jeudi 23 avril 2026

Gaza : les chiffres d’une sale guerre

 

L’horreur du monde impérialiste

 

 

Un rapport conjoint de la Banque mondiale, de l’UE et de l’ONU estime à 71,4 milliards de dollars le coût de la reconstruction de Gaza. Les chiffres des destructions sont vertigineux : près de 400 000 logements détruits, 50 % des hôpitaux, la quasi-totalité des écoles… Et l’aide humanitaire continue à arriver au compte-gouttes : environ 200 camions par jour, contre 600 qui seraient nécessaires. 

         Parallèlement, l’ONU dénonce une « vague incessante de meurtres » de Palestiniens, tués « à bas bruit » dans la bande de Gaza par l’armée israélienne : au moins 700 morts et plus de 2 000 blessés en six mois ont été comptabilisés. La guerre du gouvernement de Netanyahou contre la population gazaouie n’est pas finie.

Essence : Lecornu carbure pour Total

 

Pendant ce temps-là, TotalEnergies pompe tranquille ses profits

 

 


Le Premier ministre a annoncé la poursuite des aides à l'achat de carburant pour certains patrons (pêcheurs et agriculteurs), et 2,9 millions d’euros pour les infirmières libérales, ainsi que les aides à domicile qui roulent beaucoup, avec de petits salaires. Par contre, rien pour les millions de salariés qui sont obligés de prendre leur véhicule pour travailler.

         Ces aides, si elles pourront peut-être soulager momentanément la facture pour certains, seront en définitive payées par les travailleurs eux-mêmes, au travers des coupes budgétaires, puisque l’État ne touche surtout pas aux gigantesques profits de TotalEnergies et autres grandes compagnies.

Il faudrait réquisitionner ces bénéfices réalisés sur le dos de la population laborieuse.

Argenteuil, Gabriel Péri, s’opposer à une décision municipale calamiteuse n’est pas approuver et se réclamer d’un passé désastreux

 

Un acteur important d’une politique désastreuse pour l’avenir du mouvement ouvrier

 

Gabriel Péri et Maurice Thorez dans les années 1930

 

Chaque année, une cérémonie a lieu en décembre pour commémorer la mort sous les balles de l’armée allemande du député d’Argenteuil et de la région, Gabriel Péri. Il avait 39 ans. Pour ma part, je ne participe à cette cérémonie.

         Né en 1902, engagé jeune dans le mouvement socialiste durant la Première guerre mondiale, de la naissance du Parti communiste en France jusqu’à sa mort dramatique, Gabriel Péri fut un cadre de ce parti, d’abord comme responsable des Jeunesses communistes, puis tout au long de sa courte vie, comme un des responsables du Parti Communiste devenu Français, un responsable de second plan il est vrai.

         Le drame de ce parti fut qu’il approuva et suivit la dégénérescence stalinienne de l’Union soviétique et de l’Internationale communiste, menant une politique erratique selon les virages de Staline, et abandonnant la perspective de la révolution ouvrière. À parti du « tournant antifasciste » de 1935, il rompit avec l’internationalisme pour le nationalisme, une voie que le PCF poursuivit ensuite, mais c’est une autre histoire.

         Gabriel Péri ne s’opposa jamais, en tout cas publiquement à cette politique. En son for intérieur, il n’approuva pas sans doute le pacte germano-soviétique de fin août 1939, comme d’autres cadres du PCF à ce moment-là, mais il se tut une nouvelle fois.

         La mort tragique de Gabriel Péri mérite le respect, mais n’exige pas de gommer sa responsabilité parmi tant d’autres dans le drame du prolétariat d’ici comme du monde : le stalinisme. Un drame dont les travailleurs ne se sont jamais relevé jusqu’à nos jours, et qui permet que les affres du capitalisme se poursuivent encore. DM

  

Notons que c’est sur la base politique que j’évoque ci-dessus que les ancêtres politiques de la municipalité actuelle, et De Gaulle en premier lieu, purent aider la bourgeoisie française à franchir la Libération qui était pourtant grosse de la possibilité d’une révolution ouvrière, en France comme dans d’autres pays d’une Europe exsangue. De cela, Gabriel Péri, disparu en décembre 1941, ne fut pas responsable. Mais il est bon de le rappeler à nos démolisseurs d’aujourd’hui. Il est vrai que la bourgeoisie et ses défenseurs n’ont guère ni  mémoire ni reconnaissance. DM