samedi 11 janvier 2014

La cour des mécomptes

Pour Didier Migaud, président de la Cour des comptes et ancien député PS, la réduction de la dette publique serait une « absolue nécessité ». Selon Migaud, pour financer les milliards de nouveaux cadeaux offerts au patronat, il n’y a pas d’autre solution que de réduire les dépenses de santé, d’éducation ou de logement social.

     La dette sert encore et toujours de prétexte à des coupes budgétaires aux dépens des services utiles à la population. Pourtant, si la dette a augmenté de 220 milliards depuis 2011, les malades ou les élèves n’y sont pour rien. Cette dette a été créée pour venir en aide au grand patronat et elle a profité aux banquiers. C’est à eux de la rembourser, pas aux classes populaires.

vendredi 10 janvier 2014

Chômage : arrêter ce fléau qui ronge la société, et pas seulement enregistrer la hausse du fléau

Ces jours derniers, le site La Tribune d’Argenteuil revenait sur cette question du chômage et de l’emploi qui ronge la société. Celui-ci  évoquait la convergence de la droite et de la gauche locale sur la question du « guichet unique » qui pourrait faciliter les démarches, des jeunes chômeurs en l’occurrence.
     Qu’un « guichet unique » soit préférable à une multiplicité de « guichets » est une évidence, que ce soit pour le logement, ou que ce soit pour l’emploi.
          Mais faciliter les demandes est une chose, quand la plus importante, la question capitale pour les intéressés est d’obtenir un emploi.

     Pour résoudre le chômage, il faut commencer à stopper ce qui l’augmente : les licenciements. Il faut interdire les licenciements et répartir le travail entre tous. Quant aux embauches, la Tribune d’Argenteuil le rappelle : « Pour Lutte Ouvrière, la Bataille pour l’Emploi passe par donner du travail à tous qu’on impose qu’il soit réparti entre tous, sans diminution de salaire ! Et pour résorber le chômage, il faut des embauches partout où le personnel manque, partout où la cadence de travail et les horaires sont devenus insoutenables, partout où les salariés ne peuvent plus poser leurs congés. Et il faut arrêter avec ces contrats précaires scandaleux où, tous les six mois, un travailleur en remplace un autre, mis au chômage. Oui, cela coûtera au patronat. Mais les grands groupes ont de quoi payer, et, à défaut, qu’ils puisent dans les fortunes accumulées par les grands actionnaires !”
BANQUET – FETE des amis de Lutte Ouvrière
A ARGENTEUIL
DIMANCHE 26 JANVIER 2014
A partir de 12 heures
Complexe Jean Vilar



Photos des années précédentes

Son célèbre apéro
Salle Jean Vilar

Intervention de Nathalie ARTHAUD
porte-parole nationale de Lutte Ouvrière
                                                                                                            -entrée libre-

Suivi du banquet (sur réservation)
Quelques poèmes de Prévert par Fanny Cottençon
Après-midi dansante
Espace enfants maquillage
Librairie
Stand de fabrication de badges
Stand gâteaux-champagne
Salle Pierre Dux
A 15 heures 30, conférence scientifique
Animée par Marc Peschanski,
biologiste et neurophysiologiste, spécialiste des maladies neurodégénératives et des cellules-souches
« cellules-souches : la science soumise à la pression réactionnaire »
A 17 heures 30, débat avec militants de Lutte Ouvrière de PSA-Aulnay
"Grève de PSA-Aulnay - récit de quatre mois de lutte"
Billets d’entrée en vente : 13 euros, demi-tarif pour les enfants de 5 à 14 ans ; auprès des militants ou en contactant par courrier ou internet D MARIETTE. Chèques à son ordre.

jeudi 9 janvier 2014

Mory-Ducros : vers des milliers de licenciements. Un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine. En vente à la librairie le Presse-papier, 1 euro.


Mory Ducros : vers des milliers de licenciements

Après le dépôt de bilan de l'entreprise de messagerie Mory Ducros, un administrateur judiciaire avait été nommé le 26 novembre pour examiner d'éventuelles offres de reprise. L'emploi de 7 200 travailleurs – 5 200 de l'entreprise et 2 000 des sous-traitants – était menacé.
     Vendredi 3 janvier, quatre offres de reprise ont été déposées. Elles seront présentées au comité d'entreprise et aux syndicats le 9 janvier et le tribunal de commerce devra donner une réponse le 31 janvier. Sans connaître encore le contenu chiffré de ces offres, on sait déjà que toutes sont des projets de reprise partielle et que des suppressions d'emplois massives sont prévues.
     Pour le moment seul Arcole Industries, le propriétaire de Mory Ducros, a confirmé avoir fait ce qu'il appelle « une offre globale qui prévoit la poursuite de l'activité avec une vraie perspective de relance », sans donner aucun chiffre sur les suppressions d'emplois à attendre, se contentant de parler de la « sauvegarde d'un nombre significatif d'emplois ». Arcole Industries, qui a le cynisme de se présenter comme une entreprise « spécialisée dans la reprise et le redressement d'entreprises », annonce donc clairement son intention de ne reprendre qu'une partie des 85 sites de l'entreprise et de laisser sur le carreau des centaines voire des milliers de travailleurs, puisque selon la presse le « périmètre » de la nouvelle entité pourrait être réduit de moitié. Le journal Le Monde avance le chiffre de 43 agences reprises sur 85 et de seulement 1 900 salariés ! De plus, Arcole Industries se félicite des engagements pris par le gouvernement, en l'occurrence Montebourg, le ministre du Redressement productif qui selon Arcole Industries « travaille à la mise en place de financements complémentaires pour assurer la solidité financière de la reprise ».
     Arcole Industries semble en effet spécialisé dans le « redressement d'entreprises », au sens de se faire financer par l'argent des contribuables pour pouvoir tailler dans les effectifs et ne garder que ce qui lui paraît le plus rentable. C'est déjà comme cela qu'il avait procédé d'ailleurs en 2012 quand il avait créé Mory Ducros en fusionnant Ducros express (ex-DHL France) et Mory, en laissant sur le carreau 700 salariés, sous prétexte de synergie entre les deux entreprises.
     Alors quelle que soit l'offre de reprise choisie le 31 janvier, les travailleurs de Mory Ducros savent déjà qu'ils ne peuvent pas compter sur des requins comme Arcole Industries pour sauver leurs emplois.
                                                                                          Cédric DUVAL


Dassault : un article dans l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine

Le bureau du sénat vient à la majorité de refuser la levée de l'immunité parlementaire du sénateur Serge Dassault. Le sénat est à majorité dite de "gauche", PS, PCF, Radicaux et Verts. A propos de Dassault, ci dessous, un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine.

Corbeil-Essonnes : le pourrissement du système Dassault

L'affaire Dassault continue de faire des vagues. La dernière en date ? Une plainte pour association de malfaiteurs a été déposée auprès du parquet d'Évry contre Serge Dassault, sénateur UMP, industriel multimilliardaire, ex-patron du Figaro, le maire de Corbeil, Jean-Pierre Bechter, et un diplomate marocain en poste à Paris... par Fatah Hou, victime d'une tentative d'assassinat par l'un des hommes de main de Dassault, aujourd'hui en prison.
     Fatah Hou faisait chanter Dassault avec un enregistrement clandestin compromettant où on entendait l'industriel reconnaître avoir versé des dons d'argent massifs pour services rendus, à son homme de main Younes Bouanara... et dire qu'il ne voulait plus rien payer. Pour faire taire cet apprenti maître chanteur dont les parents sont nés au Maroc, Dassault n'a pas hésité à solliciter les services de l'État marocain par l'intermédiaire d'un diplomate en poste à Paris. L'objectif de l'opération était d'intercepter Fatah Hou à la descente de l'avion lors d'un retour au Maroc.
     Que Dassault puisse faire appel à la police d'un État étranger pour régler ses affaires personnelles n'est pas pour surprendre. C'est le comportement d'un milliardaire mafieux qui pense pouvoir tout acheter et tout corrompre. Et si le fameux plan concocté par Dassault et ses acolytes de la mairie de Corbeil a échoué, c'est tout simplement que, entre-temps, le témoin gênant a été blessé par balles... dans les rues de Corbeil.
     Il est difficile de nier l'évidence, et cela d'autant que les preuves et les témoignages accablants s'accumulent contre lui. L'un des anciens adjoints de Dassault vient tout juste de reconnaître publiquement qu'il distribuait des enveloppes sur ordre du cabinet du maire. Dassault ne réfute donc plus les faits, il joue seulement les innocents et avance la carte du patron philanthrope, naïf, victime de sa générosité et surtout d'« un racket organisé ». Et le recours à la police marocaine qui avait été envisagé pour museler un témoin gênant ? Une simple « aide » pour « raisonner » un jeune trop entreprenant, bien sûr !
     Mercredi 8 janvier, le Sénat devait examiner une demande de levée d'immunité parlementaire afin que les juges puissent entendre Dassault dans le cadre d'une garde à vue, suite à une autre plainte. Rappelons seulement que, en juillet dernier, le Sénat, à majorité de gauche, avait refusé de lever l'immunité du sénateur UMP de l'Essonne !
     Toute l'affaire Dassault et ses multiples rebondissements, de la corruption généralisée aux règlements de comptes entre hommes de mains et, jusqu'à la demande d'intervention de la police marocaine, illustrent bien l'état de pourrissement avancé d'un système mafieux, mis en place par un grand bourgeois qui a voulu, à coups de millions, se payer un fauteuil de maire !


                                                                                     René CYRILLE

mercredi 8 janvier 2014

Goodyear doit payer

Deux dirigeants de l’usine de pneus Goodyear d’Amiens ont été retenus par les ouvriers en colère. Après les avoir relâchés, les travailleurs occupent dorénavant l’usine
     Depuis des mois, Goodyear maintient ces travailleurs dans l’angoisse avec la fermeture annoncée de leur usine. Quand, fin décembre, la dernière requête des syndicats a été rejetée par le tribunal et que, dans la foulée, la direction a annoncé ne plus vouloir discuter, la colère s’est tournée contre les directeurs présents à l’usine.

     Dans cette affaire, la violence est entièrement du côté des patrons de Goodyear, qui n’ont aucun scrupule à jeter 1 170 travailleurs à la rue en leur retirant leur seul moyen de gagner leur vie : leur salaire. Goodyear, dont les bénéfices sont en forte hausse, a largement les moyens de verser les indemnités de licenciement réclamées aujourd’hui par les ouvriers.

Le banquet de Lutte Ouvrière, c'est dans une quinzaine de jours maintenant

BANQUET – FETE des amis de Lutte Ouvrière
A ARGENTEUIL
DIMANCHE 26 JANVIER 2014
A partir de 12 heures
Complexe Jean Vilar



Photos des années précédetes

Son célèbre apéro
Salle Jean Vilar
Intervention de Nathalie ARTHAUD
porte-parole nationale de Lutte Ouvrière
Son banquet
Quelques poèmes de Prévert par Fanny Cottençon
Après-midi dansante
Espace enfants maquillage
Librairie
Stand de fabrication de badges
Stand gâteaux-champagne
Salle Pierre Dux
A 15 heures 30, conférence scientifique
Animée par Marc Peschanski,
biologiste et neurophysiologiste, spécialiste des maladies neurodégénératives et des cellules-souches
« cellules-souches : la science soumise à la pression réactionnaire »
A 17 heures 30, débat avec militants de Lutte Ouvrière de PSA-Aulnay
"Grève de PSA-Aulnay - récit de quatre mois de lutte"
Billets d’entrée en vente : 13 euros, demi-tarif pour les enfants de 5 à 14 ans ; auprès des militants ou en contactant par courrier ou internet D MARIETTE. Chèques à son ordre.

mardi 7 janvier 2014

Le bouffon antisémite et les hypocrites qui lui servent la soupe

S’appuyant sur la circulaire envoyée hier à tous les préfets par Manuel Valls, plusieurs municipalités, dont Bordeaux et Nantes, ont décidé d’interdire les spectacles de Dieudonné.
Derrière l’image anti-système qu’il veut se donner, Dieudonné prospère, au propre et au figuré, sur l’antisémitisme. Il cherche ses amitiés et ses références du côté des pires ennemis des travailleurs, Jean-Marie Le Pen, parrain de sa fille ou Alain Soral, un des idéologues connus de l’extrême droite.
Mais en interdisant ses spectacles, Valls, qui n’a pas hésité à tenir lui-même des propos xénophobes sur les Roms et qui a expulsé plus de 35 000 étrangers en 2013, sert la même soupe, et en plus lui fournit l’occasion de jouer les victimes.
Le combat contre l’antisémitisme, et plus généralement contre le racisme, ce n’est pas sur un terrain juridique qu’on peut le gagner, mais c’est un combat de chaque jour, sur le terrain.