dimanche 10 mars 2013

PSA-Aulnay :Vive le soutien des collectivités locales aux grévistes !



Selon le bien nommé journal Capital, et un de ses rédacteurs, M. Gingembre, ill paraît que  des habitants de Drancy, Bobigny, d’Ivry-sur-Seine, du Blanc-Mesnil, de Gonesse, de Saint-Ouen, de Sevran, de Villepinte, d’Argenteuil, de Bagnolet ou de Livry-Gargan s’apprêtent à  demander l'annulation de délibérations municipales ayant débloqué des aides à des fonds de soutien aux travailleurs d’Aulnay qui se battent pour garder leur emploi. Il paraît que cela « contredirait la neutralité de l’action publique.
     Tiens, des « habitants » ! De drôle d’habitants que l’on soupçonne d’être plutôt  un tantinet partisans de partis ouvertement ennemis des travailleurs.
     Quant à la « neutralité » de l’action publique, à d’autres !
    On ne peut que se féliciter que des élus aient fait ce geste envers leurs administrés en difficulté. Si cela est être partisan, alors que dire des marchés publics de ces collectivités qui représentent une part  non négligeable du chiffre d’affaires des grandes entreprises. Mais pour les « habitants » qui n’aiment pas les grévistes, cet aspect-là des décisions des collectivités locales est à ce que l’on sache  tout à fait normal et ne mérite surtout pas que l’on se lance dans la chicane.

Journée internationale des femmes : suite de l'article de Lutte Ouvrière du 5 mars 2010 sur le centièrme anniversaire de la création de cette journée par l'Internationale Ouvrière



LA REVOLUTION RUSSE

Le « féminisme ouvrier » s'était répandu parmi les ouvrières russes qui, dès 1913, organisaient clandestinement des réunions pour célébrer la journée de la femme et discuter de la révolution, du socialisme et de l'émancipation des femmes. En 1917, à l'occasion de cette journée - en février suivant le calendrier russe - les ouvrières de Petrograd se mirent en grève et manifestèrent pour le pain, la paix et le retour des hommes du front. Elles entraînèrent à leur suite l'ensemble des travailleurs dans un mouvement qui déboucha, à travers deux révolutions, sur la victoire d'Octobre.
     Le régime issu de la révolution russe fut le premier non seulement à instituer l'égalité complète entre les hommes et les femmes sur tous les plans, mais à mettre en avant une politique active et concrète pour que la loi s'applique dans la réalité. L'État ouvrier ouvrit des crèches, des restaurants communautaires, fit construire des immeubles équipés de cuisines et de buanderies collectives, favorisa l'éducation des femmes, de l'école élémentaire à l'université. Dès les années 1920, des femmes russes étaient médecins, ingénieurs, commissaires politiques aux armées et, évidemment, ministres. Et c'est par décision du Conseil des commissaires du peuple, présidé par Lénine, que la journée internationale des femmes fut placée précisément le 8 mars, pour commémorer l'action des ouvrières de Petrograd.
     Cette date, devenue une institution dans ce qui était le Bloc de l'Est, fut reprise en 1977 par l'ONU, puis par la plupart des pays.(à suivre)

Manifestation des femmes à Pétrograd le 8 mars 1917

samedi 9 mars 2013

Ni démocratique ni sociale : non à l'accord anti-démocratique et anti-social


Certains au PS s’apprêtent à voter l’accord dit « Ani » sous prétexte de « démocratie sociale », un grand mot creux de F. Hollande durant sa campagne. Mais cet accord n’est ni démocratique ni social.
     Il exprime la dictature du Médef, fer de lance du patronat, qui a trouvé des plumes «syndicales » pour coopérer . Il dégrade considérablement les droits des travailleurs.
          Mais cette affaire n’est pas seulement une affaire lexicale. Sûr que si, demain, la mobilisation se développait, la démocratie de l’action ouvrière ferait comprendre bien des choses à ces députés qui veulent comprendre aujourd’hui seulement ce qu’ils veulent bien comprendre.

Val d’Oise



L’égalité loin d’être conquise

Le « mois pour l’égalité hommes-femmes » vient d’être lancé dans le Val d’Oise ce vendredi 8 mars. Il s’achèvera par un colloque sur la question à… l’Essec.
     Pourquoi pas à l’université de Cergy-Pontoise par exemple qui, sur le plan de l’égalité, serait un symbole bien plus fort.
     L’Essec qui bénéficie à quelques lycéens des quartiers populaires, mais cela, dans les faits,  comme une initiative si marginale par rapport à la nature de l’école.
     Le prestige bien davantage, l’élite, et un prestige qui se paie, mais tout cela si loin de l’égalite.


Vive la grève des salariés du fret Air France à Roissy.

Troisième semaine de grève et les grévistes ne cèdent pas.

8 mars : et après...



Journée internationale des femmes : une création du mouvement ouvrier. Suite de l’article de mars 2010 sur le centième anniversaire de cette Journée

LE FEMINISME OUVRIER
Les féministes des classes bourgeoises se battaient à l'époque, à juste titre, pour que les femmes obtiennent le droit de vote, ne soient plus sous la tutelle de leur mari et accèdent aux professions réservées aux hommes de leur milieu : médecin, avocat, professeur d'université, etc. Mais les femmes prolétaires avaient encore bien d'autres revendications à faire valoir : la hausse des salaires, ne serait-ce que pour éviter à une partie des jeunes filles ouvrières de devoir se prostituer, et à toutes d'être obligées de se soumettre à leur époux ; la protection des femmes enceintes et des accouchées, pour qu'elles ne soient pas purement et simplement renvoyées de leurs usines ; le droit à l'éducation et à la formation professionnelle, jusque-là réservées aux hommes ; la fin de l'esclavage ménager et de la double journée de travail, à l'usine puis au foyer. Pour faire aboutir cette dernière revendication, les socialistes comptaient sur le progrès technique, la collectivisation des tâches ménagères et l'éducation des hommes.
     Lier l'émancipation de la femme au socialisme, tenter d'organiser le prolétariat féminin, lui proposer des cercles d'éducation traitant de tous les sujets, faire entrer des ouvrières dans les syndicats et les partis socialistes, y compris aux postes dirigeants, combattre sans relâche les préjugés sexistes dans la classe ouvrière, ainsi s'entendait le « féminisme ouvrier ». Il constituait alors la doctrine, l'attitude générale du mouvement socialiste, et résultait en grande partie de l'activité de militantes comme Clara Zetkin. Ces féministes ne traitaient pas du « problème féminin », terme qu'elles récusaient, mais de la situation et des revendications des femmes prolétaires et ce, dans la perspective de la révolution socialiste.
     En 1914, alors que les dirigeants de la plupart des partis socialistes trahissaient l'internationalisme et appuyaient l'effort de guerre de leur propre bourgeoisie, Clara Zetkin lançait, au nom des femmes socialistes, un appel aux femmes de la classe ouvrière, leur enjoignant de rester fidèles à l'internationalisme et d'être les dépositaires de l'idéal socialiste. Et en effet, ce furent les femmes de la classe ouvrière qui relevèrent les premières le drapeau, en manifestant dès 1915 à Berlin et en se mettant en grève en Russie en février 1917. (à suivre)

Inès Armand

Nadejna Kroupskaïa

Natalia Sedova



28% de moins : tel est l’écart, d’après l’INSEE, entre les salaires des femmes et celui des hommes dans le secteur privé. C’est dû au fait qu’à travail égal, les femmes gagnent moins que les hommes, qu’elles occupent globalement des emplois moins qualifiés et qu’elles subissent davantage le temps partiel imposé par les employeurs.
     Et ce n’est certainement pas près de changer, puisque depuis des décennies, quel que soit le gouvernement en place, il n’y a eu que des déclarations et guère plus. Sur ce terrain comme sur les autres, dès lors qu’il s’agirait d’imposer quelque chose aux patrons, le gouvernement actuel est, lui aussi, aux abonnés absents.


Aujourd’hui, lorsque la société recule pour les plus pauvres, avec elle recule pour eux le mirage de l’égalité, qu’elle soit des sexes, qu’elle soit sociale

vendredi 8 mars 2013

Grand Paris, grosse arnaque


Sous prétexte de financer les travaux du « Grand Paris » (des dizaines de kilomètres de voies ferrées et la construction de nouvelles gares), le gouvernement a déclaré vouloir augmenter les amendes de stationnement de 17 à 35 euros, et pas seulement en région parisienne.
      Encore une fois, la population sera mise à contribution, de la manière la plus injuste qui soit puisque l’amende est la même quel que soit le revenu de l’automobiliste. Le parking payant représente un véritable racket, qui vient en sus des impôts locaux, censés servir en partie à l’entretien des voies publiques.
     En fait, le gouvernement trouve là un nouveau moyen de faire fonctionner la pompe à fric toujours dans le même sens, alors que ces travaux vont enrichir de dizaines de milliards d’argent public les entreprises du BTP comme Bouygues, Eiffage et Cie.

Goodyear : Ils ont raison de se défendre !


Hier, les salariés de Goodyear, dont l’usine est menacée de fermeture, se sont heurtés aux CRS. Durant les échauffourées, des policiers auraient été blessés mais l’un des manifestants a été arrêté et Manuel Vals promet des poursuites judiciaires.
     Le gouvernement comme la droite dénonce les « violences » des manifestants. Mais fermer les usines en privant de tout revenu des milliers de familles, mais envoyer les CRS contre ceux qui veulent garder leur emploi, cela, ce n’est pas de la violence ?
     Devant les patrons licencieurs, de PSA à Goodyear en passant par Mittal, le gouvernement est à plat ventre. Mais dès que les salariés défendent leur peau, il leur envoie CRS, lacrymogènes et matraques.

Fret Roissy en grève : un article de l'Humanité du 6.03.13. (Des jours de RTT en moins, comme chez Renault, comme à l'hôpital d'Argenteuil ?)


En grève depuis le 16 février, les salariés du Fret Air France montrent la voie à suivre contre l'austérité ! (CGT)

A l'initiative de la CGT, plusieurs centaines de salariés du Fret d'Air France à Roissy sont en grève depuis le 16 février contre les conséquences du plan d'austérité de la compagnie. C'est la suppression autoritaire de 6 jours de RTT, et la non reconnaissance de la pénibilité jusqu’ici prise en compte, qui ont mis le feu aux poudres. La grève est reconduite lors d'assemblées générales régulières. Un piquet de grève a été installé à l'entrée du site que nos camarades tiennent jour et nuit depuis le début du mouvement.
    Et la contestation s'étend. Le front syndical s'élargit avec le ralliement du syndicat FO. En province, d'autres bases d'Air France sont elles aussi en grève, comme à Marseille, Nice et Toulouse. En Guyane, la salariés Air France, à l’appel de 4 syndicats, ont lancé une grève générale. A Roissy, le nombre de grévistes augmente. 500 grévistes au total, ont été comptabilisés le week-end dernier, et le mouvement se poursuit