A
Colomb-Béchar, au sud-ouest de l’Algérie, les enseignants des collèges et des
lycées sont en grève depuis plusieurs mois. Ils revendiquent, entre autres, la
prime du grand sud. Ils ont gelé les examens, au point que l’on se demande là-bas si l’année
scolaire de cette année ne sera pas une année blanche. Il y a eu une
grève de soutien de deux jours dans le nord.
mardi 21 mai 2013
Travailleurs du monde, une seule classe ouvrière
Afrique
du Sud : les mineurs de nouveau dans le viseur
Le
numéro un mondial du platine, Amplats (Anglo-American Platinum), vient
d’annoncer la suppression de 6 000 emplois dans ses mines d’Afrique du Sud. Le
cours du platine est en baisse, son exploitation serait devenue moins rentable
– et il n’aurait donc plus besoin d’autant de bras. Comme si les actionnaires
d’Anglo-American, qui se sont enrichis sur les dos des mineurs sud-africains
depuis des décennies, en particulier sous l’Apartheid, n’avaient pas les moyens
de continuer à verser leurs (maigres) payes à la totalité de leurs
salariés !
Un dirigeant de la grève de 2012 à
Marikana a été assassiné il y a quelques jours, comme pour décourager toute
révolte ouvrière face au plan de licenciements. L’ANC, au pouvoir depuis la fin
de l’Apartheid, appelle les forces de l’ordre à être sur leurs gardes pour
empêcher la région de se transformer en « bastion de hors-la-loi ».
Mais il en faudra plus pour empêcher les mineurs, forts de l’expérience acquise
l’an passé, de se défendre.
Grève
en Allemagne contre les bas salaires d’Amazon
Mardi
dernier, la grève lancée par Verdi, fédération syndicale des services, a été
largement suivie sur deux sites d’Amazon en Allemagne. Le syndicat réclame que
la multinationale américaine Amazon de la vente en ligne affilie ses employés à
la convention collective du commerce. Amazon Allemagne a en effet utilisé
jusqu’à maintenant une combine plus profitable consistant à employer ses 9 000
salariés selon la convention de la logistique. Elle les paye ainsi 9,83 euros
de l’heure au lieu de 12,20, ce qui lui permet d’économiser 9 000 euros par an
sur chaque travailleur !
C’était compter sans la réaction des
travailleurs, qui sur un des sites ont voté à 97 % pour la grève contre
cette entourloupe.
Libellés :
Actualité internationale
Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du lundi 20 mai 2013
La folie de l’économie capitaliste
La
guerre menée par le patronat et le gouvernement contre les travailleurs n’a pas
encore la brutalité de celle menée en Grèce, en Espagne, au Portugal. La France part de plus haut,
c’est un pays économiquement plus puissant, qui a accumulé au fil du temps plus
de richesses, notamment en pillant et en colonisant une grande partie de
l’Afrique.
La bourgeoisie a donc pu, dans le passé,
concéder aux exploités toute une série de droits. Ils sont en train d’être
démolis. Regardons vingt ans en arrière : quand on était embauché, sauf
accident ou choix personnel, c’était pour la vie. Aujourd’hui, quel jeune
imagine décrocher un CDI ? Le CDI est devenu un privilège, la norme maintenant
c’est le travail à la commande, le travail à la tâche comme au 19ème
siècle !
Il reste encore des amortisseurs sociaux,
comme ils disent, mais jusqu’à quand ? Alors que tout le monde, à droite
comme à gauche, s’est toujours gargarisé du modèle français de protection
sociale avec la Sécurité
sociale, voilà que de plus en plus de voix se font entendre pour la remettre
complètement en cause.
Quant aux droits à la retraite, ils
reculent depuis trente ans. Ça continue avec Hollande. Avec la loi sur la
flexibilité, le gouvernement en a déjà fait plus pour aggraver les conditions
de travail qu’en dix ans de droite. Du nord au sud de l’Europe, ce sont les
mêmes reculs, les mêmes sacrifices imposés aux travailleurs, que le gouvernement
soit de droite ou de gauche. Par les temps qui courent, le gouvernement ne peut
qu’être le bras armé de la bourgeoisie contre les exploités.
La défense des intérêts des travailleurs
n’est pas une question d’élections, mais de rapport de forces entre la grande
bourgeoisie et les travailleurs. La lutte de classe, ce n’est pas du passé,
elle est là, féroce, et surtout elle est à sens unique. Car il n’y a que la
bourgeoisie qui donne des coups. C’est cela qu’il faut changer.
Pour inverser le rapport de forces, les
travailleurs ne pourront faire l’économie d’une lutte massive, qui fasse peur à
la bourgeoisie, comme elle a eu peur en juin 1936 avec les occupations
d’usines, comme elle a eu peur en mai 1968.
Si les luttes ne se décrètent pas, elles
se préparent dans les têtes et dans les consciences. Dévoiler la politique de
la bourgeoisie, dénoncer le jeu de ses serviteurs politiques, dire la vérité
aux travailleurs, les armer politiquement, moralement, c’est ce que les
directions syndicales pourraient et devraient faire.
Au lieu de cela, les dirigeants syndicaux
–les directions centrales des appareils syndicaux, pas les militants de base-
passent leur temps en conciliabules avec le gouvernement et le patronat.
L’encre des accords sur la flexibilité n’est pas encore sèche que le
gouvernement et le patronat ouvrent déjà un nouveau cycle de conférences
sociales sur les retraites. Alors que tout le monde a compris que le patronat
n’est pas disposé à faire de cadeaux et qu’il ne veut négocier que des reculs pour
les travailleurs, pourquoi cautionner ces négociations bidon ? Et pire
encore : présenter les reculs comme des avancées ?
Gouvernement et patronat nous disent qu’il
faut être compétitif, flexible, mais tout cela pourquoi ? Ils
restructurent, ils nous demandent d’accepter le chômage, mais pourquoi tous ces
sacrifices ? A quoi servent les milliards retirés des services
publics ? Si, encore, cela améliorait la situation économique, mais c’est
tout le contraire ! C’est toujours et encore la finance, qui prospère, et
la spéculation.
La finance tue la croissance, le paiement
de la dette tue toute perspective de relance économique. Ce sont les mêmes
bourgeois qui sont tiraillés entre ces objectifs contradictoires. Bouygues ou
Peugeot n’ont rien contre la relance, ils sont pour ! Mais ils ont aussi
des intérêts financiers, et c’est d’ailleurs leur capital placé dans la finance
qui leur rapporte le plus.
Le capitalisme est un système perclus de
contradictions. À commencer par celle qui pousse chaque capitaliste individuel
à aggraver l’exploitation, à baisser les salaires, alors que c’est précisément
cela qui limite, voire fait reculer la consommation des classes exploitées, et
donc le marché.
La crise est due à ce que le système est
capable de trop produire par rapport à la consommation solvable. C’est
l’abondance qui crée la misère. Il n’y aucune raison de se résigner à cette
folie. Il faut supprimer la domination de la bourgeoisie sur l’économie,
c’est-à-dire la propriété privée des moyens de production.
Fête de Lutte Ouvrière 2013 : merci, merci, merci
Merci
à tous ceux qui ont bravé la pluie et le gris des nuages pour venir à Presles.
Merci à tous ceux qui ont préparé la fête, monté les stands et qui les
démonteront. Merci à ceux pour qui acheter la carte d’entrée, qu’ils viennent
ou qu’ils ne viennent pas, est un signe de sympathie à notre égard, de soutien
et d’encouragement.
Avec une bonne capuche, dimanche et
surtout lundi, on pouvait circuler sans problème. De nombreuses animations
couvertes permettaient que chacun trouve une activité et… un abri.
Cette année, la soupe aux choux, le petit
salé, le chili con des camarades américains ont damné le pion aux grands héros
des années ensoleillées, tels les fraises ou les glaces. Mais les uns et les
autres sont sports. La revanche, à n’en pas douter, est pour l’an prochain.
Il y
aura dans les mois qui viennent bien de quoi réfléchir et entendre ce que les
militants communistes révolutionnaires et internationalistes (ces deux
adjectifs sont des pléonasmes) ont à dire et à proposer au monde du travail,
notre classe.
Question festivité, il y aura aussi, sur
la localité, la prochaine, au milieu de l’hiver, le 26 janvier, le banquet de
Lutte Ouvrière à Argenteuil. Qu’on se le dise.
Merci encore à tous pour cette édition
2013.
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Fête de Lutte Ouvrière
dimanche 19 mai 2013
Education : à surveiller très sérieusement
De nombreux
rectorats annoncent des suppressions de postes de surveillants (assistants
d’éducation) dans les collèges et les lycées. Ainsi c’est 2000 postes qui
seraient supprimés sur le territoire national. Certains recteurs vont
même jusqu’à supprimer des assistants pédagogiques dans les établissements
difficiles, en particulier les établissements "éclair".
La situation de surveillance de nombreux établissements scolaire est déjà dramatique.
Ce n'est pas moins mais bien plus de surveillants formés qu'il faut dans les collèges et les lycées.
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Education
vendredi 17 mai 2013
Soutien en mai aux travailleurs de PSA-Aulnay !
Sur Argenteuil, nous avons eu à coeur de soutenir les grévistes de PSA-Aulnay durant ces quatre mois. A la mesure des moyens de chacun, nous avons eu à coeur d'aider à ce que les grévistes touchent leur "paie" modeste de gréviste.
En mai, ils ont encore besoin de tout notre soutien financier. Versez au soutien ! On peut me transmettre chèques et espèces. Dominique Mariette
Des travailleurs argenteuillais et de la région ont participé à cette grève. Au-delà du fait que tout ce qui concerne le sort et les luttes des travailleurs sont au coeur de notre engagement et de notre activité, nous avons tenu à informer, semaine après semaine, sur le devenir de la grève. C'est une nouvelle fois pourquoi nous tenons à tenir informer nos lecteurs du communiqué ci-dessous.
Des travailleurs argenteuillais et de la région ont participé à cette grève. Au-delà du fait que tout ce qui concerne le sort et les luttes des travailleurs sont au coeur de notre engagement et de notre activité, nous avons tenu à informer, semaine après semaine, sur le devenir de la grève. C'est une nouvelle fois pourquoi nous tenons à tenir informer nos lecteurs du communiqué ci-dessous.
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luttes
PSA-Aulnay : la suspension de la grève : un communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay
Pendant 4 mois de grève, les salariés ont tenu en échec PSA et ont réussi à ne pas se faire écraser
Communiqué de presse de la CGT PSA
Aulnay
17/05/2013
Ce vendredi 17 mai, les salariés de PSA
Aulnay en grève depuis 4 mois (16 janvier) ont voté en Assemblée Générale la
suspension de la grève et ont demandé à la CGT et à la CFDT de signer un
protocole de fin de grève.
Pour l'ensemble des salariés, la fermeture de l'usine reste toujours
inacceptable et injustifiée. Cette fermeture est un véritable gâchis social, qui
aura des conséquences désastreuses au niveau de la région. C'est pourquoi, si
les salariés ont décidé de suspendre la grève, ils n’ont pas renoncé à défendre
leurs droits.
Depuis 4 mois, des centaines de salariés ont réussi à tenir en échec la
direction de PSA dont le principal actionnaire, la famille Peugeot, est une des
familles les plus riches et les puissantes de France. Contre eux, les grévistes ont eu aussi le
gouvernement, qui a pris fait et cause pour la famille Peugeot et ses
actionnaires et a mobilisé les moyens de l’État contre la grève.
Depuis 4 mois, les salariés ont montré qu'il est possible de relever la
tête et de se battre collectivement, de ne pas se faire écraser, même s'ils
n'ont pas réussi à faire reculer PSA sur la fermeture de l'usine ou à obtenir un
CDI pour tous et une pré-retraite dès 55 ans. Il aurait fallu pour cela une
lutte qui se généralise.
Cette longue grève est une véritable fierté pour les centaines de salariés
qui y ont participé. C'est la fierté d'avoir mené un combat juste et légitime.
C'est le combat pour l'emploi et pour protéger les conditions d'existence face à
une direction qui licencie dans le seul but d'augmenter les profits.
Le soutien extraordinaire de dizaines de milliers de travailleurs est la
preuve la plus éclatante que cette grève était juste, et que nombre de militants
et de travailleurs s'y reconnaissaient.
Tous les grévistes tiennent à remercier tous les travailleurs qui les ont
soutenus et leur ont permis de tenir.
Grâce à la grève, PSA a dû céder un certain nombre de
mesures.
Concernant l'ensemble des salariés concernés par le PSE
:
- La prime de
licenciement supra-légale est passée de 6 mois à 12 mois.
- Pour
les travailleurs âgés, le départ anticipé est passé de 30 à 36 mois.
- Les
critères restrictifs pour toucher les primes de déménagement ont été quasiment
annulés.
- La
prime de mutation est passée de 5 000 € brut imposable à 5 000 € net
non-imposable
Concernant les grévistes de PSA Aulnay :
- La
réintégration des 4 salariés honteusement licenciés. Ils pourront bénéficier des
mesures du PSE ou de la possibilité de reclassement à la RATP, SNCF ou
ADP.
- L'annulation
des procédures de licenciements contre les délégués.
- L'annulation
de toutes les poursuites pénales et disciplinaires.
- Des
garanties écrites concernant les mutations.
- Une
indemnité forfaitaire supplémentaire pour ceux qui choisiraient de quitter
l'entreprise avant le 31 mai.
- Les
journées de grève sont neutralisées pour le paiement des journées de chômage, du
calcul de la prime de 13ème mois, des jours de congés payés, des jours fériés,
ce qui atténue fortement les pertes financières de la grève.
La grève reste la meilleure arme des travailleurs !
Jean-Pierre MERCIER
DS CGT PSA Aulnay
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luttes
Argenteuil : les revendications des travailleurs de la communauté d’agglomération
La question des chèques-restaurants
sur la voie d’être digérée
Une
réunion entre la direction de la
CAAB et la CGT
était prévue pour ce vendredi 17 mai. Suite à la réunion syndicale d’information
de mardi, un débrayage était appelé ce matin pour appuyer dans les discussions.
De nombreux agents avaient fait le déplacement au siège de la CAAB.
L’attribution de chèques restaurant tient particulièrement
au personnel qui ne peut pas rejoindre dans de bonnes conditions pour déjeuneer les selfs municipaux.
Au terme de la réunion de ce matin, l’attribution
de ces chèques a été actée. L’affaire doit être finalisée dans quelques jours. Affaire en bonne voie... à suivre néanmoins.
Il n’y a pas à dire. Lorsque quelque chose
nous tient à cœur, il faut s’en occuper sérieusement. La solution n’est alors
pas loin.
Lutter pour l’augmentation générale
et substantielle du vrai salaire, le salaire de base
Derrière
cette question des chèques restaurant, il y a la question du pouvoir d’achat
qui se pose. Il est en chute libre.
Chacun sait qu’une augmentation
indiciaire, rattrapée ou pas, des chèques restaurants, si tout cela est bon à
prendre cela ne fait pas le compte.
Pour l’augmentation du pouvoir d’achat, il
faut celle des salaires.
C’est cette augmentation qui est à l’ordre
du jour. Pour cela, il nous faudra lutter aux côtés de tous les travailleurs,
des autres communes, des autres fonctions publiques, du privé comme du public !
J'étais ce matin devant le siège de la CAAB, aux côtés des travailleurs, heureux de l'être une nouvelle fois. DM
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