mercredi 4 juillet 2012

Ayrault-discours de politique générale : un communiqué de Nathalie Arthaud


Le discours de politique générale de Ayrault : beaucoup de bruit pour rien 

Ceux qui attendaient des surprises en ont été pour leur argent. Oh, le Premier ministre n’a pas été avare de formules lyriques et de paroles creuses, du « changement dans la durée » à l’« économie verte », en passant par « la société sobre et efficace »…
     Pour le reste, cette déclaration ne contenait rien de nouveau. Après une leçon de morale contre les paradis fiscaux et autres niches fiscales, Ayrault a précisé à l’intention des patrons et des privilégiés qu’ils ne seront pas inquiétés : « Je ne suis pas l’ennemi de l’argent » et « j’estime les chefs d’entreprise et je les connais bien » ! S’il y a une réforme bancaire, elle sera négociée avec les banquiers eux-mêmes de façon à ce qu’elle soit indolore – la spéculation et ses ravages ont de beaux jours devant eux !
     Quant aux classes populaires, elles ont surtout eu droit à des mots creux.
     Alors qu’il y a mille chômeurs de plus chaque jour depuis des mois, alors qu’une avalanche de licenciements sont programmés dans l’automobile, la distribution et le secteur aérien pour ne citer qu’eux, le gouvernement n’y oppose que des phrases ronflantes sur le redressement productif. Et si Ayrault fait preuve de compassion à l’égard des chômeurs, il se garde de tout engagement.
      Rien n’a été promis pour augmenter les salaires et enrayer la baisse du pouvoir d’achat. Quant aux effectifs et aux salaires des fonctionnaires, ils seront gelés. Le monde du travail devra se contenter d’une « conférence sociale », dont il ne sortira rien.
     Et comme le gouvernement s’engage à réduire les déficits publics sans prendre chez les privilégiés plus de quelques miettes, les travailleurs savent que c’est dans leurs poches qu’on viendra chercher l’essentiel, la seule nouveauté étant que ce racket… viendra du PS et non plus de l’UMP.
     Au moins les choses sont-elles claires : face aux ravages du capitalisme, face à la guerre incessante que lui mène le patronat, le monde du travail sait qu’il aura dans le gouvernement non un allié, mais un adversaire. Et que nous ne pourrons compter que sur nos propres luttes pour rendre enfin les coups.
Nathalie Arthaud


Hôpital d'Argenteuil : risques pesant sur la pérennité du service de radiothérapie (suite)

Extrait de l'information transmise par le Comité de Défense de l'Hôpital d'Argenteuil :

« …DERNIÈRE MINUTE : UNE DÉCISION SCANDALEUSE
Le centre de radiothérapie privé de Sarcelles a déposé un recours devant le tribunal administratif contre l'autorisation du service de radiothérapie d'Argenteuil. Les juges, utilisant des arguties scandaleuses, a répondu favorablement à ce recours en ordonnant la fermeture du service d'Argenteuil en février 2013.
     Il est vraiment inconcevable que des magistrats décident ainsi de rayer d'un trait de plume un service médical d'excellence répondant aux besoins d'un bassin de population  de plus de 300000 habitants. Qui plus est le seul service public de radiothérapie du département ayant été équipé récemment d'appareils de pointe  ayant coûté 4 millions d'euros aux contribuables. Et cela pour servir les seuls appétits financiers de médecins plus préoccupés de gagner de l'argent sur la maladie des patients que soucieux de leur permettre d'être soignés dans les meilleures conditions de proximité et de confort qui jouent un rôle non négligeable dans leur guérison.
     Bien évidemment, l'hôpital va faire appel de cette décision. Notre Comité de Défense s'adresse au Président de la République et à la Ministre de la santé qui se sont engagés à défendre l'hôpital public devant les électeurs.
     Nous nous adressons également à Mr Doucet, Président du Conseil de Surveillance, Maire d'Argenteuil et désormais Député.
     Si ces démarches  ne suffisaient pas, il nous faudra dès la rentrée nous mobiliser à nouveau pour garder ce service indispensable à la population. »


Garges-les-Gonesse : les moyens existent pour une bonne école pour tous

L'école élémentaire Romain Rolland de Garges-les-Gonesse truste tous les labels et toutes les difficultés : zone d'éducation prioritaire, zone de prévention violence, dispositif pour l'ambition et la réussite, pour un quartier très populaire.
     La suppression de classe combattue entraînerait une hausse importante du nombre d'élèves par classes. Les parents d'élèves disent non. Et ils ont bien raison.

Argenteuil-hôpital :l'avenir de la radiothérapie à nouveau remis en question ?

Un jugement de tribunal administratif remettrait en question l'avenir de la radiothérapie de l'hôpital d'Argenteuil.
     (affaire à suivre)

mardi 3 juillet 2012

CPAM-Val d'Oise : complètement malade

Les dirigeants de l'Assurance maladie continuent leur jeu de chamboule-tout dans le Val d'Oise. Ils viennent de fermer définitivement trois nouveaux accueils, à Sannois, Persan et Eaubonne. Les assurés n'auront plus que des rendez- vous ponctuels dans des locaux prêtés par les communes.
     Pour la direction, il faut adapter les moyens au budget de la CPAM. Et si l'on faisait le contraire : adapter le budget à ce qui est nécessaire !
     A Argenteuil, Sarcelles, Eaubonne, Sannois, Persan, il faut revenir en arrière.

HLM : « l’arbre qui cache la forêt » ou quand les requins passent à l’attaque


Les propriétaires privés de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) ont porté plainte à Bruxelles contre la gestion « déloyale » des organismes HLM : 380 000 logements sociaux seraient occupés par des foyers gagnant plus de 4 000 euros par mois. Certes, des scandales au sujet de familles bien nantis ou de personnalités politiques occupant des HLM défraient régulièrement la chronique. Mais ces propriétaires privés veulent surtout récupérer des clients et pour cela faire pression sur le gouvernement qui s’apprête à publier un décret sur l’encadrement des loyers.
     Le problème de fond demeure : l’État ne fait pas construire assez de logements sociaux alors que plus d’un million de personnes sont sur liste d’attente et que 3 millions de personnes sont mal logées.
      Et le reste des logements est régi par la loi du marché, autrement dit par les requins de l’immobilier.

RATP-Nanterre : extrait du bulletin Lutte Ouvrière du 2.06.12.


C’EST VRAIMENT LE DÉSERT
Avec les premières chaleurs et la désertification des PCL, les problèmes commencent: personne pour mettre la clim en route et pas de bouteilles d’eau en terminus.
     Si ça continue ça va finir par chauffer vraiment.

MINIBUS, GROSSE CHALEUR
Jeudi dernier, alors que la température était élevée, on roulait avec trois minibus avec la climatisation en panne.
     Si la direction ne fait pas d’effort pour entretenir les climatisations, nous on ne va pas en faire trop non plus.

lundi 2 juillet 2012

PSA-Aulnay : Editorial des bulletins Lutte Ouvrière le 2.07.12.


Nous sommes tous des travailleurs de PSA Aulnay

Personne parmi les travailleurs de l’usine PSA d’Aulnay ne peut se faire d’illusions. Si la direction du trust a convoqué deux réunions exceptionnelles du comité central d’entreprise, les 12 et 25 juillet, c’est pour annoncer la fermeture prochaine de l’usine.
La richissime famille Peugeot comme la direction savent parfaitement que la suppression de 3 600 emplois dans cette usine, à laquelle il faut ajouter la disparition d’une dizaine de milliers d’autres chez les sous-traitants, aura des conséquences catastrophiques dans ce département de Seine-Saint-Denis, où le chômage est déjà élevé et où la pauvreté grandit, où les quartiers populaires se transforment en ghettos, où les jeunes sont sans espoir de trouver un emploi digne de ce nom.
     « C’est la crise, les voitures se vendent plus mal », affirme la direction de PSA. Mais, comme l’ont montré des documents rendus publics il y a un an par la CGT, le projet de fermer l’usine d’Aulnay a été conçu il y a plus de trois ans. À une époque où les voitures se vendaient d’autant mieux que les constructeurs bénéficiaient de ce cadeau qu’était la « prime à la casse ». Grâce en plus à un cadeau de 3 milliards de l’État, les affaires de PSA allaient tellement bien que le groupe continuait à s’enrichir malgré la crise. Il avait tout de même commencé à se débarrasser en douce de travailleurs, aggravant les cadences pour ceux qui restaient.
     Cela est d’autant plus révoltant que les propriétaires multimilliardaires du trust privent les travailleurs qui les ont enrichis de leur emploi et de leur salaire, les seules choses qui leur permettent de vivre. C’est du banditisme de grand chemin !
     Depuis un an que son plan a été dévoilé, la direction n’a cessé de prétendre que le « projet de fermeture » n’est pas d’actualité. Voilà qu’il l’est devenu d’un seul coup, avec une annonce juste à la veille des départs en congés !
     Entre la conception du projet et sa réalisation, le président de la République a changé, le gouvernement aussi. Les travailleurs de l’entreprise avaient constaté qu’ils n’avaient rien à attendre du gouvernement précédent. Ils sont en train de vérifier qu’ils n’ont rien à attendre du gouvernement actuel non plus. Le ministre du Redressement productif, Montebourg, a froncé les sourcils pour demander au PDG Varin que « la direction fasse connaître ses intentions au plus vite (…) » – comme s’il ne le savait pas ! – « et d’engager sans délai le dialogue social et d’en faire une arme collective pour affronter vos éventuelles difficultés dans le respect de vos salariés » !!! Varin comme la famille Peugeot doivent trembler de peur devant cette admonestation !
     L’ancien Premier ministre Jospin s’était défaussé devant la fermeture de l’usine Renault à Vilvorde, en Belgique, en affirmant que « l’État ne peut pas tout ». Montebourg fait la démonstration que l’État ne peut rien parce qu’il ne veut rien faire. Il est là pour servir les intérêts des grandes entreprises, et pas du tout pour protéger les travailleurs du chômage.
     À l’intérieur même du trust, l’usine d’Aulnay est la première sur la liste mais celles de Sevelnord à Hordain, Madrid et peut-être Rennes, sont immédiatement derrière. Et quelle autre par la suite ? Et la production enlevée aux travailleurs d’Aulnay, la direction la fera faire par ceux des autres usines, avec ce que cela implique de cadence et de fatigue.
     Le groupe Peugeot-Citroën, un des plus puissants de ce pays, à la tête d’énormes liquidités, est directement responsable de la spéculation, de la crise financière et de la stagnation de la production qui en découle. Mais c’est à ses travailleurs qu’il veut en faire payer le prix.
     Les travailleurs de l’usine n’entendent pas le laisser faire. La solution est simple à l’intérieur même du groupe : répartir le travail entre tous sans baisser les salaires.           C’est la seule façon de sauver tous les emplois et en même temps d’alléger la charge de travail pour tous sans perte de pouvoir d’achat pour personne.
L’entreprise a de l’argent pour financer tout cela. Même si elle ne l’avait pas, ce serait justice de prendre sur les revenus et sur la fortune des actionnaires et de la famille Peugeot. Cette justice, il faudra l’imposer.
     Les plans de licenciements s’annoncent en rafales partout dans le pays. Nous sommes tous des licenciés en puissance dans cette économie capitaliste absurde où une minorité s’enrichit et augmente ses revenus malgré la crise, pendant qu’on écrase les conditions d’existence de ceux qui travaillent et qui créent les richesses. L’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire constituent des objectifs vitaux à imposer par la lutte collective. Il y va de notre peau.