mardi 23 juin 2015

Argenteuil, services à la population, chômage : avec les travailleurs de la Ville


Partage du travail entre tous, réduction des horaires, sans diminution des salaires !

 

La municipalité veut augmenter le temps de travail des agents territoriaux et mettre en application dès le 1er septembre les nouveaux horaires.

         Il a licencié des travailleurs contractuels d’un côté. De l’autre, elle veut faire faire plus de travail par les agents titulaires ! Logique mais inadmissible.

         L’heure est au partage du travail entre tous avec le maintien du même salaire comme de bien entendu. Alors que le chômage continue d’augmenter, c’est la seule mesure de salut social.

         Non seulement, la municipalité devrait arrêter de licencier, mais elle pourrait embaucher encore pour répondre aux tâches nécessaires aux habitants.

         Que l’on connaisse véritablement la situation financière de la Ville, ce qui va aux banques, aux grands groupes financiers qui bénéficient des délégations de service public, à la direction générale, et l’on verrait qu’il y a des possibilités, sans parler d’arracher à l’Etat les moyens nécessaires !

         En attendant, pas question de baisser les bras.

         La section CGT des territoriaux d’Argenteuil appelle à se rassembler ce vendredi 26 juin dans le parc de la mairie à partir de midi.
         Dire que nous ne sommes pas d’accord est plus que jamais nécessaire. C’est l’affaire des agents territoriaux, mais c’est aussi celle de tous les habitants.

AB-Habitat : défense des locataires et des personnels


Ni au détriment des locataires, ni à celui des personnels !

 

En engageant pour des raisons bassement politiciennes la dissolution de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons qu’il avait pourtant initié il y a une dizaine d’année, le maire d’Argenteuil a également dirigé vers l’inconnu AB-Habitat, l’Office HLM qui sous différentes dénominations, avait depuis des décennies porté l’effort de construction de logements des municipalités PCF d’Argenteuil et de Bezons.

         A six mois de l’échéance du 1er janvier prochain, l’avenir de la transformation d’AB-Habitat n’est toujours pas scellé. Chacun y va de sa proposition. Il faut transformer la structure en « coopérative » de droit privé pour ceux qui la contrôlent actuellement, et qui aimeraient bien continuer à la contrôler dans le futur. Il y a ceux qui prônent un éclatement d’AB-Habitat en deux conduisant à la création de deux offices adossés, chacun, à l’une des deux Villes, Argenteuil et Bezons. Il y a ceux encore qui proposent que la structure se maintienne en liaison avec le Conseil départemental du Val d’Oise, mais de telle façon que le conseil d’administration échappe, si l’on comprend, à la majorité de droite actuelle de ce Conseil départemental !

         La liquidation en marche d’AB-Habitat ne devrait tenir compte que de deux critères : la situation des locataires et des personnels.

         Pour les locataires, le changement de statut ou de structure de leur bailleur ne doit pas entraîner une dégradation du service, au niveau de l’entretien en particulier et du niveau de présence des gardiens. Quant aux loyers, cette année, l’orientation a été de ne pas les augmenter chez AB-Habitat. Cela doit perdurer à l’avenir.

         Pour les personnels, il n’est pas question que les changements qui s’annoncent se traduisent par une quelconque dégradation de leur situation, pour demain mais aussi pour après-demain. Des garanties et des compensations doivent être obtenues.

         Des politiciens ont engagé la liquidation d’AB-Habitat. Mais, ils doivent entendre que rien ne peut se faire, ni au détriment des locataires, ni à celui des personnels.

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise du lundi 22.06.15.


La population grecque dans les griffes de la finance

 

À l’heure où nous écrivons, nous ne savons pas si l’Union Européenne, la BCE et le FMI trouveront un terrain d’accord avec la Grèce. On ne peut jamais exclure que la partie de poker menteur tourne mal et il est difficile de faire la part entre le bluff et les intentions réelles des uns et des autres.

Mais une chose est sûre : ni le gouvernement grec, ni les dirigeants européens ne souhaitent un défaut de paiement de la Grèce et sa sortie de l’euro.

Ce ne sont pas ses conséquences sur la population grecque - l’envolée des prix, les pénuries et la récession qui en découleraient - qui inquiètent les dirigeants européens. La politique qu’ils dictent à la Grèce depuis cinq ans le montre assez : ils n’ont que faire de l’explosion du chômage et de l’effondrement du niveau de vie en Grèce.

Leur problème est l’incertitude que cela fait peser sur la zone euro. Car personne ne peut jurer que cela ne débouchera pas sur de nouvelles attaques spéculatives dans la zone euro et sur la déstabilisation de la monnaie unique.

Les dirigeants européens présentent le bras de fer avec la Grèce comme une « négociation ». Comme s’il s’agissait de discussions entre parties égales ! Comme s’ils ne mettaient pas le couteau sous la gorge de Tsipras en refusant de débloquer la dernière tranche du plan d’aide prévu quand ce dernier est censé rembourser dans huit jours 1,6 milliard d’euros au FMI !

Et comble de cynisme, c’est Tsipras qui est accusé d’être « jusqu’auboutiste ». Mais qui est irresponsable dans cette affaire ? Ceux qui veulent affamer un peuple ou ceux qui s’y refusent ?

Car c’est bien de cela dont il s’agit. En Grèce depuis 2008, les salaires, les pensions de retraite, les droits sociaux ont reculé de 20, 30, 40 %. Le chômage a explosé au point qu’un jeune sur deux est au chômage. Le pays a connu une récession qui l’a renvoyé 50 ans en arrière.

Et tout cela, pourquoi ? Pour payer les intérêts d’une dette que ni les travailleurs, ni les paysans ou les retraités n’ont faite. Et comme, loin de se résorber, cette dette n’a fait qu’augmenter, le versement de ces intérêts toujours plus colossaux ne se fait plus qu’au prix d’immenses sacrifices.

Alors oui, la population grecque paye, comme aucun peuple, le parasitisme de la finance internationale.

Et les nouvelles exigences des créanciers de la Grèce sont criminelles ! Et cela n’a rien à voir avec une question d’argent. La Grèce risque un défaut de paiement pour 1,6 milliard. Qu’est-ce à côté des centaines de milliards que les banques centrales injectent dans la finance ? Qu’est-ce au regard des 10 milliards que le patron de SFR a mis sur la table pour racheter le réseau de Bouygues ?

Il s’agit pour les porte-parole de la bourgeoisie de donner une leçon politique. À travers la Grèce, ils signifient à tous les peuples qu’ils doivent se serrer la ceinture et se résigner à payer leur dîme à la finance.

Aucune des dettes dont on nous rebat aujourd’hui les oreilles, que ce soit la dette grecque, que ce soit, en France, les dettes des collectivités locales ou même celle des hôpitaux, n’ont été contractées au bénéfice des classes populaires.

Elles ont toutes été le fruit des manœuvres des banquiers, des grands groupes capitalistes qui ont investi tous les secteurs de l’économie en forçant à l’endettement. Mais, au nom de ces dettes, on nous impose partout des cures d’austérité.

En Grèce, cela signifiera peut-être encore la suppression des retraites complémentaires, l’augmentation de la TVA.

En France, cela signifie l’augmentation des prix des cantines scolaires, l’abandon de lignes SNCF. Ou encore la suppression des jours de RTT dans les hôpitaux, puisque c’est bien au nom de l’endettement des hôpitaux que le gouvernement veut le faire.

La finance s’est immiscée dans tous les secteurs d’activité et elle ne connaît que la loi des usuriers : faire rentrer les intérêts. Cette loi s’impose au-dessus de tout, au-dessus des gouvernements, au-dessus des élections, au-dessus de la démocratie.

Ce qui se passe en Grèce montre que les élections et « la voix du peuple » ne pèsent rien face du pouvoir du capital. C’est la preuve qu’il ne suffit pas d’élire des gens bien disposés à l’égard des travailleurs pour que notre sort change.

Pour justifier ses trahisons, en 1936, le socialiste Léon Blum, avait déploré l’existence du « mur de l’argent ». C’est ce mur auquel se heurte aujourd’hui la Grèce. Pour le renverser, il faut sortir du cadre capitaliste qui est devenu le règne de la finance. C’est la tâche que devront se fixer tous les exploités non seulement en Grèce mais partout.

 

 

lundi 22 juin 2015

Herblay : luttes, pour la MJC, une grève dans le bâtiment

 

Le maire d’Herblay, Monsieur d’Herblay

 
Certains maires UMP ont les MJC dans le collimateur. C’est le cas à Argenteuil, mais aussi dans bien d’autres communes dont Herblay. Le maire de cette commune pense modestement qu’il peut faire mieux et en contrôlant directement, avec les fonds publics dont il veut priver la MJC de la Ville. Il veut également créer une nouvelle association de remplacement au nom évocateur, « Arts danse académie », non pas « star académy », mais on est loin des jeunes et de la culture.

         De nombreux maires de grandes villes ont une fâcheuse habitude de se croire revenus avant 1789, au temps des seigneurs et des seigneuries.

         En tout cas, comme l’ont montré les initiatives de ce week-end, les réactions scandalisées contre ce projet « royal » ne faiblissent pas.

 

Des travailleurs du bâtiment en grève

 

Les travailleurs du bâtiment de l’entreprise ITB77 qui construisent 136 logements à Herblay sont en grève, comme d’autres de leurs camarades sur d’autres sites de la région parisienne.

         Les grévistes revendiquent pour l’essentiel une hausse de leurs salaires de 5%, un treizième mois, de meilleures conditions de travail. Leur direction ne veut accorder à ce jour que 2,5% seulement.

 

"Conseils de citoyens" de la "politique de la Ville" : des structures-alibi


De nouvelles structures, mais pour quoi faire ?

 
Pour discuter autour du « contrat de Ville », cet ensemble de projets et d’initiatives prévues et soutenues financièrement par les fonds de la « politique de la Ville » que nous évoquions hier, la mise en place de conseils de « citoyens » doit être réalisée dans le cadre d’une démarche « participative ».

         Lors du dernier conseil municipal, la municipalité et son opposition se sont opposées sur la question, la première prévoyant un conseil pour l’ensemble de la Ville, la seconde préférant un conseil par quartier visé par cette « politique de la Ville ».

         Donner vraiment la parole aux habitants, à travers des structures, ou pas, directement, au plus près du quartier des habitants, est une évidence. Mais est-ce bien de cela dont il s’agit ? On peut toujours créer de nouvelles structures, et du CMJ au conseil dit des « sages », ce n’est pas ce qui va manquer sur la commune, mais il y a toutes les chances d’en faire des coquilles vides ou à l’intérêt très-très limité.

         Aujourd’hui, à part des minorités, la population prend peu la parole. Et ce ne sont pas les pouvoirs, locaux ou à l’échelle du pays, qui de trahison en trahison de leurs promesses électorales peuvent contribuer à ce qu’il en aille autrement. Ces politiques, bien au contraire, n’encouragent qu’à la démoralisation, au désintérêt et au désinvestissement.

         Mais cela doit et peut s’inverser demain. Et, à ce moment-là, la population des quartiers populaires comme des autres, saura inventer les structures nécessaires pour se réunir, décider, et dicter ses choix.

Fête de la musique : pas une symphonie à Argenteuil


Un maire spontanéiste, presque libertaire

 
Nous ne savons pas ce que la fête de la musique d’hier a finalement donné lieu à Argenteuil. Mais il fallait vraiment être au courant pour connaître les initiatives locales prévues. Et ce n’est pas le journal l’Argenteuillais qui pouvait nous y aider, malgré une Une portant sur le sujet. Mais s’il n’y avait pas grand-chose de prévu, à part, le blocage à la circulation de la rue PV Couturier, et la référence à la salle Jean Vilar, l’Argenteuillais n’allait pas l’inventer.

         Hier au soir, nous avons eu l’occasion de traverser Maisons-Laffitte. Nous l’avons compté, pas moins de sept initiatives sur moins d’un kilomètre, dont l’essentiel avec tentes et matériels ! Il est vrai que cette commune est une commune « riche » !

         Le maire d’Argenteuil, à propos de cette fête de la musique et d’autres sujets, a fait et fait appel à l’initiative publique et associative. Mais pour la troisième ville d’Ile de France, cela fait un peu court. Et encore faudrait-il qu’il stimule vraiment cette initiative. Ce n’est pas, par exemple, en ayant supprimé la fête des cultures qu’il peut y aider.

dimanche 21 juin 2015

Politique de la Ville : la seule solution, éradiquer le chômage




Politique de la Ville ? Un seul avenir : l’emploi !

Lors du dernier conseil municipal, un point portait sur le "contrat de Ville 2015-2020". Ce contrat concerne un ensemble d'actions et de projets concernant ce que l'on appelle depuis des années la "politique de la Ville'. Ces actions et projets portent sur l’école, la sécurité, l’emploi. Elles visent à améliorer la vie dans les quartiers populaires marqués par les difficultés que chacun connaît.
         Ces difficultés s’aggravent à la mesure de l’aggravation du chômage, et toutes ces actions et projets ne pourront que bien peu de chose tant que ce fléau existera.
         Pour lutter contre le chômage, il faut partager le travail entre tous, dans le privé comme dans le public. Il faut embaucher massivement dans les services publics, y compris dans les services publics municipaux.
         Sur ces plans, tout le contraire de ce que fait la municipalité actuelle d’Argenteuil, elle qui veut augmenter le temps de travail des personnels tout en continuant à licencier des centaines et des centaines d’agents territoriaux !



G. Mothron et P. Doucet vont se rabibocher ?



Il avoue : quinze mois de perdu ?

Dans la livraison de juin de sa « Lettre d’information », le maire d’Argenteuil écrit un joli morceau de lyrisme : « Le « Ce n’est pas moi, c’est l’autre » n’a que trop duré. L’heure est à la vérité et à l’action. Ce sont ces valeurs qui contribueront à mieux vivre ensemble, dans notre commune. Je crois que ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise… ».
         A voir les échanges du dernier conseil municipal, il n’est apparemment sur ce terrain pas si facile de passer des paroles aux actes.
         Mais si l’heure est à la vérité et à l’action, quinze mois après sa prise de fonction…