Originaire
de la République Démocratique du Congo, arrivé en France en 2009, père
de 3 enfants scolarisés dans des collèges et lycée d'Ile de France, M.
Delon Litanda a vu sa demande d'asile politique refusée par la France,
et une obligation de quitter le territoire (OQTF) lui a été adressée
par le préfet du Val d'Oise. RESF (Réseau Education Sans Frontière)
soutient ce parent d'élève, et a mené ces dernières semaines une
campagne en sa faveur pour qu'il sorte du centre de rétention de
Vincennes et ne soit pas expulsé. La mobilisation, à laquelle ont
participé des militants de Lutte Ouvrière, a poussé la préfecture à
libérer M. Delon Litanda. Il reste encore à abroger l'OQTF et à faire ce
qui serait juste : régulariser une famille qui ne demande qu'à vivre
normalement.
dimanche 31 mars 2013
samedi 30 mars 2013
Education : « pour l’école M. Peillon, il faut vite du pognon ! »
Lot ordinaire d’une école ordinaire d’un
quartier populaire d’Argenteuil
Je
participe à un conseil d’école, celui de l’élémentaire Croix-Duny. Les élèves
sont originaires des pavillons environnants, et surtout des cités proches de l’école.
Les enseignants et les élèves, dans
cette école très dynamique, sont confrontés à la montée de difficultés
importantes. Ce sont celles de la société partout dans le pays : hausse du
chômage, de la pauvreté, des difficultés pour certaines familles. Elles se
traduisent par la montée des déviances et de la violence parmi ces jeunes
enfants.
Tout cela est inacceptable.
« Cerise » sur le gâteau :
sur approximativement un total de 60
journées d’absences d’enseignants (un chiffre très faible) depuis la rentrée… 3
seulement ont été l’objet d’un remplacement !
Bref, la « cerise » sûre
explique le gâteau.
Secondaire : rentrée 2013, loin
des peillonmontades !
Dans
le secondaire, au niveau du département, les organisations syndicales
enseignantes viennent de boycotter une réunion paritaire avec l’Inspection
académique chargée d’informer sur les postes mis à disposition des collèges et
des lycées pour la rentrée prochaine.
Dans le secondaire du 95, il y aurait
bien 100 postes supplémentaires. Mais il est prévu d’accueillir dans les
établissements du département, collèges et lycée, plus de 1200 élèves
supplémentaires. Par ailleurs, les suppressions de postes des années
précédentes ont été très importantes. Donc, pas de quoi vraiment améliorer les
choses. La rentrée 2013-Peillon, selon les syndicats, sera aussi difficile que
la rentrée 2012-Chatel.
Libellés :
Education
AB Habitat : tous logés à la même enseigne, restons-y !
La
section CGT de l’office intercommunal local AB Habitat interpelle actuellement
le maire de Montigny sur le projet de vente d’une partie du patrimoine d’AB-Habitat,
celui justement de Montigny les Cormeilles.
Alors que les maires d’Argenteuil et de
Bezons assument cette vente, celui de Montigny est aux abonnés absents sur la
question.
Cette vente apportera peut-être de l’argent
frais pour AB Habitat sur Argenteuil et Bezons. Mais elle se fera sur le dos
des locataires de Montigny qui auront à supporter les emprunts qui auront servi
à l’achat de leurs logements par un nouveau bailleur, des logements aujourd’hui
pourtant amortis. Quant à AB Habitat, il offre un service de proximité que le
nouveau bailleur n’offrira pas.
Tous locataires d’AB Habitat, tous unis,
que nous habitions Argenteuil, Bezons, ou Montigny, tous unis contre la vente !
Libellés :
actualité locale
Hollande : Pédagogie de café du commerce et démagogie plein pot
Hollande
a baratiné son monde jeudi, en parlant d’inverser la courbe du chômage avant la
fin de l’année. Comme il n’est pas question pour lui de contraindre le patronat
à interdire de licencier, ce sont des paroles en l’air.
Mais ce qui n’est pas du baratin, ce sont
les aides versées au patronat, dont Hollande se glorifie : crédit d’impôt
de 20 milliards. Au nom de l’ANI, accord qui répond aux vœux patronaux sur la
flexibilité, que Hollande s’est engagé à faire passer dans la loi, des travailleurs
pourront travailler plus en gagnant moins. Et il a annoncé un nouveau cadeau
aux entrepreneurs. Ceux qui reprendraient des sites menacés de fermeture
bénéficieraient d’une fiscalité allégée.
Klesch, un repreneur-dépeceur des sites
d’Arkema dans le sud-est qui, huit mois après l’opération de reprise, supprime
1 300 emplois, démontre l’efficacité… toute patronale d’une telle mesure.
Libellés :
actualité générale
Gouvernement à l’échelle du pays comme à l’échelle départementale : non à l’austérité !
Des
militants socialistes d’Argenteuil distribuaient ce matin la livraison d’avril
de leur tract local. S’agissait-il d’un commentaire de la politique
gouvernementale ? D’une explication de texte de la prestation audiovisuelle
de jeudi soir de leur chef Hollande ?
Nenni, il s’agissait d’une explication de
l’austérité décidée par le conseil général du 95 de droite !
Effectivement, au niveau de celle-ci, pour les milieux populaires, l’addition
est « salée » pour reprendre leur qualificatif ! Nous avons
régulièrement dénoncé les différentes facettes des coupes sombres opérées par
la droite départementale.
Mais l’austérité départementale peut-elle
faire oublier l’austérité gouvernementale ? La rigueur UMP peut-elle
effacer la rigueur PS ?
Il reste aux travailleurs à combattre l’une
et l’autre.
Libellés :
actualité locale
Retraites : Hollande - Sarkozy : même l’argumentaire est le même
Sur
les retraites, Hollande a annoncé la couleur : « La durée de vie
s’allonge : la durée de cotisation devra s’allonger aussi ». Les
retraites seront une nouvelle fois sur la sellette. Quant à leur montant, il
s’est « engagé » à ne pas baisser ceux qui sont déjà au minimum
vieillesse. Belle prouesse !
La durée de vie s’allonge ? A voir. Hier peut-être, mais demain avec la dégradation de l'accès aux soins ?
Et puis, si c’est pour la finir dans la misère, pas
question !
Pour remplir les caisses de retraites, c’est sur les profits des capitalistes
et sur la fortune des actionnaires qu’il faut piocher.
Libellés :
actualité générale
vendredi 29 mars 2013
Le 9 avril, toutes les raisons de se mobiliser, oui bien sûr
Le syndicat de la métallurgie CGT du Val d’Oise vient de publier un appel qui s’intitule :
« Accord du 11 janvier 2013, ensemble,
empêchons la transposition dans la
loi de cet accord minoritaire, faussement appelé de « Sécurisation de
l’emploi ».
9 AVRIL 2013
ACTION NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE
J – 12
MOBILISATION GENERALE ! »
Après une
démonstration pour expliquer à juste titre que les travailleurs ont toutes les
raisons de s’opposer à cet accord, le texte conclut par un appel à
« - A décider des appels à arrêts de travail dans
chaque établissement,
- A décider dès
maintenant et prendre toutes les dispositions nécessaires pour participer à la
manifestation à Paris, par vos propres
moyens, ou en vous inscrivant dès maintenant avec les salariés aux cars mis à
disposition par l’UD, les UL, les professions en téléphonant ou en laissant un
mail à l’UD ou à l’USTM.
- A décider partout,
de mettre à disposition des salariés une
pétition
afin qu’ils puissent aussi s’exprimer sous cette forme
d’action.
Le 9 avril, imposons
le progrès social. »
Après
la première journée du 5 mars dernier, on s’attendait à ce que très rapidement
une nouvelle initiative soit prise. Elle arrive tardivement. Bien évidemment, « mieux
vaut tard que jamais », et les travailleurs ont toutes les raisons d’être
dans la rue le 9 avril. (les extraits de l’appel de la CGT Métallurgie-95 sont entre
guillemets ».
Libellés :
Actualité syndicale
Congrès confédéral de la CGT : un article du numéro de cette semaine de Lutte Ouvrière
Le 50e
congrès de la CGT :
Lepaon vise les salons plus que les manifestations
Le
cinquantième congrès de la CGT
qui s'est tenu du 17 au 22 mars à Toulouse s'est conclu, comme prévu, par
l'élection de Thierry Lepaon, qui succède ainsi à Bernard Thibault en tant que
secrétaire général de la confédération.
Il
faut dire que, comme c'était le cas lors du congrès précédent, à Nantes,
l'élection, disons plutôt la nomination du millier de délégués présents avait
été bien organisée. Sous prétexte, une fois encore, de féminiser et de rajeunir
la représentation à ce congrès, on avait écarté bon nombre de syndicats et de
syndicalistes ne se situant pas dans la ligne de la direction confédérale. Il y
avait peu, pour ne pas dire aucune représentation des grandes entreprises qui
sont souvent à la une de l'actualité sociale. Ainsi, mais c'est loin d'être le
seul exemple, le syndicat CGT PSA d'Aulnay-sous-Bois, en grève depuis deux mois
pour la défense de l'emploi, et du coup pour le maintien de leur usine en
Seine-Saint-Denis, n'était pas représenté, ni même invité à prendre la parole.
Cela
aurait d'ailleurs fait tache par rapport au long discours d'ouverture prononcé
par le pas encore secrétaire confédéral Thierry Lepaon, dans lequel, malgré sa
longueur, ne figurait pas le mot « grève » ou « lutte ».
Lepaon a tout de même pris le temps d'énumérer toutes les mesures positives à
ses yeux que le gouvernement Ayrault aurait prises depuis qu'il est en place,
citant l'augmentation de la prime de rentrée scolaire, du smic, etc. Il a donné
au gouvernement socialiste la note « bien », même s'il y a ajouté
l'appréciation « peut mieux faire », afin sans doute de ne pas
paraître trop décalé vis-à-vis des militants de la CGT qui constatent que la
réalité est bien moins rose que celle décrite par le nouveau secrétaire
confédéral.
Mais,
malgré le filtre serré mis en place par l'appareil, celui-ci n'a pas réussi a
faire taire la critique et la contestation, qui ont porté pour une bonne part
sur la mollesse des initiatives de la confédération face aux attaques menées
conjointement par le patronat et le gouvernement contre le monde du travail.
Elles ont également porté sur l'orientation visant, ce n'est pas une nouveauté,
à un rapprochement systématique avec la direction de la CFDT autour de ce que les
dirigeants de la CGT
appellent « le syndicalisme réuni », Lepaon proposant même, pour
l'immédiat, des défilés communs aux deux confédérations pour le 1er mai
prochain. Une initiative qui a tourné court, avant même qu'elle soit
officiellement formulée, le nouveau dirigeant de la CFDT répondant sèchement à
son homologue cégétiste qu'il n'en était absolument pas question. Ces
interventions critiques furent abondamment applaudies, souvent nettement plus
que celles des dirigeants.
Il
ne fallait certes pas s'attendre à des changements, en tout cas dans un sens
plus radical, plus lutte de classe, de la part de la nouvelle direction
confédérale. Elle indique au contraire qu'elle va maintenir le cap à droite. Le
ton choisi par Lepaon laisse fortement penser qu'on le verra, comme son
prédécesseur, plus souvent à l'Élysée et dans les salons que dans les
manifestations et les grèves.
Les
chiffres des votes de ce congrès, que la direction a fournis, ont nettement
avalisé l'orientation choisie par la confédération. Mais les contestations qui
s'y sont fait entendre montrent que cette orientation est de plus en plus mal
acceptée par la base du syndicat. Et c'est cela qui ouvre la seule voie
réaliste pour que le monde du travail ne soit pas défait.
Jean-Pierre VIAL
Libellés :
Actualité syndicale
Inscription à :
Articles (Atom)