrants. Et tous ceux qui passent leur temps à montrer du doigt les immigrés feraient mieux de s’en prendre aux licencieurs.

Combien de travailleurs pourraient vivre avec les 14 millions du parachute doré du PDG d’Alcatel ? En réservant ne serait-ce que la moitié des profits des grands groupes capitalistes à la création d’emplois, ce sont des centaines de milliers de chômeurs qui auraient un travail. Avec les dizaines de milliards prévus pour les Jeux Olympiques, on pourrait construire des dizaines de milliers de logements.

Mais pour cela, il faudrait que les travailleurs rejettent cette fausse évidence selon laquelle « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » pour proclamer « qu’on ne veut plus se saigner pour la bourgeoisie ».

Le Pen fille et père dits "bouches dégoût"


Ça pue !

 
Marine Le Pen, qui ne tarit pas ses déclarations anti-immigrés et anti-réfugiés, a déclaré qu’il « vaut mieux être clandestin que Français en France ». Manifestement, elle fait semblant d’ignorer la galère permanente que subissent les immigrés.

Qu’est-ce qui empêche les « bon Français » du FN de demander leur naturalisation dans un pays étranger histoire de vérifier ce qui « vaut mieux » ?

En tous cas, ce délire verbal a fait plaisir au père Jean-Marie qui a déclaré que le discours de sa fille était « 100 % lepéniste ».

Dans le caniveau, ils se rejoignent.

Rentrée scolaire : un beau guide pour une école qui se dégrade


Les « barrières » de G. Mothron

 
La semaine passée, les familles des élèves du primaire d’Argenteuil ont reçu de la part de la Ville un joli fascicule intitulé « guide de la rentrée scolaire Apprendre, jouer, grandir, vivre ensemble ».

         Sur le papier, c’est joli et cela fait bien. Il y en a 24 pages ! Et puis plein de chiffres… incontrôlables sur les coûts et la part respective qui reviendrait à la collectivité et aux familles (qui paient des impôts à la collectivité justement pour cela !).

         Quant aux animations proposées qui figurent sur une sorte de serpent cela fait surtout penser à un… serpent de mer. On étale beaucoup d’ « actions » futures très minces. Bref, beaucoup de choses… pour pas grand-chose.

         Mais ce que l’on ne dit pas dans ce guide, c’est que l’on vient de dégrader brutalement le fonctionnement des écoles maternelles en réduisant de façon drastique le nombre d’ATSEMS par école, en disloquant un certain nombre d’équipes, et en augmentant de façon notable le temps de travail des employés municipaux travaillant dans les écoles dès ce 1er septembre.

         C’est sans doute ce que G. Mothron évoque dans son billet d’introduction quelque peu sibyllin lorsqu’il écrit : « C’est dans cet esprit que nous avons souhaité optimiser les moyens disponibles : nous pensons, en effet, qu’il faut faire céder certaines barrières… ».

         Bluff, réduction du service essentiel des Atsems, surexploitation des personnels, telle est la dictée de rentrée de l’élève G. Mothron.

CAF : ordinateurs en place d'agents et d'un peu de liberté


Le mauvais mieux est l’ennemi du véritable bien

 
A compter du 16 septembre, il sera nécessaire de prendre rendez-vous afin d’être reçu à la CAF de Cergy-Pontoise. Un système déjà mis en place depuis la fin du mois de juin à Sarcelles à Argenteuil afin, soi-disant, d’améliorer l’accueil des usagers.

La CAF mettra également à disposition des allocataires un espace libre-service numérique, équipé d’ordinateurs connectés à la CAF  et d’imprimantes. Les allocataires pourront y réaliser leurs démarches en ligne, nous dit-on.

L’affaire est donc présentée comme une amélioration du service. Pas si sûr !

         On verra bientôt des jours et des jours d’attente avant que le rendez-vous prévu de longue date ait lieu. Et ce délai ne cessera pas d’augmenter. Et qu’n sera-t-il des problèmes urgents à régler ?

         La direction de la CAF peut faire miroiter le miroir aux alouettes. Elle ne permettra pas la résolution des problèmes que les allocataires rencontrent sans résoudre le seul défaut qui grippe la machine : le manque de personnels.

Argenteuil : fonctionnement municipal


Suspension peut-être, mais pas trop

 
Une plaquette vient d’être envoyée aux « personnalités » locales (selon le fichier municipal !) invitant au vernissage d’une exposition de reproductions de tableaux retraçant les rapports entre la Seine, les côtes normandes et les impressionnistes. De loin, une belle initiative qui doit commencer dans une semaine.

         Les personnalités invitantes nommées dans ce carton d’invitation incluent l’ « adjointe au maire chargée des Affaires scolaires et de la Culture…  ». Sauf que cette ladite adjointe était suspendue de ce poste depuis le vendredi 21 août et que ces cartons d’invitation ont été envoyés le… 31 août, soit dix jours plus tard.

         Quand il s’agit de mesures contre les agents municipaux, la haute direction municipale sait faire preuve d’attention et de célérité. Mais en l’occurrence, pour ces messieurs, cette affaire de diffusion de message raciste et ses suites n’avaient manifestement pas grande importance.

Smart : offensive patronale


Non au chantage patronal

 
À l’usine Smart de Moselle, la direction veut faire voter les 800 salariés pour ou contre l’augmentation de la durée de travail à 39 heures par semaine. S’ils acceptent, elle promet une prime mensuelle de 120 euros par mois et une prime annuelle de 1 000 euros. Tous calculs faits, comme le disent les ouvriers, cela ferait 7 euros de l’heure supplémentaire ! Et « détail » sur lequel la direction fait moins de publicité, elle prévoit de geler les salaires pendant cinq ans.

La direction de Smart, qui appartient au richissime groupe Daimler, n’exerce rien d’autre qu’un odieux chantage à l’emploi et aux salaires sur les ouvriers. Elle a trouvé pour cela la complicité du gouvernement qui a rendu possible ce type de dérogations.

dimanche 6 septembre 2015

Personnes âgées, séniors, tristement soignés à Argenteuil par la municipalité


Ils vont bientôt rayer du calendrier Noël et le jour de l’An

Selon nos informations, les repas offerts traditionnellement aux Séniors à la veille des fêtes de fin d’année depuis des décennies à la salle Jean Vilar ainsi que la distribution des colis de douceurs pour ceux qui ne peuvent s’y rendre seraient reportés en janvier-février !

         Mais quelle mouche a piqué la municipalité pour s’en prendre ainsi aux anciens, cette fraction de la population qui aurait besoin particulièrement d’être l’objet de toutes les attentions !

         Hier nous évoquions le scandale de la hausse vertigineuse de ce qui est dorénavant demandé aux personnes sollicitant le service municipal de transport accompagné. Aujourd’hui, c’est au tour des repas de fin d’année.

         Quel prétexte va nous avancer la municipalité ?

         Les élections Régionales ? Mais elles ont lieu les 6 et 13 décembre prochain. Cela laisse largement le temps avant noël de les organiser.

         A moins que ces messieurs aient peut-être déjà prévu de partir en vacances le soir du 13 ?

Inadmissible. Les personnes âgées ont besoin d’une toute autre attention.