Cela concerne tous les travailleurs et la solidarité élémentaire
Nous nous sommes retrouvés le même nombre lors du rassemblement d’hier pour poser au sous-préfet la question de la situation des personnes sans domicile que lorsque nous nous retrouvions en 2023 pour tenter d’annuler la décision municipale de se débarrasser du Centre d’Hébergement d’Urgence qui fut pendant des années si utile. 60 à 80 personnes devant la sous-préfecture, c’est faible pour une question vitale.
Les prises de parole ont permis aussi d’exprimer une autre situation également dramatique sur la Ville, celle des locataires du foyer Adoma du bout de l’avenue Karl-Marx près de la gare.
Si les conditions caniculaires actuelles sont difficiles à supporter pour tous, elles le sont particulièrement pour ces vieux travailleurs qui en outre sont confrontés à la présence de squatters sans conscience qui font régner leur loi contre ces anciens. Comment peut-on vivre lorsque l’on ne peut plus cuisiner normalement dans les locaux idoines ? Comment prendre une douche lorsque la saleté et le manque d’hygiène dominent ? Un résident évoquait que pour pouvoir se laver correctement il achetait lui-même les produits nécessaires pour nettoyer les sanitaires.
Certes, le maintien de conditions normales relève des prérogatives préfectorales et municipales. Et l’action de l’État ne peut se cantonner à des opérations ponctuelles de police. Mais la solution à cette situation inacceptable devrait être la préoccupation de tous les travailleurs et de leurs organisations, absentes aujourd’hui encore sur le sujet.
Ces travailleurs ont sué souvent dans des métiers très durs durant des décennies. Ils doivent pouvoir bénéficier enfin d’une vieillesse au moins tranquille et sans crainte. DM
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