mercredi 17 juin 2026

Argenteuil, commerce, quand les commerçants trinquent, une municipalité à côté de la plaque

Deux samedis ratés… il en reste deux…

 

 

Le commerce va mal à Argenteuil, en particulier avenue Gabriel Péri. Aux données d’une situation ancienne se sont ajoutées la nouvelle phase des travaux et la perte de pouvoir d’achat de nombre d’habitants qui privilégient les dépenses essentielles.

         L’opération « La rue est à nous » concernant cette avenue vise à contrecarrer cette situation négative par l’organisation d’animations durant les samedis après-midi de juin. Mais le constat des deux premières journées est clair. Des animations de qualité, mais un public qui n’est pas au rendez-vous.

         Comment faire pour qu’il y ait un retournement de tendance pour les deux derniers jours, les 20 et 27 juin ? « La rue est à nous », encore faut-il que « nous soyons » au rendez-vous.

         Quand cela intéresse vraiment la municipalité, elle sait mettre les véritables moyens d’information en action. Elle sait réfléchir aux données de localisation des actions prévues. Ainsi, sur ce plan, centrer l’opération sur la placette « fontaine »-Crédit Lyonnais est un choix totalement erroné, l’espace près du « carrefour Babou »-Tabac convenant nettement mieux, non loin de l’entrée Paul-Vaillant-Couturier de « Côté Seine ».

         Pour le commerce, la municipalité ne peut pas se contenter d’un : « Regardez, on a organisé ». Certes, sur le papier, il n’y a rien à dire. Mais dans la réalité… DM

 

 

mardi 16 juin 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 15 juin 2026

 Trump, G7 : les agents du chaos

 Publié le 15/06/2026

 

Que les choses sont bien huilées ! Juste avant de fêter ses 80 ans et transformer le jardin de la Maison Blanche en salle de MMA, Trump, triomphant, a annoncé avoir trouvé un protocole d’accord avec l’Iran. 

« J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », a écrit Donald Trump dans un message sur son réseau Truth Social, comme s’il était le maître du monde. 

Cette mise en scène est d’autant plus répugnante que ce pétrole a plus que jamais l’odeur du sang des Palestiniens, des Libanais et des Iraniens. 

En réalité, les États-Unis enregistrent un revers cinglant, car ils ne sont précisément ni les maîtres incontestés du Moyen-Orient, ni les maîtres du détroit d’Ormuz. Le régime iranien a démontré sa capacité à résister et à imposer ses propres conditions. On ne sait d’ailleurs pas quelle est la teneur exacte du protocole d’accord. 

Les États-Unis et l’Iran sont surtout d’accord pour arrêter les frais de cette guerre qui coûte si cher aux uns et aux autres. Et peut-être se sont-ils mis d’accord sur la liste… de leurs désaccords, reportés à des négociations ultérieures !

Le fait est que la première puissance mondiale ne peut pas soumettre les peuples comme elle le veut, ni piller comme elle le veut toute une région. Et cela ne peut que nous réjouir car la domination de l’impérialisme coûte cher à tous les peuples. 

La paix et la sécurité ?

Après avoir soutenu la fuite en avant génocidaire de l’État d’Israël, après avoir lui-même embrasé le Moyen-Orient en bombardant l’Iran, Trump promet « paix et sécurité à toute la région ». Comme si la paix pouvait se construire sur une montagne de cadavres et de destructions ! Comme si elle pouvait aller de pair avec la colonisation de la Cisjordanie, l’occupation militaire et la politique de terreur de l’État israélien !

Si un accord donnait lieu à un véritable cessez-le-feu, ce serait évidemment un soulagement pour tous les peuples de la région qui ont tant à faire pour panser leurs plaies et reconstruire de quoi retrouver une vie supportable. Mais la poudrière qu’est le Moyen-Orient n’a fait que se charger de plus de matériel explosif. 

Sur le terrain économique, beaucoup annoncent la fin du cauchemar car la vague inflationniste serait endiguée par la réouverture du détroit d’Ormuz. C’est encore à voir ! Les cours du pétrole ont baissé, mais les hausses enregistrées ces derniers mois continuent de se répandre tel un poison lent dans tous les secteurs de l’économie. Les pénuries d’engrais, c’est certain, vont provoquer une crise alimentaire majeure dont les effets seront ressentis partout, avec d’importantes répercussions sur les autres secteurs. 

La crise toujours à l’horizon

D’autres bombes à retardement menacent l’économie. La dette des États en est une. Elle a bondi au cours de cette crise et va continuer de gonfler parce que les taux d’intérêt ont augmenté et parce que tous les États s’endettent pour acheter missiles, drones, avions de chasse... 

Une autre menace est la folie spéculative autour de l’intelligence artificielle. En faisant entrer en Bourse sa société SpaceX, Elon Musk a attiré des dizaines de milliards de dollars de capitaux lui permettant de devenir le premier « billionnaire » de l’histoire, un milliardaire dont la fortune dépasse les 1 000 milliards.

C’est d’autant plus révoltant que cet argent provient de notre travail à tous, travail dont le fruit est capté par les grands financiers. Travailler plus, produire plus et dégager plus de profits ne fait pas plus d’argent pour les salaires, les retraites, la santé, ni pour les investissements utiles. Cela fait plus de milliards engloutis dans les coups boursiers et les fortunes d’une toute petite minorité. Et cela nous rapproche d’un nouveau krach.

Voilà le monde que nous organisent les chefs d’État qui se sont réunis à Évian dans le cadre du G7 ! Les regarder se congratuler, satisfaits d’eux-mêmes, et parler au nom des peuples est insupportable. 

Un nid de brigands dont il faut se débarrasser

Réunis autour d’un Trump qui ne manquera pas de faire le show, ces dirigeants feront mine de s’entendre, alors qu’ils sont à couteaux tirés. Alors que le monde est marqué par des relations économiques tendues et guerrières, sans autre principe que la loi du plus riche et du mieux armé. Ils ne peuvent pas mettre de l’ordre dans le chaos, ils en sont les principaux agents ! 

                                                                                         Nathalie Arthaud



                                                                    

Communisme ou barbarie ?

L’hideux visage du capitalisme pourrissant

 

 

Le monde a basculé dans une période de violences inégalée depuis 1946, rapporte une étude, avec actuellement 65 conflits recensés impliquant au moins un État. Le nombre d’attaques visant les civils explose aussi. On recense au minimum 118 millions de personnes déplacées de force par la guerre ou autres formes de violences.

         Cette barbarie généralisée ne doit rien au hasard, mais tout à un capitalisme pourrissant, qui ne peut trouver de perspectives de profits qu’en pillant ou détruisant ce qui a été construit.

 

SpaceX : fusée spéculative

… jusqu’à ce que la fusée spéculative explose

 


Elon Musk, déjà le plus riche capitaliste du monde, a introduit son groupe SpaceX en Bourse, faisant miroiter la création de colonies sur Mars ou de data center dans l'espace... Alléchés, les spéculateurs s'arrachent les actions, persuadés de détenir un ticket gagnant de la loterie capitaliste, où les géants de la tech et de l'IA ont pris la place des rois de la mine et du rail d'hier.

         Cette entreprise pourrait être valorisée à 2 000 milliards de dollars, soit 100 fois son chiffre d'affaires annuel !

         Ce type d’absurdité financière devient la normalité du capitalisme, puisque les parasites de la bourgeoisie sont toujours prêts à faire décoller leur fortune tout en créant les conditions d'une explosion en plein vol du système financier et de toute l'économie.