vendredi 4 novembre 2011

Claude Guéant joue avec le feu des préjugés réactionnaires

Jamais à court d’un clin d’œil du côté droit, le ministre de l’Intérieur Guéant a cru bon de décerner l’absolution aux intégristes chrétiens en affirmant qu’à la différence des islamistes, ils « protestent, ils expriment aussi des opinions, ils ne brûlent pas. » Cela à propos des manifestations de certains d’entre eux contre une pièce jouée au Théâtre de la Ville.
     Point n’est pourtant besoin de remonter à la Sainte Inquisition et à Giordano Bruno pour trouver des chrétiens prompts à jouer avec les allumettes. Qu’on se rappelle, par exemple, l’incendie du cinéma le Saint-Michel, dans les années 1980, qui avait fait un mort.
     Mais si Paris valait bien une messe (à propos de la conversion intéressée d’Henri IV), les prochaines élections, pour Guéant, valent bien une petite amnésie  religieuse et xénophobe.

jeudi 3 novembre 2011

À propos de Charlie...

Ces derniers jours, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a été victime d’une double attaque : l’une qui a visé son site internet, l’autre qui a incendié la façade de ses locaux. Il ne fait guère de doute que ces attaques soit provoquée par la teneur du numéro que le journal s’apprêtait à sortir, consacrée à la dénonciation de la montée de l’islamisme en Libye et en Tunisie.
   On peut aimer ou pas l’humour et les choix de cet hebdo, ne pas être politiquement d’accord avec ce qu’on y lit, et ce que l’on y voit mais cela vaut cent fois mieux que le silence auquel les intégristes certainement derrière ces attaque voudraient réduire la population, ici, mais aussi dans les pays qu’ils contrôlent, ou qu’ils visent à contrôler.


La Grèce et le duo Serkozy-Merkel : un communiqué de Nathalie Arthaud

Des brigands au service des banquiers

Le duo Sarkozy-Merkel, les chefs de file des deux petites puissances impérialistes qui dirigent la zone euro, a convoqué le Premier ministre grec Papandréou à la veille du sommet du G20. Il lui est reproché d’avoir simplement envisagé un référendum au sujet de l’accord concocté la semaine dernière à Bruxelles, qui impose au peuple grec des mesures d’austérité supplémentaires.
     Le but de cette séance de dressage était de rappeler au chef d’un Etat prétendument indépendant que son devoir était d’exécuter sans rechigner, et même sans avoir l’air de rechigner, les ordres des puissances impérialistes d’Europe qui, dans cette affaire, se sont fait les exécuteurs de la volonté des banques et des groupes financiers.
     Les remontrances ont l’air d’avoir porté leurs fruits puisque Papandréou a accepté de poser, dans son référendum, une question pipée : « Voulez-vous rester ou non dans la zone euro ? ».
     Il n’était évidemment pas question pour Sarkozy et Merkel, pas plus pour Papandréou lui-même, de poser la seule question concrète au peuple grec : « Voulez-vous tous, ouvriers, employés, chômeurs, retraités, payer les intérêts usuraires aux banques pour des prêts dont vous n’avez pas vu la couleur ? ».
     Quelle que soit la réaction de l’électorat grec face à un référendum pipé, la solidarité des travailleurs doit aller aux exploités de la Grèce, victimes comme tous les exploités d’Europe des groupes capitalistes, de leurs spéculations et de la servilité de leurs dirigeants.

                                                Nathalie Arthaud, le 3.11.11.

PS : créer des emplois... en en supprimant ailleurs

François Hollande a promis de restaurer s'il est élu les 60 000 postes supprimés depuis 2007 à l'Education nationale.
     Michel Sapin, qui passe pour être le second de Hollande, vient de préciser que ce nombre d'emplois nouveaux se ferait à nombre de fonctionnaires constant. Cela revient à dire que Sarkozy a eu raison de supprimer 60 000 postes, mais n'aurait pas supprimé ceux qu'il fallait. Un poste rétabli dans l'Education nationale, ce sera donc un poste enlevé ailleurs dans la fonction publique ?

mercredi 2 novembre 2011

Sagem : tribune des élus de Lutte Ouvrière, prévue pour le prochain magazine Mag municipal de novembre

SAGEM-Argenteuil : des salariés inquiets mais déterminés

Les salariés de la Sagem, entreprise du groupe Safran,  sont inquiets pour leur avenir. Ils craignent le démantèlement des productions effectuées à Argenteuil entre celles considérées comme profitables par les dirigeants du groupe, et d’autres qui le seraient moins. Les premières intéressent particulièrement Dassault, le principal actionnaire de Thalès. Et comme Dassault a un ami très cher à l’Elysée, les salariés de la Sagem craignent que l’opération soit conclue avant les élections présidentielles.
            Le projet est d’une totale opacité… pour les travailleurs ! Ils ont portant le droit de savoir. Voilà pourquoi il faut la levée du secret des affaires, commercial et boursier.
            Dans le combat pour la défense de leurs emplois, les salariés de la Sagem doivent bénéficier du soutien de tous les Argenteuillais.