vendredi 26 juin 2026

Canicule : Stellantis – Poissy : les travailleurs font respecter les pauses

 Stellantis – Poissy : les travailleurs font respecter les pauses

Dans cette usine, durant la journée de travail de 7 heures, il n’y a habituellement que deux pauses de 20 minutes. C’est déjà intenable en général, ne serait-ce que pour manger. Mais avec la canicule, cela devenait insupportable.

Publié le 24/06/2026

Pour l’équipe du matin, qui démarre à 5 h 20, la première pause est à 8 heures et l’autre à 10 h 50. Lundi 22 juin, la direction a annoncé à la prise d’équipe qu’au lieu de donner une pause chaleur supplémentaire, elle avait décidé que celle de 8 heures serait découpée en deux fois dix minutes. Elle n’a pas été gênée d’expliquer que, selon elle, par ces temps de canicule, mieux vaut avoir plusieurs petites coupures de dix minutes plutôt que vingt minutes.

Mais la pause de 8 heures est le moment où tous les travailleurs mangent car ils sont debout depuis 3 heures ou 4 heures du matin. Alors, comment manger en dix minutes ? La direction n’y avait pas pensé ! Et surtout pour elle, seule compte la production, sa rentabilité, certainement pas les conditions pour les ouvriers. Perdre ne serait-ce que quelques minutes, aurait signifié perdre quelques voitures et donc quelques milliers d’euros de bénéfice. Ces décideurs ont à la place du cerveau une véritable calculatrice à profits.

Dans un secteur du Montage, des travailleurs ont refusé de prendre le poste, se déclarant en droit de retrait. D’autres ouvriers de différents secteurs les ont rejoints. Ils se sont retrouvés à 30, déterminés à faire respecter leur temps de pause. Au bout d’une heure, la direction a fait savoir qu’elle retirait son projet pour l’ensemble de l’usine. L’action collective a donc payé, au-delà même du simple respect de la pause. Le lendemain matin, comme par hasard, des ventilateurs arrivaient dans le bâtiment du Montage et la deuxième pause chaleur de dix minutes était accordée alors que les 36 degrés, condition décidée par la direction, pour son déclenchement n’avaient pas encore été atteints.

La satisfaction se lisait sur les visages de bon nombre de travailleurs et la fierté pour ceux qui avaient agi.

                                            Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3021)

Canicule : AXA – Île-de-France : ceux qui transpirent doivent décider

 AXA – Île-de-France : ceux qui transpirent doivent décider

Publié le 24/06/2026

 

Par une note de service datée du 17 juin, la direction d’AXA a informé les salariés que les températures élevées de la canicule peuvent avoir des effets sur la santé.

Après ce scoop, quelles sont les mesures prises ? La direction a prévu le suivi de la température dans les services et d’assurer l’accès à l’eau des fontaines installées dans les étages. Un minimum s’il en est. Cela lui suffit pour expliquer que les conditions de travail sont plus favorables sur le site qu’à domicile. En conséquence, rien ne change et les deux jours obligatoires sur site pour trois jours de télétravail restent d’actualité.

Comme les salariés ne viennent pas en téléportation mais tassés dans les transports en commun de la région parisienne, la solution de la direction est simple : modifier les horaires de travail pour éviter les périodes les plus chaudes de la journée. Mais chacun peut vérifier que dans l’épisode actuel de canicule, les températures sont insupportables du soir au matin et même la nuit. Dès le matin, il fait 25°C et dans des transports, dont certains ne sont pas climatisés, la température monte vite, sans compter les éventuels incidents : ainsi des suppressions de trains sur la ligne RER D et d’autres à cause de la chaleur. Alors la présidente de la région Île-de-France conseille de ne pas se déplacer et de télétravailler pour ceux qui le peuvent.

Enfin, la direction conseille de porter des vêtements amples et légers tout en maintenant une tenue « convenable » et adaptée à l’activité professionnelle. Pris entre le soleil et la direction qui tient à montrer qu’elle a de l’initiative, il y a de quoi prendre un coup de chaud.

                                             Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3021)

Militarisation : sur mer aussi

 

Elle protège… les intérêts des dominants, d’hier et d’aujourd’hui

 

 

Dans les grandes gares du pays, des affiches de propagande et des spots publicitaires claironnent que « depuis 400 ans, la Marine protège la France sur tous les océans ». Or de l’époque de la monarchie d’Ancien régime à celle de la colonisation, elle n’a jamais protégé que les intérêts des puissants, des rois et des bourgeois français à la conquête du monde.

Aujourd’hui, la Marine nationale s’accroche aux confettis de l’empire colonial français et défend ainsi les intérêts des Total et autres CMA-CGM. L’envoi de son porte-avions à des milliers de kilomètres de la France est la version moderne de la politique de la canonnière.

Une seconde campagne, « la Marine recrute », vise à embrigader la jeunesse. Cette propagande contribue à la préparation morale à la guerre mondiale.

jeudi 25 juin 2026

Canicule : les discours ne rafraîchissent personne

Canicule : les discours ne rafraîchissent personne

Pour la deuxième fois, le Premier ministre a réuni, mardi 23juin, une « cellule interministérielle de crise » consacrée à la canicule.

Publié le 24/06/2026

 


Cette réunion s’est conclue par la recommandation de Lecornu à ses ministres de renoncer à leurs déplacements « pour des raisons de sobriété » et afin que l’État puisse se consacrer à la canicule. Cela ne donnera pas beaucoup de moyens supplémentaires !

Lecornu a aussi annoncé un « renforcement de la mobilisation du système de santé ». Mais cela se fera notamment en déprogrammant des opérations et au détriment de nombreux soins repoussés à plus tard.

Dans tous les domaines, le gouvernement adopte des solutions d’urgence qui ne lui coûtent rien : annulation d’examens, fermetures d’écoles… « Si vous êtes dans un bâtiment qui ne dispose d’aucun espace rafraîchi […], vous fermez l’école pour la journée ou la demi-journée », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray le 17juin, à la veille de l’épisode de chaleur. Cela en dit long sur sa façon de considérer celles et ceux qui connaissent la surchauffe au travail, dans les transports, dans leurs logements transformés en bouilloires, après avoir été des passoires thermiques l’hiver. Et ils devraient en plus récupérer leurs enfants quand l’école déclare forfait !

Les propriétaires viennent d’être autorisés à remettre en location des logements sans effectuer de travaux d’isolation durant plusieurs années. Les HLM voient leurs moyens réduits par l’État, ce qui limite la rénovation des bâtiments.

Le bien-être des travailleurs et des usagers des transports n’est pas non plus une priorité : 71 trains ont été supprimés lors des quatre premiers jours de la canicule dans les liaisons Intercités du fait du non-renouvellement du matériel roulant qui, devenu vétuste, n’aurait sans doute pas supporté ces conditions. En Île-de-France, de nombreux bus, métros, RER et locaux où les travailleurs sont censés pouvoir prendre quelques instants de repos sont laissés-pour-compte, leur adaptation se faisant au goutte- à-goutte, avec 2035 comme échéance.

De nombreux responsables se succèdent dans les médias pour tenir des propos moralisateurs, appellent à rester chez soi, à diminuer les activités sportives, comme si le problème de la canicule se limitait à des comportements individuels. Ce sont au contraire la faillite et l’impréparation d’une organisation sociale qui sont mises en lumière par ce nouvel épisode de chaleur, pourtant annoncé. Ces responsables expliquent qu’il coûterait trop cher d’adapter les bâtiments scolaires, les hôpitaux et tous les équipements publics à ces périodes de canicule. Les mêmes n’ont aucun état d’âme à augmenter le budget militaire, à justifier la construction d’un porte-avions et autres armements.

Au-delà, cette gestion désastreuse révèle la faillite d’un système social et économique qui a pour seul fondement la recherche du profit individuel. En effet, il est impossible de résoudre une telle crise climatique sans organiser et planifier l’activité des hommes, en mettant au centre des priorités la satisfaction de leurs besoins, tout en tenant compte de tous les impacts sur l’environnement. Une telle organisation est impossible dans le cadre du capitalisme.

                                                             Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3021)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 26 juin, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 27 juin, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 28 juin, de 11 h à midi au marché Héloïse.

 

Lutte ouvrière-Argenteuil

« Nationalisme de la bourgeoisie, internationalisme des travailleurs »

« Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! »

 

La bourgeoisie a besoin d’unir à elle l’autre classe fondamentale de la société capitaliste, le monde du travail, celle des prolétaires, la classe qui produit, la classe ouvrière. L’histoire du développement de l’ « union nationale » autour de la bourgeoisie est déjà longue. Elle en a besoin pour assurer la continuité de sa domination à l’intérieur du pays. Mais cela lui est également nécessaire dans la concurrence qui l’oppose pour la conquête des marchés commerciaux et financiers aux bourgeoisies des autres pays. Cette concurrence finit toujours par aboutir à la guerre et à la destruction de gigantesques moyens qui auraient pu être utiles à l’humanité. C’est la nature même du capitalisme.

            Ce capitalisme avec ses bourgeoisies nationales concurrentes et ses frontières doit être renversé pour aboutir à la maîtrise de la production à l’échelle du monde. La propriété privée des moyens de production devra être abolie. L’économie mondiale finira pas être organisée rationnellement. Les Etats-Unis socialistes du monde sont à l’ordre du jour.

            Les classes ouvrières du tous les pays sont la force capable de réaliser ce programme. Elles doivent opposer à la politique d’union nationale de la bourgeoisie et au nationalisme, l’union internationale des travailleurs et l’internationalisme. Prolétaires de tous les pays unissons-nous !

 

C’est sur ce thème qu’aura lieu le prochain débat de libre échange organisé par Lutte ouvrière-Argenteuil

Jeudi 25 juin 2026

19 h.30 à l’espace Nelson Mandela

82 boulevard du Gl Leclerc à Argenteuil

                                                               Entrée libre

 

Chaleur insupportable dans les ateliers : débrayage à Stellantis Interview de Jean-Pierre Mercier et Salah Keltoumi - 19 min 44

Congé climatique : Un congé oui, mais payé par les patrons !

 

Et si l’on prenait au plus vite congé du capitalisme ?

 

 

Les écologistes et LFI proposent la création d’un congé climatique, jusqu’à cinq jours par an.

         En période de canicule, limiter les activités qui ne sont pas vitales pour la collectivité serait une mesure de santé publique élémentaire. Mais un congé financé par l’État ou la Sécurité sociale serait en fait à la charge de la population, par le biais des impôts et cotisations sociales.

         Pour préserver la santé des travailleurs, il faut puiser dans les profits capitalistes, pas dans les poches des classes populaires !