jeudi 26 avril 2012

Bisbilles à l’UMP argenteuillaise à propos du manque d’énergie


Rien ne va plus à l’intérieur de l’UMP d’Argenteuil. Selon le Parisien, un de ses militants dénonce le manque d’investissement en particulier de G. Mothron qui expliquerait la faiblesse locale des résultats du désormais enthousiaste du FN. Toujours selon le quotidien, G.M. se défend de la façon suivante : « le score de Nicolas Sarkozy est, de mémoire, sensiblement le même qu’en 2007 ».
     De mémoire ? C’est si fatigant de chercher !  Allez, un petit peu de courage, M. l’encore député, on ouvre avec courage son ordinateur, on tape avec courage, et l’on obtient au terme d’un effort louable le résultat recherché.

1ER MAI : face à la crise, vive la solidarité internationale des travailleurs !


Le 1er mai les syndicats CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA appellent à manifester.
Ce qui marque la période, en France comme dans tous les autres pays en Europe et au-delà, ce sont les attaques en tout genre que subissent les travailleurs et les classes populaires, pour permettre aux capitalistes de la finance, de l'industrie, des services et du commerce de traverser la crise de leur système sans dommage pour eux, et même de parvenir à s'enrichir grâce aux sacrifices imposés à ceux qu'ils exploitent et à toute la société.
     Le 1er mai doit revenir au sens qu'il avait pour le mouvement ouvrier combattant : l'occasion d'affirmer son aspiration à une autre société et l'unité de son combat à l'échelle internationale dans la défense de ses intérêts communs.
Cela est d'autant plus vital aujourd'hui que la faillite du système capitaliste est patente. Face au programme commun de sauvegarde des intérêts du capital que défendent tous les gouvernements, il est urgent que la classe ouvrière s'affirme, ouvre des perspectives pour ses prochaines luttes, mettant en avant un programme de défense du monde du travail pour arrêter la plongée vers la misère et la catastrophe sociale.
     Face à la crise, il faut imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous les bras disponibles sans perte de salaire ; l'embauche massive dans les services publics utiles à la population ; l'augmentation de tous les salaires et pensions, avec un minimum de 1 700 euros net pour chacun et leur indexation sur la hausse réelle des prix au travers de l'échelle mobile. Et il faudra aussi imposer le contrôle des travailleurs et de la population sur les comptes ouverts et cachés des grandes entreprises, pour empêcher les capitalistes d'imposer leur dictature sur toute la société.
     Halte à l'austérité et aux attaques contre le monde du travail !
     Contre le capitalisme, vive la lutte et l'union internationale des travailleurs !
     Manifestons le 1er mai !

À Paris, départ à 15 h de la place Denfert-Rochereau.

Sarkozy-Le Pen : en commun l’air nauséabond respiré


Sarkozy vient d’affirmer qu’en cas de victoire, il n’y aurait pas d’accord avec le Front National et qu’il ne prendra aucun ministre de ce parti. Le FN n’a pas eu besoin d’être au gouvernement pour qu’on prenne des mesures contre les immigrés, contre les travailleurs en alimentant ainsi les pires préjugés racistes et xénophobes.
     Sarkozy n’a pas besoin de « se boucher le nez » parce que ça fait longtemps qu’il se complait dans cette atmosphère pestilentielle.

mercredi 25 avril 2012

1er Mai : un jour de lutte des travailleurs du monde : un peu d'histoire


Le 1er mai trouve son origine en 1884, quand les principaux syndicats ouvriers des Etats-Unis,  décidèrent de manifester pour réduire la journée de travail à 8 heures.
Le  1er mai 1886, la pression syndicale permit ainsi  à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’avaient pas accepté cette revendication, entamèrent une grève générale. Ils étaient environ 340 000 dans tout le pays.
     Le 3 mai, trois grévistes de la société McCormick Harvester meurent assassinés lors d’une manifestation à Chicago.
     Le lendemain a lieu une marche de protestation. Dans la soirée, tandis que la manifestation se dispersait, 200 manifestants firent face aux policiers. C’est alors qu'une bombe explosa devant les forces de l’ordre, tuant un policier.
Sept autres policiers furent tués dans la bagarre qui s’ensuivit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes furent condamnés à mort. Quatre furent pendus le vendredi 11 novembre 1887 malgré l’inexistence de preuves. Trois autres furent condamnés à perpétuité. En 1893, la révision du procès reconnaissait l'innocence des huit inculpés ainsi que la machination policière et judiciaire. 
     Après ce drame, le 1er mai 1891, pour la deuxième fois, les organisations ouvrières du monde entier se préparèrent à agir par différents moyens dont la grève pour l'obtention de la journée de 8 heures, alors que la journée de travail de 10 à 12 heures était alors courante. A Fourmies, petite ville textile du nord de la France, tout juste sortie d'une longue grève, le patronat avait menacé de licenciement les ouvriers qui arrêteraient le travail, et obtenu du préfet qu'il mobilise un important dispositif militaire de maintien de l'ordre.
     En fin de journée, les soldats tirèrent sur quelques centaines de manifestants qui tentaient d'obtenir la libération de grévistes interpellés dans la matinée et emprisonnés dans la mairie.
     Les affrontements se soldèrent par neuf morts, dont quatre jeunes femmes et un enfant.
     Dans cette histoire du 1er Mai, on est loin de la « fête du travail », revendiquée par tous les ennemis des travailleurs, d’hier et d’aujourd’hui.


Grève : elle est l'arme des travailleurs


Des femmes de ménage de deux hôtels Campanile et Première Classe au pont de Suresnes ont fait céder leur patron, au bout de 28 jours de grève. Le richissime groupe Louvre Hôtels avait sous-traité le ménage dans ses hôtels, et les sociétés sous-traitantes imposaient des conditions de travail infernales.
     Leur grève leur a permis d’obtenir une baisse des cadences, des améliorations de leurs temps partiels et des augmentations des primes. Bien qu’étant précaires, embauchées par un sous-traitant, à temps partiel, elles ont su montrer leur détermination.

Cirque : celui de la friche Barbusse est parti, l'électoral demeure


Sarkozy à la chasse aux voix de l’extrême droite qui vitupère contre les immigrés ; Hollande à la chasse aux voix de tous bords qui donne une main à droite, une main à gauche ; Mélenchon qui vise le plus de sièges aux législatives et fait du pied à Hollande : tous sont préoccupés par leurs marchandages électoraux. Mais pas un mot sur l’emploi, les salaires. Le cirque électoral continue. Les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs luttes, sur un tout autre terrain que ce terrain électoral bourbeux.

mardi 24 avril 2012

1er Mai : sous le capitalisme, on ne fête pas le travail, on combat l’exploitation !


Voila que Sarkozy a décidé de manifester le Premier mai pour le « vrai travail ». Le «vrai travail » pour lui, c’est celui que donne, ou ne donne pas, ses amis, les « vrais » patrons comme il les aime, les Bolloré, Pinault, Bouygues...
Pour son rassemblement, il a choisi le Trocadéro, dans le 16ème arrondissement de Paris.
C’est vrai qu’il y a de nombreux travailleurs dans le 16ème, dans les loges et les chambres de bonne, quand ils logent sur place. Ills sont portugais, espagnols, africains, ils font le ménage chez les riches... et ils ne doivent certainement  pas porter Sarkozy et les siens dans leur cœur !


Editorial des bulletins d'entreprise LUTTE OUVRIERE du lundi 23.04.12.


Le rapport de force avec le patronat dépend de nos luttes, pas des urnes

Hollande et Sarkozy restent seuls en lice pour le deuxième tour, avec Hollande donné gagnant.
« Étendre le rassemblement à tous les républicains qui ne veulent plus de Nicolas Sarkozy », affirme l’état-major de Hollande, en visant l’électorat centriste. L’opération de séduction est facilitée par Mélenchon qui insiste, de son côté, sur le fait qu’il ne demandera « rien en échange » pour son soutien à Hollande. Histoire de rassurer l’électorat centriste sur le fait qu’il ne fallait pas prendre au sérieux ses envolées contre la finance ou la demande d’augmentation des salaires et d’un smic à 1700 euros. Non, Mélenchon ne demande rien à Hollande, pas plus que le PCF qui est derrière lui !
Si Hollande est élu, nombre de travailleurs ressentiront un soulagement de voir Sarkozy débarrasser le plancher.
Mais les plans de licenciements reprendront de plus belle, le patronat et les banquiers redoubleront d’efforts pour prélever sur les exploités les profits que le marché n’est plus capable de leur donner. Et Hollande, pas plus que Sarkozy, ne protégera les travailleurs contre l’offensive patronale. Les marchés financiers invoqueront la dette pour exiger des mesures d’austérité supplémentaires.
Le résultat de Marine Le Pen indique un renforcement de l’extrême droite dans l’opinion publique. C’est une menace pour les travailleurs. À commencer parce qu’elle véhicule des idées réactionnaires aux antipodes des intérêts politiques du monde du travail. Car Marine Le Pen prêche, comme Sarkozy, comme les autres, mais avec plus de virulence, qu’il faut se serrer les coudes « entre Français », en mettant dans le même sac les travailleurs et les milliardaires, les exploités et leurs exploiteurs.
La seule perspective pour les travailleurs est, au contraire, d’opposer aux patrons capitalistes de toutes nationalités les travailleurs de toutes origines sur la base de leurs revendications de classe. Se laisser diviser en fonction de ses origines serait un piège mortel pour le monde du travail.
Le renforcement de l’extrême droite est un renforcement du camp patronal. Aujourd’hui, sur le plan des seules idées. Mais qui oserait parier que cela ne se traduira pas, tôt ou tard, par des agressions contre des travailleurs pas d’accord ?
L’élection de Hollande ne protégera en rien les travailleurs contre cette menace. Car plus sera grand le mécontentement provoqué par les mesures d’austérité que Hollande sera amené à prendre sous la pression des milieux financiers, plus cela renforcera l’extrême droite.
Seul le renforcement des forces qui se situent sur le terrain des intérêts politiques de la classe ouvrière peut constituer un contrepoids au renforcement de l’extrême droite et l’empêcher de s’arroger le monopole de l’opposition à Hollande.
Pour ce qui concerne notre candidate Nathalie Arthaud, les 200 000 votes qu’elle a obtenus pèsent bien peu dans les urnes. Mais, lors des luttes futures, ceux qui auront voté pour elle seront des relais irremplaçables. Car, en votant pour Nathalie Arthaud, ils se sont prononcés pour que l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire ainsi que l’augmentation des salaires et des retraites et leur indexation sur les hausses de prix, soient mises en tête des revendications des futures luttes ouvrières. Ils ont affirmé leur conviction qu’il ne faut pas laisser à la classe capitaliste la direction sans contrôle des entreprises et des banques parce que l’usage qu’elle fait de son pouvoir dictatorial va à l’encontre des intérêts de la société. Ils ont contribué à montrer que le courant communiste est toujours présent.                                                                                           ./…
Pour le second tour, Lutte Ouvrière ne donne pas de consigne de vote.
Aucun travailleur conscient ne peut évidemment voter pour Nicolas Sarkozy. Certains de nos électeurs, confrontés au choix pipé entre un ennemi ouvert des travailleurs et un faux ami, s’abstiendront ou voteront blanc.
D’autres, pour se débarrasser de Sarkozy, voteront pour François Hollande.
Quel qu’ait été leur choix personnel, nous appelons les travailleurs, les victimes de la crise à se retrouver tous ensemble dans les luttes contre le grand patronat, les banquiers et le gouvernement.
Nous ne pourrons compter sur personne pour nous défendre, ni sur le président de la République, ni sur le gouvernement. Mais nous avons la force de nous défendre nous-mêmes, car c’est nous qui faisons tourner l’économie. Si nous avons une claire conscience de nos intérêts matériels et politiques et si nous sommes décidés à les imposer, notre force est irrésistible !