vendredi 15 mai 2026

Argenteuil, vie communale et sociale, la discuter, la discuter, et la discuter encore. Et partager nos informations quand c’est utile.

 

C’est d’un déficit d’information et de discussion dont elle souffre

 

 C’est de ce qui concerne la population dont nous avons envie de parler, comme dans le cas de la situation de la ligne J

J’ai choisi de diffuser et de discuter sur la place publique de la Ville un certain nombre de faits et de problèmes qui me semblent mériter de l’être. J’anime un blog « lo argenteuil » quotidien, et j’ai choisi depuis quelques mois de poster tout ce qui concerne Argenteuil sur ma page Facebook, avec un petit succès d’intérêt, je le constate. Je n’en reste surtout pas à la vie municipale. Loin de là. Je l’évoque lorsque cela impacte directement ou indirectement le monde du travail. Cela est notre seul objet.

         Les réactions et commentaires sont limités, mais parmi eux, il y a certains cris d’orfraie. Des auteurs à fleur de peau qui s’imaginent que mon dessein est d’attaquer la municipalité, toujours et encore.

         Attaquer la municipalité, même durant la campagne électorale, cela n’a pas été l’objet de l’activité de notre liste, même si nous avions dit auparavant ce que nous pensions d’un certain nombre de fanfaronnades concernant le bilan municipal. Nous avions mieux à faire en évoquant la situation du monde et celle du monde du travail, des éléments surdéterminants pour qui s’intéresse à l’avenir et au rôle que les travailleurs du monde sont appelés à y jouer.

         La campagne est finie, la municipalité est en place, c’est un fait, et les 2500 travailleurs municipaux sur qui repose l’essentiel font fonctionner bien des services publics utiles à la population.

         Ceux qui voient systématiquement l’ombre de la critique de l’action municipale dans tout ce que nous écrivons, qu’ils me pardonnent, mais ils ont la berlue. Certes il y a des choses à discuter dans ses décisions. Ces discussions sont souvent a posteriori, et c’est bien dommage. C’est la loi du genre, ici comme ailleurs. La démocratie municipale n’existe pas… encore.

         Donc, on peut au moins a posteriori, participer à l’information de tous en partagent ce que nous apprenons, et nous ne sommes pas trop nombreux à le faire. Nous pouvons aussi discuter, en tout bien tout honneur. Réfléchir sur ce qu’il aurait autrement été possible de faire. Apporter notre petite contribution à la discussion, et parfois participer à l’action pour rectifier des décisions inacceptables, comme nous l’avons fait depuis dix ans à propos de l’affaire Jean Vilar. DM

La fête de Lutte ouvrière, dans huit jours : Une vidéo de 2 minutes 39 sur la Fête de Lutte ouvrière, du 23 au 25 mai 2026

jeudi 14 mai 2026

Prix de l’alimentation : faire passer les grands groupes à la caisse !

 Prix de l’alimentation : faire passer les grands groupes à la caisse !

Le gouvernement a réuni, lundi 11mai, des dirigeants des filières agricole, agro-alimentaire et de la distribution. Alors que les négociations commerciales entre ces filières se sont clôturées fin février, plusieurs grands groupes agro-industriels réclament de pouvoir augmenter leurs prix.

Publié le 12/05/2026

 

Face à la crise provoquée par l’envolée des prix du pétrole et des productions qui en découlent, le gouvernement est à l’écoute de toutes les difficultés, surtout quand elles viennent du monde patronal. C’est sans doute pour cela qu’il a convoqué cette réunion, alors que le président de l’Ania, l’Association nationale des industries alimentaires, se lamente sur les difficultés des entreprises de son secteur « dont les marges sont déjà réduites au plus bas » et d’être « la dernière roue du carrosse ».

On retrouve au conseil d’administration de l’Ania la directrice générale de Mars Wrigley, premier producteur mondial de confiseries, le directeur de Danone France, celui de Lactalis… mais c’est bien entendu au nom du petit charcutier étranglé par la hausse des prix du plastique d’emballage que tout ce beau monde réclame le droit d’augmenter les prix, sous peine de provoquer sa faillite. Jean-François Loiseau, le président de l’Ania, l’assure : les hausses seraient « très ponctuelles », et d’ajouter : « D’ailleurs, quand le prix du pétrole augmente ou baisse, il y a des hausses et des baisses à la pompe mais personne ne s’en soucie, personne n’en parle. Je demande la même chose ». En somme pour ce monsieur, puisque « personne ne se soucie » des prix à la pompe, personne ne sera non plus trop regardant sur le prix de son chariot de courses à la caisse !

Comme d’habitude lors de ces discussions, du côté des patrons de la grande distribution, on freine des quatre fers sur la réouverture éventuelle de négociations. La représentante de la Fédération du commerce et de la distribution défend les intérêts des patrons d’Auchan, Carrefour et autres Leclerc, en faisant mine de se battre pour « le pouvoir d’achat des consommateurs, qui regardent particulièrement les prix ».

Quoi qu’il en soit des tractations entre ces requins pour savoir qui accaparera la plus grosse part des profits et des aides que le gouvernement mettra sur la table, l’addition pour les classes populaires grimpera. Car les plus gros du secteur n’ont pas attendu que le gouvernement les y autorise pour augmenter à nouveau leurs prix. Ainsi la marque Président, propriété de Lactalis, a déjà répercuté les augmentations liées, dit- elle, à la guerre au Moyen-Orient.

Depuis des années, les salaires et les pensions sont à la traîne tandis que toutes les dépenses de la vie quotidienne augmentent, en même temps qu’augmentent les profits des grands groupes. C’est eux qu’il faut faire passer à la caisse !

                                                          Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3015)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-vendredi 15 mai, de 15 h.45 à 16 heures 30 au marché du Val Nord,

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-samedi 16 mai, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 17 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse.

La France en Afrique : elle rend une miette pour ravir un butin

 

Mots de Macron, et Maux passés et présents de l’impérialisme

 

 

En voyage au Kenya où il espère redorer le blason de l’impérialisme français et surtout y implanter des entreprises françaises, Macron a mis en avant une loi qui faciliterait la restitution à l’Afrique des œuvres pillées par la France durant la colonisation.

Macron s’est même vanté d’avoir fait une loi « inarrêtable » même après lui. Il avait fait cette promesse il y a neuf ans et depuis les œuvres restituées se comptent sur les doigts d’une main.

Mais surtout, ce ne sont pas des œuvres d’art restituées qui annuleront les effets dévastateurs massifs de l’esclavage, du pillage de travail humain et de matières premières comme des multiples guerres impérialistes qui continuent de saigner l’Afrique pour enrichir les capitalistes français ou autres.

Stellantis-Leapmotor : des patrons alliés contre les travailleurs

 Stellantis-Leapmotor : des patrons alliés contre les travailleurs

Le groupe automobile Stellantis vient de décider de céder deux de ses usines en Espagne au constructeur chinois de voitures électriques, Leapmotor. Encore une preuve que les patrons mentent grossièrement quand ils évoquent la lutte contre la concurrence chinoise pour justifier leurs attaques.

Publié le 12/05/2026

Ce n’est pas une nouveauté car Leapmotor est l’allié de Stellantis depuis 2023. L’ancien PDG Tavares avait alors conclu un accord avec ce groupe, en créant une entreprise commune qui permettait de vendre les voitures électriques chinoises en Europe en échappant aux taxes d’importation. En échange, Stellantis acquérait des positions sur l’immense marché chinois. L’affaire n’a rien d’original. Les capitalistes se moquent des frontières depuis la nuit des temps et ne se soucient que des profits. C’est pourquoi pour les travailleurs, se croire en concurrence avec des travailleurs d’autres pays a toujours été un piège.

A contrario, les capitalistes et leurs affidés expliquent à longueur d’antenne que c’est la concurrence chinoise qui force à licencier et à fermer des usines. Et parmi les politiques, même ceux de gauche comme Ruffin ou Mélenchon se sont fait fort de prôner un protectionnisme dit « patriotique ». Au nom de la lutte contre la concurrence, ces mensonges en direction des travailleurs reviennent à masquer la responsabilité des capitalistes français dans les attaques qui les visent.

Ce sont donc deux usines Stellantis d’Espagne (anciennement Opel) qui pourraient servir à produire les voitures électriques dites chinoises. La vente de l’usine Stellantis de Rennes à un autre groupe chinois est aussi évoquée, le patron expliquant que tout cela va pérenniser l’avenir de ces sites de production. C’est encore mentir, car le fait qu’une entreprise ait des perspectives de production ne protège pas plus les travailleurs que l’inverse, le seul objectif des patrons étant de produire moins cher pour battre leurs concurrents. Quand ils y arrivent, les travailleurs en payent les frais par plus d’exploitation et des licenciements. Et quand ils n’y arrivent pas, ils les payent aussi par plus d’exploitation et des licenciements.

La seule protection pour les travailleurs peut venir de leurs propres luttes et du rapport de forces qu’ils peuvent imposer. Leapmotor ou Stellantis sont des ennemis pour eux, et les ouvriers chinois des alliés !

                                     Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3015)

Relations franco-israéliennes : ce que fait ta main droite, ta main gauche l’ignore

Reconnaissance d’une paille sanglante qui oublie la poutre

 

 

Le ministre des Affaires étrangères Barrot s’est félicité des sanctions décidées par l’Union européennes contre sept colons israéliens et leurs organisations, responsables d’exactions en Cisjordanie occupée depuis 1967. Plus de 1 000 Palestiniens de ce territoire sont morts depuis 2023, et beaucoup d’autres sont brutalisés et chassés de leurs terres.

Mais ces sanctions toute symboliques n’entravent en rien l’aide bien réelle, autant politique que matérielle, que ces pays européens continuent à apporter à l’État israélien, qui poursuit ses guerres contre les Palestiniens, les Libanais et veut reprendre celle contre l’Iran.