lundi 24 décembre 2012

Banque ; Projet de loi sur les banques : feu vert pour la spéculation « utile »

Le candidat Hollande l’avait dit : les banques seraient surveillées. Elles ne seraient plus autorisées à faire n’importe quoi avec l’argent que les particuliers leur confient… Il s’était engagé à « séparer les activités des banques qui sont utiles à l’emploi" d’une part, des opérations spéculatives de cette même banque.
     Le projet de loi présenté cette semaine montre à quel point le gouvernement caresse les banquiers dans le sens du poil. Il précise en effet que « les opérations spéculatives jugées utiles ne seront pas isolées dans une filiale »… Reste la question : qu’est-ce qu’une opération spéculative « utile » ? C’est une opération réalisée pour le profit d’un client, répond le gouvernement, soit en fait quasiment toutes les transactions.

     Avec des « ennemis » comme ceux-là, les banquiers ne vont pas faire des cauchemars.
  

Dassault ; drone européen : des millions pour Dassault !


 Le drone européen, le nEUROn, a volé cette semaine pour la deuxième fois. Ce projet a déjà coûté dans les 400 millions d’euros. Mais maintenant, il faut que les États européens passent des commandes ! C’est Dassault qui est à la tête du groupement d’industriels qui produira ce joujou meurtrier et très coûteux pour les contribuables.
     Dassault aurait de bonnes raisons de dire merci aux gouvernements.

vendredi 21 décembre 2012

Agenda Lutte Ouvrière


Samedi 12 janvier :


Journée de présence militante de Lutte Ouvrière dans Argenteuil
de 10 à 12 heures :
Au carrefour Babou, dans le centre
Au Val-Sud devant Simply
Dans le centre commercial de Joliot-Curie
de 15 à 17 heures 
Au carrefour Babou

Venez discuter avec les militants de Lutte Ouvrière


Vendredi 25 janvier :

Cercle Léon Trotsky

Il aura pour sujet :


La Turquie du kémalisme à l’islamisme et les perspectives de la classe ouvrière


vendredi 25 janvier 2013 - 20h30


Théâtre de la Mutualité
24, rue Saint-Victor Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité - ligne 10

Participation aux frais : 3 euros


Le dimanche 17 février : 


Cette année, c'est en journée

Apéritif à 12 heures

Meeting avec Nathalie ARTHAUD 

Repas à 13 heures 30

Animations, exposition, après-midi dansante

Grand banquet fraternel des amis de Lutte Ouvrière

D’Argenteuil et de la région

Il faut maintenant réserver vite : 13 euros pour les adultes et 6 pour les enfants

(chèques à l’ordre de Dominique Mariette)


       La preuve, c'est que ça se prépare....                Bon c'était en 2008

Municipales 2008 Argenteuil
15/02/08 - Banquet fraternel des amis de LO, salle Jean Vilar.(une photo d'Anthony Voisin)

Profits pas à surveiller : la hausse est garantie

Il y a un développement de la vidéo-surveillance urbaine. Argenteuil n'échappe pas au mouvement. Pourtant, les crédits gouvernementaux risquent de diminuer pour certaines communes. Conséquence : la part payée par les habitants risque d'augmenter, pour un service dont l'utilité est très contestée.
     Mais les entreprises du secteur se frottent les mains : un marché juteux et en plein développement !

Espagne : expulsions et suicides : banquiers assassins



Accablées par des dettes, menacées d’expulsions, deux personnes se sont encore suicidées cette semaine en Espagne. Depuis l’éclatement de la bulle immobilière et l’expulsion de plus de 350 000 propriétaires de leur logement qui n’arrivent plus à faire face à leurs échéances, l’Espagne connait une vague de suicides.

     Face à la colère et aux manifestations contre les saisies de logements, l’association espagnole des banques avait annoncé à la mi-novembre le gel des expulsions pour deux ans dans les cas les plus graves. Mais, en réalité, celles-ci continuent.
     La loi hypothécaire est telle qu’une banque peut exiger l’expulsion des parents qui s’étaient portés garants pour leurs enfants.

        Ce monde sous l’emprise des banquiers et des puissances financières est sans pitié.

MAP : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière du 21.12.12.


La « modernisation de l'action publique » : la politique d'austérité se poursuit

Pour financer ses cadeaux au patronat, le gouvernement cherche à réaliser 7 à 8 milliards d'économies sur le budget de l'État. Les mots « révision » ou « réforme » étant devenus synonymes d'attaques contre la population laborieuse, Ayrault parle plutôt d'une « modernisation de l'action publique », ensemble de mesures qui sont dans la droite ligne de ce que faisait son prédécesseur.
Le 18 décembre, Ayrault a réuni ses ministres pour leur demander de procéder à de nouvelles coupes dans les budgets. En premier lieu, chaque ministère va réduire un peu plus ses dépenses, notamment en diminuant le nombre de leurs fonctionnaires. Le gouvernement s'en prend aussi aux collectivités territoriales et aux administrations dépendant de l'État (CNRS, Météo France, etc.), dans lesquelles « il y aura des regroupements, des suppressions de postes, des mutualisations », prévient-il.
Le gouvernement envisage également de couper dans les budgets sociaux. Il va entre autres « évaluer » (traduisez par restreindre) les aides au logement, celles accordées aux familles, aux zones d'éducation prioritaires, à la formation professionnelle, etc. Toutes ces économies ont en commun qu'elles vont aggraver les conditions de vie de la partie la plus mal lotie de la population. La diminution des services publics va donc continuer à dégrader les conditions d'accueil des usagers, mais elle va en même temps accroître le chômage, en diminuant l'offre d'emplois.
Ainsi le gouvernement poursuit, en l'aggravant, la politique d'austérité de Sarkozy.

                                                                     Aline URBAIN

jeudi 20 décembre 2012

Algérie et la France : le passé ? Mais avant tout, les affaires !


Le VRP du patronat français en visite en Algérie

Hollande, en Algérie pour une visite de deux jours, ne voyage pas léger ! Pas moins de 200 personnes dans la délégation qui l’accompagne. Derrière les quelques artistes franco-algériens mis en avant, une quarantaine d’hommes d’affaires sont du voyage.
Hollande a déclaré, ne pas être venu « faire des excuses » pour les crimes commis par la France coloniale en Algérie, socialistes inclus, mais pour « travailler pour l’avenir ». C’est-à-dire pour que les Renault, Lafarge et autres Total puissent conclure des contrats juteux. Ce qui vaut bien quelques mots rapides de compassion sur les « souffrances infligées au peuple algérien »...
Mais quant aux espoirs de la population algérienne qui réclame notamment des conditions plus faciles pour se rendre en France, ils resteront lettre morte.

Josette Audin, dans un interview à l’Humanité : Hollande a fait " le minimum du minimum"

"La République française a commis des actes qui sont injustifiables, la torture, les exécutions sommaires, pendant la guerre d'Algérie. Je demande simplement la reconnaissance des faits", a-t-elle ajouté, regrettant que le discours de Hollande occulte quasiment la guerre. "C'est très bien de reconnaître les méfaits de la colonisation mais il ne faut pas oublier la guerre".

Galerie Algérie - Des suspects algériens sont arrêtés peu après l'explosion d'une bombe dans une rue de Constantine, le 24 août 1955, durant la guerre d'Algérie. Débutée en octobre 1954, la guerre d'Algérie s'est achevée quelques mois après la signature d
L'Algérie en guerre

PSA : un article dans l'hebdomadaire Lutte Ouvrière du 21.12.12.


PSA : la direction voudrait supprimer des milliers d'emplois supplémentaires

Lors de la réunion du CCE extraordinaire du 11 décembre, la direction de PSA a avoué que les suppressions d'emplois s'élèveraient non pas à 8 000, comme annoncé le 25 juillet dernier, mais à plus de 11 200.
     Jusque-là elle avait donc menti, en ne comptant pas dans les suppressions d'emplois les départs volontaires ni les départs naturels (démissions, retraites...) qu'elle n'entend pas remplacer. C'est donc plus de 3 200 emplois supplémentaires qu'elle voudrait faire disparaître.
     Fin mai 2012, il y avait plus de 67 000 salariés PSA dans la branche automobile en France. La direction voudrait faire tomber ce nombre à moins de 56 000 en juillet 2014. Pour rappel, en 2004, il y avait 87 000 salariés. Une perte sèche de 31 000 emplois en dix ans, ce qui représenterait l'équivalant d'une usine comme Aulnay par an ! Dans le même temps, les ventes ont été en constante augmentation, pour atteindre des records en 2010 et 2011. Il est évident pour tous que PSA et ses actionnaires, famille Peugeot en tête, licencient dans le seul but d'augmenter leurs profits, en accroissant l'exploitation dans les autres usines de montage. Il n'y a que le gouvernement, toujours complaisant vis-à-vis des patrons, pour essayer de faire croire que le groupe est en difficulté et que cela justifierait de jeter à la rue des milliers de travailleurs. Et depuis cette annonce, côté gouvernement, c'est le silence, un silence complice.
      Cette nouvelle annonce a suscité l'écœurement chez les salariés et renforce la méfiance envers une direction qui pratique ouvertement la politique du mensonge.
     Mercredi 12 décembre avait lieu une nouvelle réunion de négociation sur le plan de licenciements, au Pôle tertiaire à Poissy. Le SIA et la CGT ont appelé en commun les travailleurs d'Aulnay à se mobiliser. Ils étaient plus de 300 à s'y rendre en manifestation en RER, en distribuant des tracts. D'autres travailleurs, restés à l'usine, faisaient grève pour marquer leur mécontentement.
     Devant le Pôle tertiaire, les représentants SIA et CGT ont pris la parole. Ce qui s'exprimait chez les présents, c'était le ras-le-bol d'une direction qui refuse de discuter la moindre des revendications des salariés.
     Concernant les anciens, la direction refuse de discuter d'une préretraite à 55 ans et ne propose qu'un départ anticipé de vingt-quatre ou trente mois, qui va laisser sur le carreau des centaines de travailleurs dont les carrières sont incomplètes. En fait, la direction s'apprête à faire licencier massivement des vieux travailleurs. Elle refuse aussi de discuter d'un CDI acceptable pour chacun des salariés. Pour se débarrasser des salariés qui ne peuvent pas choisir la mutation interne au groupe, elle en est à proposer un congé reclassement de dix-huit mois, sans aucune obligation de résultat.
      Le soir même, la direction de PSA, prétextant des incidents à Poissy, ajournait la réunion et portait plainte contre X. C'est classique de la part d'une direction qui tient absolument à ne rien céder et à obtenir un plan de licenciements au rabais. Mais, tout le démontre, les seuls casseurs, ce sont les patrons qui licencient à tour de bras. Et dans ce domaine la famille Peugeot est en tête du peloton.
     Alors oui, il n'est pas question pour les travailleurs de se laisser impressionner et de laisser PSA organiser une casse sociale de grande ampleur. Tous les participants à cette manifestation étaient contents et se sont donné rendez-vous pour de prochaines actions.
Correspondant LO