vendredi 27 janvier 2012

PSA Peugeot Citroën - Aulnay (Seine-Saint-Denis) : pas question de se laisser faire

En décembre, PSA qui fait des bénéfices, annonçait la suppression de 6 800 emplois en Europe, dont 1 900 en France. À l’usine PSA d’Aulnay, ce sont 196 postes que la direction voudrait supprimer. Plus de 350 travailleurs de l’équipe du matin ont débrayé pendant une heure et demie le 17 janvier, paralysant la production. Après les prises de parole, ils ont traversé l’usine en manifestation.
     La direction, dans son plan de fermeture de l’usine en 2014, a prévu de passer l’usine de deux équipes à une seule. Pour s’y préparer, elle veut réduire au maximum le nombre de travailleurs en CDI, qui est encore de 3 100.
     L’objectif du débrayage était de montrer que les salariés ne se laisseraient pas faire. Quant à la suite, les travailleurs discutent de la meilleure manière de continuer à faire pression sur PSA pour obtenir la garantie du maintien de tous les emplois sur l’usine.

Hollande-Juppé : un communiqué de Nathalie Arthaud

Hollande : rien à dire aux travailleurs
En deux heures d’émission hier soir, François Hollande aura réussi à ne pas prononcer une seule fois les mots « salaires », « pouvoir d’achat » et « licenciements ». Hollande veut se montrer un gestionnaire rigoureux du capitalisme, et à ce titre il n’a rien à dire aux travailleurs, ni ce n’est pour leur promettre des sacrifices et en appeler à leur sens de la solidarité.
      Pour tenter de se différencier un peu de Sarkozy, Hollande parle d’augmenter un petit peu les impôts des plus riches. Rien qui puisse leur faire bien mal : le taux qu’il propose est encore inférieur à ce qu’il était… sous Raffarin en 2005 !
     Même les quelques mesures qui ne sont pas directement défavorables à la population sont assorties de contreparties brutales : telles les embauches promises dans l’éducation, dont Hollande annonce qu’elles seront financées par le gel total des embauches dans toutes les autres administrations… hormis la police. Quant à l’instauration du service minimum dans les transports, cette mesure anti-ouvrière de l’ère Sarkozy, Hollande l’affirme tranquillement : il la maintiendra !
     Sarkozy est l’ennemi déclaré du monde du travail, mais cela ne fait décidément pas de Hollande l’ami des travailleurs.
                                                                            Nathalie Arthaud, le 27.1.12.

jeudi 26 janvier 2012

Suppressions de postes à l'Education : une déclinaison locale catastrophique

Les dotations en heures-professeurs arrivent dans les établissements du second degré. Elles sont en chute libre. Au-delà des suppressions de postes que cela risque d’entraîner, ces diminutions auront des conséquences catastrophiques au niveau des effectifs par classe et de la suppression de ce qui reste des dédoublements de classe pour certains enseignements.
      Le refus est maintenant la voie à suivre. Pour commencer, tous en grève le mardi 31 janvier.

Emploi : le soufflé Hollande est déjà retombé

Hollande vient de le confirmer : son programme présidentiel est en retrait sur celui du Parti socialiste, qui n’était déjà pas très en faveur du monde du travail.
     Pour lutter contre le chômage, la mesure phare de ce parti n’était pas d’empêcher les patrons de licencier, mais de financer 300 000 contrats « d’avenir » pour faire patienter les jeunes qui ne trouvent pas d’emploi. Hollande a retoqué ce chiffre en le diminuant de moitié. Et cela alors qu’officiellement 25 % des moins de 25 ans sont au chômage…

Mort d’Ali Ziri : seule la connaissance de la vérité devrait importer

Depuis quelques jours, des syndicats de policiers contestent la plaque apposée à Argenteuil à la mémoire de cet ouvrier de 69 ans mort, en juin 2009, selon l’inscription de la plaque, « suite à son interpellation par la police nationale ».    
     Ces syndicats évoquent le caractère « diffamatoire » du texte et la « présomption d’innocence » des policiers.
      Les faits se sont passés il y a plus de deux ans et demi. Les policiers concernés ont-ils été entendus ? Le parquet de Pontoise n’a-t-il pas demandé qu’un non-lieu soit prononcé dans cette affaire ?
      Lorsque la presse évoquait il y a quelques jours, le geste de policiers aidant au bord de la Seine à la survie d’un suicidé, chacun ne pouvait qu’applaudir.
      En retour, les Argenteuillais ont-ils entendu les mêmes syndicats de policiers exiger que toute la lumière soit faite sur la mort d’Ali Ziri et que les policiers concernés devaient être entendus ?
     La famille d’Ali Ziri et ses proches n’ont pas eu droit jusqu’à présent à la vérité.
     Ali Ziri n’a pas bénéficié de « présomption de mort ». Il est bel et bien mort dans les heures qui ont suivi son interpellation.
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mercredi 25 janvier 2012

Conseil Général du 95 : non à la subvention à une entreprise privée : un communiqué de Lutte Ouvrière-95

Communiqué

La presse nous apprend que l’entreprise Givaudan va bénéficier d’une subvention de 173 662 euros du Conseil Général du 95, soit 25 % d’un projet de recherche concernant un parfum de luxe sans alcool.
     Givaudan est une multinationale de la chimie et du parfum. Elle réalise des profits exceptionnels qui se comptent, selon la présentation des comptes, en centaines de millions d’euros, voire en milliards.
     Cette subvention n’a donc même pas l’excuse d’une entreprise en difficulté. Elle a uniquement le prétexte de la localisation de son centre de recherche parfum dans le département. Pour les actionnaires de cette entreprise, quelle aubaine !
      Mais comment croire ensuite aux larmes de crocodiles des dirigeants du Conseil Général s’apitoyant sur leurs difficultés financières ? Comment interpréter la perte de près de 500 000 euros du subventionnnement du Conseil Général du 95 au titre de la « Politique de la Ville » pour la commune d’Argenteuil ?
     Lutte-Ouvrière Val d’Oise dénonce cette subvention. Que les fonds publics aillent au service public. Les investissements privés sont l’affaire des actionnaires.
     Nous demandons, puisqu’il y a de l’argent, que le Conseil Général revienne sur l’abandon des subventions sus mentionnées, et que dans un premier temps, de toute urgence, il abonde les subventions qui sont nécessaires au fonctionnement et à la survie des associations du Val-Nord et du Val Sud d’Argenteuil : Maison pour tous, Conjugue, et Atelier des Courlis.

                                                           Le 25.1.12.                                                  
                                                                                        Lutte Ouvrière 95

Très bientôt...

mardi 24 janvier 2012

Rased : défense de l’aide aux élèves !


Dans la Sarthe, l’inspection académique prévoit que les titulaires dits « remédiation pédagogique » des réseaux d’aide aux élèves dans le premier degré (Rased) réintègrent à la rentrée prochaine des classes la moitié de leur temps. On peut imaginer qu’en 2013, ce sera au ¾, puis en 2014 tout le temps.
     Elle appelle ces nouveaux enseignants des « peme ». Que les personnels soient comme les élèves à la peine c’est sûr, mais pas question qu’on les prenne pour des nouilles.