mercredi 24 juin 2026

Argenteuil, religion, une affaire strictement privée à Argenteuil ? À voir… de très près. Nouvelle entorse.

 

Si au moins, il avait exorcisé la canicule !

  


Je ne savais pas qu’il y avait une médaille d’or à Argenteuil. Mais il y en a une et on apprend qu’elle vient d’être remise à un habitant sur le départ.

         S’agit-il d’un pompier valeureux pour un acte héroïque comme les femmes et les hommes du feu en vivent souvent ?

         S’agit-il d’une aide-soignante qui n’a de cesse de faire fonctionner son service d’hôpital malgré tous les obstacles ?

         S’agit-il d’un homme de la Ville qui coure au petit matin derrière le camion qui ramasse les poubelles ?

         S’agit-il d’une institutrice qui toute sa vie aura voulu éveiller les consciences avec obstination ?

         S’agit-il de ce réprimé d’une dictature qui a enfin trouvé un havre de paix pour lui-même et sa famille ici après des années d’errance ?

         Etc.

         Vous n’y êtes pas jeune homme ! Il s’agit du chef d’une des communautés religieuses de la Ville, appelé ailleurs pour d’autres destinées. C’est vrai, un spécialiste es « démons » ! Mais de là à ce que l’édile d’Argenteuil, dont on s’étonne qu’il se retrouve en pareille circonstance, lui remette une médaille en chocolat… DM

mardi 23 juin 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 22 juin 2026

 N’attendons pas le coup de chaud, imposons nos conditions !

22/06/2026


Cette seconde canicule, encore plus chaude et plus longue que celle du mois de mai, nous oblige, de nouveau, à user du système D et à serrer les dents. Dans l’impréparation la plus totale, des écoles et des collèges sont obligés de fermer. Des convocations de Bac sont modifiées. Des dizaines de trains sont supprimés quand ils ne tombent pas en rade au milieu du trajet… Au final, c’est débrouillez-vous !

Il y a plus de 20 ans déjà, après la canicule de l'été 2003 qui avait fait près de quinze mille morts, l'État avait juré "plus jamais ça" et promis la climatisation dans les écoles et les hôpitaux. Mais les écoles bouilloires sont légion avec des fenêtres sans volets et parfois impossibles à ouvrir. Et combien de chambres d’hôpital sont encore sans ventilation ni climatisation ?

Le gouvernement renvoie chacun à sa responsabilité, mais il est incapable d’assumer les siennes. Et surtout, n’attendons pas qu’il protège les travailleurs, car malgré cette situation extrême, il y a une chose qui ne change pas, c’est qu’il faut aller travailler coûte que coûte ! 

Travailler : un enfer pour beaucoup

L’enfer commence souvent dans le transport quand on se retrouve piégé dans un bus, un train, un RER sans climatisation où les malaises de passagers se multiplient. Et l’enfer continue au travail.

La majorité des usines sont des fours. Les ateliers sont confinés et mal ventilés. Travailler dans une fonderie, une boulangerie industrielle, suivre des cadences infernales sur une ligne de montage ou soulever des charges lourdes tout en portant des équipements de sécurité chauds et encombrants devient une véritable torture quand la température dépasse les 30°C et atteint les 40°C.

Les chantiers du BTP, quasiment toujours exposés à la chaleur ou à la poussière, ne sont pas interrompus pendant les épisodes de canicule puisque le code du travail n’indique aucune limite maximale de température.

Même dans les bureaux, il est fréquent, y compris dans les grandes entreprises qui se targuent d’être à la pointe de la technologie, qu’il n’y ait ni climatisation ni ventilation. C’est pire dans les cuisines des restaurants et les petits commerces où la chaleur est quasi intenable.

Cette exposition à la chaleur tue. Elle tue directement – plusieurs dizaines de décès sont répertoriés chaque année – et elle tue à petit feu, en créant ou en aggravant des maladies cardiaques ou respiratoires.

Face à ce danger, la seule obligation de l’employeur est de fournir de l’eau fraîche en quantité suffisante et de renouveler l’air des locaux, ce qui n’est même pas fait pour des millions de travailleurs. Si les horaires de travail sur les chantiers sont parfois modifiés en période de canicule, si des pauses supplémentaires sont accordées dans les ateliers les plus durs, c’est le plus souvent après que les travailleurs l’ont imposé. 

Ne laissons pas les chefs et les patrons décider du moment où cela devient intenable !

On nous dit qu’il faut boire, passer du temps dans des pièces fraîches, ralentir. Tous ces conseils vaudraient partout… sauf au travail, là où nous nous épuisons deux fois plus vite ?

Une mesure d’urgence serait au moins de réduire la journée de travail et baisser les cadences. Si nous nous épuisons deux fois plus vite, travaillons deux fois moins et travaillons plus lentement.

Dans les ateliers transformés en bouilloires, il faut arracher des congés exceptionnels, payés par le patronat évidemment. Celui-ci est prompt à assurer son propre confort et s’il est incapable d’assurer la sécurité de ses salariés, c’est à lui d’en assumer les conséquences.

Le patronat et le gouvernement se préoccupent de la production et de leurs profits et ils ne raisonnent qu’en fonction d’eux. À nous de nous occuper de notre santé et de nous organiser pour la protéger !

L’incurie de l’État et l’irresponsabilité patronale sont au cœur du système capitaliste. Contrairement à ce que l’on entend, l’État ne sert pas à organiser la vie sociale, anticiper et investir pour préparer l’avenir. Sa raison d’être est d’assurer toutes les conditions nécessaires pour que la bourgeoisie accumule toujours plus de profits.

C’est pourquoi tous les gouvernements laissent les industriels faire ce qu’ils veulent : polluer, émettre les gaz à effet de serre à qui mieux mieux, et imposer à tous leur organisation économique et sociale aberrante.  La fuite en avant imposée par la course aux profits va bientôt nous forcer à vivre sous les 50°. N’acceptons pas de crever au travail pour une organisation sociale aussi folle ! 

                                                                             Nathalie Arthaud

Canicule, éducation : L’État n’a pas pour rôle de protéger la population. La preuve.

 

Ils s’en lavent les mains

 

 


Des parents qui fournissent des ventilateurs, qui peignent les baies vitrées de peinture blanche… Dans les écoles, où la température peut monter jusqu'à 35 ° dans les classes, les initiatives des familles tentent de pallier à l'incurie et à l'irresponsabilité des pouvoirs publics.

Le ministre de l'Education nationale se contente de fermer des écoles, obligeant les parents à se débrouiller pour la garde des enfants. Après le Covid, la même leçon se répète : l’État n’a pas pour rôle de protéger la population et c’est celle-ci qui doit trouver des solutions.

Drogue : poudre aux yeux

 

Beaucoup de salive pour pas grand-chose

 

 

Le Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit une campagne anti-drogue avec leçons de morale, des spots publicitaires ciblant les consommateurs comme des complices des narcotrafiquants et de la répression tous azimuts.

Mais se pencher sur les causes de la consommation massive de stupéfiants et des addictions, véritable problème de santé publique, n’est pas son problème. Sans parler bien sûr de s’attaquer aux circuits financiers de ces trafics, l’argent sale qui alimente les banques et une partie de l’économie.

         En imposant à des ministres, hauts fonctionnaires et leurs collaborateurs de se soumettre à des tests salivaires, Lecornu fait surtout de la communication. À moins que ce ne soit l’aveu que le problème vient d’en haut...