Canicule :
les discours ne rafraîchissent personne
Pour la deuxième fois, le Premier
ministre a réuni, mardi 23 juin, une « cellule interministérielle de crise » consacrée à la canicule.
Publié le 24/06/2026
Cette réunion s’est conclue par
la recommandation de Lecornu à ses ministres de renoncer à leurs déplacements
« pour des raisons de sobriété » et afin que l’État puisse se consacrer à
la canicule. Cela ne donnera pas beaucoup de moyens supplémentaires !
Lecornu a aussi annoncé un «
renforcement de la mobilisation du système de santé ». Mais cela se fera
notamment en déprogrammant des opérations et au détriment de nombreux soins
repoussés à plus tard.
Dans tous les domaines, le
gouvernement adopte des solutions d’urgence qui ne lui coûtent rien :
annulation d’examens, fermetures d’écoles… « Si vous êtes dans un bâtiment
qui ne dispose d’aucun espace rafraîchi […], vous fermez l’école pour la
journée ou la demi-journée », a déclaré le ministre de l’Éducation
nationale Édouard Geffray le 17 juin, à la veille de l’épisode de
chaleur. Cela en dit long sur sa façon de
considérer celles et ceux qui connaissent la
surchauffe au travail, dans les transports, dans leurs logements transformés en bouilloires, après avoir été des
passoires thermiques l’hiver. Et ils devraient en plus récupérer leurs enfants
quand l’école déclare forfait !
Les propriétaires viennent d’être
autorisés à remettre en location des logements sans effectuer de travaux
d’isolation durant plusieurs années. Les HLM voient leurs moyens réduits par
l’État, ce qui limite la rénovation des bâtiments.
Le bien-être des travailleurs et
des usagers des transports n’est pas non plus une priorité : 71 trains ont été
supprimés lors des quatre premiers jours de la canicule dans les liaisons
Intercités du fait du non-renouvellement du matériel roulant qui, devenu
vétuste, n’aurait sans doute pas supporté ces conditions. En Île-de-France, de
nombreux bus, métros, RER et locaux où les travailleurs sont censés pouvoir
prendre quelques instants de repos sont laissés-pour-compte, leur adaptation se
faisant au goutte- à-goutte, avec 2035 comme échéance.
De nombreux responsables se
succèdent dans les médias pour tenir des propos moralisateurs, appellent à
rester chez soi, à diminuer les activités sportives, comme si le problème de la
canicule se limitait à des comportements individuels. Ce sont au contraire la
faillite et l’impréparation d’une organisation sociale qui sont mises en
lumière par ce nouvel épisode de chaleur, pourtant annoncé. Ces responsables
expliquent qu’il coûterait trop cher d’adapter les bâtiments scolaires, les
hôpitaux et tous les équipements publics à ces périodes de canicule. Les mêmes
n’ont aucun état d’âme à augmenter le budget militaire, à justifier la
construction d’un porte-avions et autres armements.
Au-delà, cette gestion
désastreuse révèle la faillite d’un système social et économique qui a pour
seul fondement la recherche du profit individuel. En effet, il est impossible
de résoudre une telle crise climatique sans organiser et planifier l’activité
des hommes, en mettant au centre des priorités la satisfaction de leurs
besoins, tout en tenant compte de tous les impacts sur l’environnement. Une
telle organisation est impossible dans le cadre du capitalisme.
Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3021)
Les prochaines permanences et rendez-vous
prévus à Argenteuil :
-vendredi
26 juin, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;
-samedi
27 juin, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,
-et de 11
h à midi au marché de la Colonie ;
-dimanche
28 juin, de 11 h à midi au marché Héloïse.
Lutte ouvrière-Argenteuil
« Nationalisme de
la bourgeoisie, internationalisme des travailleurs »
« Prolétaires de
tous les pays, unissons-nous ! »
La bourgeoisie a besoin d’unir à elle l’autre classe
fondamentale de la société capitaliste, le monde du travail, celle des
prolétaires, la classe qui produit, la classe ouvrière. L’histoire du
développement de l’ « union nationale » autour de la bourgeoisie
est déjà longue. Elle en a besoin pour assurer la continuité de sa domination à
l’intérieur du pays. Mais cela lui est également nécessaire dans la concurrence
qui l’oppose pour la conquête des marchés commerciaux et financiers aux
bourgeoisies des autres pays. Cette concurrence finit toujours par aboutir à la
guerre et à la destruction de gigantesques moyens qui auraient pu être utiles à
l’humanité. C’est la nature même du capitalisme.
Ce
capitalisme avec ses bourgeoisies nationales concurrentes et ses frontières
doit être renversé pour aboutir à la maîtrise de la production à l’échelle du
monde. La propriété privée des moyens de production devra être abolie.
L’économie mondiale finira pas être organisée rationnellement. Les Etats-Unis
socialistes du monde sont à l’ordre du jour.
Les classes
ouvrières du tous les pays sont la force capable de réaliser ce programme.
Elles doivent opposer à la politique d’union nationale de la bourgeoisie et au
nationalisme, l’union internationale des travailleurs et l’internationalisme.
Prolétaires de tous les pays unissons-nous !
C’est sur ce thème
qu’aura lieu le prochain débat de libre échange organisé par Lutte
ouvrière-Argenteuil
Jeudi 25 juin 2026
19 h.30 à l’espace Nelson Mandela
82 boulevard du Gl Leclerc à Argenteuil
Entrée libre